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 ~†~ Valse Endiablée ~†~

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Lady Dorothy Krory
La malicieuse et fourbe Dorothy



Pièce d'identité
Âge de jeu: 1298
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuelle + Seme
Situation sentimentale: Chaotique ... Elle n'aime qu'elle.

MessageSujet: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Mer 23 Déc - 15:48

Le soleil venait à peine de se coucher que déjà, assise à sa coiffeuse, la Lady armée de produits esthétiques essayée de donner un peu de couleur à son visage. Son maquillage ne tint pas très longtemps, en effet elle eut si tôt fini qu’elle eut l’impression d’avoir sur le visage un masque de purin frai. Arrivant à peine à ouvrir les yeux, elle s’empressa d’ôter cet horreur de son visage. Elle frotta d’ailleurs son visage plusieurs fois contre les serviettes de sa salle de bains personnelles. Quelle mouche avait bien pu la piquer pour que ce soir elle eut envie d’enlaidir autant son fin visage ? Peut être un signe d’ennui profond… Quoi qu’il en soit elle sentit son visage respirer une fois tous ses cosmétiques supprimés. Sa peau douce n’avait pas besoin de tout cela pour plaire et faire jalouser certain. Elle jeta tous ses produits dégradant dans sa poubelle et sorti du tiroir sa brosse à cheveux. Ce soir, elle avait décidé de coiffer ses cheveux d’une manière différente. Elle les suréleva, laissa quelques boucles anglaises retomber sur ses étroites épaules et décora le tout de quelques boutons de roses rouges. Une fois ce travail accomplit, elle fut satisfaite du résultat et mit sans plus attendre une robe de soie turquoise et noir. Cette robe avait pour particularité de serrer le haut du corps pour ensuite s’élargir au niveau du bassin. Une fois ses escarpins chaussés, elle attrapa son châle et après avoir jeté un dernier coup d’œil par la fenêtre et finit par mettre ses boucles d’oreilles longues mais discrètes et quitta ses appartements.

Elle était ce soir fort bien habillée et on lui fit la remarque plusieurs fois dans les couloirs. Quand on lui demanda : « Pourquoi cette si belle tenue ? Avait-elle rendez-vous ? Pour qui s’était-elle » préparer ? Elle répondit avec un sourire sarcastique par une question : « Et si je vous disiez qu’elle était pour la Lune, que diriez vous ? » Généralement surprit par cette réponse il tournait les talons sans demander leur reste. Certains réfléchissaient encore au sens de sa réponse et d’autres, vexés partaient en bougonnant. Chose qui amusait un peu la Lady qui ce soir semblait de bonne humeur. Il en fallait peu au château pour en amuser certains tellement les lieux étaient vides. Mais effectivement, la jouvencelle comptait aller voir quelqu’un. Elle y comptait, mais elle ne tarda pas à apprendre que celui-ci était déjà parti on ne sait où depuis le couché du soleil. Mademoiselle venait de prendre un bon coup de rotin et se jura qu’elle lui ferait payer plus tard. Alors qu’elle regagnait ses appartements pour y rester toute la nuit pour réfléchir à sa vengeance, elle fut stoppée au deuxième étage. Face à elle se dressaient les grandes portes de la salle de bal, belles et richement décorées à la main. Ce château avait pas mal de richesse, chose qui plaisait à la Lady. Elle poussa les portes de la salle, avança et referma derrière elle sans bruit les portes. Pour la première fois elle trouva cette salle bien grande et bien silencieuse. En effet, elle n’était encore jamais allée ici quand aucunes fêtes ou cérémonies étaient données.

Sa colère et son envie de vengeance s’apaisa quand ses yeux dorés se posèrent sur un magnifique piano à queue qui trônait dans la salle. Silencieusement elle s’avança vers celui-ci, elle le détailla des yeux et laissa ses doigts parcourir le magnifique instrument. Elle se laissa tomber sur le siège du piano et tout en posant ses coudes sur le couvercle du piano, elle pointa son regard vers le plafond de la salle et détailla chaque parcelle des décorations. La salle devait être à l'origine une loggia à l'italienne ouvrant sur un balcon aussi large que la salle, donnant une vue magnifique sur l’ensemble du domaine Krory. Une voûte en berceau expliquait la présence sur les piles des consoles de retombée des arcs. La encore la richesse du décor était bien présente et l’espace donnait à la salle un art de mélodie poétiquement magique. Doucement elle souleva le couvercle du somptueux instrument imposant et laissa ses doigts parcourir ses touches en ivoire. Au départ la mélodie semblait lourde et lente mais très vite un air plu léger et plus gaie s’empara des notes, les faisant valser dans la salle de bal déserte. La musicienne était ailleurs, elle s’était envolée vers de nouveaux horizons bien que son enveloppe charnelle était encore présente dans la salle et ressemblait à une poupée musicale. Ses yeux étaient fermés, ses lèvres rosées étaient légèrement pincées, sa tête était haute et droite et sur ce visage on aurait pu croire qu’on lui avait gravé un pauvre sourire. Les seuls membres qui semblaient parfaitement en vie furent ses doigts, ils semblaient danser à une vitesse folle sur les touches et ne semblaient pas vouloir s’arrêter.

Alors que la mélodie était devenue rapide et prenante, elle se radoucit soudainement et devint triste. Si on devait la comparer à une image, elle aurait êtes celle d’une petite fille assise sur une pierre sous un jour de pluie. Une soudaine mélancolie avait prit la musicienne qui fini par ouvrir doucement les yeux et à baisser sa tête vers les touches de l’instrument. Son pauvre sourire s’effaça alors laissant place à une mine blasée. La Belle aurait perdu le goût de la vie éternelle ? Il y avait pourtant tant de choses à connaitre et à apprendre encore … Le coude gauche sur les touches, la main droite jouant encore quelques notes et ses yeux perdus vers le balcon, fixant le décor nocturne. Sa main gauche semblait soutenir son visage morose.

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Dernière édition par Lady Dorothy Krory le Ven 25 Déc - 20:32, édité 1 fois
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Lord Warren Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Mer 23 Déc - 18:59

Le soir venait tout juste d'envahir le monde vampirique, le chambre du Lord était plongée dans l'obscurité, c'était là une sorte de signal selon lequel il devait sortir répondre à ses bas instincts. Et c'est d'un pas rapide que le vampire s'extirpa de son antre. Ce soir était différent des autres, il ne saurait trop dire pourquoi, quoiqu'il en soit, sa mélancolie habituelle n'était pas présente, ou en tout cas, elle l'était d'une façon minime. Warren n'était pas non plus joyeux, il était loin d'avoir un sourire niais accroché aux lèvres. Non, justement parce qu'il était plus vif, il semblerait presque de mauvaise humeur. Le monstre qu'il est habituellement était ce soir - et pour le moment - inexistant. Loin d'être vouté, le Lord se tenait droit, loin d'être aussi sombre qu'habituellement, il paraissait au moins en vie, un minimum. Le pantin avait prit la liberté de couper ses ficelles pour ce soir, peut-être serait-ce le premier et dernier soir de son existence en étant ainsi, mais il aurait au moins essayé, après tout, c'était une occupation comme une autre.

Alors que le vampire comptait bien se diriger vers les jardins, comme il avait l'habitude de faire, il fut coupé dans son élan par quelques notes de musique s'évaporant dans l'air. De ce qu'il pouvait percevoir, cette mélodie semblait lente, presque mélancolique, ennuyeuse peut-être même - bien que la musique ait toujours un certain charme -. Ce son, aussi faible soit-il, attisait sa curiosité. Qui pouvait jouer pareille mélodie ? Y avait-il une raison à cela ? Il était rare qu'il y ait pareil son dans le château, il était, la plupart du temps, aussi mort que ses habitants. Silencieux, aucun bruit ne venait à l'oreille du visiteur impétueux, alors une mélodie... Warren allait repousser l'heure de son repas pour ce soir, il fit demi-tour et suivit les quelques notes qui s'enchaînaient. Soudainement, la mélodie prit un tout autre air, d'une lenteur exécrable, elle devint plus rapide, plus enivrante, certes, mais aussi plus joyeuse et trop expressive au goût du vampire. Cet air reflétait-il l'état d'esprit du virtuose ? Si tel était le cas, celui-ci venait de passer d'un ennui effroyable à un engouement sans limites. Engouement, tel était le mot, parfaitement bien choisi car par définition, celui-ci ne dure pas, il est vif, bref et bien vite, le naturel reprend le dessus. Cette fois encore, cela ne rata pas.

La salle de bal. C'est d'ici que venait la mélodie, quelqu'un à l'intérieur, y jouait pour se détendre ou s'occuper. D'abord lente, puis joyeuse, voilà que maintenant le son semblait empreint à une tristesse grandissante, une mélancolie qui semblait vouloir s'imposer par tous les moyens. Il resta un instant encore devant les portes avant de poser une main sur l'une des deux poignées d'or, ouvrant la porte massive le plus discrètement possible. Le vampire ne prit pas la peine de l'ouvrir complètement, il ne lui fallait finalement que peu de chose pour se faufiler à l'intérieur de la pièce. La mélodie, bien que toujours aussi sombre, y était beaucoup plus forte, elle résonnait grandement dans l'immense pièce. Immense était le mot, en effet la salle de bal du château Krory se devait d'être à la hauteur de ce qu'elle sous-entendait lorsqu'elle était simplement mentionnée. Mais finalement, il n'y avait que lorsqu'elle était désespérément vide - ou presque - qu'on se rendait compte de sa grandeur et du charme qui pouvait s'en dégager. Ce qui plaisait tout particulièrement au vampire, c'était le grand nombre de fenêtres : leur grandeur était proportionnelle à la salle, et laissaient filtrer la lueur de la lune qui envahissait la quasi totalité de la pièce.

Ce n'est qu'alors qu'il posa distraitement son regard sur la silhouette jouant - pour le moins mollement maintenant - au piano. Cette ombre blafarde n'était pas sans lui rappeler quelqu'un, pourtant, la tenue, la coiffure... Rien allait. Le Lord fit quelque pas silencieusement jusqu'à se retrouver à hauteur de la joueuse. Et pourtant, même si rien allait, c'était elle. Un sourire étira alors légèrement les lèvres du Lord avant qu'il ne se dirige vers l'une des fenêtres, regardant l'extérieur. Malheur, où était passée la Sorcière qu'il connaissait si peu ? Pourquoi tant de manières, soudainement, pourquoi une robe pareille et une telle coiffure ? Tant de questions qui ne trouveraient - pour changer - aucunes réponses. Une chose était certaine, elle avait eu l'espace d'un instant, une volonté redoutable pour se déguiser ainsi, volonté qui l'avait brutalement quitté à en juger par la mélodie morne qu'elle jouait. En songeant que sa sœur se trouvait dans son dos, le vampire ne put s'empêcher de détourner le regard sur son bras. Ce soir encore, ses manches étaient relevées à hauteur de ses bras, tassées quelque peu juste au-dessus du coude. Si la demoiselle avait encore un de ses acides, alors il serait encore plus aisé que la dernière fois de le lui appliquer délicatement sur sa peau. Malgré ce geste qu'elle avait eu, le vampire ne pouvait pas dire qu'il lui en voulait, certes il comptait bien se venger un jour ou l'autre, mais plutôt par principe que par réelle volonté. Après tout, il n'avait pas envie de "jouer" avec sa sœur, il ne l'avait jamais fait étant enfant, alors pourquoi devrait-il le faire maintenant ?
Que pouvait-elle bien dissimuler derrière une attitude pareille ? Warren avait l'impression que plus il voyait sa sœur, plus elle avait de choses à cacher. Si la dernière fois c'était l'acide, entre autre, cette fois-ci, elle cachait ce pourquoi elle était ainsi déguisée. Le vampire pivota mécaniquement la tête de telle sorte qu'il puisse l'apercevoir du coin de l'œil. Elle était silencieuse, semblait rêveuse, ou ennuyée, lasse, comme parfois - la plupart du temps, même - Warren l'était également. A croire que c'était un caractère dominant de cette branche-ci de la famille, et peut-être pas seulement. Un soupir s'échappa de ses lèvres et la politesse le força un tant soit peu à s'exprimer bien que le ton n'y soit pas.

