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 ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~

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Lady Dorothy Krory
La malicieuse et fourbe Dorothy



Pièce d'identité
Âge de jeu: 1298
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuelle + Seme
Situation sentimentale: Chaotique ... Elle n'aime qu'elle.

MessageSujet: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Jeu 13 Aoû - 20:16

Dans les appartements des descendants d’Ashyna Krory, une jeune fille ne s’est pas encore couchée. Elle est assise à sa coiffeuse une brosse à la main droite et de l’autre elle tient délicatement ses longs cheveux d’un noir ébène. Un silence mortuaire règne dans les différents couloires du château, seuls quelques domestiques se faufilent comme des souris à travers les longs corridors. Le magnifique pendu du couloir indique qu’il est déjà cinq heure du petit matin. Le soleil n’allait pas tarder à montrer le bout de son nez dans quelques heures. En entendant les cinq coups du pendu la jeune femme posa délicatement sa brosse sur la table en boit de sa coiffeuse. Son visage était d’un joli teint et ses lèvres rosées lui donnait le charme qu’on les poupées de collection. Elle portait une jolie robe simple et sombre décorée de dentelle d’un blanc crémeux. A son corset, elle portait un nœud de soie bleu. Elle avait chaussé ses ballerines pour ne pas faire de bruit et c’est à pas de loup qu’elle alla souffler sa bougie et déambuler dans les couloires de l’immense bâtisse. Elle laissait parcourir ses doigts sur les murs encore frais. Ses longs ongles peints d’un bleu nuit provoquaient de petits grincements sur les pierres. La jeune femme n’avait apparemment nullement l’envie de s’allonger dans son lit et de fermer ses paupières. Elle avait une soudaine envie d’écouter une œuvre d’Anton Coppola. C’était un chez d’orchestre Américain d’opéra, Mademoiselle Krory aurait payé chère pour voir et entendre d’elle-même cet être humain. Les seuls êtres humains qu’elle pouvait supporter étaient les musiciens d’opéra. Elle trouvait ça musique enivrante et mystérieuse, il n’était pas le seul musicien qu’elle apprécier mais elle trouvait un certain charme dans sa musique.

Déambulant dans les corridors à la manière d’une petite voleuse, elle vit plus d’un domestique piquer dans le garde-manger. Avec son petit sourire malicieux et ses yeux perçants, elle enregistrait les visages pour mieux s’amuser plus tard avec eux. La petite fouine qu’elle était adorée faire du chantage aux esclaves et parfois même à leur maître qui ne pouvaient que acheter son silence avant d’aller punir leurs serviteurs. C’était une maline qui savait comment faire pour avoir ce qu’elle voulait. Alors qu’elle était sur le chemin de la salle de réception, elle s’arrêta quelques portes avant celle où elle devait aller chercher son disque. Elle fronçait légèrement les sourcils et son sourire c’était élargie. La porte qu’elle fixait était le laboratoire qui était au même étage que la salle de réception, la salle à manger et le bureau de son cher cousin. La porte du laboratoire était entrouverte alors que d’ordinaire elle était bien fermée. Une idée traversa alors les pensées de la jeune femme. Soit il y avait quelqu’un à l’intérieur qui préparer quelque chose d’étrange, soit la personne avait déjà quitté les lieux et avait surement laissé deux ou trois bricoles après son passage qui pourrait révéler son identité. Dorothy regarda à gauche, puis à droite et finit par se faufiler prudemment dans le laboratoire en prenant bien soin de fermer de la manière la plus discrète possible la porte.

Une fois à l’intérieur elle s’avança vers l’interrupteur pour allumer la salle, mais s’arrêta aussitôt. Si quelqu’un venait à passer dans les couloirs et qu’il trouve de la lumière en bas de la porte il serait surement poussé à vouloir rentrer. Elle chercha alors des allumettes et une bougie, une fois cela trouvé elle pu voir à la lumière de la bougie les couleurs des différents objets qui l’entouraient. Sur sa gauche, deux cages à souris avec à l’intérieur une bonne dizaine de souris dans chaque cage. Au fond de la pièce se trouvait un vieux bureau en bois recouvert de papier, de schémas, de notes et de plan en tout genre. Sur sa droite un évier long et large et en plein milieu de la salle une grande table métallique recouverte à moitié d’un drap qui devrait être blanc à la base. Elle se demanda qui avait bien pu venir ici dans la soirée et ce qu’il avait pu faire. La curiosité se disait être un vilain défaut, mais ce n’était pas pour autant que Dorothy se privait de l’assouvir. Elle s’assit dans le fauteuil derrière le vieux bureau au fond de la salle, tout autour d’elle, sur les murs se trouvaient des étagères remplis de flacons, bocaux, cages et livres. Elle trouva aussi des blouses dans une armoire non loin de l’évier. Tout semblait parfaitement propre et joliment ranger. Elle se leva du fauteuil et voulu ouvrir l’armoire, hélas celle-ci était fermée à clef, elle devait surement contenir les outils du laboratoire. Son sourire accroché à ses lèvres elle se dandina de par et d’autre dans la salle en quête de quelques chose à faire. Son attention se reporta donc sur les petites souris en cage qu’elle avait vue en arrivant dans la salle.

Elle confectionna en peu de temps, avec les objets qu’elle avait sous la main un véritable parcourt du combattant pour ces petites souris et les lâcha dans ce parcourt des plus dangereux pour elles. Les pauvres bêtes devaient traverser une règle métallique qui servait en guise de pont avec en dessous une bonne grosse casserole d’acide coupé avec de l’eau pour pas qu’elle troue le récipient. Plus loin les petites bêtes avaient un champ d’aiguilles remplient d’un liquide phosphorassent et encore plus loin elles avaient le droit à un bain d’eau bouillante et tous cela pour avoir à la fin une simple tranche de fromage. Il est inutile de dire qu’il y eu bien des morts ce soir là, mais Dorothy restait admirative devant les survivantes. Elle força les souris à le faire plusieurs fois et une fois qu’elle fut lassée elle rangea ce qu’elle avait dérangé. Le point positif dans ce moment c’est qu’à la fin il y avait des souris fluorescentes et beaucoup plus de place dans les cages. Elle finit par se mettre à jouer les apprenties magiciennes et mélangea plusieurs mixtures ensemble pour au finale se retrouver avec une mixture noire gélatineuse. Elle s’arrêtât un instant dans ses expériences, une odeur étrange se trouvait dans la pièce, elle ne tarda pas à comprendre que l’odeur venait de sa mixture. Elle s’approcha alors pour sentir la mixture, c’était bien de la que l’odeur émanait et cette odeur lui provoqua des poussées de fou rire qu’elle ne pu arrêter. Tout lui faisait rire dans le laboratoire, elle réagissait un peu comme une femme saoule. L’odeur de la mixture la rendait nerveuse, étrange et elle n’arrivait pas à calmer ses crises de fou rire qui devenaient plus fortes en voyant les souris phosphorescentes.  Elle riait tellement, le moins fort possible pour ne pas faire à courir tout le château, mais assez fort pour ne pas entendre la porte du laboratoire s’ouvrir.


Dernière édition par Lady Dorothy Krory le Ven 28 Aoû - 1:10, édité 1 fois
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Lord Warren Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Ven 21 Aoû - 22:46

La nuit était sa plus grande aire de jeu.
Ayant pour seul témoin l'astre lunaire, Warren ne se sentait calme qu'à ce moment de la journée, qui ne lui apportait aucune réponse mais qui lui faisait poser bon nombre de questions. Ce n'est qu'à cet instant que Warren s'éveillait véritablement. Figé devant sa fenêtre, derrière des rideaux sombres se rapprochant d'un pourpre ténébreux, le vampire guettait la chute du soleil derrière l'horizon. Il n'attendait que cela, que cette belle étoile incandescente ne se cache et aille en éclairer d'autre.
Chaque jour, le soleil se lève, et chaque jour il se couche également, c'est un phénomène qu'on a l'habitude de constater, mais qu'arriverait-il si un beau jour, ce soleil s'obstinait à demeurer ? Si un jour, il se levait mais ne se couchait plus jamais. Pauvre Vampire, déjà sans repères, s'il n'avait même plus la compagnie de la Lune dans ses tourments les plus sombres, n'étant déjà pas grand chose, il ne serait plus rien.

C'était donc une douce et éphémère satisfaction que de voir le soleil se coucher et laisser place à la nuit noire. Une douce satisfaction dont il ne profitait guère, à peine le noir établit au-dessus du château, sa porte se déverrouillait et enfin, il osait sortir pour aller jouer, avec n'importe qui, ou n'importe quoi. Warren avait parcourut rapidement les couloirs, les étages, et c'était finalement réfugié à l'extérieur pendant de longues heures, courant après des chimères, traquant une odeur imaginaire, tuant des fantômes. Même si sa folie, ou en tout cas le mal qui empoissonnait sa chair, semblait prendre un peu plus le dessus chaque jour, cela avait au moins le mérite de l'occuper, puisque ce n'est que le lendemain, alors que l'aube n'était pas encore levée, que le vampire revint. Étrangement il avait prit soin de se couvrir quelque peu, et ce n'est qu'en parcourant un étage au hasard que le besoin de poursuivre le jeu se fit sentir, lorsqu'il aperçut une servante pas trop vilaine, pour une humaine. Elle ferait l'affaire pour ce soir, ou tout du moins, elle ferait l'affaire en guise de casse-croûte. Calmement le vampire s'était approché d'elle et silencieusement, il s'était immobilisé dans son dos, observant ses mouvements un à un, mouvements si lents, si las, encore plus que les siens à ce qu'il pouvait en juger. Au bout de longues minutes qui étrangement, passaient assez vite pour une fois, la servante se rendit compte de la présence du vampire, ou plutôt, de cette chose stationnant au-dessus de son épaule. Ce soir pour une fois, le Lord ne voulait pas faire dans la dentelle, ce soir pour une fois, il ne serait pas délicat et ne tromperait pas ses cibles.

Enveloppé dans une cape noire, fermée presque hermétiquement, ayant pour but de le protéger des quelques gouttes qui s'étaient abattues en début de soirée, seul le visage de Warren était découvert. Une capuche recouvrait ses cheveux roux, et seules quelques mèches se montraient à la lueur des bougies, figés, tout comme ses yeux, n'inspirant que la démence, et pourtant, en dépit de ses émeraudes figées dans une expression inconnue, en dépit de ses yeux grands ouverts, pas un sourire ne venait teinter ou gâcher la magnificence de son visage. Pas un sourire n'entravait la beauté d'un démon qui ce soir, avait simplement faim. Négligemment la domestique laissa tomber un drap tout juste plié en le voyant, faisait-il si peur que cela ? Sans doute. Un doux jeu s'en suivit, comme il aimait à le faire, alors que la demoiselle fuyait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, Warren n'avait pas bougé, telle la statue qu'il aimait imiter, il restait dans la même position et avait la même expression que lorsqu'il se tenait là, juste au-dessus de son épaule. Petite mascarade qui ne dura pas, lorsqu'elle fut hors de vue, les muscles du vampires se détendirent un à un tandis que ses chaussures claquaient en un rythme régulier sur le parquet fraîchement lustré.

Cette idiote avait emprunté les escaliers, Warren allait devoir parcourir de nouveau le chemin qu'il venait tout juste d'emprunter, c'est ce qu'il aurait dû faire en tout cas, marchant d'un pas décidé il se stoppa net au croisement de deux couloirs. Pivotant la tête par saccade, mécaniquement, il la stoppa lorsqu'un bruit clair lui parvint enfin, un petit bruit, trop léger pour un humain, mais qu'il entendait parfaitement, lui, vampire. A cet instant, il se trouvait partagé, l'humaine, ou le rire de l'inconnu ? Achevé celle qu'il avait effrayé, ou effrayer et s'acharner sur quelqu'un d'autre ? Après quelques minutes de réflexion, Warren se décida enfin à emprunter ce couloir d'où provenait ce bruit infime et infâme également. Le rire, bien étrange chose que cela, Warren n'avait pour sa part connu qu'un ricanement moqueur, rauque au début, dont le son s'estompait au troisième ton environ, ricanement plus comparable à un toussotement d'ailleurs, c'était tout ce qu'il était donné au Lord pour s'exprimer dans ce domaine. Son visage glacial semblait être fait dans le seul but d'afficher un sourire mélancolique qui parfois l'agaçait lui-même.

A force de marcher, Warren se retrouva finalement face à une porte d'où les rires étaient cette fois clairs et distincts, il ne s'amuserait peut-être pas autant qu'il l'avait prédit, car cette odeur exaspérante de ce sang, encore, et toujours là, le lui annonçait silencieusement. Ses yeux se levèrent au plafond alors que sa main sortait de sous sa cape pour se poser sur la poignet, l'ouvrant silencieusement tandis que les rires se faisaient plus clairs. Aussi discret qu'il l'avait fait pour entrer, le vampire referma la porte avant de poser enfin son regard sur l'auteur de ce son, ce qui n'eut pas pour effet de le satisfaire, loin de là. Il n'éprouvait pas franchement de plaisir à croiser ses cousins, mais alors pour ce qui était de sa sœur et de son frère, c'était encore un autre sentiment. Peut-être était-ce simplement une impression récurrente et injustifiée qui le hantait, et lui soufflait à l'oreille qu'il était différent, mais c'était aussi valable pour ses cousins. Un soupire exagérément long le secoua alors qu'il s'avançait vers sa chère et tendre sœur.

Le Lord s'arrêta à quelques pas d'elle seulement, pas de doute, son timbre de voix jusque là oublié, il le reconnaissait maintenant, sa silhouette perdu dans les abîmes, revenait doucement à sa mémoire fatiguée, d'un geste lent, il se saisit d'une de ses mèches de cheveux tandis qu'elle était secouée par un fou rire infernal, avant de s'éclipser bien trop vite, dans un autre coin de la salle. Détaillant la pièce en silence, sans tenir compte de sa sœur. Pour une fois, il ne pouvait oublier la personne qui lui tenait compagnie, elle était ce soir, beaucoup trop bruyante. Warren retira enfin sa capuche, révélant sa chevelure enflammée et si à part, elle aussi. Laissant ses bras sortir de sous sa cape, il la défit rapidement, dévoilant ainsi un costume tout aussi noir et banal qu'habituellement. Il plia ensuite le morceau de tissus fin sur son bras avant de le poser dans un coin de la table. Du mieux qu'il le pouvait, le vampire ignorait celle qui lui tenait compagnie ce soir, préférant détailler les fioles l'entourant, s'attardant notamment sur de l'acide sulfurique, à portée de main.
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Lady Dorothy Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 22 Aoû - 0:51

Légèrement voutée, pressant sa main contre son ventre, la jeune demoiselle tentait de calmer son rire. Dos à la porte, l’esprit en pleine recherche d’une solution pour s’arrêter de rire, elle n’entendit ni la porte s’ouvrir ni le moment au celle-ci se referma. Pourtant grâce à cette ouverture le gaz hilarant pu se dissiper peut à peut de la pièce. Agacée par ce rire qui lui donnait mal aux joues, au ventre et surtout mal à la tête, elle ne tarda pas à s’agiter en tout sens pour trouver un remède à cela. Plus elle voyait de formes étranges plus son rire se contractait, manquant d’oxygène son sang ne tarda pas lui aussi à faire acte de présence. Un filament fluide de sang s’écoula de son nez, quant elle vit alors son sang se répandre gouttes à gouttes sur le rebord de l’évier. L’odeur du sang la calma tout aussitôt laissant place à son instinct vampirique. Elle porta alors ses doigts sur le sang qui s’était écrasé sur le bord de l’évier pour les portaient ensuite délicatement à ses lèvres. Quelle magnifique odeur pour un vampire que le délicat parfum du sang chaud. La tête penchée vers le fond de l’évier elle se retenait de rire à nouveau, mais ne pouvait s’empêcher d’avoir un sourire sur son visage.

Alors qu’elle se pensait enfin tranquille pour reprendre ses petites activités, elle se fixa soudainement devant l’évier. Elle avait put entendre maintenant que ses rires s’étaient arrêtés, une respiration lente et familière. Elle saisit alors son mouchoir blanc et l’humidifia pour nettoyer le sang qui s’était déposé sur son visage. Ce silence, cette respiration aussi lourde qu’une averse d’été, il n’y avait pas la moindre hésitation. Elle l’avait entendu une bonne partie de son enfance et pourrait la reconnaitre parmi des millions. Elle leva la tête et rangea son mouchoir tacheté de sang avant de se retourner vers la personne qui n’était non loin d’elle. Cette silhouette ridiculement allongée et sombre ne portant aucune élégance si ce n’est celle d’un croque-mort. Il était la copie conforme d’un de ces pantins que l’on trouve dans les contes de fées. Ses cheveux d’une couleur peu commune, arrachèrent un sourire moqueur à la jeune Lady à cause du peu de gaz qui résidait encore dans son corps. Ses yeux d’un vert exceptionnel par leur clartés en aurait déstabilisé plus d’un s’il n’y était pas habitué. Un regard perçant presque malsain corrompu par la folie d’un être triste à voir et dangereux lorsque l’on ce le m’était à dos.