" Bonsoir. "
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Lady Dorothy Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Jeu 24 Déc - 2:54

La Belle se sentait sotte de s’être métamorphoser pour un Lord qui en plus n’était apparemment pas là. Depuis déjà plusieurs minutes elle fixait le ciel étoilé un pensant à ce maudit Lord. Jurant de lui faire payer son absence par n’importe quel moyen. Mais qui pouvait donc bien être ce Lord pour qui la Lady c’était préparé. C’était pourtant bien simple, partout où elle allait, il occuper la plus fine parcelle de ses pensées. Tantôt elle avait envie de lui rompre le cou d’un geste simple et rapide, tantôt l’effet inverse. Caressant du bout des doigts les touches de l’instrument, elle semblait s’évader par le balcon de la salle de bal. Souvenir ou rêve ? Personne ne le sait, elle n’était plus là en tout cas. Absorbée par les astres comme à son habitude, elle commença à jouer avec ses anglaises de sa main gauche. Laissant de temps en temps un soupire quitter les profondeurs de ses sombres pensées. Un frison glacial la parcouru quand par le plus étrange des hasards son aîné entra dans la salle. Sans prendre la peine de se tourner vers lui elle joua l’entré de celui-ci. Les notes devenaient lourdes, lentes et saccadées. C’était en quelque sorte son « bonsoir ». Comment pouvait-elle prédire sa présence dans ce lieu ? Tout simplement parce qu’elle connaissait par cœur ses bruits de pas pour les avoir entendus une bonne partie de son enfance.

La sensation de paraitre sotte vêtue de cette façon s’effaça peu à peu, elle semblait oublier cette tenue étouffante à la présence de son Aîné. Celui-ci attirait comme un aimant géant sa curiosité une fois de plus. Si ce n’était pas l’un, c’était l’autre et ainsi de suite, l’esprit de la jeune femme était donc condamné à torturer la pauvrette avec ces deux hommes. Une chose lui revient alors à l’esprit concernant son frère. C’est les manches relevées de celui-ci qui lui rappelèrent le laboratoire. Avait-il encore la marque de son présent ? En tout cas, Dorothy portait encore en elle les ravages de l’acide bien qu’elle s’en soit remise en partie. Lasse de son bon ami le piano elle se leva et s’avança vers le balcon. Le mouvement mécanique de son frère ainsi que l’enchainement de son « bonsoir » lui arrachèrent un pauvre sourire. Sourire qui s’effaça bien vite quand elle posa un pied sur le balcon, laissant place à un nouveau soupire. Ses yeux plongèrent alors de nouveau dans les ténèbres de la nuit, un fin courant d’air frai vient effleurer son visage, elle croisa aussitôt ses bras et fixa les astres. Mais quels souvenirs cachaient donc ses astres qui venaient se planter dans le cœur de la musicienne. Elle en profita d’ailleurs, pour ajuster son châle sur ses étroites épaules.

Elle était tendu, mais pour qu’elle raison ? Pour l’empressions d’une éventuel vengeance de la part de son frère ? Pour le deuxième homme qui la hanté ? Et pour le quel des deux elle s’était autant préparé ? A force de penser à l’un puis à l’autre il y avait de quoi perdre la tête, du moins ce qui lui restait de sa raison dans son cas. En posant ses mains sur ses hanches et en se penchant légèrement en arrière, elle fit craquer sa colonne vertébrale sans vraiment le vouloir. Plonger dans ses pensées, elle finissait par oublier de nouveau la présence de son ainé. Elle frotta alors sa nuque et se tourna machinalement vers celui-ci. Scrutant ainsi cet être de chair sans vraiment le fixer, puis tourna à nouveau les talons en fixant le dehors. Elle s’avança alors près du rebord du balcon, appuyant ses mains contre celui-ci, regardant encore une fois sans vraiment regarder le sol avant de pousser un nouveau soupire. Etait est-ce une façon d’implorer l’astre lunaire de la soulager de ses pensées ? Pourtant elle les aimait ses complications d’habitude. Fixant ainsi le vide sous ses pieds, les yeux à demi-clos, sa respiration presque inexistante, Dorothy semblait sombrer doucement vers un enfer qu’elle seule s’était fabriquée. Alors qu’elle semblait basculer de l’autre côté du balcon, elle releva la tête et revient près du piano. Elle prit alors délicatement un bouton de rose de ses cheveux et l’examina tout en s’asseyant sur le tabouret. Sans même lever les yeux de sa fleur elle finit enfin par s’adresser à son frère. Sa voix était à peine audible et cet air morose ne semblait pas vouloir la lâcher ce soir.


- Mon vacarme t’as encore dérangé lors de ta chasse ?

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Jeu 24 Déc - 17:49

Immobile devant sa fenêtre, Warren observait sa sœur, c'est ainsi qu'il la suivit des yeux alors qu'elle semblait se diriger vers le balcon. Aurait-il eu un certain effet sur elle ? Et si, rien qu'en le voyant, sa tendre sœur avait été sujette à une pulsion suicidaire ? Tragique affaire si tel était vraiment le cas. Toutefois, sa sœur semblait simplement songeuse. Perdue dans ses pensées, elle semblait aussi mécanique que son frère, s'arrêtant près du rebord du balcon. Plongée dans ses sombres pensées, ou ses idées farfelues, le Lord ne savait pas encore, Dorothy semblait fixer l'obscurité, à la recherche d'une silhouette, ou n'importe quoi peut-être. Le vampire, de son côté, la regardait distraitement de temps à autre. Lorsque ce n'était pas le cas, il détaillait l'intérieur de la pièce, les murs, les illustrations décorant le plafond de l'immense salle, les accessoires qui venait apporter une touche à la décoration ou le simple piano.

Ce fut un son en provenance du balcon qui incita le vampire à reporter son attention sur sa sœur. A en juger par sa position, elle venait de faire craquer sa colonne vertébrale. Le son en lui-même ne déplaisait pas à Warren, ce qui le perturbait un peu plus, c'est ce son et la position allant avec, mais venant d'une Lady. Le spectacle qui lui était offert là avait au moins le mérite de l'amuser quelque peu : belle coiffure, belle tenue tranchant avec le naturel de la Lady ; et ce bruit si peu délicat. Peu à peu, la sorcière revenait à elle, semble-t-il. Elle se frotta la nuque un instant avant de le fixer, ce qui eut pour effet de faire hausser un sourcil à Warren. Attendait-elle quelque chose de lui ? Ou était-elle déjà en train de préparer un de ces plans machiavéliques ? Après tout, cette tenue et cette coiffure dissimulaient peut-être assez bien ses idées sournoises. Dorothy pouvait bien jouer un rôle, après tout, ce ne serait pas une nouveauté. Cela ne dura pas longtemps, lasse de voir qu'il n'avait pas changé, sans doute, la Lady se retourna et se pencha quelque peu au-dessus du balcon, observant le sol sous elle. Quelque part, même si elle l'ignorait encore, elle pouvait s'estimer heureuse de voir que son frère ne lui en voulait pas pour ce qu'elle avait fait. Aussi froidement qu'elle lui avait appliqué l'acide sur le bras, il aurait pu se glisser dans son dos et la faire basculer de l'autre côté. Et pourtant, ce n'était pas ce genre de vengeance que cherchait le vampire. Il voulait quelque chose qui marquerait un peu plus son esprit ; en effet, porter atteinte au physique lui semblait être pure futilité. Totalement inutile, bien que parfois, il était possible de toucher à la fois le physique et le mental.

Sortant brutalement de ses pensées, apparemment, Dorothy tourna les talons et revint prendre place au piano. Warren, quant à lui, détourna alors le regard sur l'extérieur. Inconsciemment, il semblait regarder systématiquement ce qui se trouvait à l'opposé de sa sœur. Pourtant, la regarder elle, de temps à autre, ne le dérangeait pas plus que cela. Qu'importe. La voix de sa sœur eut le don de l'extirper à ses pensées d'une part, et de le surprendre, d'autre part. Il était rare qu'elle lui parle, qui plus est pour dire quelque chose de cohérent. Un long moment, le vampire observa les ténèbres s'étendant à l'extérieur, songeant à la question qu'elle lui avait posé. Lorsqu'il lui posait des questions, jamais elle ne répondait, alors pourquoi le ferait-il ? D'un autre côté, tant qu'à choisir, il préférait répondre - et de loin - à ce genre de questions qu'il estimait inoffensives, plutôt qu'à d'autres, portant un peu plus sur lui par exemple. Et puisque pour cette fois, Warren était d'une humeur moins maussade, pourquoi y mettre de la mauvaise volonté ? Cette fois, sa tête ne fut pas seule à tourner, son corps le fit également, se retrouvant alors de profil par rapport à la vampire. Celle-ci s'amusait avec un bouton de rose, et semblait extrêmement absorbée par cette fleur au creux de ses mains. Warren fut tenté de soupirer, mais il se contenta de prendre une légère inspiration pour répondre aussi calmement que sa sœur lui avait adressé la parole.

" Ton vacarme m'a intrigué. Et je n'avais pas commencé ma chasse. "

Le Lord aurait pu également remplacer le terme "vacarme", et complimenter sa sœur. Or, ce n'était pas dans ses habitudes, loin de là, et peut-être n'y aurait-elle même pas prêtée grande attention, là aussi, cela ne faisait pas partie des habitudes. Lascivement, le Lord se mit à son tour à marcher, il fit quelques pas dans la salle, écoutant ses chaussures claquer sèchement sur le sol lustré. Certes, cette salle était immense et elle était belle, vide. D'un autre côté, elle était également ennuyeuse... A croire que le semblant de vie qu'il avait cru apercevoir en entrant, fut donné par sa sœur et ses notes de musique. Ciel, sa sœur, donner vie à quelque chose ? A cette idée Warren ne put réprimer un sourire alors qu'il se dirigeait d'un pas lent vers le fond de cette salle qui semblait presque infinie. Le silence retomba de nouveau et le Lord observa derechef les murs l'entourant, les fenêtres, le plafond ainsi que le sol avant qu'un soupir ne vienne déchirer le silence. Désespérément silencieux. Rapidement, le Lord tourna les talons et retourna vers sa sœur, plaquant en arrière les mèches de cheveux qui cachaient d'ordinaire son visage. Le vampire tint cette position jusqu'au piano, là, il s'accouda contre l'instrument, laissant ses mèches retomber sur son visage tout naturellement.

" Que fais-tu ici si joliment vêtue ? Attendrais-tu un éventuel cavalier... ? "
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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Ven 25 Déc - 3:54

Cette nuit jurait d’être longue pour la pianiste. Elle posa sur l’instrument le bouton de rose, celui-ci une la chance d’avoir son image se refléter sur l’accessoire musical. La musique qu’elle appelait vacarme, n’était qu’une cacophonie assourdissante dans sa tête qu’elle n’arrivait point à exprimer par le billet de la musique. Pour le moment, sa tête sentait la migraine arriver à grand pas de danse slave Russe. Trompettes et tambours semblaient être à côté d’elle et la pauvre aurait bien aimé donner un bon coup de pied à tout ça. Les notes qu’elle avait joué lui semblait à l’oreille si fausses, ses talents de musicienne c’était comme volatilisé dans la pénombre ce soir. Ou bien est-ce son envie d’entendre la musique qui avait sauté du balcon en voyant son frère arriver. Reposant alors son coude sur les touches, provoquant un son grave, pour poser par la suite sa lourde tête dans la paume de sa main. De l’autre main elle pianotait encore, une note pour chaque pas que son frère pouvait faire. A croire qu’elle s’amusait à le mimer musicalement… N’avait-elle donc que cela à faire ? Perdre son temps à faire mumuse avec les pas de son aîné. A cette idée, elle leva les yeux au ciel et soupira, s’arrêtant ainsi de suivre musicalement son frère. Déconcertant concerto… Elle sembla se redresser quelque peut quand elle l’entendit répondre à sa question. Fixant alors ses touches, elle sourit et déclara d’une voix encore plus fluette que la première fois.

- Dommage …


Etrange réplique ? Le fait de ne pas l’avoir dérangé dans sa chasse était-il vraiment dommage ? Et qui plus est, la mélodie dite « vacarme » l’avait intrigué. Au plus lointain de ses souvenirs, ce n’était pas la première que ses actions attiraient son frère dans la même pièce qu’elle. Alors que la Lady réfléchissait à ça, son aîné se mit à marcher de nouveau. Le bruit de ses pas plus le silence soudain de la salle donna une assommante harmonie. Dorothy aurait bien voulu bailler, mais elle garda la bouche fermée et ne laissa passer qu’un léger soupire d’entre ses fines lèvres. Le claquement des chaussures rappelait à Dorothy le claquement des pas d’une gigue en plus lent. De la danse Russe la voilà qui passait à la gigue, la musicienne aurait envie de danser ? Possible… Avec son frère ? Cela restait encore à voir. Elle avait déjà beaucoup de mal à supporter sa présence quand il était trop près d’elle. Elle gardait d’ailleurs un mauvais souvenir de sa fin de soirée dans le laboratoire. Le moment juste après sa morsure lui restait encore à travers la gorge. Pourtant c’était un geste banale qui ne l’avait pas déranger chez d’autres. Tout contact avec lui semblait la rendre malade. Pourtant il était son frère, ils étaient fait du même mélange, certes tout deux différents et encore… Plus il s’approchait plus elle voulait s’éloigner, plus il s’éloignait et plus elle voulait s’approcher. Représentation typique du chat et de la souris. Tantôt chat, tantôt souris à croire elle aimait jouer à ce petit jeu enfantin sans même le savoir.

Alors qu’elle pensait encore, un mouvement rapide de son frère la fit vite revenir sur terre. Il marchait rapidement en sa direction les cheveux plaqués contre sa tête dévoilant ainsi son visage entièrement. La Lady se redressa soudainement, plissant ses yeux d’or elle recula un peu se demande quelle mouche venait de le piquer. Elle ne tarda pas à le savoir, en effet une fois que son aîné c’était posé sur le piano, la fixant entre ses mèches de cheveux qui étaient maintenant retombés naturellement, cachant de nouveau une partie de son regard. Deux questions d’un seul coup. Il venait de lui poser deux questions directes et indiscrètes. Avait-il vraiment envie de savoir ou cherchait-il à ce qu’elle est une crise cardiaque ? Elle n’aimait pas les questions et encore plus quand il s’agissait d’elle. Alors comme à son habitude elle trouva un moyen pour ne pas y répondre tout en y répondant. Mais avant ça, elle allait le faire patienter un petit instant comme à son habitude. Il faut dire elle appréciait se faire attendre et voir les autres attendre une quelconque réponse sortir de sa bouche l’amusait plus que tout, cela l’amusait encore plus quand elle les faisait attendre pour rien. Elle n’allait, bien sûr, pas lui dire pourquoi elle était habillée comme cela ce soir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle n’avait aucun compte à lui rendre et qu’en plus de cela, elle trouvait déjà assez étrange qu’il lui demande. Après tout un bon frère Absent n’aurait même pas demandé. Il avait peut être changé ? Et voudrait peut être rattrapé le temps perdu ? A cette idée, Dorothy ricana intérieurement. Cette image de lui était complètement erronée, impossible et même très dur à imaginer. Elle était peut être rêveuse mais elle ne croyait pas au miracle et encore moins s’il tombait sur son frère.


- Tu veux savoir ce que je fais habillé ainsi et en si j’attends un éventuel cavalier c’est ça ? Mmmm… et bien dans un cas, il serait possible que j’attende quelqu’un. Dans l’autre vu le lieu et la tenue, se devait être pour me distraire.


Elle marqua un temps de pause, regarda autour d’elle, puis au dehors. Et au moment où son aîné si attendait le moins, elle l’agrippa par le bras, le tirant ainsi comme une poupée de chiffon au milieu de la salle de bal. Elle se plaça face à lui, sourire narquois sur les lèvres, yeux légèrement plissés avant de prendre sa main et de placer son autre main sur le flanc de son aîné. Bien évidemment elle gardait une assez grande distance avec lui. Elle était déjà bien assez près et supporter déjà à peine sa présence. Mais entre un petit moment supportable et un ennui mortel… Autant profiter de la salle, de la robe qu’elle avait mise et de rendre cette nuit un peu moins longue en faisant passer quelques minutes par une petite danse. Droite face à lui, elle reprit enfin la parole.

- Dans les deux cas, mon aîné, tu remplis, pour une fois les conditions. Alors en temps que Lord, une petite danse ne te feras pas de mal, à moins que tu ais envie de te défiler…

La provocation, combien de fois en avait elle usé quand ils étaient plus jeunes ? A ses plus lointain souvenir, elle avait toujours bien réussi à lui forcer la main quand il s’agissait d’honneur. En même temps, c’était une chose importante chez les nobles. Sans attendre une réponse de sa part elle commença à danser en sa compagnie et donc en menant la danse avec un léger sourire. Sourire qui derrière aurait bien grimacé d’un air dégouté. Un nouveau masque était donc posé sur son visage. Mais d’où pouvait donc bien venir se dégout de là à la faire fuir dès qu’il était trop près ? Pouvait-on dire qu’elle ressentait un réel dégout ? Où bien qu’elle voulait se convaincre par tous les moyens qu’il la dégoutait. Questions, questions toujours des questions qui tournaient, dansaient sans s’arrêter un seul instant dans l’esprit de la jeune femme. Elle voulait des réponses et pourtant elle ne désirait pas entendre celles-ci. Pas étonnant après elle n’aime pas quand on lui pose de nouvelles questions, elle en avait déjà bien assez en tête à chaque heure du jour et de la nuit.

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Ven 25 Déc - 17:00

Dommage ? Pourquoi était-ce "dommage" ? Devait-il comprendre par là, qu'elle aurait aimé le déranger pendant sa chasse ? A moins qu'il soit dommage qu'il n'ait pas chassé, dans ce cas, alors, peut-être ne serait-il pas venu, car trop absorbé par l'être de sang qu'il pourchassait. Cela lui rappelait étrangement l'épisode du laboratoire, lorsque le rire de la vampire l'avait attiré dans ce lieu où il avait passé quelque bon moment, il devait l'avouer. Se l'avouer, aucunement le lui avouer, naturellement. Comme il s'y attendait, Dorothy prenait son temps pour répondre, peut-être même n'allait-elle pas répondre, après tout c'était dans le style de la Lady. A bien y réfléchir, de toute façon, Warren n'y comptait pas vraiment d'une part, et s'en moquait d'autre part, ce n'était que l'histoire d'engager la conversation... Ou quelque chose de semblable. Mais pourquoi ? Lui qui aimait tant le calme, pourquoi avait-il besoin de la faire parler ? Parce qu'il savait qu'elle avait horreur de cela ? Tout ceci ne serait que dans un but précis : agacer sa sœur alors même que c'était lui qui l'avait rejoint ? Certes, il ne savait pas, au début, que c'était Dorothy qui jouait, mais quand bien même il l'aurait su, ne serait-il pas venu tout de même ? Il ne pouvait dire qu'il appréciait la présence de sa sœur, mais existait-il, seulement, une seule personne dont il aimait la présence à ses côtés ? Alors ainsi, il souhaitait engager un semblant de conversation, mais si telle était son envie, pourquoi avec elle ? Parce qu'elle était la seule à proximité ? Autant aller perdre son temps avec quelqu'un d'autre.

Alors qu'il méditait sur l'origine de sa question, fixant sa sœur sans vraiment le savoir, elle se décida tout de même à répondre, comme elle avait l'habitude de le faire : par une autre question. Il fallait vite le dire, le Lord se moquait bien de la raison qui l'avait amené à se métamorphoser ainsi, ou si elle comptait danser. Certes, encore une fois, ne serait-ce que pour se moquer d'elle par la suite en faisant diverses allusions plus ou moins subtiles, il aurait aimé savoir, mais c'était loin d'être une question capitale. Ainsi il y avait deux façons de voir les choses, selon elle. La première, elle attendait en effet quelqu'un. Tiens donc, alors il avait vu juste ? Et bien, pour que la sorcière se transforme ainsi, il fallait sans doute qu'elle attende éventuellement une personne comptant un tant soit peu pour elle. Décidément, il en apprenait tous les jours : Dorothy, capable de sentiments ? Lui qui pensait que les seuls choses qu'elle aimait n'étaient que des cadavres qu'elle s'amusait à animer. Finalement, peut-être avait-elle oublié de grandir. A une époque, c'était les poupées, un peu plus grande, le principe reste le même, elle s'est juste contentée d'adapter à sa mesure. Seconde possibilité : elle cherchait à se distraire. Warren croyait reconnaître là un air de famille, à croire qu'ils étaient tous deux obsédés par un besoin insatiable de s'occuper constamment.

Telle était sa réponse, plus claire que d'ordinaire, et qui suffit au Lord. Lentement, il pivota son regard sur le reflet de sa sœur dans l'instrument luisant, on ne voyait presque que ses yeux d'or. Il la vit alors regarder de part et d'autre puis ancrer son regard à l'extérieur. Cherchait-elle son cavalier fantomatique ? Quoi qu'elle fasse, Warren ne la vit pas quitter son tabouret, son reflet disparut soudainement alors qu'en simultané, son bras se trouvait saisi, attiré inexorablement vers le centre de la salle. Warren redressa les yeux sur la silhouette de sa sœur, l'amenant sans se soucier de son avis au coeur de la pièce... A moins qu'elle veuille le faire voler par la fenêtre - ce qu'il aurait préféré, quelque part -... Cette scène lui en rappelait une autre qui datait d'il y a quelques temps maintenant. Cela lui rappelait le jour où il avait croisé Eléa à l'extérieur et où, brutalement, elle l'avait prit par le poignet pour le traîner dans le château jusqu'à ses appartements. Il n'avait plus qu'à espérer que la fin soit différente. A peu de choses près, elle se vit modifiée en effet, mais pas suffisamment à son goûts. Maintenant immobiles au centre de la grande salle, le vampire se redressait lentement tandis qu'avec un sourire narquois, sa sœur se plaçait face à lui. Il avait horreur de ce sourire, il le croisait trop souvent, ce sourire malicieux qui lui laissait imaginer les idées qu'il y avait derrière ce masque souriant. Faussement hypocrite, pauvre sœur.