Le calme de la jeune femme étant revenu accompagné de sa froideur presque palpable figea le visage de la Lady comme si celui-ci c’était prit dans la glace. Ses joues lui faisaient encore mal, mais sa respiration était redevenue dès plus normal. Elle se mordait encore de temps en temps la lèvre inférieur pour s’empêcher de repartir dans un moment d’euphorie. Sa tête lui faisait mal, elle avait l’impression de les entendre encore dans sa tête, résonant comme le son des cloches d’une église. Une question vient alors travers l’esprit de Dorothy, qui n’en avait vraiment pas besoin maintenant. Que venait faire son frère ici ? Tout en le regardant elle y pensa soudainement, elle croisa ses bras et suivait du regard les yeux de son ainé. Il avait du entendre ses rires non contrôlés et se serait glissé dans la pièce sans le moindre bruit, sans le moindre mot. Intriguée, mais méfiante la tête fièrement levé comme on lui avait apprit depuis sa tendre enfance, elle ne le quitta pas des yeux. Un silence alors s’installa, chose qui fit le plus grand bien pour l’esprit de Dorothy. Elle resta ainsi un bon moment à l’observer sans bouger. Son visage inexpressif restant ainsi figé devant un pantin dont seuls les yeux semblaient être animé.

Depuis sa plus tendre enfance la jeune fille n’avait jamais cessé de quitter des yeux son ainé. Elle n’hésitait pas à pointer du doigt les moindres défauts de celui-ci et prenait un mal et un plaisir de le contre dire en tout points. Son plus grand loisir étant jeunette était de le provoquer, le pousser à bout. Pour qu’elle raison ? Bonne question, peut être pour attirer l’attention de celui-ci qui semblait faire comme si elle n’avait jamais existé vraiment. Malgré cette certaine haine qu’elle avait au plus profond d’elle, elle avait toujours eu une grande admiration pour celui-ci. Il est fréquent de voir chez des frères et des sœurs une grande rivalité, mais à la base c’est toujours le plus jeune qui prend exemple sur son ainé. Dorothy l’enviait presque, il était bien déférent et c’est cette différence qui faisait qu’elle l’appréciait bien qu’elle ne lui a jamais montré. Pourquoi ne lui avait-elle jamais montrer ? Par peur d’être rejeté, de ne pas plaire, de n’être pas assez bien pour aimer comme une sœur aime son frère un être aussi détaché de leur société. Pourtant avec son jeune frère, elle n’avait aucun mal à lui montrer son amour, peut être parce que dans ce cas là elle jouait le rôle de la cadette et ne voulait pas que son petit frère ressente ce qu’elle avait ressenti face à son ainé. Les histoires d’amour fraternel étaient parfois bien compliquées.

Après un long moment de silence dans lequel on pouvait entendre distinctement les pas des domestiques derrière la porte, la jeune femme finit par ouvrir la bouche pour prononcer quelques mots. Elle s’avança prés des flacons et commença à faire un nouveau mélange en prenant garde de ne pas reproduire le gaz hilarant qu’elle avait provoqué quelques minutes auparavant. Elle aurait bien aimé avec des corps, mais faute à pas de chance il n’y en avait aucuns ici apparemment si ce n’est le corps de son frère. Cela ne l’aurait pas déranger de faire quelques expérience dessus, mais elle douta que celui-ci soit d’accord pour qu’elle s’exerce sur lui. L’assommer, l’endormir cela pouvait être une bonne idée, mais il fallait trouver le bon moment, être plus rapide que lui et là encore elle douta qu’il ne verrait pas le coup venir de loin. Elle laissa alors de côté la partie anatomie et se consola avec les différents produits qu’elle avait sous la main.


- Quel vent t’amène ici mon cher frère ? J’espère que mes malheureux rires n’en sont pas la cause. Si c’est le cas j’en suis fortement désolée.


Désolée ? Voilà un sentiment qu’elle ne pouvait exprimer. Elle n’était pas plus désolée qu’un vautour ayant trouvé une bête malade sous un soleil brulant. Tristesse, dessolement, pitié, pardon étaient des choses qui n’avait aucune signification pour elle. Par contre les mots fourbe, sournois, cruel et moqueur étaient comme des étoiles brillants de milles feux dans le tissu de mensonges et de badinages qu’elle avait tissé au long de sa vie.
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Lord Warren Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 22 Aoû - 11:02

Le calme qu'il chérissait tant avait fini par retomber lentement dans la pièce, ce n'était pas un mal. Que Warren aimait entendre le silence, ce silence qui peut tout annoncer, ce silence si mystérieux et enchanteur ; lui seul, laissait tout attendre. Qu'est-ce donc qu'un bruit, un son, une voix ? Les mots servent à exprimer des choses et des sentiments, mais encore faut-il les penser réellement sinon ils sonnent cruellement faux. Le silence au moins lui, était brut, pas de modification possible puisqu'on n'entend rien, pas de changement d'un endroit à un autre, il était là comme partout, inchangé et immuable, ce qui expliquait peut-être son charme, en partie. Et c'était peut-être la seule chose existante au monde qui ne laissait pas le Vampire ci-présent indifférent. Il aimait le silence, lui qui était censé ne rien apprécier. Étrange personnage que voilà, ne pouvant aimer que des choses immatérielles et finalement, presque abstraites.

De temps à autre, le Lord, plutôt que de regarder les flacons et bouteilles l'encerclant, s'attardait sur sa sœur, ou plutôt, il l'observait brièvement comme on regarde rapidement une image aux premiers abords pour en faire une rapide esquisse, avant de se plonger dans le détail de cette même image pour la reproduire trait pour trait. N'étant qu'à l'esquisse, Warren remarqua tout de même un détail qui avait le don de l'agacer. Voilà qu'elle aussi, se mordait la lèvre inférieure. Mais quelle pouvait donc être cette fichue manie qu'avait sa sœur, et l'une de ses cousines ? Un petit geste qui leur insufflerait presque un semblant d'innocence. "Presque" et un "Semblant", visiblement, cela ne suffisait pas pour qu'elles paraissent véritablement innocentes. C'était sans doute impossible pour un vampire, l'innocence est synonyme de pureté et de naïveté dans le bon sens du terme. Impossible donc. Préférant détourner le regard de cette scène récurrente et donc écœurante à ses yeux maintenant, le Lord reporta de nouveau son attention sur l'acide sulfurique qu'il avait vu il y a peu, se saisissant de la fiole dans lequel il se trouvait avant de le poser sur la table.

Il existait en Warren des questions qui le suivaient depuis maintenant longtemps, aussi longtemps qu'il s'en souvienne à dire vrai, peut-être était-il né avec après tout ; mais il en existait d'autres, qui venaient subitement, lors de situations précises, qui n'en étaient pas moins intéressantes. En voyant ce flacon d'acide bouillonnant n'attendant que de ronger la chair, le Lord c'était demandé lequel de l'acide ou de sa faculté à se régénérer gagnerait. Qui serait le plus rapide, ou plutôt, le plus rapidement épuisé ? Oui, il fallait déjà songer à avoir une pareille idée mais pour assouvir sa curiosité, paraitre un peu plus fou ou peut-être simplement masochiste, il semblait que Warren était prêt à tout. Le vampire releva les manches de sa chemise lascivement, les calant à hauteur de ses coudes, dévoilant ainsi ses avants-bras aussi blancs que le reste, avant de placer l'une de ses mains au-dessus de l'évier. Qu'importe ce qu'il pouvait faire comme dégâts, il voulait juste une réponde. Excessivement lentement, il fit basculer la bouteille au dessus de sa main d'albâtre, à cet instant précis, le silence revenu et son état de concentration lui avaient permis d'oublier bel et bien sa sœur. Elle n'était plus, ou n'avait jamais été, il ne savait même plus, à quoi bon ? Le liquide finit par heurter la peau du Vampire, la brûlant immédiatement, tentant de ne pas faire en sorte que l'acide s'en aille en une seule fois, Warren essayait de le contenir sur sa main le plus longtemps possible, sentant les tissus se désagréger lentement sans pour autant changer d'expression. La froideur semblait seule maîtresse de son visage, devant cette main qui lentement, se faisait dévorer par un monstre liquéfié, affamé de tout. Sa peau d'ordinaire si blanche se mit à rougir, brûlant purement et simplement tandis que sa capacité à régénérer se faisait attendre. Ce n'était qu'un détail, en jouant à ce jeu, il savait pertinemment les risques qui accompagnaient cela, ou plutôt, les risques susceptibles d'accompagner cela. Le vampire secoua finalement vivement sa main dans l'évier, retirant de ce fait l'acide restant qu'il avait réussi tant bien que mal à maintenir sur le dos de sa main. Observant un instant l'état de son membre supérieur droit, le Lord ne broncha toujours pas, malgré la courte expérience, on pouvait dire qu'elle était fructueuse, plongeant sa main sous l'eau, une autre question venait tout juste de le tarauder, qu'arriverait-il si un vampire buvait simplement l'acide ? Cette fois-ci la froideur laissa place à un fin sourire en coin éphémère, car aussitôt apparut, il fut déjà bien loin. Ce serait à tester, mais sur un autre, lui était tout bonnement trop insensible à ce genre de choses et cela le lassait lui-même. Jeu qui promettait d'être intéressant, il s'en souviendrait.

Une fois sa main tremblante rincée, le Lord l'essuya passivement, adressant un bref regard à la sœur qu'il avait oublié. Elle n'avait pas bougé, et était encore là. Miraculeusement. Reposant le torchon rapidement en une masse informe, sur le rebord de l'évier, Warren constata que sa main était de nouveau intacte, aussi blanche que d'ordinaire comme s'il n'avait rien fait... Décevant. A croire qu'aucune expérience ne marcherait véritablement. Puisqu'il n'avait que cela à faire à portée de main, le vampire s'attarda sur sa sœur, la détaillant autant qu'elle le détaillait. Il est vrai qu'il lui semblait avoir le souvenir qu'elle le fixait beaucoup, sans trop savoir la raison de tout ceci. Peut-être étudiait-elle ses mouvements pour mieux les lui faire regretter parfois. Résultat logique d'une enfant vexée qu'il ignora complètement. Le Lord était au courant de l'existence d'un frère et d'une sœur, de-là à les connaître, c'était une toute autre chose. Ils étaient liés par le sang et ce, pendant un long, très long moment, c'était déjà beaucoup, trop pour Warren, raison pour laquelle il ignorait éperdument ces liens. Ainsi elle avait bien changé depuis son départ, comparable à une vraie Lady maintenant, elle le regardait fièrement, la tête haute. Ses cheveux ébène accentuaient son charme en faisant ressortir son teint pâle, un visage aux traits fins, des yeux perçants, trait de famille sans doute. Bien vite le vampire se délaissa de son observation pour reporter son regard ailleurs, n'importe où, mais pas sur elle, au moins pendant qu'elle ne parlait pas, ce qui ne tarda pas à arriver.

Inévitablement, cela commençait par une question. Warren avait horreur de ce genre de procédé, bien souvent, il était contraint de répondre s'il voulait à son tour, avoir une réponse éventuelle à une question potentielle. Ce qui l'amenait ici ? La folle idée, maintenant perdue, de s'amuser avec le fou, plus qu'avec la domestique qui avait sans doute stoppé sa course maintenant. Et dire qu'il avait raté un festin à cause de sa sœur. L'éventualité de la mordre lui traversa bien l'esprit, mais cela paraissait tout bonnement impossible qu'elle soit si généreuse avec lui. Un soupir le secoua, comme bien souvent. Si, ces rires en étaient la cause, et elle le savait sans doute, pure phrase inutile, si elle eut été une question, elle aurait été simplement rhétorique... Et voilà que l'hypocrisie était prise en flagrant délit. Désolée ? Cette chère vampire, d'avoir troublé le calme de son frère ? Pas le moins du monde. Le Vampire n'avait presque rien contre l'hypocrisie, lui même en faisait usage parfois, mais ce qu'il haïssait dans ce procédé, c'est qu'on puisse imaginer un seul instant que l'autre en face - en particulier quand l'autre, c'était lui -, ne se rende pas compte de cela. Cela avait presque le don de l'énerver. Presque, seulement. Si, étant jeune, elle parvenait à lui faire piquer quelques crises d'énervement - ce pour quoi elle était assez douée, il était forcé de le reconnaître -, ce n'était plus le cas maintenant, Warren avait changé sur ce point là au moins. Croisant les bras sur son torse, s'adossant à la table, le Lord prit une grande inspiration avant de parler doucement, comme il l'avait toujours fait, de sa voix grave et glaciale.

" Je chasse. "
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 22 Aoû - 14:20

Pendant que son aîné s’amuser à faire mumuse avec un flacon d’acide sulfurique, Dorothy eut subitement une idée farfelue qui lui traversa l’esprit. Elle ne pouvait pas l’endormir, elle n’avait pas la force de l’attacher, mais elle pouvait quand même tenter quelques expériences sur lui. Comment ? Comment pouvait-elle assouvir sa curiosité plus que piquante ? En proposant tout simplement à son frère un produit bien plus dévastateur que l’acide sulfurique, histoire de voir quelle réaction aurait le liquide sur lui. Elle l’aurait bien fait sur elle, mais son frère étant là avec en plus l’envie de jouer avec l’acide. Alors pourquoi ne pas tenter sa chance de réaliser une petite expérience amusante ? Prenant bien soin de rien renverser sur sa peau, la moindre petite goute de trop étant capable de faire une jolie explosion ramenant une bonne partie du château. Elle avait retenu d’un bel ouvrage une formule très intéressante. Ce que ne savait pas la jeune femme par contre c’était s’il était finalement bon de la faire. Son frère étant imprévisible pourrait vouloir retourner le magnifique liquide contre elle. Il en avait du moins les capacités et cela n’aurait pas étonnée Dorothy. Elle se demandait ce qu’il pourrait se passer une fois ce produit versé sur la peau de son frère. Le liquide étant plus corrosif que l’acide sulfurique. Petit problème cependant, dans quoi allait-elle le faire tenir ? Le verre ? Non il se dissoudrait en moins de deux… Le plomb alors ? Il n’aurait lui aussi pas vraiment le temps de tenir longtemps. Elle ne trouvait pas d’autre moyen que de le verser directement sur la chair de son aîné.

La jeune Lady s’arrêta soudainement, regardant un instant son frère puis reprit aussitôt ses esprits et poursuivit ses mélanges des plus colorés. Etait est-ce seulement pour une simple expérience qu’elle souhaitait lui verser un tel produit ? A vrai dire non, mais cela semblait un bon prétexte et une bonne chose pour sa curiosité. Elle semblait méditer sur la question, cela valait il vraiment le coup après tout elle ne savait pas encore comment elle allait lui verser dessus. Tout en méditant sur cette question elle leva les yeux vers son frère un court instant puis les reposa sur ses flacons avec un sourire mélancolique. Ils n’étaient d’ailleurs pas très bavards, Dorothy n’ouvrait sa bouche que pour déverser un flot de méchanceté ou pour jouer les Ladies modèles qu’on à envie d’envier. Son frère chassait ? Elle le voyait pourtant inactif, à moins que sa proie fût maintenant dans la même pièce de que lui. Une nouvelle raison semblait alors apparaitre dans le cerveau malade et complètement tordu de la jeune femme. Deux nouvelles raisons de faire ce produit en plus d’une raison bien secrète et qui était bien personnelle. Elle avait déjà tout soigneusement préparé dans un coin de son cerveau et n’attendait que le bon moment pour agir.