Elle finit par lui prendre la main avant de poser son autre main sur les flancs du Lord. D'ordinaire, cela ne lui aurait pas plu - non pas que Warren soit piètre danseur, il n'appréciait pas cela simplement -, mais alors si sa sœur le prenait ainsi... Il ne l'avait jamais touché ainsi, être si près d'elle alors que pour lui c'était loin d'être naturel lui déplaisait. La dernière fois déjà, il avait déposé un baiser dans son cou sous une pulsion quelconque, pour la "remercier" du sang qu'elle lui avait offert. Mais entre un baiser et l'avoir tout près de lui, lui tenant la main qui plus est, et tout ceci pour une danse, c'était un peu trop lui demander. Alors qu'il comptait bien se défaire de cette étreinte malsaine, la vampire se mit à parler, lui ôtant presque immédiatement, cette idée qu'il avait de se volatiliser. Elle était fourbe, et qui plus est, elle le connaissait un minimum. Le peu de temps qu'il avait passé avec elle, il le payait maintenant parce qu'elle usait des mêmes stratagèmes qu'étant enfants. Selon elle, dans les deux cas, il remplissait les conditions, pour une fois. Pour une fois ? Parce que la dernière fois, le fait qu'il ne soit pas mort l'avait empêché de jouer les marionnettistes avec lui ? A moins qu'il n'ait pas été suffisamment docile pour bien vouloir se prêter au jeu de sa sœur, la laissant pratiquer toutes sortes d'expériences sur lui... Pour une fois... A croire qu'il était malchanceux, il était, comme qui dirait, tombé au mauvais endroit et ceci, au mauvais moment. En tant que Lord, donc, une danse ne lui ferait pas de mal - cela restait à voir -, à moins qu'il ait envie de se défiler... Comme il la haïssait et comme elle allait le payer...

User de la provocation. Il détestait ce procédé pour la simple et bonne raison que cela réussissait presque systématiquement. Elle ne savait faire que cela, mais après tout, elle avait raison. Elle pouvait alors faire de Warren ce qu'elle voulait, même si cela lui déplaisait grandement, étant trop fier pour s'éclipser dans de pareils moments, il exécutait simplement. Pourtant le Lord n'aimait pas être contraint de faire telle ou telle chose, et ceci, qu'importe le stratagème utilisé. Alors qu'il songeait encore au moyen dont il allait user pour lui faire payer cet instant, voilà qu'elle commençait la danse, menant par conséquent, ce binôme incohérent. Soit, elle voulait danser et il ne pouvait se dérober ? Bien. Dans ce cas, ils allaient danser, mais comme le Lord l'entendait. Elle semblait vouloir garder une certaine distance entre elle et lui, il allait se charger de ce léger détail. Même si cette idée ne l'enchantait pas, juste pour l'agacer, juste pour lui faire regretter l'idée qu'elle avait eu, il allait la porter à exécution pour ne plus jamais avoir à revivre cela. Qu'importe la distance qu'elle souhaitait mettre entre le frère et la sœur, d'abord, il y avait les liens de sang qui les rapprochaient inexorablement, et puis il y avait leurs mains ainsi nouées... Warren ignorait si cette distance convenait à sa sœur, mais pour lui, qu'importe qu'il n'y ait rien ou plusieurs mètres, si leurs mains étaient soudées de cette façon, le résultat était le même. Le sourire qu'elle avait accroché aux lèvres aurait presque eu le don de faire naître une grimace sur le visage du Lord, pourtant, tout comme elle, il se contenta de sourire comme il le faisait habituellement, prenant sur lui. Son autre main se glissa dans le dos de sa sœur et la rapprocha rapidement de lui, collant son corps au sien. Ainsi, la valse infernale n'en serait que plus belle, au moins d'un point de vue externe. Le vampire s'efforça de se prêter au jeu, volant le rôle de meneur à sa sœur, qui le faisait depuis le début de la danse ; si elle voulait danser, il prendrait un malin plaisir à l'en dégoûter si ce n'était pas déjà chose faite.

La vengeance est une bien belle raison pour se forcer à faire quelque chose dont on a horreur. Il y avait un simple ennui dans cette situation particulièrement : aucune mélodie. Le Lord avait suffisamment d'imagination pour lier une musique à ses pas, l'ennui c'était principalement que sans musique réelle, il n'y avait pas de fin, alors finalement, ne se trouvait-il pas piégé à son propre jeu ?
Qu'importe, hors de question qu'il se laisse enivré trop longtemps par cette valse endiablée...
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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Ven 25 Déc - 20:27

Le faux sourire devient alors un véritable sourire de satisfaction. Satisfaite ? Presque plutôt… La Sorcière s’était approprié les bouts de ficelles coupées du pantin pour maintenant le faire danser pour elle. La Maline lui avait mit une lame émoussée sous la gorge en parlant d’honneur. Elle était presque satisfaite car elle avait réussi à le faire danser mais pas à lui faire quitter son sourire. L’orgueil de la noblesse était donc une belle armée mais à la lame fine et à double tranchant. Dorothy ne tarda pas à sentir la lame de celle-ci la transpercer avec une rapidité et une douceur à lui glacer son sang froid. Voilà que l’homme avait reprit sa place d’homme et menait la dance d’une main ferme. A ce moment la, les lèvres légèrement pincées, elle plissa les yeux fixant les yeux de son aîné. Un goût amer montait dans sa gorge. Son venin ? Si c’était le cas, elle ne tarderait pas à le piéger pour enfin le mordre et lui donner son gentil présent. Elle avait beau connaitre quelques points faibles de son aîné pour le faire plier à ses ordres, elle ignorait encore beaucoup de chose à son sujet et avait du mal à cerner l’être qu’elle avait en face d’elle. Mais pourquoi vouloir le connaitre ? Lui ne se donnait pas ce mal. Peut-être pour le piéger plus facilement et l’avoir ensuite à sa botte. Mais cette idée de l’avoir comme un larbin n’était elle pas faussé ? Et si la véritable idée était en réalité plus profonde mais enterré par la Lady…

Qu’importe… La question n’était pas la pour le moment. Un autre problème venait de faire descendre le sourire de la demoiselle et faire plisser ses yeux dorés encore un peu. La distance qu’elle avait mise au départ était effacée et la main du Lord dans son propre dos la crispa intérieurement. Progressivement la lame de l’orgueil venait de se planter dans son cœur déjà mort. Elle pouvait alors sentir sans mal l’odeur de la fumée froide, le parfum naturel de son aîné lui faisait déjà tourner la tête. La Silencieuse Danseuse avait envie de crier, de le repousser de toutes ses forces et d’hurler « Assez ! ». Prit d’envie violente de l’écraser contre l’un des piliers de la salle et de voir l’architecture de la salle lui tomber sur la tête. Les mains soudées, ce sourire ineffaçable, ses yeux calment… Le venin coincé dans sa gorge semblait monter de plus en plus et arriver à ses crocs. Mais pourtant, à l’extérieur elle ne paraissait pas bouillir, son sourire s’était changer en un sourire plus mauvais annonçant qu’il allait payer pour se rapprochement. Ses crocs serrés, firent grandir par la suite son sourire vengeur… Elle pensait déjà à se venger du rapprochement. La prédatrice attendait le bon moment pour sortir ses griffes et ses crocs pour lui faire payer ses gestes. Le chat qu’elle était au commencement devenait maintenant une souris prisonnière des griffes du nouveau chat. Madame venait de tomber dans son propre piège et elle n’allait pas tarder à trouver un moyen pour renverser la situation de cette valse démoniaque.

Un petit Hic était pourtant présent dans cette salle. Alors que ces deux ombres profondément noires cachées bien leur jeu chacun de leur côté, l’absence d’accompagnement ne semblait pas les déranger. N’avait on pas besoin de musique pour danser ? Pourtant tous bons musiciens et danseurs savaient que pour danser il fallait un rythme et pour en avoir un la musique devait être. Mais apparemment les démons se suffisaient à eux deux pour fabriquer une mélodie et se dispenser d’un accompagnement. Seulement la leur ne semblait avoir ni début ni fin. Combien de temps allaient-ils danser ainsi ? Dorothy connaissait déjà la fin de la chanson, la danse se terminerait quand l’un d’eux, excédé, rompra cette symphonie silencieuse. Ne voulant perdre contre son frère, elle retrouva une sérénité intérieure parfaite en pensant à sa future victoire. Et bien qu’elle ne puisse supporter d’être coller au Lord, elle s’en accommoda. Drôle de danse, drôle de duo et surtout quelle étrange scène. Tous deux silencieux et souriant se promettant intérieurement de faire payer à l’autre son geste et projetant chacun de leur côté leur victoire sur l’autre. La Lady était déterminée à avoir le dessus sur son aîné. Ainsi elle reprit une place de meneuse dans le duo de danseurs. La main posée sur l’épaule de son aîné, la tête légèrement relevé et le regard piquant de fierté son partenaire. Voilà un air fait pour, une fois de plus agacé le Lord et s’amuser de sa réaction.

Elle pouvait nier autant qu’elle le désirait, mais le fait était là. Elle s’amusait bien quand il fallait taquiner son frère. A eux deux voilà qu’ils donnaient vie à la salle, occupant tout l’espace qui était à leur disposition. Dorothy n’était pas du genre à se laisser faire, si elle devait prononcer une phrase à chacun de ses déplacements elle dirait sans hésiter un instant : « Place ! Je passe ! ». Folle jeunesse… De haut de ses 1200 et des poussières années elle semblait gardait sa jeunesse vagabonde et ses « Moi avant ! » relevant plus de l’égoïsme. Alors comment une créature aussi égoïste et égocentrique pouvait aimer autre personne qu’elle ? C’était très simple… Elle n’aimait pas elle voulait être aimé et même admiré et si pour l’être il fallait jouer un rôle alors elle porterait un masque. Mais dans tout ça, cette sorcière au cœur de pierre ne se mentait pas à elle-même en se couvrant elle-même de roses et d’images parfaites ? A force de vouloir être parfaite en tout point on ne finissait pas par oublier qui on était vraiment ? Orgueil et égoïsme étaient là de lourds fardeaux contraires à la perfection, mais pour démasquer ça chez elle, il fallait déjà briser tous ses masques et seigneur ! Qu’ils sont nombreux et différents entre eux !

Après une petite pirouette elle finit par aller rapidement dans le dos de son aîné lui tordant ainsi le poignet. La danse était elle terminé ? Non … peut être pas. Dorothy allait juste marquer un point vers sa victoire. Se collant dans le dos de son frère, une main tenant fermement son poignet et l’autre se glissant doucement sur le dos du Lord. Elle se mit sur la pointe des pieds, plaça sa tête contre celle de son frère et chuchota à l’oreille de celui-ci.


- Pourquoi ces questions ?


Sa lente respiration pouvait alors se faire sentir sur la peau du Lord, si elle avait voulu, elle aurait pu le mordre avec facilité, mais ce n’était pour le moment pas l’objet de ce retournement.

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Sam 26 Déc - 17:20

Lorsque le vampire avait pris la danse en main, Dorothy avait fait une grimace qui n'avait pas échappé au Lord. Enfin, grimace : ses lèvres s'étaient un peu plus pincées et elle avait redressé le regard vers lui, le fixant dans les yeux. Sans doute avait-il partiellement réussi : ce détail n'avait pas plu à la Lady. Un peu plus tard encore, lorsque la main de Warren l'avait rapproché de son corps, le sourire de Dorothy s'était amenuisé, ce qui avait accentué légèrement celui du Lord. Satisfait, plutôt, il devait l'avouer. Sa réaction indiquait qu'elle ne s'y attendait pas, et qui plus est, que ça ne lui plaisait pas nécessairement : c'était tout ce qu'il désirait. Toutefois, le frère qu'il était, aussi peu attentionné soit-il, avait remarqué qu'au fil des pas s'enchaînant, le sourire de sa sœur avait repris vie et s'était, qui plus est, modifié quelque peu, ce qui fit plisser les yeux au vampire. Ce sourire lui rappelait celui qu'elle avait arboré une fois qu'il se trouvait au milieu de la salle, mais celui qu'elle avait là était pire, sans doute y avait-il en plus l'arrière-goût de ce qu'il venait de lui infliger. A n'en plus douter, sa réaction avait été inattendue et ne lui avait vraiment pas plu, raison pour laquelle intérieurement, le Lord ne perdait pas son sourire.

Dieu que la scène devait paraître ridicule d'un point de vue externe, surtout si un tiers, les connaissant l'un et l'autre, les visionnait ainsi. Ridicule, certes, peut-être même désolant à ce point. L'un était collé à l'autre, et inversement, alors qu'ils ne pouvaient se supporter. Déjà, lorsqu'ils se trouvaient dans la même pièce, une certaine tension venait à naître, à cela, bien souvent, un caractère malsain s'ajoutait parce que Dorothy avait tendance à avoir des idées que Warren approuverait si elles ne venaient pas de sa sœur. Les deux étaient souriant alors qu'ils se haïssaient tout simplement. D'ailleurs, la scène prenait des allures impossibles en constatant seulement que Warren souriait, cela était peut-être moins choquant vis-à-vis de la vampire, puisqu'elle souriait beaucoup plus souvent, quand bien même elle ne le pensait absolument pas. Enfin, la touche finale à un tableau déjà bien surréaliste : ces deux êtres dansaient alors qu'ils méditaient tous les deux sur un moyen de faire payer l'autre pour un acte qu'il avait fait, ou par simple plaisir. Cela prenait des tournures abominables aux yeux du Lord, un peu plus lorsqu'il se rendait compte qu'ils avaient toujours fait un peu cela, quand bien même cela n'avait pas été jusqu'à une danse. Savait-elle seulement qu'il détestait cela ? Si ce n'était pas le cas, alors voilà que même inconsciemment, elle se mettait à vouloir l'agacer. Le voir hors de lui, tel avait toujours était le passe-temps favori de Dorothy. Ou, sans aller jusqu'à dire que c'était le seul, un de ses préférés au moins. Toutefois Warren avait changé, il avait vieilli et s'était calmé, quelque part, si bien qu'il ne se laissait plus déborder par ses émotions aussi facilement qu'avant.

Le vampire remarqua alors que sa sœur reprenait la direction de la danse, décalant sa main sur l'épaule de son frère - ce qui n'était pas un mal -. Ce changement de position était bien accueilli par le Lord, ce qu'il digérait moins, c'était le fait qu'elle prenne derechef la place de meneuse, et encore, elle l'aurait fait discrètement, peut-être ne s'en serait-il même pas rendu compte... L'ennui, c'est cette attitude qu'elle eut, cette nouvelle provocation de sa part. Redressant le visage, le regardant dans les yeux, elle avait un air fier accroché au visage, un air qui l'amusait plus qu'autre chose. Qu'elle fasse la fière autant qu'elle le voulait, l'ennui, c'est qu'elle était plus petite que lui, alors qu'elle redresse la tête ou non, si Warren s'amusait à faire la même chose, il pouvait la regarder de haut comme elle aimait tant cela... Il n'eut pas l'occasion de le faire, cependant il le gardait en mémoire. En une pirouette, elle se retrouva dans le dos du vampire, lui serrant fermement le poignet tout en se collant à son dos. Effectivement, il la regarderait de haut dès qu'il le pourrait, parce que la position délicate dans laquelle il se trouvait ne lui laissait envisager que des fins misérables pour lui. Enfin, si tant est qu'il se laisse faire, évidemment.

Elle eut cependant un geste qui lui glaça le sang et le fit se redresser légèrement : lorsque sa main libre glissa dans son dos. Un frisson le foudroya au niveau de la nuque alors que les dents du Lord étaient serrées à leur maximum. Un semblant de soupir s'extirpa de ses lèvres alors qu'il pivotait légèrement la tête dans le but d'apercevoir sa sœur. Sans succès. Soudainement, elle entra dans son champ de vision un minimum, signe qu'elle s'était hissée sur la pointe des pieds sans doute, et ceci, dans le but de lui poser une question à son tour : allait-il seulement y répondre ? Pourquoi ces questions ? En effet, cela pouvait être étrange, et à cela, Warren prit le temps de la réflexion alors que le souffle de sa sœur venait se heurter à son visage. Loin de lui l'idée de lui révéler l'origine de ces questions, ce n'est pas à la réponse qu'il réfléchissait, mais à un moyen de la faire lâcher ce poignet. S'il tentait de se retourner, son poignet ou son bras, peut-être, finirait par se briser dans le pire des cas, et si ce n'était pas le cas, il serait dans une position encore plus ridicule qu'avant, le limitant davantage dans ses mouvements. Il pouvait tenter simplement de récupérer sa totale liberté de mouvement de la plus douce des manières : en essayant d'insister un peu et en pivotant par plusieurs reprises son poignet. Peine perdue, sa sœur était tout aussi têtue que lui, si ce n'est plus. Pas la peine de tenter de bouger de cette façon, il devait trouver autre chose.

Le vampire fouilla dans sa mémoire, cherchant à se souvenir d'un détail qui aurait bien pu lui déplaire, ou de quelque chose dont elle avait horreur. La seule "chose" qui lui venait à l'esprit, c'était lui-même, mais en l'occurrence, dans le cas présent, il n'avait pas l'air d'agacer sa sœur plus que cela. Ou l'amusement primait sur l'agacement. Une idée se mit alors lentement en place dans son esprit, il en ignorait les conséquences aussi bien sur le court que sur le long terme, mais qu'importe, il n'avait que cela à faire dans pareille position. Profitant de la proximité de sa sœur, le Lord pivota un peu plus encore sa tête, là, il pouvait voir sa sœur assez facilement. Il se cambra alors légèrement en arrière, en profitant pour se décaler à l'opposé de sa sœur ; de sa main libre, il se saisit du bras de Dorothy aussi facilement qu'elle l'avait fait pour l'amener au centre de la salle et commencer cette maudite danse. Un fin sourire étira les lèvres du vampire alors qu'il tendait un peu plus le cou tandis que sa main l'attirait contre lui. Loin de lui l'idée de poursuivre la danse dans une position pareille, celle-ci était d'ailleurs excessivement désagréable, mais elle lui permit au moins de faire une chose relativement simplement : embrasser sa sœur. Si le baiser qu'il lui avait donné dans le cou alors qu'il l'avait mordu, dans le laboratoire, lui avait valu une bonne dose d'acide sur le bras, alors il n'osait imaginer ce qui lui arriverait pour ça, la façon dont elle lui ferait payer le prix de ses lèvres sur les siennes. Le Lord aimait embrasser les femmes, c'était un amusement comme un autre, jamais pourtant il avait tenté d'embrasser sa sœur - non pas par respect des principes -. Et pourtant, s'il avait su avant le malin plaisir qu'il ressentait en faisant cela, peut-être s'y serait-il mis plus tôt. A croire qu'il aimait l'agacer plus que tout, comme s'ils n'avaient pas été encore assez proche l'un de l'autre pour ce soir.
Lentement, les lèvres du vampire s'éloignèrent de celles de sa sœur tandis qu'il souriait, encore et toujours. Restant à proximité de son visage, même si c'était pour le moins risqué, le vampire répondit enfin à la question, murmurant un peu plus encore qu'il avait l'habitude de le faire.

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Dim 27 Déc - 2:28

Les yeux d’un vampire, et de plus d’une lady ne peuvent pratiquement jamais se tromper. Déjà car la vision des vampires est presque parfaite. De plus, pour une Lady qui aimait attirer les gens dans ses filets comme de vulgaires poissons, elle remarquait maintenant bien vite le plus léger des frisons. Elle avait largement eu le temps pendant près de 1200 ans pour connaitre et repérer ce genre de chose. Ses lèvres s’ouvrir alors légèrement comme si elle souhaitait murmurer un ricane froid et mauvais comme elle en avait le secret. Ce genre de rire, elle le tenait depuis sa tendre enfance, quand elle se cachait derrière les rideaux après avoir fait un mauvais tour à quelqu’un. Un rire discret qui appuyer sur son aspect de sorcière. Cependant, cette fois ci elle se retint et ne laissa aucun son sortir d’entre ses lèvres, malgré le fait que cela la démangeait fortement. Son sourire victorieux gagnait encore du terrain, un sourire carnassier et ravageur. Elle appuyait légèrement sa tête contre celle de son frère pour lui faire sentir la désagréable sensation d’être « coincé » en lui imposant sa présence. Un nouveau ricane demanda à sortir quand le Lord essaya de dégager sans succès son poignet de l’emprise de sa sœur. Celui-ci aussi ne put sortir, Dorothy savourer intérieurement cette petite emprise sur son aîné. Il ne lui manquait plus qu’une chose pour que son rire sorte finalement. Voir son aîné à genoux. Voilà une belle image qu’elle garderait en mémoire toute sa vie, elle n’avait qu’à lui donner un coup à l’arrière des genoux pour qu’il tombe.

La Lady criait déjà victoire alors que le Lord n’avait pas dit son dernier mot. Elle voyait déjà parfaitement bien l’image de son frère à genoux devant elle. Le chant de la victoire habitait sa tête, comme un roi revenant de guerre, elle entendait parfaitement bien le bruit des cors et des trompettes de sa victoire. Alors qu’elle était ailleurs, sa garde baissée, elle ne remarqua pas que son aîné avait lui aussi un plan qui germait dans sa tête. Elle s’en rendu compte quand celui-ci commença à bouger doucement. Septique elle le regarda faire, tenant un peu plus son poignet. C’est alors qu’il saisit son bras, apparemment sans violence ni rapidité extrême. Haussant légèrement un sourcil, la Lady se demandait se qu’il fabriquait encore. Ne voyait il pas qu’il ne pouvait s’échapper de ses griffes acérées ? C’était tout le contraire, il avait bien compris et jouait d’un moyen subtil de regagner sa liberté. Intriguée par ses agissements, Dorothy le suivait des yeux comme une enfant qui cherchait à comprendre se que faisait son modèle. Dorothy comprit soudainement qu’elle était en danger quand le sourire de son aîné prit de l’ampleur et qu’il la ramena contre lui. Méfiante et curieuse elle se laissa pourtant faire, fronçant légèrement son nez en se demandant ce qu’il mijotait. Il n’allait tout de même pas danser ainsi ?! Alors quoi ? Alors qu’allait-il faire ? L’attraper à la gorge et serrer doucement jusqu’à ce qu’elle veuille bien le lâcher ? Dorothy aurait mille fois préféré qu’il le fasse quand elle découvrir avec stupeur ce qu’il avait mit en place.

C’était un geste simple, un geste sans le moindre soupçon de violence, sans colère, sans tout ce qu’elle avait pu imaginer pendant les trente dernières secondes. Glacée, la Lady semblait être devenue une statue de glace, un regard vide et le souffle coupé. Elle venait de toucher l’horreur, un baiser. Pourquoi un baiser ? L’étranglement aurait êtes si doux à côté. On aurait pu penser qu’elle venait de mourir sur le cou, abattu par un baiser mortel. D’ordinaire c’était elle qui donnait ce genre de baiser. Et là, le monde autour d’elle semblait s’écrouler. Sous ses pieds, elle avait la désagréable sensation de sentir le sol se dérober pour la laisser plonger tout droit en enfer une nouvelle fois. Déjà le baiser qu’il avait déposé dans son cou l’avait plongeait dans plusieurs jours d’insomnie, alors maintenant un baiser sur ses lèvres… Devait elle s’attendre à plusieurs mois s’en fermer l’œil ? Elle resta pensive un instant, les secondes qui celèrent ce baiser semblaient la suspendre au dessus d’un gouffre. Puis lentement, trop lentement, ses lèvres semblaient s’éloigner des siennes. Petit à petit son souffle revint ainsi que son esprit. Ses yeux dorés se remplirent alors de fureur face au sourire du Lord grandissant. Les murmures qu’il lui susurra eurent pour effet de rallumer son envie destructrice de tout détruire sur son passage telle une tornade. Son venin semblait monter à une vitesse démesurer jusqu’à ses crocs. Une pulsion intérieur la poussait alors à le mordre en pleine gorge de toute ses forces et de boire jusqu’à la dernière goutte de son maudit sang.