Elle laissa reposer les préparations quelques instants, ses deux mains poser sur la table elle regarda son frère avec un sourire innocent. Ce but étant maintenant de le faire venir jusqu’à elle en l’aveuglant par la colère pour qu’il ne se doute de rien. La chose qu’elle n’avait pas encore prévu fut le fait que son aîné aurait par miracle réussit après temps d’années à contrôler son courroux en lui sans que personne ne sans doute. Il cachait bien son jeu, mais l’imagination débordante de la jeune femme allait elle lui faire perdre pied ? La Lady trifouilla dans ses sombres souvenirs en essayant de se rappeler se qui pouvait énerver le plus son frère. Si elle n’y arrivait pas elle changerait de plan pour arriver au point final. Son but étant qu’il soit assez prés d’elle sans pour autant qu’elle ne bouge de sa place et donc des outils qu’elle aurait besoin pour sa magnifique petite expérience. Caressant du bout des doigts un scalpel elle finit par ouvrir la bouche de nouveau en prenant sa plus douce et tendre voix. La voix d’un agneau dans une peau de loup assoiffé attendant le bon moment pour bondir de dessous son costume aux pattes blanches.


- Chasser ? Mais voyons, mon cher frère ne te serais-tu point perdu en route ?


Perdu en route, voilà une bien belle expression digne d’un bon chasseur. Continuant à jouer avec le scalpel elle gardait son sourire innocent et pur. Ses crocs aussi tranchant que des lames de rassoir étaient gentiment rangés derrière une façade d’innocence immonde. Dorothy savait si bien utiliser son sourire, ses sentiments, ses atouts pour manipuler sans pitié. Une redoutable sorcière dans la peau d’une jouvencelle. La fantasque jeune femme avait apparemment maintenant une activité qui avait diminué son ennui. Tapotant de ses ongles la table elle cherchait un nouveau joujou pour faire passer le temps. Ses yeux s’éclairaient quand ils se posèrent sur une magnifique pince. Elle laissa alors le scalpel qu’elle avait sorti non loin d’elle et saisi la pince coupante. Elle imaginait déjà se quelle pourrait faire avec de tels objets et un corps sous la main. Les idées poussaient comme des mauvaises herbes dans la tête de la jeune femme. Ils n’étaient pas dans une salle de torture, mais pour Dorothy n’importe quelle salle pouvait devenir un lieu de torture quand on s’avait comment s’occuper avec ce qu’on a sous la main. Son nouveau caprice était sur le point de venir lentement au monde dans les exquis délices de son art.

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Lord Warren Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 22 Aoû - 16:46

Il demeurait immobile, une fois encore, à détailler les murs de la salle, tous froids et sombres, sans doute ce qu'il faut pour faire d'un simple laboratoire, un lieu obscur où se produisent des expériences toutes plus macabres les unes que les autres. Pivotant légèrement la tête en direction de sa sœur, il la regarda faire sans dire mot, cruellement muet comme il l'avait toujours, ou presque toujours été. C'était étrange de la voir évoluer au-dessus de ces flacons, sa chevelure noire, ses yeux figés sur ce qu'elle faisait et une expression anormale accrochée à son visage lui donnaient des allures de Sorcière. Mais qui sait, peut-être n'était-elle tout bonnement que cela, après tout, ce n'est pas avec ce qu'il connaissait d'elle que Warren pouvait savoir ou non si elle était ce que son apparence laissait entrevoir. Après avoir détaillé une bonne partie de la pièce, ou tout du moins, son coin à lui, il n'avait trouvé rien de mieux que de détailler sa sœur. Et c'était assez intéressant de la voir faire. Comme s'il lui manquait quelque chose, un instrument, ou un produit, la belle se stoppa net, leva les yeux jusqu'à lui, puis reprit le court de ses formules, provoquant l'incompréhension du Lord.

Il était étrange mais finalement, il n'était pas le seul, loin de là. Sa sœur un peu à part était bien spéciale elle aussi, et elle avait la fâcheuse tendance de le regarder un peu trop souvent à son goût. Peut-être le faisait-elle avec tous d'un autre côté, une habitude ridicule consistant à fixer l'autre pendant toute la soirée. A cette idée les yeux de Warren se fermèrent tandis que sa tête revenait à son emplacement normal. Dommage qu'il préfère penser plutôt que parler, auquel cas il aurait de bien belles choses à dire, toutes aussi désagréables les unes que les autres. Enfin, au moins, cette petite vampire ne devait pas s'ennuyer, ou en tout cas moins que lui, si de simples fioles l'occupaient, elle n'avait pas besoin de grand chose, du moins c'est ce que pensait le Lord. Il décroisa finalement ses bras pour poser ses mains en arrière, sur le plan de travail, relevant un peu ses épaules pour basculer sa tête en arrière, les yeux toujours clos. En y songeant à deux fois, il ne savait toujours pas pourquoi elle avait eu cette crise de fou rire, il n'y avait pas de quoi, ici. Mais peut-être était-il aveuglé par la faim pour voir ce qui lui avait semblé drôle.

Le tintement des fioles se stoppa, et le silence retomba, ce qui força le vampire à ouvrir un œil, fixant sa sœur, constatant avec dédain qu'elle lui souriait innocemment. Warren abandonna sa position, redressant sa tête sans cesser de fixer sa sœur tout comme elle faisait, si ce n'est que lui, ne souriait pas. Sa langue de vipère avait envie de fendre l'air, de dire à sa pauvre sœur que ces stratagèmes pour le rassurer, l'amadouer ou je-ne-sais-quoi d'autre ne fonctionnaient pas avec lui, mais encore une fois, il préféra se taire, abandonnant l'idée, de toute façon, la connaissant, elle n'arrêterait pas, et continuerait sûrement même. Toutefois, le vampire ne savait trop quoi penser face à cela, le pensait-elle si naïf ? Ou était-ce - encore - une habitude qu'elle avait prise et dont il était à son tour la victime ? Et dire que ce visage d'ange en trompait plus d'un... C'était navrant, et c'était toutefois le charme vampirique. Comme si ce sourire faussement naturel ne suffisait pas, voilà qu'elle utilisait une voix douce et presque tendre. C'était décidément trop pour lui, Warren aurait préféré, au moins pour ce soir, être sourd et aveugle. Pourquoi n'avait-il pas sagement poursuivit cette domestique ? Pourquoi finalement le hasard faisait-il si mal les choses ?

Non, il ne s'était pas perdu. Il l'était peut-être dans son esprit tourmenté mais pour ce qui était d'un lieu concret, le vampire avait un bon sens de l'orientation, et depuis le temps qu'il parcourait ces couloirs, heureusement qu'il ne se perdait pas en route. Cette phrase l'obligea à reporter une fois encore son attention sur sa chère et tendre sœur, celle-là même qui avait délaissé un scalpel pour une pince coupante. Ciel, il ne lui fallait vraiment pas grand chose, cette hypothèse se validait d'instant en instant. De nouveau, Warren soupira, glissant une main dans ses mèches rousses, les rabattant un instant en arrière, dévoilant les tatouages auxquels il ne pensait plus maintenant, avant de stopper sa main au niveau de sa nuque, attendant que ses mèches reviennent sagement à leur place, cachant partiellement ses yeux. Ramenant sa main gauche dans sa poche, ses doigts se heurtèrent à son paquet de cigarettes, était-ce seulement prudent de fumer là ? Non, sans doute, mais il n'avait pas pour habitude d'être réfléchi. Alors qu'il extirpait le paquet en question de sa poche, le Lord se décida - enfin - à répondre.

" J'avais dans l'intention de stopper la démence d'un fou en l'égorgeant... Mais mon fou n'était autre que quelqu'un qui ne m'est que trop familier. "

Ouvrant le paquet d'une main, Warren glissa une cigarette entre ses lèvres avant de refermer le paquet pour le remettre à sa place comme si rien ne s'était passé. Certes, le Vampire avait pour habitude d'avoir toujours au moins une cigarette sur lui, mais il oubliait systématiquement les allumettes qui allaient avec, encore que dans un château, ce n'était pas les bougies qui manquaient. C'est alors que mécaniquement, ses yeux se posèrent sur la seule source de lumière de la pièce, juste à côté de la Sorcière. Tel un pantin désarticulé, le vampire se décolla de la table, marchant lentement en la longeant, laissant sa main droite glisser sur les rebords. Les expériences n'avaient pas été toutes chimiques en ce lieu, c'était certain, et pourtant cela ne le dérangeait pas, loin de là, et fort heureusement. Sans aucune forme, parce que comme toujours, ses vêtements étaient trop amples pour mouler un tant soit peu son corps, la chose qu'était Warren à cet instant s'arrêta à quelques pas seulement de sa sœur, lui adressant un bref regard avant de le poser sur plus intéressant - la bougie. Sa main se décolla alors de la table pour s'emparer de la cigarette, l'approchant de la flamme alors que quelques instants plus tard, de nouveau, le Lord la portait à ses lèvres. Tirant une première bouffée, il s'attarda sur le mélange qu'avait stoppé Dorothy, plusieurs minutes plus tôt. Que faisait-elle donc pour que ce soit aussi intéressant ? Ses yeux se posèrent alors sur une texture sombre non loin, pour le moins immonde, un peu plus encore que sa silhouette biscornue. Le vampire adressa un regard plus insistant cette fois, à sa sœur, exigeant plus ou moins une réponse en silence.
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 22 Aoû - 19:38

Dorothy fut surprise de le voir déjà avancer, elle ne laissa cependant rien apparaitre sur son visage que son éternel sourire enfantin. Elle l’énervait déjà ? Pourtant elle commençait tout juste … La lady fut rassurer quand elle remarqua en vérité le tabac qu’avait son frère à la bouche. La fine observatrice remercia dans son fort intérieur le goût de son frère pour le tabac et pour la bougie qui par bonheur était juste à côté d’elle. Elle n’y avait pas pensé plutôt et pour cause, elle n’avait pas eu le souvenir que son aîné inspirait du poison. Après tout il c’était bien renverser quelques minutes auparavant de l’acide sulfurique alors inspirer du tabac ce ne pouvait pas être plus ravageur. Elle soigna son image, essayant d’être la plus sage des jeunes ladies de ce château. Elle ne faisait bien évidemment pas ça pour rien. Elle cherchait avant tout le point faible et déclencherait la colère de son frère. Elle ne trouva pas mieux que de jouer les âmes innocentes et fragiles pour le moment. Elle n’en fit pas trop quand même, de peur d’être soudainement démasquer chose qui aurait était dommage alors qu’elle l’avait à seulement quelques pas d’elle.

Alors qu’elle le regardait allumer tranquillement son tabac, elle remarqua que les yeux de son frère eux fixaient tout autre chose. Les yeux perçant de la jeune femme se plissaient soudaient encore plus qu’à leurs habitude. Intriguée, elle regardant dans la même direction que son aîné le flacon à la mixture noirâtre. Elle tourna la tête immédiatement vers son frère, puis de nouveau vers le flacon. Un sourire alors malicieux ce glissa sur son visage laiteux. Elle saisit délicatement le flacon, le porta au niveau de son visage, l’agita doucement pour faire bouger à l’intérieur la mixture puis la montra d’un peu plus près à son faire. Avant que celui-ci n’y touche où puise avoir une quelconque réaction, elle jeta violement le flacon dans l’évier gardant aux lèvres son sourire fourbe. Une fumée noire se dégagea alors quand le flacon éclata dans l’évier. Profitant de son moment de diversion, la jeune femme poussa les deux autres petites fioles qui étaient sur la table, les mélangeant ainsi avec d’autres fioles. Elle n’aurait pas de mal à les reconnaitre, l’un avait une ficelle bleu et l’autre une ficelle verte, les autres avaient des ficelles de toutes les couleurs sauf le bleu et le vert. Elle avança rapidement deux fioles au hasard pour remplacer celles qu’elle avait cachées. Une fois la fumée dispersé elle fit mine de c’être retourner à cause de cela et continua son petit numéro comme ci de rien n’était. Une fois que la fumée noire fut complètement dissipée, elle joignit ses mains et prit sa voix de douce colombe.


- Avec la chaleur elle aurait provoqué une nouvelle crise de rire non désiré...


En parlant de crise de rire, sa crise avait apparemment complètement disparut, peut être parce qu’à présent elle était occupée à ramener doucement les filets dans lesquels son aîné était en train de tomber progressivement. Elle s’approcha gentiment de son frère tout en gardant une certaine distance. Elle semblait examiner le visage de celui-ci comme un médecin examine son patient. Ne voulant toucher le visage de son frère, elle tourna légèrement la tête de gauche à droite pour voir le visage de celui-ci sous toutes ses formes. Une fois ses examinassions faites elle se recula d’un pas et affirma clairement qu’il avait l’air malade, qu’il était encore plus pâle que d’ordinaire et comme elle était sa sœur elle ne pouvait le laisser aller ainsi. Elle lui fit tout un cirque sur la circulation sanguine comme s’il n’était qu’un inculte et qu’il ne connaissait pas les dangers. Elle était une bonne comédienne et insister sur le fait qu’il devait aller se nourrir pour son bien. En vêtirait elle s’en moquait pas mal qu’il ne se nourrisse pas, elle cherchait juste à le faire amener par n’importe quel moyen à son cou. Puis au dernier moment, elle reprit de plus belle en annonçant presque le contraire qu’elle avait dit un peu plutôt. Elle tourna les talons et fit mine de ranger et fermer les flacons qui se tenaient sur la table. Ainsi dos à lui, dans une posture très désavantageuse pour un être vivant l’empêchant de voir ce qui pouvait se tramer dans son dos. Elle continuait à parler, parlant de tout et de rien, elle passait du coq à l’âne, racontait se qu’elle avait vu hier et en venant ici. Cherchant à déstabiliser et à fatiguer son frère par la parole.

Des mots, des mots s’écoulaient de sa bouche sans cesse, ils étaient impossibles de les arrêter et ses mains qui rangeaient les flacons allaient de plus en plus vite en tout sens sur la table. Elle laissa tomber quelques tubes tout en continuant à parler avec une voix d’enfant. Une véritable fontaine de gestes et de paroles qui ne pouvait s’arrêter. Les mots avaient le don d’enchainaient ceux qui était doté de parole et ceux qui les entendaient. Des chaînes invisibles emprisonnant l’âme de leur utilisateur tout comme ceux qui les écoutaient. Poussant parfois à la colère, la tristesse et les mots qui formaient les chaînes les plus fortes sont sans doute les promesses qui lient et retiennent les êtres. Dorothy se servait de mots pour enchaîner son aîné, il pouvait lutter certes, mais il ne pouvait pas les ignorer eux, à moins qu’il soit d’un seul coup devenu aussi sourd qu’un pot. Elle avait finalement trouvé comment l’assommer et l’enchainer, elle avait choisi de le faire psychiquement grâce à une arme redoutable que pouvait être le charme des mots. Une fois déversé ils ne pouvaient être rattrapaient et se glissait n’importe où à n’importe quel moment du jour ou de la nuit. Elle attendait sagement en continuant de verser ses mots, elle attendait qu’il étouffe, qu’il se noie gentiment dans ses flots de mots impalpables et cruels. Elle connaissait assez bien son frère pour savoir qu’il parler peu, alors si une vague de mots s’écraser sur lui… Ses flots de paroles envenimèrent en même temps son mal de tête qui avait était provoqué par son rire, mais elle ne s’en souciait pas, bientôt elle aurait ce qu’elle voulait depuis le débarquement de son frère dans le laboratoire. Ce qui pouvait se passer par là suite l’intéressait moins, de toute façon elle aurait encore une ou deux idées plus tard une fois son caprice du soir accomplit. Prête à tout pour avoir se qu’elle désire quitte à mettre sa propre vie en danger pour avoir se qu’elle voulait en ce moment même.

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 22 Aoû - 23:31

Tout autant que la fumée s'élevait dans les airs, l'esprit de Warren, lui, s'embrouillait également, il cherchait la raison de ces sourires, de ce ton si peu naturel. Que cherchait-elle à faire ? Pourquoi tout cela ? Qu'attendait-elle de lui exactement ? Autant de questions sans réponses qui se bousculaient aux portes de son esprit clos. Il n'y avait rien à cacher, pas à lui, pas à son frère, il la connaissait peu pour un membre si proche de la famille, certes, mais il la connaissait tout de même, et quand bien même, il fallait être idiot pour ne pas s'apercevoir que quelque chose se tramait là-dessous. Elle n'avait jamais réagit ainsi avec lui, ou si, dans le seul but de le pousser à bout. Même si ce sourire l'agaçait, ce n'était pas avec ça qu'elle allait le faire mettre en colère. Son sourire, ou son jeu d'actrice consistant à la faire passer pour une petite enfant sage. Concentré sur sa cigarette, il ne la lâchait pourtant pas des yeux tandis qu'elle s'emparait de la mixture. Méfiant en silence, Warren la suivait simplement des yeux, mais elle n'avait pas intérêt à lui lancer cette chose en pleine figure auquel cas, les choses tourneraient mal pour l'un comme pour l'autre. Le vampire ignorait ce en quoi cette étrange chose consistait, mais, il ne souhaitait pas vraiment le savoir. Sous ses yeux, Dorothy agita le flacon, mélangeant le tout avant de l'approcher de lui, ne provoquant aucune réaction. les yeux du Lord restaient figés dans ceux de sa sœur, cherchant peut-être à la prévenir inconsciemment.