Remontant un peu plus le poignet du Lord dans son dos, elle continuait à le fixait, montrant à son aîné qu’elle n’avait pas perdu son sourire. Bien qu’il avait pu la déstabiliser quelques secondes et provoquer en elle une envie fulgurante de lui tordre le cou. Chose qu’elle aurait surement voulu faire et appliquer si elle n’avait pas un brin d’intelligence. Et oui la Maline, avant de laisser son envie de le tuer prendre le dessus, eu quand même le reflex de réfléchir. Son frère était il vraiment capable de dire et de penser de tels propos ? De dire, oui. Il venait de le faire, mais de les penser… Il avait beau avoir murit, Dorothy avait quand même un gros doute la dessus. De plus à bien y réfléchir le baiser ne l’avait ébranlé que quelques instants. Pourquoi ? Car lui aussi était faux, dépourvu de sentiment et bien que le geste l’avait troublé, sans sentiment cela ne faisait pas vraiment grand-chose. Il avait seulement éveillait en elle, l’envie de lui préparer un petit présent confectionné par ses soins. Elle donna alors un coup à l’arrière des genoux de son aîné, le faisant alors plié un peu. Elle poursuivit par pousser le dos de son frère vers le sol avec sa main qu’elle avait gardé contre lui. Puis elle leva légèrement la main avec laquelle elle tenait le poignet de celui-ci. Le forçant ainsi à poser ses genoux à terre. Au début son geste fut doux, mais très vite il devint plus fort et plus brutal. Une fois que l’un des genoux avait touché le sol, elle s’arrêta, relâcha doucement son poignet et lui tapota le dos comme celle qu’on fait aux bêtes.

Elle soupira et se pencha alors vers l’oreille de son frère. Ses yeux se fermèrent et dans un souffle de voix presque éteinte elle lui chuchota dans le creux de l’oreille.


- Puisque j’obsède tes pensées les plus infimes mon tendre frère, j’espère que cette robe te plait, car c’est pour toi que je la porte. J’espère que les roses te plaise, elles viennent directement des jardins dans lesquelles tu passes une grande partie de tes nuits.

Sur ces mots, elle se redressa doucement le lâchant entièrement, tourna les talons et alla prendre l’air sur le balcon. Elle restait sur ses gardes, guettant du coin de l’œil le Lord qui était encore dos à elle. Elle savourait alors l’image qu’elle avait de lui maintenant, en ce moment même sans penser à la suite des événements qui allait arriver à grand pas. Il valait mieux penser aux moments les plus agréables que de penser déjà à la suite que prendrait cette nuit.

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Mar 29 Déc - 12:54

Alors que les lèvres de Warren se posaient tendrement sur celles de sa sœur, celle-ci semblait pour le moins raide, comme figée par ce qu'il venait de faire. A ce constat, le Lord ne pouvait qu'être amusé, c'était tout juste ce qu'il voulait, en réagissant un minimum elle lui avait donné là une bonne soirée, quand bien même les choses allaient se détériorer au fil des secondes s'égrainant, ce qui ne manqua pas d'arriver, d'ailleurs. Lorsqu'il l'observa, ce sourire insolent étirant ses lèvres, il eut l'occasion de voir les flammes de la haine attiser le regard de sa sœur. Comme il la connaissait, cette flamme... Depuis combien d'années s'amusait-il avec ? Dorothy n'était pas la première à en être la victime et elle ne serait sans doute pas la dernière. Le vampire aimait voir sa sœur le haïr, sans qu'il ne sache pourquoi, c'était un passe-temps comme un autre après-tout, autant qu'elle aimait l'enquiquiner, il appréciait de la voir dans un état d'énervement assez poussé. Sans doute voulait-elle l'égorger, le tuer de quelque façon que ce soit. S'ils avaient été humains, elle l'aurait sûrement tué alors qu'ils jouaient, il y a bien longtemps... A moins qu'il ne l'ait devancé au berceau... Qu'importe, inutile de faire des suppositions sur quelque chose qui n'arrivera jamais. La sœur venait de donner à son aîné tout ce qu'il demandait, ou presque, qu'elle remonte son poignet et lui fasse faire ce qu'elle désirait n'avait plus grande importance parce que le vampire ne quitterait maintenant plus son sourire, aussi agaçant que cela puisse être.

Il sentit donc Dorothy remonter la main tenant le poignet dans le dos de son frère ce qui eut pour effet de le faire pencher un peu en avant, peu après, elle lui donna un coup dans le derrière des genoux, les pliant alors et le maintenant dans une position bien désagréable, près du sol. Pourquoi voulait-elle le voir à genoux ? Quel amusement cela pouvait-il bien lui procurer ? Imaginer une scène de soumission... A cette idée Warren était quelque peu réticent, mais il avait eu ce qu'il voulait, certes. Finalement, ce qu'elle lui infligeait là était peu de choses car, oui, il finirait à genoux, mais jamais son esprit ne lui serait soumis. A force d'insister toutefois, elle parvint à ses fins et lorsque l'un de ses genoux se posa sur le sol, le Lord ne sentit plus aucune pression dans son dos. C'était terminé, elle ne voulait qu'un genoux au sol et son imagination ferait le reste... Seulement, à cette position, Warren ne pouvait penser qu'à une déclaration. Il venait de l'embrasser et maintenant il était à genoux - certes, il ne fallait pas penser à la méthode utilisée pour le mettre dans pareille position -. Étonné. Oui, le Lord était étonné, il connaissait sa sœur un minimum, et son attitude lui paraissait soudainement étrange, comme incomplète : le baiser aurait-il laissé un goût amer ? Perdrait-elle progressivement son plaisir à l'agacer ? Mieux : se mettait-elle à douter ? Tant de questions qui, cette fois c'était certain, ne trouveraient jamais de réponses. Aussi facilement qu'elles étaient venues, le vampire les effaça de son esprit alors qu'un léger soupir lui parvenait, puis quelques mots d'une voix plus éteinte qu'habituellement encore.

Le sourire du Lord ne put que s'agrandir en écoutant les paroles de sa sœur. Non pas qu'il soit heureux de voir qu'elle avait soi-disant fait tout ça pour lui - il n'en croyait mot -, il était plutôt amusé de voir qu'elle était aussi fausse que lui pouvait l'être. Quelque part il était peut-être même fier de sa sœur, si l'on cherchait bien. Enfin qu'importe, cette petite comédie allait sans doute prendre des allures de tragédie grecque d'ici peu, en attente de quoi, Warren allait continuer de s'amuser, quand bien même son baiser était vide de sens, quand bien même les paroles de sa sœur sonnaient creux. Toutefois, en attendant de devoir jouer son rôle, le Lord se rendait compte que, comme il l'avait supposé un peu plus tôt, elle s'était bien préparée pour quelqu'un. Officiellement, c'était pour lui, officieusement il n'en avait aucune idée, sans doute un Krory, après tout, Dorothy avait des goûts de luxe. L'ennui c'est qu'à force de passer son temps dans sa chambre ou en chasse, le vampire ne savait plus qui faisait partie de la famille. Lorsqu'il les voyait, il pouvait le deviner, mais de là à trouver qui ils étaient et leurs noms... Revenons-en à Dorothy. Le vampire était forcé d'avouer qu'elle avait finement joué son coup en parlant des roses. Ce qui le dérangeait n'était qu'un détail mais il avait son importance : comment pouvait-elle savoir qu'il passait la plupart de son temps dans les jardins ? Certes, il les observait dès qu'il le pouvait, mais jamais le Lord ne s'était baladé à l'extérieur avec sa sœur, et jamais il ne lui avait dit qu'il passait son temps à chasser dehors. Alors, deux possibilités : soit elle avait tenté le coup des roses par pur hasard, ce qui l'étonnait un peu de sa sœur, mais pourquoi pas ; soit, elle l'observait pendant sa chasse ou ses balades sans qu'il ne s'en rende compte, mais quoi qu'il en soit : elle l'observait. Cette idée le fit sourire un peu plus alors qu'il la voyait se diriger vers le balcon. Là encore, elle l'invitait à la pousser dans le vide...

Lascivement, le Lord se redressa, quittant ainsi la position dans laquelle elle l'avait mis aussi facilement qu'on pose une poupée sur un meuble et qu'on ajuste ses jambes ou ses bras. Elle devait sourire, elle aussi, d'avoir tant insisté pour qu'il plie sous sa force et de voir que tout ceci avait porté ses fruits. Si d'ordinaire, cela aurait fait grimacer Warren, là, il s'en moquait presque, après tout il avait trouvé le moyen de déstabiliser sa sœur qu'il considérait comme étant inébranlable. Même si ça n'avait été que bien peu de temps, cela comptait quand même. Entièrement redressé, le vampire suivit les pas de sa sœur alors que ses chaussures claquaient encore sur le sol, impossible, avec ça, de passer inaperçu. Le Lord s'arrêta dans le dos de Dorothy, tout près d'elle sans pour autant la frôler, l'ombre qu'il était, semblait se déformer lorsqu'il y avait besoin, s'adaptant à la forme la précédant. Lentement, le vampire rabaissa les manches de sa chemise, alors, de sa peau, seuls une partie de son torse et son visage étaient dévoilés. Il se pencha légèrement sur sa sœur avant que ses mains ne se glissent sur les bras de la Lady. Penchant légèrement la tête, le vampire approcha son visage du cou de sa cadette avant de s'arrêter tout près. Ses lèvres s'entrouvrirent alors légèrement et un soupir s'en extirpa.

" J'ignorais que tu m'observais... Tu m'en vois flatté. "

Sur ces mots, le vampire lâcha prise et se recula avant de contourner la Lady pour prendre place tout près du balcon, à ses côtés. Le Lord observa un moment le paysage qui s'offrait à lui, puis il observa brièvement sa sœur du coin de l'œil. Il ne savait même plus pourquoi ils se mentaient mutuellement, ainsi, d'autant que Warren savait pertinemment qu'elle ne le croyait pas, que ce soit dans ses gestes de tendresse, ou dans ses paroles hypocrites. Évidemment, la réciproque était vraie. A croire qu'ils trouvaient un semblant de point commun dans leur ennui continuel, dans leur lassitude, peut-être même. Sa sœur ne faisait que jouer avec les morts, elle leur redonnait vie en devenant marionnettiste et changeait de pantin lorsque le premier ne lui convenait plus. Quant à lui. Le même quotidien lassant qu'il avait fui par le passé, revenait maintenant le hanter. Le jour il dormait, puis il sortait chasser et revenait à son antre à la même heure. Alors il se posait devant sa fenêtre et attendait de voir un rayon du jour pointer, signe qu'il devait de nouveau dormir. Par moment, lors de rares exceptions, comme ce soir, il devrait perturber son quotidien, annuler ou au moins repousser sa chasse pour passer un moment qu'il ne pouvait prévoir. Mais finalement, ce n'était que peu de choses. Lui qui était de bonne humeur, en quelque sorte, en début de soirée, voilà que sa mélancolie habituelle reprenait le dessus, le laissant songeur à observer les formes noires devant ses yeux. Dans peu de temps, même la comédie qu'il jouait avec sa sœur allait le lasser, si bien qu'il tournerait brutalement les talons, sans dire mot, et partirait pour retourner à ses occupations. Étrange. Il était las de son quotidien mais dès qu'un évènement venait le perturber, cela le dérangeait et le fatiguait extrêmement rapidement, le forçant à retrouver ce même quotidien. Un phénomène semblable se produisait avec sa sœur : il pouvait bien sembler tendre un moment, cela ne pourrait jamais durer : les années passant, il avait pris bien trop souvent l'habitude de l'agacer.
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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Mar 29 Déc - 18:00

La Lady au balcon, guettant d’un œil vif son aîné, semblait voir celui-ci sous une forme particulière. Elle le voyait déjà accroché comme une bête au dessus des flammes qui animaient sa haine. Il était à la première phase, celle ou on prépare la bête soigneusement avant de la faire rôtir. Un genou à terre était pour le moment sa seule demande. Pas très gourmande ce soir, ou peut être pas pressé du tout. Elle avait le don de prendre son temps, jamais très pressé d’en finir puisque de toute façon elle avait encore une longue vie derrière pour faire le reste. Le seul moment ou elle semblait aller vite était peut être quand elle allait chasser, au moment de tuer. Les enfants étant son plat préférer pour leur sang encore léger et pur. Pureté qui très vite absorbé par la Lady était souillée en tout sens. Parfois, elle s’amusait à les déguiser comme de vulgaire poupée avant d’implanter ses canines dans leur petit cou. Aurait-elle des remord à mordre ses petites âmes ? Ils n’avaient en plus pas énormément de sang en eux. Soit elle était bien trop gentille pour les laisser souffrir aussi longtemps que les humains, soit au contraire elle était trop presser de gouter à leur sang si fluide. La Bête endormit en elle est la Belle qu’elle animait, laquelle des deux étaient la plus dangereuse ? En tout cas, la bête qu’elle pouvait être, semblait encore bien sage malgré l’énervement qui semblait monter.

Horribles sourires, les deux vampires avaient leurs lèvres si bien étiraient qu’elles semblaient bloquées. L’air frai apaisa le visage de la demoiselle et petit à petit elle calma la haine en lui promettant une belle fin. Il aurait êtes embêtant pour un vampire de son rang, de perdre son sang froid à un moment pareil. Les coups sous cape étaient bien plus amusant à faire et presque tous menaient à une victoire sans entailles. Cependant, la Lady était assez embêter de ne pas avoir prit avec elle sa bague poison. Petit gadget qu’elle utilisait rarement, mais qui avait montré plus d’une fois son efficacité. Elle se jura alors de lui faire gouter la prochaine fois que leurs routes se croiseraient, si prochaine fois il y avait. Une nouvelle idée lui vint en tête par la suite, et si la Lady se procurait un petit animal de compagnie ? L’idée était bien tentante, elle y avait déjà songeait dans le laboratoire mais l’inconvénient était qu’il fallait s’en occuper. C’est alors que les paroles du Lord arrivèrent à son oreille, plus ou moins attentive d’ailleurs. Pendant tout ce temps n’avait elle pas vu ou sentit qu’il s’était approché ? Elle était bien trop occupée par ses petites affaires pour s’en rendre compte. N’avait elle pas peur qu’il la jette dans le vide ? Peur… Si seulement elle pouvait connaitre se sentiment étrange que ressentaient les humains quand leur petite et misérable vie semblait prendre fin. La Lady n’avait pas l’air de craindre son aîné et semblait assez sûre d’elle pour baisser sa garde un moment.

L’avait il sentit ? En tout cas celui-ci s’était rapproché d’elle, peut être même un peu trop. Il avait abaissé ses manches. Pour quelle raison ? Avait-il peur d’avoir à nouveau de l’acide sur lui ? Elle soupira inclinant légèrement la tête sur le côté en plongeant son regard vers les jardins. Ici, la vue était moins belle, que celle qui donnait de sa chambre ou du moins c’était l’avis de la Lady. Docilement, elle avait laissé son frère la prendre par les bras, l’avait laissé approcher son visage de son cou, lui donnant même l’accès à celui-ci. Son cou était un point bien sensible, pour ne pas dévoiler ce point à son frère, elle se concentra sur autre chose, oubliant ainsi le souffle froid du Lord sur son cou. Observer, était il le bon mot ? Après tout la Lady n’avait pas que cela à faire. Quoique … Mais il fut vrai que chaque soir, à sa fenêtre elle guettait les passant. Du haut de celle-ci il était facile de voir qui pouvait passer par là. De plus les jardins étaient en face d’elle et elle pouvait passer des heures à les regarder. Au fil des soirs, elle avait alors pu remarquer cette silhouette familière qui déambulait dehors. Un fantôme à côté des autres Lords et Ladies. Une ombre dépourvu de propriétaire qui pouvait s’adapter à son aise à n’importe quelles formes. Il était la, au beau milieu de son décor. Une tache sombre et sans forme au beau milieu de son tableau nocturne. Peut être alors, que oui, elle l’observait cette bête curieuse.

Dorothy fut étonnait de le voir lâcher prise si rapidement et en même temps elle trouvait un petit je-ne-sais-quoi de normal. Il avait êtes à la bonne hauteur pour la mordre et pourtant ne l’avait pas fait, tout comme lorsqu’elle aurait pu lui faire poser le deuxième genou à terre. Seulement elle avait un plan en tête. Et si lui aussi ? La Lady fronça légèrement les sourcils et se redressa un peu. Il était alors à ses côtés à présent. Tout près du rebord du balcon, l’envie de le pousser et de le regarder soit tombé, soit se rattraper pouvait amuser un court instant la Lady, mais l’âge la rattrapa à grand pas. Avait elle encore l’âge requit pour jouer un aussi bas tour à son frère ? Etant enfant peut être, mais maintenant ? C’était tout à fait grotesque. Et pourtant … L’envie était quand même présent, mais le geste absent. De toute manière, une petite chute comme celle-ci n’allait pas tuer cette marionnette déjà morte. Après un silence à écouter l’environnement qui les entourait, elle ouvrir enfin la bouche pour renverser les précédentes paroles.


- Mmmm… Disons plutôt que j’aperçois trop souvent la même tache noire dans mon décor nocturne.


Tache noire ? Comment pouvait-elle voir une tache noire dans un décor déjà noir ? Encore une fois sa phrase était à méditer. N’avait-elle donc pas finit de jouer sur les mots, les phrases, leurs sens … Non. A bien y réfléchir elle faisait la même chose avec les habitants du château et ses alentours. Toujours en train d’effacer ses traces, d’effacer le moindre indice de son passage, comme si jamais elle n’avait êtes ici. Une petite poupée bien sage qui ne fessait qu’ouvrir les yeux et qui ne bougeait pas quand vous la regardez. Mais qui, une fois le dos tournait, avançait couteau à la main pour vous saigner. Demandez à n’importe qu’elle passant, ils vous répondront qu’elle n’a aucune particularité, un vampire femelle de la noblesse, tout a fait banale. C’est que la Joueuse avait un excellent jeu de cartes en main et une couverture parfaite.

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Mer 30 Déc - 20:27

Un léger silence s'était installé entre les deux vampires. Bizarrement, ce n'était pas arrivé depuis un moment, un bruit de pas ou un souffle s'extirpant des tréfonds d'un des deux corps venait toujours troubler le calme se posant à peine. Là, le silence revenait timidement. Étrange que pareil phénomène ne se soit produit plus tôt alors que l'un et l'autre semblait ne pas apprécier les mots prononcés inutilement. Et pourtant, ils ne faisaient que cela depuis maintenant un bon moment. A croire que l'amusement lui faisait oublier ses valeurs les plus fondamentales. Le silence se vit finalement rompu par les soins de sa sœur, répondant à la phrase qu'il avait dit un peu plus tôt, venant remettre en doute le constat qu'il avait établi. Ainsi, elle apercevait trop souvent la même tâche noire dans son décor nocturne.

Cette jolie phrase donnait à réfléchir, la réalité semblait revenir doucement, et la vérité sortait au moins de la bouche de sa sœur, à ce qu'il paraissait. Pour elle, il n'était qu'une tâche au beau milieu du splendide décor que sont les jardins. Une tâche, autant dire qu'il venait gâcher le beau tableau qu'elle appréciait tant, pauvre Dorothy, à cela, Warren aurait été tenté de s'incliner bien bas et de s'excuser. A croire que lentement, lui aussi retrouvait le goût du naturel, cette faculté qu'il avait de ne pas parler alors qu'on lui adressait la parole, cette manie de ne pas répondre ou de donner pour seule réponse un "Hn" qui voulait tout, aussi bien que ne rien dire. La tâche qu'il était donc venait abîmer, souiller son décor nocturne. Si tel était vraiment le cas, si cela lui appartenait vraiment, alors elle n'avait qu'à chasser cette même tâche. Et pourtant... Une tâche noire, dans un décor sombre voire noir également, cela le laissait sceptique. A moins qu'elle ne cherche cette même tâche. Après tout, il est simple de manier et remanier un décor obscur pour voir ce que l'on souhaite, le Lord le faisait bien souvent, rares étaient les fois où il se contentait d'observer bêtement la réalité des choses. Non, dans une ombre il voyait un être souhaitant tout engloutir, dans un orage il voyait un combat, alors dans un paysage il voyait tout. Le décor nocturne du vampire pouvait être modelé à l'infini, selon les vœux de chacun si bien que lorsqu'une tâche désagréable venait masquer son tableau, Warren la supprimait purement et simplement de son esprit.

Lorsque le vampire voyait quelque chose qui lui déplaisait, quelque chose susceptible d'être qualifié de tâche, il l'ignorait, parvenait à se convaincre qu'elle était absente, il l'évitait si besoin ou allait jusqu'à l'éliminer s'il le fallait. Cette histoire le laissait méditer, non pas sur les propos de sa sœur, il ne savait trop comment les analyser, elle était tellement imprévisible et tellement bonne comédienne qu'il était forcé de se méfier. Lassant ? Peut-être, en effet, mais jamais autant que l'ennui lui-même. Bref, quelle toile y avait-il à dépeindre en les voyant à ce balcon ? Deux danseurs fatigués l'un de l'autre, et non pas de la valse improvisée qu'ils venaient de réaliser, une mélodie qui n'avait duré que bien peu de temps, mais qui avait tout de même laissé sa marque. Deux danseurs, donc, accoudés au balcon d'un château sombre et immense, méditant sur un moyen d'éliminer l'autre. L'éliminer, ou non. Le faire souffrir, plutôt, sans pour autant l'achever. Souhaiter le voir disparaître mais garder tout de même une partie de l'être, malgré tout, pour ne pas s'ennuyer. C'était bien trop de contradictions, impossible de représenter un pareil phénomène, que ce soit un humain ou un vampire qui tienne le pinceau, d'ailleurs.

Finalement, Warren se serait bien excusé d'être trop souvent au centre de son paysage, de la déranger dans ses contemplations diverses et variées, il aurait voulu disparaître et lui laisser la place. L'ennui c'est que les jardins étaient son seul terrain de jeu, le seul endroit qui lui permettait d'oublier un instant l'environnement qu'il côtoie chaque jour. Quelque part, c'était une des raisons l'obligeant à sortir quelque peu, alors jamais il ne cèderait cette partie de lui, quand bien même cela en dérangeait certaine. Qu'elle soit heureuse, maintenant, à chaque fois qu'il irait chasser dans son propre décor nocturne, il aurait une pensée adressée à sa sœur. L'observait-elle, ou était-elle en train de jouer avec un pantin quelconque ? Se préparait-elle pour un Lord fantomatique ou essayait-elle vainement de rayer cette tâche sombre de son paysage presque parfait ? Oui, l'espace d'un instant, le Lord aurait pu s'excuser, mais après tout, elle l'avait dit elle-même, elle s'était soi-disant préparée pour lui, pour la tâche qu'il était, alors... De la bouche de sa sœur, être une tâche devenait presque un compliment.