Message transmis ou simple hasard - Warren optait plutôt pour la seconde possibilité -, la demoiselle jeta le flacon dans l'évier, provoquant la naissance d'un nuage noir s'étendant dans la pièce. L'odeur était décemment nauséabond, le vampire ne supportait pas cela, il ne pouvait même pas profiter de l'odeur de sa cigarette, ce qu'il considérait comme étant tout bonnement un sacrilège. Récupérant la cigarette entre deux de ses doigts, le Lord colla son bras sur son nez, sa manche, depuis longtemps retombée, portait son odeur qui lui était au moins agréable, elle. Lentement, trop lentement, la fumée se dissipa, laissant réapparaître la silhouette de sa sœur temporairement - et temporairement seulement - perdue. Le vampire reporta alors la cigarette à ses lèvres, observant les alentours sans broncher, tandis que de son côté, Dorothy jouait les saintes. Triste spectacle, c'était navrant, mais après tout, elle pouvait bien faire comme elle le souhaitait, c'était son choix. Ainsi donc, la chaleur aurait provoqué une nouvelle crise de fou rire. La crise dont elle avait été victime était donc due à cette étrange substance coulant maintenant dans les tuyaux enchevêtrés sous le plancher... Étrange, pourquoi briser la fiole maintenant alors que la bougie avait toujours était à cet endroit là ? Le gaz aurait dû se libérer avant qu'il ne vienne allumer sa cigarette. Comme toujours, Warren abandonna cette idée, de toute façon, il n'eut pas vraiment le choix pour le coup. Subitement, sans prévenir, sa sœur s'avança vers lui.

Être observé ne le gênait pas plus que cela, mais être détaillé à un tel point comme on détaille un animal de foire, c'était un peu plus embêtant, particulièrement pour sa sœur, en fait. Elle le regarda de près, pivotant un peu la tête pour voir son visage sous tous les angles tandis que patiemment, le cobaye prenait son mal en patience en fumant paisiblement, profitant de ce rare moment de calme et de détente. Malheureusement ce moment fut bien vite interrompu par un diagnostic ridicule, depuis quand la Sorcière faisait-elle dans la médecine ? Il avait toujours était aussi pâle qu'il l'était actuellement, il n'avait pas changé d'un pouce, parce que cela ne lui était pas permis. L'Eternité l'avait possédé, lui, comme les autres vampires, pas la peine de chercher quelque chose d'inexistant. Il devait se nourrir, ça, il était bien d'accord, mais si ce n'est quelques souris et une vampire, il n'avait pas grand chose sous la dent. Loin de lui l'idée de se soucier de l'avis de l'autre - en tout cas de certains - avant de mordre, mais il hésitait tout de même à s'attaquer à sa sœur. Il n'avait pas peur, ni même aucune crainte, c'est juste qu'elle était si fourbe qu'elle trouverait bien le moyen de lui faire payer ce geste, s'il ne lui plaisait pas... D'un autre côté, c'était à ses risques et périls, Warren n'avait pas pour habitude de lâcher prise lorsqu'il avait faim, et il buvait tant qu'il avait soif, or, il avait une sorte d'estomac sans fond l'obligeant à se nourrir en grande quantité.

Cette envie ne s'estompa d'ailleurs pas au fil de la conversation, enfin, conversation, tout est relatif, il s'agissait là plutôt d'un monologue que Dorothy lui faisait. Mais il n'en comprenait pas le but, elle parlait de tout et de rien, des choses inutiles qui ne le concernait aucunement, tout ça, pour quoi faire ? Était-elle frustrée qu'il ne parle pas ? Ou avait-elle un besoin compulsif de se confier, de faire état de sa journée et des détails tous plus ennuyeux les uns que les autres au premier qu'elle croisait ? Warren aurait pu comprendre qu'elle lui donne quelques moment importants de sa vie, qu'il aurait raté pendant sa longue absence, mais là... C'était clair, elle voulait quelque chose de précis. Le vampire l'observa lui tourner le dos, sans qu'elle ne daigne se taire. Plus il entendait sa voix, plus celle-ci se modifiait dans sa tête, prenant un ton soudainement bien plus aigu, strident, devenant insupportable. Quoiqu'elle fasse dans cette pièce, elle n'arrêtait pas, enchaînant des mots naturellement tout comme, naturellement, Warren restait muet. Ce manège dura un bon moment, mais finalement, le vampire se lassa, il écrasa sa cigarette dans sa main, laissant les cendres retomber vaguement sur le sol, après quoi, furtivement il se retrouva derrière sa sœur. Immobile, il se tenait exceptionnellement droit pour une fois. Son bras gauche était au-dessus de l'épaule de sa cousine, et la grande main fine et blanche du Lord se situait devant le visage de la demoiselle, à quelques centimètres, légèrement refermée.

Warren en venait à se demander si ce gaz hilarant n'avait pas des effets secondaires, ce qui pourrait expliquer l'attitude bizarre de sa sœur... Mais qu'importe au fond, la réalité était là. Même si le débit de paroles de sa sœur était de loin, plus élevé que le sien, il savait qu'elle l'écouterait s'il parlait, même si elle ne s'arrêtait pas pour autant. Lentement, il prit une légère inspiration, approchant un peu plus ses lèvres de l'oreille de sa sœur, soufflant quelques mots à son tour, moins nombreux, mais au moins clairs.

" Dois-je te briser la mâchoire pour que tu te taises, ou préfères-tu m'expliquer calmement le but de cette attitude ? "
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Lady Dorothy Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Dim 23 Aoû - 1:33

Au moment où elle vit la main de son aîné approchait elle cessa de parler et de bouger glissant délicatement les deux flacons dans une petite poche de sa robe. Son plan A venait de tomber à l’eau ou du moins elle cherchait finalement quelques choses de plus subtile pour avoir son frère. Puisque la carte de l’énervement ne marchait plus, elle avait choisir autre chose. S’échappant des griffes a serrées de son pantin de frère elle changea de visage et de place. Elle se posta sans un mot dans le fauteuil derrière le bureau couvert de papiers jaunis. Son masque de fille sage étant tombé et c’étant brisé au sol, elle se mit à porter celui du penseur. Le regard perçant et lointain, accoudée sur les bras du fauteuil, les mains jointes avec ses deux index posés sur ses lèvres elle visait le fond de la salle devenu soudainement calme. Que faire maintenant ? Elle avait déjà une petite idée en tête. Son frère avait apparemment changé, il était beaucoup plus calme qu’avant chose qui vexa un peu Dorothy. Les choses auraient étés beaucoup plus simple s’il n’avait pas changé d’un pouce, mais hélas celui-ci avait réussi à changer. La respiration de la jeune femme marchait comme au ralentit pour enfin laisser échapper un soupire qui en disait long. Elle passa les doigts de sa main droite sur son visage et frotta de son pouce et son majeur ses paupières. Elle finit enfin par reprendre goût à la parole pour seulement dire quelques mots. Ces mots là semblaient fades, sans vie comparait à son flot de divagation qu’elle avait sut sortir quelques minutes plutôt.

- La vie est lunatique et se plaît à mener les événements comme une fantaisie, sans rime ni raison… Et bien je suis comme elle.

Une fois cette phrase sèchement dit sans émotion elle s’adossa au dossier du fauteuil, inspirant une profonde bouffée d’oxygène elle fixa le plafond. Elle repositionna ses mains et scruta avec amertume le plafond. Elle semblait complètement oublier son frère ou du moins elle le faisait croire. Dans sa tête la mécanique de son cerveau travaillait à un nouveau plan plus fourbe. Quelques mèches de ses cheveux tombèrent en cascade sur ses épaules, ses yeux mobiles contemplaient de par et d’autres le plafond. Elle n’avait soudainement plus envie d’embêter son frère ou du moins pour le moment, elle était bien trop occuper à perfectionner un nouveau plan. Elle pouvait être des plus agréables quand elle n’avait pas un plan en tête. Enfin des plus agréable pour quelqu’un qui n’avait ni envie de parler ni envie de l’embêter. Son flots de paroles l’avait fatiguée, elle était pour le moment non disposer à expliquer quoi que cela puise être. Son visage froid tout aussi sans vie que ses mots, avait comme à son caractère primordiale la pâleur lunaire. Chose qui était tout à fait normal pour un vampire certes, mais on pouvait dire qu’elle collait parfaitement bien avec l’astre. Jouant à cache-cache avec les gens qui l’entour comme la lune les soirs nuageux. Tantôt assoiffée comme la lune rousse dévastant sur son passage tout signe de vie. Parfois semi-présente comme la demi-lune rêvassant dans un coin en pleine réunion familial inutile par exemple. Dorothy avait plusieurs facette qu’elle aimait souvent montrer ou qu’elle montrait inconstamment, mais une chose n’était absolument pas à faire c’était de lui faire remarquer. Si par malheur cela arrivait la Lady laissait facilement place à une chimère dont les jolis crocs sont automatiquement remplacés par des crocs de serpent prêts à verser son poison sur n’importe qui.

Après un moment immobile, elle bascula la tête vers son frère avant de poser les yeux sur les différents papiers qui se trouvaient sur le bureau. En entrant elle n’avait pas bien prêté attention à cette paperasse qui maintenant paraissait bien étrange à ses yeux. L’écriture était bien trop laide et sale pour pouvoir y comprendre quelques choses. Elle laissa alors son plan machiavélique de côté pour occuper son cerveau avec ses quelques papiers chiffonnés. Sans dire un mot, tendit le papier à son frère pendant que ses yeux parcourraient les autres cadavres de papiers qui se trouvaient là. Elle se souvient alors ce qu’elle était venue chercher ici avant de se lancer dans les différents mélanges qu’elle avait préparé. Quelqu’un était entrait ici et avait laissé la porte entrouverte. Chose qui intriguait la jeune femme. Pourquoi laisser la porte d’un laboratoire entrouverte ? L’ancien occupant serait partit brusquement en oubliant de fermer correctement la porte, mais en ayant le temps de ranger soigneusement chaque choses à sa place ? En pensant à ça, elle leva la tête regardant la salle minutieusement. C’était à présent un véritable champ de bataille, en particulier là où elle s’était amusée. Elle soupira secoua la tête de manière négative et désespérait puis replongea dans les papiers. Elle pencha peut de temps après son visage vers son aîné, les yeux braqués sur lui en espérant qu’il est quelques choses d’intéressant à dire sur cela. En même temps elle n’en espérait pas trop de son frère. Bien qu’il avait sentit venir le mauvais coup qu’elle essayait maintenant de cacher, elle ne s’attendait pas à ce qu’il comprenne quelques choses à tous ses symboles étranges. Elle le sous-estimait peut être, après tout c’était lui l’aîné ici il aurait était normal qu’il sache plus de choses qu’elle.

Tout en laissant une oreille à l’écoute de son frère elle reporta son regard sur l’armoire fermé à clé qu’elle avait tenté d’ouvrir en arrivant. Elle chercha alors dans les tiroirs du bureau une quelconque clé pour ouvrir cette armoire sans utiliser la force naturelle du vampire. Dorothy était de toute façon plus intellectuelle qu’autre chose. Une fois debout, n’ayant rien trouvé dans les tiroirs, elle alla ranger le désordre qu’elle avait mit tout en cherchant à travers les étagères une clé. Elle avait beau parcourir les étagères elle n’y trouvait rien sauf de la poussière qui lui donnait envie d’éternuer. L’ancien occupant du laboratoire avait dû l’emmener avec lui. La jeune femme s’avança à pas lents vers l’imposante armoire. Celle-ci avait l’air ancienne et pourtant elle était solidement bien fermée. La Lady passa sa main droite dans ses cheveux puis posa son pouce sur ses lèvres. Comment ouvrir une armoire sans bruit, sans trop l’endommager et sur tout sans clé ? Voilà un dilemme qu’elle ne tarda pas à résoudre, mais fallait il encore pouvoir la mettre en œuvre. Si elle sortait les flacons de sa poche et versait quelques goutes sur la serrure peut être arriverait telle à ouvrir cette armoire, mais se serait dévoiler ses flacons, sa solution et en plus pouvait faire tomber à l’eau la petite expérience qu’elle souhaitait appliquer à son frère. Dur choix qu’elle devrait faire maintenant, elle prit donc son temps pour y réfléchir planter devant cette armoire en la fixant sans la encore aucune émotion visible sur son visage.

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Lord Warren Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Lun 24 Aoû - 22:37

Ainsi placé, Warren ne savait trop quoi faire si sa sœur se taisait, finalement, il lui était plus facile d'imaginer la tournure des choses si elle continuait de déblatérer ses propos inutiles. Il n'attendait peut-être que cela finalement, ç'aurait été une splendide occasion de la mordre en même temps, sans qu'elle ne puisse riposter. Il se voyait déjà glisser la main, présente devant son visage, sur sa mâchoire inférieure tandis que l'autre se frayait un chemin vers la supérieure, amenant ses doigts entre les lèvres de sa sœur alors qu'elle parlait, pour ensuite prendre appui sur ses dents avant de tirer de part et d'autre violemment, déchirant les tissus musculaires et déboîtant les os en un craquement effroyable... Il l'aurait alors bêtement laissé retomber au sol avant de s'agenouiller, lui mordant simplement la gorge... Malheureusement pour lui ce scénario tomba à l'eau dès lors que sa main se plaça devant le visage de sa sœur, provoquant automatiquement son mutisme. C'était étrange, s'il avait su, il l'aurait fait bien plus tôt.

Warren n'avait pas eu à attendre longtemps, sa sœur, redevenue elle-même visiblement, ou tout du moins, ayant prit une autre facette d'elle-même, s'était manifestée, elle s'était éclipsée de son emprise limitée puisqu'en aucun cas, il ne la touchait, pour s'éloigner de lui doucement, et surtout en silence. Finalement, elle aurait presque pu rester à sa place, il ne cherchait plus à la piéger maintenant qu'elle ne parlait plus. Le vampire laissa retomber ses bras le long de son corps, les laissant ballant, dans le vide, le regard perdu sur le sol maintenant qu'elle n'était plus là. Le marionnettiste venait, en quelque sorte, de quitter la scène alors le pantin n'avait plus rien à faire même s'il n'en était pas moins miraculeusement animé par des sentiments, et possédé par une âme. Du coin de l'œil toutefois, Warren regarda faire Dorothy, allant s'assoir dans un fauteuil non loin de là. Elle avait changé d'attitude, cela était palpable depuis l'instant où elle s'était tut, finalement. Sa sœur se tenait prêt d'un bureau où la paperasse s'entassait. Certaines feuilles semblaient même être plus âgées que certains vampires de ce château tant elle était jaunies et abîmées...

Détaillant chaque parcelle du bureau, Warren pivota légèrement les yeux pour revoir sa sœur qui soupirait pour le moins longuement, et de façon à être entendue distinctement. Cette facette lui rappelait étrangement sa petite personne. Las en permanence, fatigué de cette situation qui ne bouge pas, qui stagne en une position ennuyeuse et même plus. L'ennui, qu'il était cruel celui-là, loin d'être agréable, il frappe pourtant tout le monde sans prévenir, n'importe quand. Pourtant il avait quelques doutes au sujet de Dorothy, peut-être n'était-ce pas l'ennui, mais juste un air qu'elle se donnait pour attirer l'attention. Qu'importe, c'était réussi pour le moment, puisqu'il ne la quittait pas des yeux, la tête penchée en avait, ne ressemblant comme bien souvent, à rien, de par sa simple silhouette. Une masse informe à faire trembler plus d'un monstre imaginaire, ceux que les humains s'inventent sans raison aucune puisqu'ils en ont peur.