Le vampire resta encore longuement sur le balcon, à observer le ciel se confondre avec les reliefs lointains, il observa les constellations encore un moment avant de se redresser. A la phrase de sa sœur, Warren n'avait rien à répondre, que pouvait-il dire ? Après tout elle avait raison, il passait beaucoup de son temps dans les jardins, c'était au moins une chose qu'il ne pouvait nier. Lentement, le vampire tourna les talons et revint à l'intérieur de la salle, de nouveau ses chaussures claquèrent sur le sol mais exceptionnellement, il ne les entendit pas cette fois-ci. Le regard du Lord était ailleurs, posé sur un détail de la pièce, un accessoire : le piano. Doucement, le vampire ralentit le pas avant de s'immobiliser devant l'instrument. Depuis combien de temps n'avait-il pas jouer du piano ? Excessivement longtemps, trop peut-être, et ce n'était sûrement pas en compagnie de sa sœur qu'il allait s'essayer à recommencer. Le vampire prit place sur le fauteuil face au piano et observa les touches aussi blanches que le marbre ou aussi noir que le jais. De cet instrument se dégageait une certaine âme, âme capable d'habiter le joueur l'espace d'un court instant, lui permettant de jouer le morceau qu'il désirait sans réelle contrainte. Âme capable d'attirer les curieux jusqu'à la source même de la mélodie. Songeur, le regard ancré sur le dessus de l'instrument, observant son reflet sans réellement s'en rendre compte, le pantin venait de perdre tout signe de vie, fou qu'il avait été d'oser rompre ses ficelles, voilà qu'il était perdu, bien loin de son marionnettiste.
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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Ven 1 Jan - 19:30

Alors que l’envie enfantine de pousser son frère montait progressivement, celui-ci quitta le balcon. La Belle roula alors les pépites d’or qui lui servaient d’yeux et frotta sa nuque en soupirant. Elle ne fut pas étonner de ne pas l’entendre répondre à sa remarque. Il fallait aller loin pour trouver le sens de sa phrase. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer et torturer les esprits de certains ? S’il était une tache au sens propre, elle l’aurait tout simplement effacé et aurait repeint son décor. Alors pourquoi ne pas l’effacer maintenant et repeindre ? Tout simplement parce qu’il était une tache noire qui allait bien dans son décor et que cette forme de tache, qui peu à peu grandissait n’était autre que son obsession à tout savoir de cet être mystérieusement étranger et pourtant familier. Sans se retourner pour autant, elle l’écouta rentrer dans la salle de bal. Elle profita du peu de solitude qui lui restait pour humer le parfum que dégager les jardins. Le flaire d’un vampire étant bien développé et facilité par la légère brise qui soufflait, Dorothy n’eut pas trop de mal à s’enivrer de ce délicat parfum. Doucement, elle se tourna vers son aîné, les mains encore posées sur le rebord du balcon auquel elle tournait maintenant le dos. Le Lord avait comme qui dirait ralenti son pas à la vue de cet instrument de masse. Il semblait pensif, ses yeux semblaient se perdre dans la brillance de l’instrument.

Une idée revint alors en tête de la Lady. Quelques jours auparavant, elle avait trouvé au grenier une boite à musique dont la mélodie lui était étrangement familière. Son petite frère n’avait apparemment à pu répondre à ses questions et faire ainsi remonter les souvenirs enfouis de cette mélodie. Elle se souvient alors du journal qu’elle avait trouvé à la bibliothèque. Celui d’une servante un peu trop curieuse qui avait mentionné l’existence d’une boite à musique que son maître avait fait faire pour une Lady du château. Il y avait il un rapprochement à faire entre cette boite à musique à double fond qu’elle avait trouvé au grenier et le journal de la domestique ? Peut être. Mais puisque Izaiah n’avait pu l’aider à réveiller sa mémoire. Peut être que son aîné pouvait et que sans le voir, pourrait ainsi l’aider sur l’identité de ce Lord et cette Lady. Elle n’avait pas encore finit de lire le journal de la domestique du Lord. La lecture avait êtes perturbé par sa cousine Rinda et bien qu’elle avait essayé de se concentrer sur sa lecture, se fut mission impossible avec sa cousine près d’elle. Non pas qu’elle n’était pas intéressante. Enfin peut être… Peut être pas assez pour faire lever le nez de Dorothy de sa lecture, mais assez bruyante pour donner un bon mal de crâne à la Lady. Il faut dire aussi que Dorothy avait un mauvais caractère et qu’elle tenait à entretenir des liens assez particuliers avec ses cousines. Entre filles, elles auraient pu toutes s’entendre ensemble après tout c’étaient des filles et en plus des cousines. Mais voilà, Dorothy arrivait plus facilement à être aimable et plus bavarde avec les hommes qu’avec les femmes. Peut être parce qu’elle avait eu sa dose avec sa mère… La encore jamais une discussion n’avait put se faire dans le calme.

Silencieusement, la musicienne reprit place à son instrument et après un instant de pur et doux silence elle essaya de rejouer la mélodie de la boite à musique. Au début se fut une mélodie assez saccadé, puis petit à petit la mélodie revenait dans la tête de la Lady et ses doigts, guidaient par son souvenir, firent naître exactement la même mélodie qu’elle avait entendu au grenier. Cette mélodie… Elle l’avait comme qui dirait déjà entendu ici. Qui jouait cet air ? Quand l’avait elle entendu ? Connaissait-elle le musicien ? Elle qui pourtant aimait énormément les musiciens pourquoi celui-ci lui était sorti de la tête. Elle qui connaissait sur le bout de ces doigts les plus grands compositeurs. Pourquoi n’arrivait elle pas à mettre un nom et un visage sur cette mélodie ? Elle chassa de sa tête toutes ses questions et se concentra sur la mélodie. Peut être que son aîné, l’avait lui aussi déjà entendu. Izaiah n’avait pas encore un siècle, alors il était peut être normal qu’il ne s’en souvienne pas ou très peu. Une fois qu’elle eut joué en boucle cinq fois la mélodie. Elle se tourna vers son aîné. Celui-ci était dans un fauteuil depuis le début et ne semblait pas avoir beaucoup bougé comme à son habitude. Le visage de la Lady avait reprit son air neutre, son visage de mort inexpressif. Les doigts encore sur les touches du piano, elle lui demanda de façon neutre.


- Cet air ne te rappel rien ?

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MessageSujet: Re: ~†~ Valse Endiablée ~†~   Sam 2 Jan - 17:22

Sa sœur passa un moment encore sur le balcon tandis que le Lord s'efforçait de ne penser à rien. Il méditait sur le fonctionnement de l'instrument sous ses yeux, sur son éventuelle capacité à le dompter de nouveau pour lui faire recracher plusieurs mélodies qu'il connaissait par cœur. Warren était plongé dans une mélodie imaginaire lorsque Dorothy revint à l'intérieur, tellement songeur et loin de tout qu'il ne la vit pas s'installer au piano, il l'entendit seulement. En effet, dans la monstrueuse symphonie qui retentissait dans le crâne du vampire, une fausse note retentit, ce qui lui fit froncer les sourcils et revenir à la réalité. Cette fausse note, c'était la Lady qui l'avait faite. Elle avait joué au mauvais moment, et la mélodie à laquelle la demoiselle pensait était loin d'être la même que le Lord, si bien que pour lui, ça avait sonné comme faux et mis immédiatement fin à ses rêveries.
Étonnant, la pianiste semblait jouer une mélodie qu'elle ne connaissait pas. Ou plutôt, dont elle ignorait les notes. En effet la mélodie s'extirpant de l'instrument était pour le moins saccadée, hésitante. Warren commençait à regretter ses songes, pourquoi diable l'avait-elle extirpé de sa symphonie parfaite pour ça ? Rapidement toutefois, les pensées du Lord s'effacèrent et le regret de son utopique symphonie disparut. Dorothy parvenait à jouer plus naturellement, les notes s'enchaînaient aisément et bientôt il put reconnaître une mélodie familière. Familière mais assez mystérieuse toutefois, il connaissait l'air, ou du moins il pensait le connaître mais de là à dire précisément de quoi il s'agissait. La Lady mit fin à la mélodie qu'elle répétait depuis quelques temps maintenant, et se tourna vers le Lord, s'aventurant à lui poser une question.

Warren restait sceptique quant à la question. Lui posait-elle cette question pour savoir véritablement si cet air lui rappelait quelque chose, ou lui posait-elle cette question parce que cet air était censé lui rappeler quelque chose ? Qu'importe vraiment le sens de la question, au fond, la réponse ne dépendait que de lui, toujours est-il que si la question avait été posée dans le cadre de la première supposition, alors cela voulait dire que Dorothy ne savait pas elle-même d'où provenait cette mélodie. Peut-être l'avait-elle seulement inventé, et elle cherchait là à le tester bien que ce soit totalement inutile. L'inutilité n'étant d'ailleurs pas dans les habitudes de sa sœur, le Lord s'empressa d'oublier cette dernière pensées. Lentement, sa tête vint s'appuyer contre le dossier du fauteuil dans lequel il était assis et un soupir s'extirpa des lèvres du vampire. Fermant les yeux, il réfléchissait. Oui, cette mélodie lui rappelait quelque chose, mais quoi exactement ? Et n'était-ce pas son imagination qui lui jouait des tours ? Warren le savait lui-même, il n'était pas très doué lorsqu'il s'agissait de se souvenir, alors il lui était plus simple d'imaginer qu'il avait déjà entendu cette mélodie, plutôt que de chercher véritablement une bride d'un souvenir semblable. Lentement, le Lord entrouvrit les lèvres pour laisser filtrer un faible murmure arraché des tréfonds de sa gorge.

" Peut-être bien... "

Loin de lui l'idée d'installer un suspense inutile, seulement il continuait de réfléchir à cette mélodie. Il l'avait déjà entendu, semble-t-il, mais où ? Et était-ce seulement du piano qui était joué ? Le vampire ne parvenait pas à mettre un souvenir précis sur la mélodie, tout ce qu'il parvenait à faire, c'était se souvenir de l'air joué, et encore, parce que sa sœur venait de le répéter par cinq fois. Avait-il entendu cette musique lors d'un bal ? A moins que ce soit pendant son petit voyage loin du château, mais dans ce cas, comment sa sœur pourrait-elle la connaître également ? Après tout, de ses pérégrinations, il n'avait ramené aucun souvenir, alors cela ne pouvait être ça. Un nouveau soupir s'arracha de son torse et vint s'éteindre dans l'air de la pièce tandis qu'il redressait lentement la tête, posant ses yeux vides sur la silhouette de sa sœur. Warren hésitait encore à lui poser une question, elle avait pour principe de répondre à côté, par une autre question, ou en brouillant les pistes. Ici, c'était quelque peu différent, finalement, il voulait poser une question pour avoir plus de données et répondre à la question qu'elle-même lui avait posé. Encore que, connaissant sa sœur, rien n'était jamais simple en sa compagnie, et si avec tout ceci, elle y mettait de la mauvaise volonté... Le vampire grimaça un peu en appuyant l'un de ses avant-bras sur l'accoudoir, reposant son regard vers l'extérieur qui saurait peut-être, l'inspirer davantage.

" Où as-tu entendu cette mélodie ? "
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~†~ Valse Endiablée ~†~
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