Depuis maintenant fort longtemps, le silence s'était installé, malheureusement, il ne tarda pas à être brisé. Cela ne dura pourtant pas longtemps, quelques mots enchaînés et c'était terminé, sa sœur n'avait plus rien à dire. Conclusion des choses, elle était semblable a la vie, lunatique, qui fait ce qu'elle veut lorsque cela lui plaît, sans se préoccuper d'un quelconque avis extérieur. Parfois, lorsqu'il voyait sa sœur - même si c'était rare -, Warren ne pouvait s'empêcher de faire le rapprochement avec un personnage de conte qu'il avait vu dans un livre humain, un être qui ne parlait pas forcément comme les autres et qui préférait brouiller les pistes plutôt que de dire clairement ce qu'il pensait, évidemment, c'était trop simple s'il faisait cela. En effet, Dorothy avait quelques points communs avec ce chat d'un pays merveilleux de temps à autre, mais fort heureusement, elle n'avait pas ce même sourire, presque psychotique. Elle bascula la tête vers lui alors que son regard était ailleurs, posé sur la paperasse, qui d'ailleurs, fut le responsable de l'animation du pantin de la pièce. Dans l'espoir, sans doute, qu'il comprenne ce qu'elle n'avait pas déchiffré, la vampire lui tendit une feuille abîmée par le temps. Le monstre se redressa alors un tant soit peu, ressemblant davantage à une personne plutôt qu'à quelque chose, s'approchant silencieusement de sa sœur, il s'empara du morceau de papier avant de le détailler comme il savait si bien le faire.

Une langue qu'il ne connaissait pas, était-ce simplement un langage ? Des symboles, enchaînés, des pattes de mouches, Warren avait horreur de ce genre d'écritures... Était-ce un humain qui avait rédigé cela pour être si peu soigneux ? Rien que de voir ces tâches noires sur le papier, ces petites tâches qui à force, se brouillaient, le vampire en avait mal au crâne. Il abandonna le centre de la feuille pour se reporter sur le reste. Les zones blanches, ou légèrement grisées, étaient le signe que quelques notes au crayon de papier avaient été prises ça et là avant d'être gommées, ou pas à en juger par quelques fines lettres, plus soignées, mais presque entièrement effacées, les rendant également illisibles. Tandis qu'il observait cette feuille, se reportant maintenant au verso, Dorothy s'occupait autrement, farfouillant dans la pièce à divers endroits, cherchant quelque chose dont il ignorait l'existence. Le vampire détacha son attention de la feuille un instant, la reposant sur la table pour aller s'emparer de la bougie alors que sa sœur stationnait devant la grande armoire de la pièce. Rapidement, il fut de nouveau devant le bureau, posant la bougie sur un meuble non loin avant de prendre place sur le siège que sa sœur avait quitté, il y a peu. Reprenant la feuille sous les yeux, Warren entreprit de la déchiffrer, au moins, cela pourrait l'occuper longuement. Il s'empara d'une règle en bois, posée non loin, et la plaça de telle sorte qu'il ne confonde pas les lignes entre elle, observant chaque symbole, tentant de deviner quelques mots là où des lettres qu'il connaissait, semblaient apparaitre.

Scène irréaliste : alors qu'il était tenaillé par la faim, Warren oubliait presque l'environnement immédiat et tout ce à quoi il avait pu penser précédemment pour se concentrer sur cette feuille de papier mystérieuse qui ne voulait pas, pour l'instant, délivrer ses secrets au vampire. Croisant les jambes, le vampire posa son coude sur le bureau avant de caler sa main sur son front, écartant de nouveau ses mèches de devant ses yeux. Ceux-là semblaient figés sur le même symbole, comme immobiles, en attente de le voir se transformer pour former une lettre, puis un mot et enfin une phrase, avec, de préférence, un sens derrière cela. En élève studieux, ou simplement à la recherche d'une occupation digne de ce nom, Warren comptait s'acharner un bon moment sur cette feuille avant d'abandonner s'il n'y avait pas de résultats. Pourtant, en dépit de la concentration qu'il apportait à son nouveau travail, il n'oubliait pas sa sœur, qu'il apercevait à peine dans le coin de son champ de vision. Doucement alors, c'est lui qui se décida à briser le silence, qui s'était encore installé, en pensant soudainement à la fouille que Dorothy avait fait dans la zone. Et puis, peut-être obtiendrait-il une réponse à cette question-ci, même si au fond, il s'en moquait éperdument ; c'était histoire de parler, inutilement, certes, il s'en rendait bien compte.

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Lady Dorothy Krory
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Mer 26 Aoû - 0:16

Lady Krory ne semblait plus être dans le laboratoire en tout cas spirituellement. Son esprit flottait déjà ailleurs, elle était d’ailleurs si absente qu’elle ne retient pas la question que lui posa son aîné. N’ayant pas de temps à perdre à courir après une clé, Dorothy réfléchissait à une nouvelle façon d’ouvrir une armoire. Alors qu’elle passa sa main dans ses longs cheveux noirs elle trouva soudainement l’idée qui venait au passage de lui piquer le bout de son index. Elle se saisit alors de son épingle à cheveux, la portant près de la serrure faisant naître son idée. Elle mit délicatement la pointe dans la serrure et essaya de faire tourner le mécanisme. Elle y était arrivée plus d’une fois à ouvrir une serrure avec son épingle dans sa petite enfance. Cette épingle qu’elle portait souvent avait pour bout un petit papillon doré incrusté de petites pierres blanches et bleues. Ses pointes étaient des plus piquantes et le fait de les effleurer pouvait provoquer un fin déchirement de la peau. L’objet n’était pas simple à porter et au moindre choc contre celui-ci pouvait provoquer de beaux dégâts, mais la Lady s’en moquait bien temps que l’objet en question lui plaisait. Ce petit jeu dura quelques instants, la serrure était bien trop forte pour les dents de son épingle et elle n’avait pas envie de les casser. Elle réinstalla alors tranquillement son épingle dans ses cheveux, ses yeux ne voulaient quitter la serrure et un maigre sourire c’était glisser sur ses lèvres rosés. Elle passa alors ses doigts sur la serrure et sembla murmurer quelques mots entre ses lèvres, des sons qui apparemment n’étaient destinés qu’à cette serrure qui lui tenait tête.

Sans un bruit elle se leva brusquement, aussi droite qu’un enfant qu’on aurait mit au piquet elle s’avança vers deux petits tuyaux qui étaient posaient sur une étagère. Elle sortit tranquillement de sa poche les deux flacons et les posa délicatement sur la table. Elle les déboucha soigneusement et fit glisser à l’intérieur de chaque flacon un petit tuyau. Par là suite elle fit bien attention de bloquer avec les bouchons respectifs de chaque flacon le fin tuyau qui avait étés plongé dans chacun. Son esprit versatile aurait déjà oublié pourquoi elle avait fait ces flacons ? S’agenouillant devant la serrure du meuble elle inspira l’air qui se trouvait dans le premier flacon, très lentement. Elle n’avait pas besoin de beaucoup pour faire fondre cette maudite serrure, quelques gouttes suffiraient. Elle refit le même geste avec le deuxième tuyau et glissa doucement celui-ci dans la serrure pour tenir compagnie au premier. Les deux gaz qu’elle venait d’inspirer lui donner l’impression de se détruire intérieurement, elle mit cependant cette douleur de côté pour se concentrer sur les quelques gouttes qu’elle servait. Brusquement elle arrêta de déposer les deux liquides dans la serrure et se leva, d’un air satisfait et intrigué elle regarda l’acide ronger sans pitié les matériaux qui fermaient cette armoire. Elle retira au-dessus de l’évier les tuyaux qu’elle venait d’utiliser, les lava et les remit à leur place. Elle referma précieusement ses flacons et les glissa dans sa poche. Il en restait une bonne petite quantité, juste assez pour son expérience de plus tard ou pour autre chose. Dorothy se posta face à la serrure qui n’avait pu survivre au poison de cette sorcière, les bras croisés elle attendit un peu avant de s’approcher du meuble. Sa voix morte réussit à se faire entendre, elle n’était pas bien forte et sa langue lui faisait horriblement mal tout comme ses poumons. Pourtant son visage n’avait pas changé d’un trait, il était froid, dur et sans vie.


- Mon Aîné, sais-tu ce que l’on obtient avec une réaction d’une solution de penta-fluorure d'antimoine bien dosé avec de l’acide fluorhydrique ? … Ne te fatigue pas à parler je vais le dire pour toi. On obtient 80% de réponses avec en supplément de l’acide fluor-antimonique. Un nom à s’en tordre la langue, mais beaucoup plus efficace que l’acide qui t’as distrais tout à l’heure.


Ce genre d’acide très dangereux avait l’air d’amuser intérieurement la jeune femme. Il la bouffait de l’intérieur comme un vers dans le corps d’un humain. Il la dégustait lentement, rongeant lentement chaque molécule, chair, muscle et provoquait une douleur abominable. Douée pour masquer ses sentiments ou pour les faire sortirent, la Lady restait sereine. Ce produit volatile et toxique pouvant ronger n’importe quelle matière ne semblait pas faire peur à la jeune femme. Inconscience ou folie ? L’inconscience ne pouvait pas être jouable ici, après tout elle avait voulu tester le liquide sur son bien aimé de frère. La folie était alors peut être de la soirée ou toujours présente chez elle. Encore heureux pour elle, elle n’avait pas inspiré une grande dose de ce gaz, elle n’avait plus qu’à attendre et souffrir en silence jusqu’à ce celui-ci se disperse. Une fois que le produit eut fini d’agir sur la serrure la porte de l’armoire s’ouvrir dans un grincement strident. La porte entrouverte laissa à la jeune femme assez d’espace pour apercevoir d’étranges bocaux. Quant elle reconnue leur contenue un sourire mesquin s’empara de son visage glaciale et sans vie. Dorothy venait de découvrir quelques choses de bien intéressant tout du moins pour elle. Les bocaux contenaient des membres, animaux, montres ou humains peu importe c’étaient de beaux spécimens. Plus bas elle vit des outils magnifiques qui avaient du servir plus d’une fois à extraire ses membres de leur corps. Curieuse et fascinée par ces membres dans des liquides de couleurs différentes, la jeune femme poussa un peu plus là porte pour voir ce qu’elle cachait encore. Une odeur de cadavre se dégagea soudainement de l’armoire, au dos de la porte de celle-ci était accroché quelques cadavres d’un ou deux jours. Dorothy ne leur donnait pas plus, ils avaient l’air encore en bonne état. L’envie de démembrer lui titillait les doigts et sans vraiment s’en rendre compte ses doigts se frottaient légèrement entre eux comme s’ils voulaient toucher un tissu invisible.

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Mer 26 Aoû - 15:08

Malgré l'attention qu'il réservait à la feuille qu'il avait sous les yeux, Warren constata que sa sœur ne lui avait, une fois encore, pas répondu. Peu lui importait, ce n'était pas excessivement important, c'était même plutôt totalement inutile. En effet, à force de persuasion, le vampire avait réussi à décoder partiellement la feuille. Une autre feuille jaunie, mais vierge à sa droite, le crayon en main, il notait quelques information, rapidement, et pourtant d'une écriture impeccable et bien plus soignée que ce qu'il avait à sa gauche. Alors qu'il était occupé à recopier le contenu de son papier, en laissant quelques blancs là où les mots étaient incertains, il entendit gratter. Ce bruit, léger, mais désagréable malgré tout, attira l'attention du vampire qui leva un instant le nez de sa feuille pour observer sa sœur. S'improvisant voleuse, voilà qu'elle tentait de crocheter la serrure d'une grande armoire. Levant les yeux au ciel, Warren préféra bien vite se replonger dans la traduction des feuilles.

Alors que le bruit insistant avait cessé, voilà que sa sœur marmonnait quelque chose, peut-être que la Sorcière prononçait une incantation pour provoquer le déclic de cette serrure obstinée, à moins qu'elle la maudisse simplement d'être impossible à ouvrir. Warren, de son côté, continuait de traduire la feuille que sa sœur lui avait confié. Bien bonne idée qu'elle avait eu là même si finalement, ce langage codé n'avait pas tenu longtemps face à l'obstination du vampire, obstination ou patience, il avait tout de même réussi à traduire bon nombre des lettres présentes là. Ce qu'il n'arrivait pas à comprendre, c'était pourquoi avoir fait tout cela, il était inutile de coder des feuilles pour ne pas qu'elles soient comprises en les laissant là, à la vue de tous. Si le vampire n'avait pas été plus ou moins chargé de la traduction de ces papiers, pour ruiner toute une vie de recherches, sans doute, il aurait mis au feu ces bien belles feuilles qui avaient déjà bien trop servies. Mais pour le moment, en tout cas, il avait mieux à faire, et cela semblait être identique pour sa sœur, il l'entendait trafiquer dans la verrerie sans pour autant l'observer faire. L'espace d'un instant, le silence s'installa une nouvelle fois avant d'être de nouveau troublé par le bruit des béchers, fioles jaugées, erlenmeyers, et autres ustensiles que sa sœur avait déplacé.

Visiblement, du moins c'est ce qu'il en déduisit, Dorothy alla ranger les affaires là où elle les avait trouvé ; peu de temps après, sa voix, dénuée de toute émotion, s'éleva doucement dans l'air. Warren avait en effet rapidement entendu parler du pentafluorure d'antimoine, et de l'acide fluorhydrique, il aurait même pu en déduire le nom de la rencontre de ces deux substances entre elles sans qu'elle ne lui souffle la réponse. Question purement rhétorique qu'elle avait posé là. Il n'était pas non plus sans ignorer que ce même acide était bien plus puissant que celui avec lequel il avait joué, peu de temps avant. Il était simplement quelques milliards de milliards de fois plus corrosif que l'acide sulfurique. A sa connaissance, c'était d'ailleurs le plus puissant. En effet, cette substance était pour le moins intéressante, tout comme les deux ingrédients de sa composition.

Warren était plus philosophe qu'il n'était scientifique, toutefois, il ne se désintéressait pas complètement des sciences, en effet, la génétique, et la physique l'intéressaient assez. La chimie ne lui déplaisait pas, mais il était bien meilleur physicien qu'il était chimiste. Toutefois, il avait quelques notions concernant certains produits, finalement, tant qu'il n'avait pas à faire de mélanges, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ainsi donc, le vampire n'était pas sans ignorer que le pentafluorure d'antimoine absorbait l'humidité, mais également que, lorsqu'il était chauffé, il émettait des gaz toxiques. A cette pensée, le vampire adressa un bref regard à la bougie. De même, c'était précisément ce liquide visqueux et incolore qui donnait l'acide fluorhydrique en réagissant avec l'eau. Réaction pour le moins virulente s'il se souvenait bien. Quant à l'acide fluorhydrique, étant extrêmement corrosif, il parvient à ronger la plupart des métaux. Une fois encore, la bougie embêtait Warren. Le gaz libéré par la réaction de corrosion était inflammable et explosif, il y avait donc là, de quoi faire de jolis dégâts. Soupirant de l'éventuelle insouciance de sa sœur, le vampire souffla sur la bougie pour l'éteindre, libérant un fin nuage de fumée tandis que la pièce se retrouvait plongée dans une obscurité presque totale. De toute façon, cette lumière était totalement inutile puisque lui, comme Dorothy, pouvaient voir dans le noir le plus total.

Tandis que Warren allait se replonger dans sa traduction, alors qu'il en avait été extirpé, une odeur forte et affreusement gênante aux premiers abords, vint le sortir de son début de concentration. Cette odeur, il la reconnaissait, comment ne pas connaître l'odeur persistante de la mort lorsqu'on l'invite si souvent ? Un soupir le secoua, décidément, il ne pouvait véritablement pas être tranquille un seul instant. Le vampire se releva de son fauteuil lascivement, avant d'aller rejoindre sa sœur, observant comme elle, les corps déjà bien avancés dans leur quête de décomposition complète des chairs et des tissus ; ou les membres tranchés nets, flottant dans des bocaux. Ces derniers intéressaient un peu moins Warren, lui, il se concentrait davantage sur les corps, solidement accrochés aux portes... Une fois encore, l'incompréhension régnait : à quoi bon attacher des morts ainsi, ils n'allaient pas s'enfuir. Ce n'était sans doute pas dans le but de mieux les conserver, là ou ailleurs, le résultat serait le même, si ce n'est qu'ils n'était pas exposés à la chaleur, ici, au moins. Warren s'appuya alors contre la table juste derrière lui, servant d'appui pour des expériences aussi diverses que variées, visiblement. De nouveau en l'espace de peu de temps, le Lord soupira tandis qu'il détachait ses yeux des cadavres pour les poser sur sa sœur, murmurant simplement, puisqu'elle était à quelques pas.

" Les feuilles sur le bureau sont de simples compte-rendus d'expériences. Cela semble logique, en voyant ces choses. "
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Jeu 27 Aoû - 18:20

En entendant la signification qu’avait trouvé son aîné sur les papiers jaunies un soupire long et las la tira soudainement vers le fond. Elle n’avait même pas remarqué que Lord Warren avait éteint par prudence la bougie inutile qui était auprès d’eux. Une odeur de fumée chaude prit la Lady à la gorge. Une odeur très insupportable pour celle-ci qui ne supportait pas l’odeur de la fumée. Par réflexe elle se frotta le bout du nez, l’empêchant ainsi d’éternuer. Elle pencha sa tête vers le haut de l’armoire, frottant de sa main droite sa nuque elle essayait de voir ce qu’elle pourrait faire de ça. Ses yeux avides fixaient les bocaux. Elle semblait murmurer des choses, mais aucuns sons ne sortaient de ses lèvres à demi-fermées. Elle réfléchissait à voix basse, dans de tels moments elle semblait dans un autre monde identique à celui ou celle qui la voyait. Elle semblait être une petite poupée de porcelaine de l’autre côté d’un miroir, d’une vitrine en tout cas quelque chose la séparer du monde réel quand elle était plongé dans ses profondes pensées sans fonds. Elle se refusait à croire que le fait que la porte de ca laboratoire n’avait pas était correctement fermé, que ses feuilles sales n’étaient que de simples rapports de cadavres et d’expériences. Elle finit cependant par si résoudre avec difficulté. Dame Aventure n’était apparemment pas encore prête à l’arracher des bras du Seigneur Ennui. La vie était donc morne et sans action pour un être immortel ? Comment les humains pouvaient ils avoir t’en d’aventure que content les livres ? Ils se fabriquaient toutes ses aventures en un rien de temps, mais en y réfléchissant bien il était facile de trouver l’aventure quand sa vie ne tenait qu’à un fil. Or les vampires n’avaient pas vraiment se soucis, ils avaient hérité de la force, l’intelligence pour certains et ils étaient en plus nyctalopes.

C’est ainsi que toujours absorbée dans ses pensées elle retourna s’asseoir dans le fauteuil dans lequel venait de se lever son frère. Alors qui n’était guère le moment de penser à sa petite personne, Dorothy commença à réfléchir sur ce qui pouvait être amusant pour un vampire tel qu’elle. Elle trouvait un certain réconfort dans certaines compositions musicales elle devait bien l’avouer, mais quoi d’autre. Elle cherchait une sensation étrange, qui pourrait la fasciner et la déranger à la fois. Il lui fallait quelque chose qui arrive à la faire frissonner comme quand elle tenait dans ses mains les douces lames de couteaux qui lui serviraient à accomplir et à assouvir sa grande soif de destruction. Une sensation étrange, une sensation faisant monter l’adrénaline voilà ce qu’elle cherchait. Elle prit une profonde respiration provoquant une douleur bouillante et douloureuse à ses poumons qui contenaient encore du gaz. Le regard perdu dans la salle, un sourire étrange sur son visage, elle semblait s’enivrer de ce poison qu’elle avait absorbé. Cette Lady n’avait elle pas de raison ? S’auto-empoisonner et en extirper du plaisir par la souffrance, son désire de sensation forte. Elle avait son coude droit posé sur l’accoudoir du fauteuil et frottait doucement ses bouts de doigts les uns contre les autres. Elle ne s’était pas assise pour rien, de fortes pulsions provoqués par le poison qu’elle avait emmagasiné lui donner de violants coups dans la poitrine. Elle avait la douce impression qu’on lui enfonçait avec un marteau, la lame d’un poignard en plein thorax. Elle semblait aimer les conséquences qu’avait ce fléau, elle semblait aimer avoir cette sensation dans la peau, dans son corps.

Envoutée par ses idées déséquilibrées, elle se leva doucement et examina d’un peu mieux les corps. La douleur la prenait à la gorge, ses gestes étaient lents car elle ne voulait pas accélérer le poison, elle voulait que celui-ci prenne son temps, tout son temps pour la manger lentement de l’intérieur. Elle saisit le visage d’un des cadavres dans sa main droite et de sa main gauche elle passa ses longs ongles sur sa peau délabrée et pourrissante. Elle n’eut aucune répugnance à plonger ses longs ongles dans les plais du cadavre et à fouiller un peu sa joue et en extirpa du verre. Elle porta l’objet prés de son visage pour le voir de plus près puis reporta ses yeux sur l’enveloppe de chaire. Par la suite elle sentit ses doigts, aucuns poisons n’avait étés utilisé sur cet être. Elle appui ses doigts sur les côtes du cadavre, apparemment quelques unes avaient étés violement brisé. Avaient elles étés brisées, avant ou après que le corps ne s’échoua sur du verre ? Comment du verre pouvait se retrouver dans ses plais ? Faisait il partit d’une liste d’être à tuer ou c’était il trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ? La Lady décida de faire parler ce mort, elle voulait des réponses, elle avait besoin d’avoir des réponses. Rien ne pourrait empêcher son esprit tordu à faire parler le mort, elle décida de faire de la place sur la table. Elle sortit la trousse à outil de dissection sans plus tarder puis elle regarda son frère avec un sourire amusé. Elle finit par s’avancer et agrippa le corps, certes elle s’amuserait moins à découper un mort, il était si bon de souffrir et encore plus délicieux de faire souffrir un être autre que soit, mais pour le moment la Lady devait se contenter de ça. Le visage froid et doux de cette Lady cachait un esprit bien malade, elle faisait partie des gens qui le plaisir dans la douleur et était plutôt du genre à offrir de la douleur aux autres gratuitement pour son bon plaisir. Jusqu’à présent elle l’avait souvent fait sous forme de parole, mais cela n’était que le premier stade de son désire de nuisance. Cette sorcière cachée magnifiquement son jeu et ses coups fourbes étaient intelligemment réfléchis. Elle s’adressa à son frère, lui posant encore une question dont elle n’avait encore pas besoin de réponse. Elle ne semblait fonctionner que par question dont elle connaissait ou se moquait de la réponse.


- Serais tu avec moi pour faire parler un mort mon cher aîné ?

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Ven 28 Aoû - 15:43

Lorsqu'il lui annonça la signification de ces morceaux de papier, Dorothy soupira bruyamment, visiblement, elle était déçue. Mais en quoi ? A quoi pouvait-elle bien s'attendre ? La formule d'une solution miracle un peu plus nocive encore que l'acide qu'elle pouvait créer à tout instant ? A moins que ce ne soit un poison si puissant qu'il puisse être capable de réduire la chair des vampires à peu de choses. En somme, sa pauvre sœur rêvait d'aventure, de découverte mais avait vu ses rêve réduits en cendres à l'annonce fatalement banale que lui fit son frère. Pauvre petite vampire qu'elle était. En effet, il y avait plus intéressant que de lire de simples compte-rendus, et pourtant, William s'y serait bien intéressé de plus près s'il avait pu, les diverses expériences chimiques ne l'intéressaient pas, mais le savant fou qui était venu là et qui avait réalisé tout cela, qu'avait-il cherché à faire avec tous ces membres d'animaux divers ? Cherchait-il à créer un vampire artificiel ou une simple chimère, plus puissante encore que les buveurs de sang ? Là aussi, le Lord se faisait des idées de quelque chose qu'il ignorait complètement, après tout, cela pouvait être de simples expériences sans but précis, tout comme sa sœur avait fait par erreur semble-t-il, ce gaz hilarant.

Un moment après qu'il ait brisé le silence, sa sœur retourna s'assoir sur le fauteuil qu'il venait tout juste de quitter ; à croire qu'il se l'échangeait à tour de rôle. Dorothy maintenant éloignée, Warren pouvait voir les ustensiles situés au plus bas de l'armoire, des ustensiles aussi divers que variés pour des utilisations du même genre, bien que spécialisées dans la dissection ou la section, tout simplement. Pas étonnant que sa chère sœur soit restée longuement devant cette armoire, le temps de détailler chacun des bocaux, leur contenu, et également chacun des outils ci-présents. Autant sa sœur semblait s'intéresser à ces objets, c'est, tout du moins, ce qu'il avait cru comprendre lorsqu'il l'avait vu jouer d'abord avec un scalpel, ensuite avec une pince coupante, il y a peu ; autant lui, préférait faire tout ceci manuellement, si l'on peut dire. Le Lord estimait qu'il n'avait pas besoin d'outils, et c'était vrai, après tout il avait la force nécessaire pour cela, et utiliser des instruments lui gâchait le petit plaisir qu'il s'accordait lors de ses jeux avec ses proies. Mais, cela dépendait des personnes, chacun pouvait faire comme bon lui semblait.

Une fois qu'il eut détaillé bon nombre des objets situés dans l'armoire, Warren posa vaguement son regard sur sa sœur, remarquant que ses yeux semblaient lointains alors qu'elle avait le sourire aux lèvres. Sans doute rêvait-elle encore, faute d'avoir été satisfaite par les feuilles que son frère avait traduites seulement partiellement, mais suffisamment pour comprendre de quoi il s'agissait. Le vampire reposa bien vite son regard sur le meuble devant lui, et s'en éloigna un peu encore, par réflexe, lorsqu'il entendit sa sœur se lever. Il laissait volontiers la place au "maître", ce genre de choses n'intéressaient pas Warren, il préférait sentir la vie à l'intérieur des membres de ceux qu'il attaquait, les voir bouger, fuir, l'occupait bien plus qu'un vulgaire bout de viande soumis, accroché à une porte de placard.

Warren regardait faire sa sœur, et il réprima difficilement une grimace de dégout en la voyant faire, comment pouvait-elle caresser une peau telle que celle-ci ? La peau d'un mort, glaciale, dure, semblable à celle des vampires finalement, et donc dénuée d'intérêt. Finalement, après ces caresses, plus rien ne semblait dégoûter le Lord qui gardait toujours cette façade impassible accrochée à son visage. Vide de toutes expressions, il la regardait en silence faire son diagnostic en fouillant le corps de l'intérieur ou simplement en palpant quelques zones. Faire ceci sur un vivant peut être drôle, en effet, mais sur un mort, qui, quoiqu'on fasse, ne bronche pas, reste froid, glacial, qui ne sourcille jamais, qui n'a plus d'émotions, de sentiments... Non, c'était réellement inenvisageable pour lui, mais qu'à cela ne tienne, que sa sœur fasse ce qu'elle souhaite.

Semblable à un docteur, elle examinait méticuleusement son patient avant de sortir la trousse qui lui serait d'une grande utilité pour ouvrir ce corps inerte. Tandis qu'elle adressait un regard amusé à son frère, ce dernier, de son côté, restait impassible et lointain comme il l'avait toujours été, cette situation était loin de l'amuser, lui, non pas qu'il soit un tant soit peu troublé par le fait de déranger le repos d'un mort, mais plutôt par le fait que plus il y songeait, moins il appréciait cette situation et le simple fait de s'intéresser de près ou de loin à un cadavre en décomposition. Cela le rebutait, et il faisait tout simplement un blocage là-dessus, ne serait-ce que par l'odeur, d'ailleurs. Le Lord fit encore quelques pas en arrière pour laisser le champ libre à sa sœur, la laissant agripper le corps pour l'installer sur la table d'opération là où les questions que la vampire se posait, trouveraient sans doute réponses. Une nouvelle question, moins importante sans doute que celles qu'elle gardait pour elle en silence, afflua de sa part, venant rompre le silence rétablit dans la salle. A ces mots, Warren pivota excessivement lentement son regard en direction de sa sœur. Était-elle seulement sérieuse ? Cela en avait tout l'air oui, même si finalement, sa participation n'était qu'optionnelle. Le vampire leva les yeux au ciel avant de détourner une nouvelle fois son regard sur les membres flottant dans les bocaux. Sans aucune raison, il se mit en tête qu'il ne répondrait pas à cette question, après tout, pourquoi ne ferait-il pas comme Dorothy, elle qui posait des questions mais qui jamais ne répondait à celles qu'on lui proposait ?
Las des bocaux et des cadavres, Warren tourna les talons et retourna près du bureau, rangeant les affaires qu'il avait sorti et utilisé, les remettant à la place où il les avait prise, ce qui ne fut pas trop difficile. En effet, la poussière s'était accumulée sur ce meuble de bois, seule une certaine zone demeurait vierge de toute particule poussiéreuse, signe que cette même partie était fréquemment utilisée ; or les outils qu'il avait employé auparavant ne siégeaient pas dans cette zone. Le Lord s'éloigna ensuite de ce bureau, retournant près de sa cape pour la reprendre à son bras, longeant le bord de la table d'opération avant de s'arrêter face à sa sœur, la regardant faire distraitement.
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Ven 28 Aoû - 21:52

Le Docteur Dorothy ouvrir en grand la bouche du cadavre laissant échapper une odeur de renfermé répugnante et quelques petites bêtes bien charmantes. Bien que l’odeur de la fumée la dérangeait celle du cadavre ne lui fit ni chaud ni froid. Elle n’avait pas attendu la réponse de son frère pour commencer. Armée de son scalpel elle découpa avec soin la peau de son cobaye en faisant attention de ne pas couper trop profondément pour que le corps ne commence à se vider. Le regard lent de son vers elle lui élargit son sourire de sorcière. Cela la rassura par ailleurs, son frère qu’elle admirait tant n’était donc pas si vide et pouvait avoir du dégout pour certaines choses. Tout en découpant et en auscultant l’être sans vie qu’elle avait sur sa table elle trouva certaine ressemble avec son frère. Ce cadavre qui, quoiqu'on fasse, ne bronche pas, reste froid, glacial, qui ne sourcille jamais, qui n'a plus d'émotions, de sentiments n’avait il pas une ressemblance avec la marionnette qui lui servait de frère ? Ce pantin de frère pour qui elle avait développé une rage ravageuse et lui trouvait en même temps une certaine admiration. Cela aurait pu être de la jalousie si quelqu’un s’intéressait à son aîné ou si lui était intéressait. Par chance il était sur un pied inégalable et prenait bon nombre de personne pour des jouets. Une lunatique en furie pourrait faire bons nombres de dégâts et chez elle famille ou non tout pourrait être passé dans le même lot quand on attire l’attention de son frère, attention qu’elle n’eut pas ou du moins pas assez.

La capricieuse jeune femme s’amusait à autopsier le sosie spirituel de son frère bien que celui-ci n’avait apparemment pas le choix puisqu’il était mort. Il aurait étés facile de croire que cette scène était un morbide spectacle pour les gens au cœur solidement accroché, dans le cas contraire ils auraient fini comme le pantin autopsié. En même temps c’était un spectacle pour son frère, un spectacle qu’il n’avait pas vraiment l’air d’apprécier. Pourtant cette scène devait surement lui rappeler quelques ressemblances ou tout du moins à son subconscient. Après tout Dorothy jouait le rôle du marionnettiste qui perfectionne son patin et en tirant sur quelques tendons elle en faisait des ficelles. Bien que la Lady aurait préféré tirer les tendons de son frère, se contentant du cadavre elle ne tarda pas à savoir comment il était mort. Le cadavre était mort ici même, sur le sol que foulé depuis la soirée son frère et elle-même. Le verre qu’elle avait retrouvé dans la joue du cadavre était le même qu’elle avait trouvé sur la main de celui-ci. Les côtés avaient étés brisé par de violent coups donné par un objet lourd. Elle leva la tête regarda autour d’elle si un objet lourd pouvait être ici et effectivement une bombonne de gaz pouvait faire l’affaire. Elle lâcha alors son ami cadavérique et se lava les mains pour par la suite se diriger vers cette bombonne de gaz. Des gouttes de sang étaient bel-est-bien présentes. Elle sourit alors et se dirigea vers la poubelle, une éprouvette brisée était bien à l’intérieur. Tous cela étaient bien trop faciles, le personnage A tapant le personnage B avec l’objet en verre. Le personnage A s’arrange pour mettre à terre le personnage B, qui dans l’action se blesse la main avec l’objet en verre tombé au sol. Le personnage A finissant le B à grand coup de bombonne de Gaz. Le scénario semblant tenir, Dorothy ria dans son fort intérieur, un simple règlement de compte. Elle trouva ça bien pitoyable et aurait bien voulu se donner une bonne gifle pour avoir perdu une soirée pour rien. Enfin elle n’était plus à une soirée de prés vu son âge et sa durée de vie qui pour le moment en tout cas serait encore bien long.

Ses yeux étaient fermés et penchés vers le sol, son visage laiteux sans expression, sans vie comme le cadavre qu’elle avait ouvert. Elle s’essuya les mains avec le torchon qu’avait mis en boule son frère. Faisant comme chez elle, elle tira un tiroir, prit une aiguille et du fil pour recoudre le pantin cadavérique. Elle remarqua alors la cape que tenait son frère. Celui-ci était pressé de partir ? Il devait comme toujours avoir mieux à faire plus loin. Alors qu’elle finissait de recoudre son passe temps, elle entendit des pas venir vers la porte du laboratoire. C’était des pas pressés qui essayait de faire le moins de bruit possible. La jeune femme se figea et comme un pantin tourna sa tête lentement vers la porte. Qui venait donc troubler ce scenario ? Quel nouveau personnage étrange venait se joindre à eux ? Elle posa l’aiguille et se recula doucement contre l’un des murs frais du laboratoire, le marionnettiste disparaissait sans un bruit du centre de la scène ne laissant qu’au spectateur la grandeur de son sourire. Un sourire pouvait signifier beaucoup de chose et celui-ci était grand, reflétait la folie et le doux gout d’un peu d’animation. Il pouvait être fréquent de voir une jeune fille sans sourire, mais un sourire sans jeune fille … Un sourire qui fige, un sourire qui sans que vous le vouliez, braque vos yeux sur lui tellement et si bien que vous ne voyez que ça. La manipulatrice disparaissant de la scène pour laisser place au nouveau personnage.

La lueur d’une bougie se montra tout d’abord dans la pièce et petit à petit le corps d’un être vivant se faufila dans ce lieu où la mort avait flotté une bonne partie de la soirée. Il n’avait rien d’un vampire, sa respiration provoqué un nuage de vapeur qui s’échappait de ses lèvres. Dans son notre main, Dorothy put apercevoir un objet sans vraiment s’avoir ce que pouvait être celui-ci. Il s’avança un peu et ferma doucement la porte derrière lui. Apparemment un petit mouton avait quitté la bergerie et c’était dirigé dans un lieu qu’on lui avait interdit. Par manque de chance celui-ci venait de se jeter dans la gueule de deux loups bien affamés. Quel genre de faim pourrait animer les deux loups ? Et qui aurait sa part en premier ? Dorothy opta pour rester dans l’ombre pour le moment et de ne pas faire acte de présence. Attendant sagement le bon moment pour faire son apparition face à ce jeune mouton égaré.

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Ven 28 Aoû - 23:47

Lorsque sa sœur ouvrit la bouche du cadavre, les yeux du vampire s'ouvrirent un peu plus encore, se décalant sur cette chose repoussante de laquelle s'extirpait une odeur infernale. Warren était forcé de l'avouer, il ne bronchait pas souvent, mais cette odeur lui était véritablement insupportable, raison pour laquelle il amena sa cape à hauteur de son nez, préférant de loin l'odeur de la fraîcheur issue de l'extérieur à cette odeur mêlant renfermé et décomposition. C'était infernale en effet, Dorothy faisait fort, ce soir, mais au moins, elle parvenait à attirer l'attention de son frère, car même si cette odeur le répugnait, il était intéressé parce ce qu'elle faisait, par l'intérêt que sa sœur portait à un simple cadavre, même s'il n'arrivait pas à comprendre cela. Cherchait-elle vraiment à savoir comment il était mort, où, et quand ? Non, "quand", c'était déjà fait, à en juger par l'état dans lequel le corps était, sans doute peu de temps. Où, sans doute ici sans quoi le corps aurait été remarqué, mais après tout, ceci n'était pas forcément vrai, pour un vampire, il est aisé de faire disparaitre un corps pour le dissimuler dans un placard. Dorothy l'autopsiait avec intérêt, le découpant ça et là, suivant des lignes invisibles mais extrêmement précises. A la voir faire cela, le vampire se sentirait presque passionné par le talent de sa sœur. Presque. Dommage qu'ils ne se côtoient pas souvent, encore que cela ne tenait qu'à lui qui cherchait constamment à fuir sa famille, ou en tout cas, à limiter les rencontres.

Une fois qu'elle eut ouvert le cadavre, la Lady releva les yeux, les portant à divers coins de la salle avant de les stopper à un endroit précis. Cet endroit en question, Warren ne le voyait pas dans son champ de vision, en effet, son regard se limitait à sa sœur, aux outils qu'elle utilisait, et au cadavre. Il faisait des allers-et-retours, et maintenant qu'il s'était plus ou moins habitué à l'odeur, le Lord avait replié son bras le long de son ventre. Après s'être lavée les mains, Dorothy se dirigea vers l'endroit qu'elle ciblait, peu de temps avant, son frère la suivit donc logiquement des yeux, constatant que ce qu'elle avait vu depuis tout à l'heure, n'était qu'une simple bombonne de gaz. Après avoir observé plus attentivement cet objet, sa sœur se dirigea vers la poubelle, puis retourna à sa place. Warren la suivait des yeux en silence, il observait chacun de ses mouvements jusqu'à ce qu'elle retourne à son atelier de jeu. Comme si elle fréquentait cet endroit depuis maintenant bien longtemps, Dorothy extirpa d'un tiroir une aiguille et du fil, et entreprit de recoudre le cadavre devant elle.

Dommage qu'il n'eut pas été chargé de cette part du travail, Warren se serait fait un plaisir de lui coudre également la bouche en de beaux zig-zag, empêchant ainsi d'autres personnes de souffrir de cette odeur infernale que cette chose libérait dans l'atmosphère de la pièce. Encore fallait-il que quelqu'un ait la même idée que sa sœur, ce qui n'était sans doute pas courant, mais après tout, pourquoi pas, tant de personnes vivaient en ce lieu, il en suffisait d'une seule. Alors que sa sœur était affairée à la réparation de son pantin et que le Lord se contentait de l'observer, des pas se firent entendre à l'extérieur. Même si les deux parvinrent à entendre ce fin détail dans cette nuit silencieuse, ni l'un ni l'autre ne daigna bouger pour autant. Cependant, Dorothy finit par se figer et détourner son regard inquiétant sur la porte tandis que de son côté, Warren restait encore et toujours immobile. En effet, les pas se dirigeaient bien vers le laboratoire, l'allure avait ralenti devant la porte, et c'est sans doute ce qu'avait senti sa sœur en posant l'aiguille et se reculant dans l'ombre.

La voyant faire, le vampire se décida tou de même à se décaler légèrement, pivotant de façon à être au moins de profil par rapport à la porte avant que le bruit léger de la poignée ne retentisse. S'il s'agissait d'un vampire quelconque, la petite fête allait se poursuivre, bien qu'un peu mouvementée sans doute ; si c'était un membre de la famille, la fête était inexorablement terminée ; mais si c'était un simple humain, alors les choses allaient devenir sans doute plus amusantes encore. Warren avait l'intention de partir une fois que sa Sorcière de sœur aurait fini de jouer avec son pantin de cadavre, mais ses plans étaient loin d'être définitifs, d'ailleurs, ils venaient tout juste d'être changés, à dire vrai. La lueur d'une bougie se fit timidement apercevoir dans la pièce, à cet instant, le vampire songea à deux choses : une fois encore à cette source de lumière, et de chaleur qui pourrait s'avérer dangereuse face aux gaz susceptibles d'être libérés lors des expériences de sa sœur, mais aussi au fait que si cet abruti nouvellement arrivé, avait la bonne idée d'allumer la lumière, cela serait bien moins amusant.

En silence, Warren se déplaça vers l'interrupteur tandis qu'il constatait qu'il ne s'agissait pas d'un vampire, mais qu'est-ce qu'un humain pouvait bien faire ici ? Venait-il pour faire disparaître les cadavres, ou pour autre chose ? A moins qu'il ne se soit simplement égaré. En silence, le Lord arracha par saccade l'interrupteur, laissant ainsi à l'air libre, quelques fils électriques avides de libérer leur courant. Si l'humain souhaitait allumer la lumière, il se prendrait une bonne décharge qui lui ôterait sans doute cette idée de la tête. Un léger sourire étira les lèvres du vampires, la situation l'amusait, il était retombé dans l'un de ses jeux, et la simple idée que l'humain se soit trompé, et qu'il s'en rende compte lui insuffla de s'interposer entre l'être vivant et la porte. Puisque sa sœur était au fond de la pièce, sagement cachée et prête à bondir, Warren lui laissait volontiers attaquer la première si c'était ce qu'elle désirait. En attendant, profitant de sa vitesse vampirique, le Lord se retrouva juste derrière l'humain en quelques secondes, seul le léger vacillement de la flamme de la bougie aurait pu le trahir, en effet, il était rapide, mais cela n'empêchait pas le déplacement d'air ; toutefois, l'humain ne sembla pas remarquer cela, trop préoccupé par la pièce.

Il y avait une sorte de couloir avant d'arriver à la salle qu'on pouvait vraiment qualifier de laboratoire, c'était précisément dans le couloir que se tenait Warren, suivant pas à pas l'humain qui s'aventurait lentement et prudemment dans la salle. Plus il avançait et plus il l'observait bouger, plus le vampire avait finalement envie de bondir sur lui, mais ce serait ôter tout le plaisir du jeu, et puis, sa sœur avait peut-être quelques idées à tester sur cette charmante personne qui servirait de nouveau cobaye, et finirait sans doute par rejoindre le cadavre dans le placard, en un peu plus sec cependant, et sans doute beaucoup moins bien conservé bien que plus frais. Aux trois quarts du couloir environ, le vampire se stoppa, gardant le bras tenant la cape le long de son ventre, fixant le mur, droit devant, il entreprit une nouvelle fois de s'immobiliser totalement, si l'envie prenait à l'humain de faire subitement demi-tour, il se heurterait à un bloc de marbre présent là. En attente de quoi, Warren s'autorisait au moins à bouger ses yeux, et ceux-ci étaient portés sur sa sœur, tentant de percer ses pensées pour savoir quel programme elle avait prévu, mais également, pour tenter de lui faire comprendre que, pour sa part, il voulait se délecter de son sang vivant. A force d'avancer, l'humain atteignit enfin la salle principale, regardant de gauche et de droite en élevant sa bougie plus haut que sa tête.
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Sam 29 Aoû - 23:32

Tapi dans l’ombre de la pièce la Lady observa tranquillement la scène. L’interrupteur arraché, allé rendre le jeu plus amusant, sans lumière la Lady était parfaitement dans son élément et se sentit d’humeur à jouer. L’être humain semblait connaitre les lieux, il avançait en faisant le moins de bruit possible vers l’armoire que la Lady avait ouvert quelques temps auparavant. Un assassin reviendrait donc sur le lieu de son crime pour se débarrasser des dernières preuves qu’il n’aurait pas pu effacer auparavant ? Dorothy regarda tranquillement son frère pénétrer dans l’étroit corridor qui était juste avant la salle où elle se trouvait. Le vacillement de la bougie fit frémir le petit être humain, il n’avait pas l’air d’avoir la conscience tranquille. La Sorcière regarda avec un large sourire le cadavre qu’elle venait de coudre puis l’agneau qui venait d’entrée. Une idée des plus enfantines lui vient alors en tête, elle allait faire du cadavre sa véritable marionnette. Elle ne manquait pas d’imagination même si celle-ci semblait des plus grotesques, mais au moins elle s’aurait si ce jeune homme était le fameux meurtrier. Au pire des cas, effrayé il se serait précipité droit vers son frère qui n’avait apparemment pas envie de faire grâce de sa clémence.

Dame Krory remarqua autre chose, le gaz qu’elle avait inspiré ne lui faisait plus aucun effet deux choix étaient possible ; soit elle ne sentait plus du tout la douleur qu’il provoquait, soit le gaz qu’elle avait aspiré avait fini par s’épuiser avant d’épuiser son corps. La dose qu’elle avait prit n’avait pu la transporter qu’une petite heure, elle en fut assez déçue, mais maintenant un nouveau jouet venait l’occuper. Discrètement un releva le cadavre qu’elle venait de coudre et plongea ses ongles crochus dans la chair pourri du mort, pour saisir les tendons de ses bras. Elle fut heureuse de voir que sa fine silhouette était parfaitement caché par sa marionnette, elle attendit gentiment le bon moment pour entrer en scène. Le moment ne tarda pas d’ailleurs, le misérable insecte découvrait stupéfié que l’armoire était ouverte et sans le mort. Alors qu’il commençait à fouiller dans le meuble, Dorothy prit sa belle voix d’outre tombe et croisa les bras du cadavre. Ses paroles ressemblèrent à de longs murmures d’âmes déchirantes sortant des profondeurs de la terre. Des supplications rampantes sur des murs glacés entouraient d’une atmosphère morbide, idéale pour faire peur à un petit mortel qui a mauvaise conscience.


- Que cherches-tu dans cette armoire petit curieux…


A ses mots, le petit jouet se stoppa comme un soldat de plomb. Dorothy pouvait entendre le doux bruit d’un battement de cœur ainsi que l’accélération du sang dans les veines de l’insecte. C’était une douce mélodie à ses oreilles, douce mélodie qui sonnait l’heure de la récréation. L’intrus se redressa doucement comme un jouet mécanique et se tourna vers la Lady et son pantin de chair humaine. Le battement cardiaque faisait penser à la trotteuse d’une horloge, horloge qui ne tarderait pas à s’arrêter avant le lever du soleil en tout cas. L’humain leva sa bougie d’une main tremblante et demanda si quelqu’un était ici. Comme à son habitude Dorothy n’avait pas coutume de répondre aux questions et laissa en guise de réponse un silence mortuaire. Prudent, l’homme s’avança doucement avec sa bougie en l’air. Il finit par arriver droit vers la table d’autopsie et resta figé de stupeur en voyant le visage mangé par les vers. Il recula brusquement en arrière et se cogna la tête avec la porte de l’armoire faisant tomber l’un des bocaux qui étaient posés sur l’étagère. Son visage était devenu si pâle qu’il fit sourire la marionnettiste cachée derrière son pantin. Il avait porté la main à sa bouche et gémissait que c’était impossible, qu’il ne se pouvait qu’un cadavre bouge et parle tout seul. Dorothy continua de jouer avec son pantin jusqu’à ce que le petit humain craque et finisse par dire clairement la scène de meurtre. Elle avait apparemment vu juste, fixant le regard du jeune meurtrier elle en conclu que c’était la première fois pour lui d’où le fait qu’elle trouva si facilement. La marionnettiste se lassa de son pantin et le jeta littéralement sur le petit jouet qui était presque en pleure à quatre pattes au sol. Elle avait imaginé qu’il est plus de courage, mais apparemment l’être humain n’était pas plus courageux qu’un vilain petit cafard qu’on écrase avec sa chaussure sans le vouloir parfois. Celui-ci s’empressa de pousser le cadavre et de se replier sur lui-même. Cette scène fit soupirer la Lady, pitoyable spectacle, elle voulait être remboursé et pour la peine elle décida de jouer encore un peu avec l’esprit de celui-ci.

Tout en prenant soin de rester dans l’ombre, elle tira violement la jambe du petit être pleurnichard, l’attirant ainsi au milieu de la pièce. L’objet que celui-ci avait en main, était tombé on ne sait où, la Lady n’avait pas fait attention à ce détaille. La bougie quand à elle fut envoyé d’un coup de pied rapide vers l’humain. Elle manqua de peu de s’éteindre, sa flamme était faible et n’allait pas durer encore longtemps. Pendant que le petit être se cacha sous la table de travail avec sa bougie, Dorothy saisit le scalpel et avec celui-ci griffa les murs de la pièce lentement en poussant une petite devinette au pleureur. S’il trouvait elle promettait de lui laisser la vie sauve, sinon elle en ferait son joujou attitré. Avant de commencer elle lui jeta des chiffons et lui demanda de se les serrer le plus possible aux poignets. Le pleureur s’exécuta au plus vite de peur de mettre en colère l’être sans visage qui était dans la salle avec lui. Les phrases de sa devinette étaient longues pour bien embrouiller le cerveau du petit humain, à chaque mauvaise réponse elle trancha avec rapidité un des membres de son jouet. Un coup se fut une oreille, un autre coup se fut un doigt, puis un autre et encore un autre. Elle tournait ainsi dans la pièce en attendant qu’il donne une mauvaise réponse pour l’amputer. Joyeux massacre, le sol ne ressemblait plus à un véritable sol, elle avait cependant fait attention à ce qu’il ne perde pas trop de sang et quand il ne resta plus grand-chose à couper et que le sang qu’il n’avait pu retenir s’était étalé au sol elle décida de donner une phrase bien simple, lui permettant de trouver enfin la réponse. Quand la réponse fut prononcée, la bougie s’éteignit doucement, un rire fin et glacial retenti alors dans la salle un court instant, étouffant les pleurs et les souffrances de l’amputé.

La Lady attrapa une bougie, gratta une allumette et alluma la mèche. Elle ne laissa apparaitre que ses mains pendant un moment, puis doucement releva la bougie loin d’elle pour ne pas être éclairé et la fit doucement descendre la lueur de celle-ci sur son visage. La bougie éclaira ainsi avec lenteur une masse de cheveux noirs fins et brillants, puis une pâleur effrayante, des yeux magnifiquement jaunes et perçant, puis brusquement elle s’approcha du visage de son jouet pour lui montrer ses crocs et son visage entier. Prit de peur l’être inférieur se recula, se releva avec difficulté et dans un fin espoir se mit à courir en pleur vers la sortie. Dorothy le regarda filer sans broncher, elle se leva doucement et souffla la bougie. Ses pas dans le sang provoqués quelques petits bruits laissant croire au pleureur qu’elle le suivait lentement. Par malchance pour lui il se heurta avec quelque chose de dur dans le corridor dépourvu de lumière. Le choc le fit tomber à terre lourdement, stressé par les pas de la Lady qui semblaient se rapprocher il se releva et réessaya de passer pensant qu’il était enfin arrivé à la porte. La chose qu’il toucha était froide cependant et n’avait rien d’une porte, paralysé par la peur il n’osait plus bouger et les pas de la Lady s’arrêtèrent devant le corridor.

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Dim 30 Aoû - 12:20

Warren observait en silence avancer l'humain, celui-ci semblait connaître le chemin, il parvint suffisamment bien à se débrouiller alors même que sa bougie n'éclairait pas forcément le chemin, plus préoccupé par les alentours visiblement. Cette fois-ci, le vampire avait le regard fixé droit devant lui, dans une zone assez restreinte puisque le corridor limitait son champ de vision, ce qui lui permettait toutefois d'observer, à la fois sa sœur, plutôt sur la gauche et le petit humain qui s'en approchait, sur la droite. Le Lord vit vaguement sa sœur se mouvoir avant qu'une masse blanche et anormalement raide ne bouge à son tour. Avait-elle osé se servir sur la table d'opération et louer les services d'un mort ? La suite des opérations révéla la vérité à Warren. Le petit humain cherchait nerveusement dans l'armoire alors qu'il venait tout juste d'être étonné de voir que le mort n'était plus. En voyant cela, le vampire eut un peu de mal à le comprendre. Croyait-il vraiment que le mort s'était caché un peu plus profondément, derrière les bocaux ? Ridicule, vu le peu de place qu'il y avait dans l'armoire, s'il n'était plus accroché à la porte tel un squelette lors d'Halloween, alors il était inutile de chercher dans ce même meuble, le cadavre était ailleurs, et actuellement, il cachait la silhouette de sa sœur pour être plus précis.

Amusée par la situation alors que son frère restait muet et immobile, Dorothy prit une voix cadavérique sans doute pour manipuler mentalement l'humain et lui faire croire que cette même voix n'était autre que celle du mort qu'il cherchait. Cela sembla fonctionner car ce petit être se figea soudainement, se relevant mécaniquement comme le faisait parfois Warren avant d'approcher la bougie dans la direction d'où était provenue la voix. Évidemment, comme c'était à prévoir, il fut effrayé de voir le cadavre, se recula en geignant, se heurtant de ce fait à la porte de l'armoire toujours ouverte, et faisant donc tomber un bocal. En voilà un autre bien peu discret. Plus tôt il mourrait, mieux ce serait. Visiblement lasse par le froussard qu'elle avait sous les yeux, sa sœur lança littéralement le mort sur l'humain qui s'en débarrassa, semble-t-il, assez rapidement puisqu'un bruit bizarre retentit alors. Le bruit de quelque chose de dur, qui pourtant pourrit par endroit. Un son dont Warren se serait de loin passé, puisqu'avec cela, il s'imaginait l'état du mort, il voyait d'ici son corps intact dans sa grande partie, mais le visage écrasé au sol, d'où les vers et autres organismes qui se nourrissent et nettoient ce genre de monstruosités dont personne ne veut s'échappaient.

Alors que l'humain semblait dans tous ses états par la découverte qu'il venait de faire, Dorothy lui empoigna la jambe pour le placer au centre de la pièce, tout juste devant Warren ce qui lui permettait de suivre le spectacle d'une bonne place. Ainsi, le Lord vit un jeu bien sordide débuter sous ses yeux, à chaque mauvaise réponse de la part de l'humain, la vampire lui supprimait un membre. Les membres volèrent alors dans la pièce, de mauvaise foi et peut-être de peur que son jeu ne soit pas bien long, Dorothy posait de longue devinette de telle sorte qu'on ait oublié le début alors qu'on arrivait à la fin, c'était fort dommage, surtout pour l'humain, sa sœur semblait, elle, s'amuser comme rarement. Warren restait égal à lui-même, stoïque, impassible, froid, immobile il ne bronchait pas devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le sol se retrouva alors jonché de membres, certains, palpitant encore, les nerfs, sans doute. Une devinette plus simple arriva alors, et la bonne réponse suivie. Le vampire fut quelque peu étonné qu'elle lui pose une question aussi simple, mais il en déduisit à son rire que c'était bel et bien programmé, sans doute ne voyait-elle plus quoi trancher après cela, aux yeux de Warren, ils restaient encore pas mal de chose, mais à fortiori, il n'y aurait plus qu'un tronc et une tête...

Gardant le suspense entier, au moins pour l'humain, sa sœur dévoila excessivement lentement son visage, commençant par ses cheveux d'un noir ébène, luisant et prenant des allures cuivrés à cause de la lueur de la bougie ; puis son front, trahissant ainsi sa peau, aussi pâle que le mort utilisé auparavant ; ses yeux, anormalement jaunes et figés sur le petit être qu'il était ; et enfin, de très près, ses canines plus développées que la norme, tranchantes comme des rasoirs, ne quémandant qu'une chose. Logiquement, l'humain se recula nerveusement, tentant de se lever le plus rapidement possible alors qu'il glissait sur son propre sang. A force d'obstination, il parvint à se stabiliser, courant vers la porte, ou avant cela, vers Warren. Sa sœur lui laissa alors la place, c'était à lui d'entrer en scène, et il allait s'en faire une joie. Le vampire n'avait toujours pas changé de position, toujours le bras posé sur son ventre, droit comme un piquet, il attendait le moment fatidique où le monstre démembré viendrait se heurter à lui, en attente de quoi, le vampire comptait le nombre de clapotis que faisaient ses pas dans le sang. L'inexorable collision arriva enfin. Tandis que Warren ne bronchait toujours pas, pivotant simplement son regard sur l'humain, celui-ci se retrouva projeter au sol. Non content de s'être prit un bloc de marbre en pleine figure, il entreprit de... L'ouvrir ? Ainsi donc à ses yeux, le Lord n'était qu'une vulgaire porte ?

Warren ne put réprimer une grimace, d'abord pour la comparaison peu flatteuse, ensuite parce que cet être démembré osait le toucher. Un des doigts de l'humain était posé sur la main glaciale du vampire, ce qui avait figé l'un, tandis que l'autre bouillait de rage à ce contact. Le Lord leva lentement son bras droit sous les yeux de l'humain alors que celui-ci semblait devenu aveugle, momentanément en tout cas, avant de le rabattre rapidement et brutalement sur le poignet du jeune homme qui avait eu la mauvaise idée de s'aventurer là en ce soir. Un craquement retentit, Warren ne savait trop s'il avait brisé le poignet, ou le bras de l'humain, toujours est-il que, à peine sa main eut-elle finit sa course, elle se projeta violemment contre la gorge de ce petit être avant de le soulever du sol lentement, le décollant d'une vingtaine de centimètres. Le vampire avait cru constater qu'il n'était pas d'un très gros gabarit, mais en effet, en le soulevant ainsi, il eut d'autant plus l'occasion de remarquer qu'il ne s'agissait que d'un poids plume. Même en train d'être étranglé, il trouvait le moyen d'être bruyant, gémissant, ou cherchant vainement à respirer, Warren n'en savait rien, tout ce qu'il constatait, c'était ce bruit agaçant s'échappant de l'humain. Son corps, en tout cas ce qui en restait, semblait être la victime de rares mais violentes convulsions alors que toujours, Warren ne bronchait pas. Penchant légèrement la tête sur le côté, il regardait faire l'humain qui, une fois encore, amenait l'un de ses membres supérieurs sur sa peau diaphane. Cette fois-ci, ce fut le bras tenant la cape qui se déplaça lentement, migrant sur le seul membre qui cramponnait le bras du vampire - puisque l'autre semblait bel et bien brisé -, encerclant alors son coude avant de le broyer littéralement entre sa poigne de fer. S'il est un son qu'il appréciait, c'était bien celui-ci, lorsqu'il entend les os, d'ordinaire si solides, craquer avant de les sentir réduit en miettes. Toutefois, afin d'éviter un hurlement ou quelque chose de semblable, pour ne pas gâcher son plaisir, le vampire prit soin de serrer encore un peu plus la griffe qui tenait son cou.

Maintenant que ce pantin démembré parfois, et désarticulé maintenant l'avait lâché, Warren le jeta négligemment aux pieds de sa sœur, s'approchant à son tour du bout du couloir. Le frère et la sœur, face à face, un court instant, et pour le moins proches puisqu'une simple carcasse les séparait. Le vampire se baissa pour empoigner la tignasse brune et crasseuse de l'humain, le relevant de force avant de poser son autre main sur son épaule, le forçant à incliner la tête pour présenter son cou aux deux vampires. Le Lord fixa la zone de ce corps un instant, zone qui était sans doute la plus agréable à regarder. De là où il était, il voyait le sang s'agiter, propulsé à grande vitesse dans la carotide avant d'aller battre sa tempe. Le vampire releva alors les yeux vers sa sœur, l'observant à travers ses mèches de cheveux, et murmurant simplement.

" Les dames d'abord, très chère. "
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Dim 30 Aoû - 16:37

La Lady ne perdit aucune miette des agissements de son frère. Elle caressait de sa main droite le mur qu’elle venait de rayer, faisant glisser ses doigts dans les fines rayures. Elle aimait entendre ses grincements strident quand elle jouait rendant le jeu plus sombre et insupportable pour l’autre joueur qui n’avait lui pas forcement envie de jouer. Le corps de son jouet projeté à ses pieds, la Lady regarda minutieusement le corps de celui-ci, fière de son petit moment de détente. Une chose cependant l’étonna quand son frère décida enfin d’ouvrir la bouche. Serait-il d’humeur à partager avec sa sœur ce soir ? Méfiante elle refusa d’un geste las de la main de mordre dans ce corps. Dorothy avait ses petites habitudes, elle préférait le sang frai et pur des petits enfants humains. Leur chair était plus tendre, ils étaient plus fragiles et plein de vie. Leur sang, même s’il n’était que de quelques litres avaient un meilleur gout dans la gorge de la donzelle. Cette nuit la elle avait au moins fait disparaitre son ennui. Ennui qui avait disparu grâce à la présence non programmé de son frère, s’il n’était pas venu elle serrait sûrement parti en chasse après son moment d’hilarité. D’ailleurs elle se demandait quel petit enfant irait-elle se mettre sous la dent. Il n’était pas facile d’avoir des enfants humains, mais ce n’était pas cela qui arrêterai le capricieux dîner de la Lady. Elle aimait aller les chercher elle-même et les déguster au manoir.

La marionnettiste finit par faire un petit demi-tour et regarda son terrain de jeux. Elle se demanda un court instant s’il était bon de laisser tel quel le lieu. Après tout elle n’était pas femme de ménage, mais laisser une trace de son passage n’était pas dans ses habitudes sournoises bien au contraire tout devait être nickel après son départ. L’idée alors lui venu soudainement, prendre un esclave et lui donner le sale travail à faire. Pour ça, il fallait déjà qu’un esclave plaise à milady chose qui n’était pour le moment possible. Un esclave humain lui couterait cher, l’entretient de celui-ci, le fait qu’il la suive presque partout et qu’il risque de faire fuir son dîner. Au pire elle avait déjà pensé à le laisser enfermé quelque part, mais s’il lui provoqué des ennuis avec d’autres esclaves de lords et ladies… Donc cette solution restait pour le moment en suspend, elle n’avait pas envie de se fatiguer avec un esclave même si celui-ci pouvait être bien utile par moment. Elle avait du mal à imaginer quelqu’un dans ses pattes.

De la paume de sa main elle appuya sur un bouton qui mit en marche des jets d’eau qui se trouver au pied des murs pour laisser s’évacuer le sang et les morceaux de membre dans une bouge dégout qui se fit au centre de la pièce. Elle regardait avidement le sol, l’eau s’écoulait entre ses pieds poussant les déchets dans la bouche d’égout qui c’était relevé comme un bouchon de baignoire. Ce bruit de jet d’eau faisait penser aux jets que l’ont place dans les abattoirs d’animaux. La Vampire retrouvait une certaine ressemblance entre ces deux lieux. Elle avait peut-être ce genre de pensée à cause de l’atmosphère morbide et du sang qui jonchait le sol. Elle souleva un peu sa robe pour ne pas mouiller celle-ci et pataugea un peu dans l’eau rougeâtre. Elle s’avança prés de sa marionnette et d’un coup de pieds le poussa dans la bouche d’égout. Elle se demanda soudainement où était tombé l’objet que le simplet d’humain avait à la main en arrivant. Elle le chercha des yeux dans la salle, ne voyant pas où il avait pu tomber, elle retourna se mettre au sec dans le long corridor. Elle laissa l’eau continuer à couler pour que la bouche d’égout reste ouverte et qu’une fois que son frère en aurait fini, ils ne leur restaient plus qu’à jeter le deuxième cadavre dans se trou noir sans fond. La jeune femme semblait déjà ailleurs tout en étant présente. De profil à son frère elle regardait en direction de l’immense évier les bras croisés.

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Lun 31 Aoû - 11:59

Alors que presque gentiment, en bon gentleman, Warren avait proposé à sa sœur de goûter l'humain en première, celle-ci avait refusé lascivement, feignant l'indifférence. Qu'à cela ne tienne, son frère n'allait pas attendre plus longtemps pour se délecter du sang de cet homme jusqu'à la dernière goutte, bien au contraire, cela lui en ferait plus pour lui. Et dans sa grande générosité, il ne laisserait pas en vie cette chose qui maintenant ne ressemblait plus à rien. Le Vampire songeait - ou pas - au futur de sa victime : sombre, noir, il n'avait aucun avenir dans l'état dans lequel il était, démembré de toute part, presque défiguré bien qu'il n'ait pas été d'une beauté merveilleuse dès le début, il subirait les moqueries et les "on dit" de tous. Autant l'achever, quand bien même il ne se rendait pas compte de la chance qu'il avait eu en tombant sur un vampire aussi avenant que Warren. Trêve de bavardages inutiles. Le Lord regarda faire un instant sa sœur qui tournait les talons pour observer un peu mieux la pièce.

Maintenant qu'il avait un jouet fait de chair, et surtout de sang, entre les mains, Warren n'avait que faire de ce qui pouvait arriver aux alentours, le monde pouvait s'écrouler, il ne voyait plus que cette pauvre chose tremblante entre ses mains. Certes, pour ce qui était de se délecter du sang, il préférait les femmes, jeunes, serait encore plus agréable, mais exceptionnellement, puisque la faim le tenaillait, il se contenterait de ça. Le vampire décala la main qu'il avait posé sur l'épaule de l'homme sur son torse pour bloquer sa tête avec son avant-bras, car en plus d'être froussard à n'en plus paraitre, l'ex-homme était exténué, geignait comme un gamin, et ne daignait plus tenir sur ses jambes. Le vampire redressa un peu la main qu'il venait de déplacer pour la plaquer sur la joue du monstre, le forçant à pencher la tête. L'espace d'un instant, alors qu'un fond sonore venait tout juste de se déclencher, le Lord regarda encore cette carotide qui le provoquait plus ou moins. Plissant les yeux sans dire mot, Warren pressa un peu plus son avant-bras sur le thorax de l'humain, le compressant contre son corps, loin de lui l'envie de l'enlacer, c'était plutôt pour jouer, une fois encore, et détruire le petit être qu'il était en profitant du sang qu'il pouvait lui offrir.

Recommençant à être bruyant, l'homme se mit à geindre un peu plus, et bizarrement, le son de sa voix s'évapora lorsque les crocs de Warren perforèrent sa chair. A peine avait-il mordu que déjà, le sang emplissait sa bouche, coulant lentement le long de sa gorge. Pour une fois, il n'avait pas vraiment à se presser puisqu'il avait ce corps pour lui tout seul. Se délectant plus ou moins de ce sang pour le moins banal, le Lord regardait faire sa sœur, elle avait déclenché à peu de choses près, une sorte d'arrosage automatique, permettant de nettoyer toutes traces d'opérations ratées, ou comme ici, de jeu morbide. Il vit dons sa sœur observer le flot d'eau rougeâtre couler sur le sol, soulevant même un peu sa robe pour ne pas qu'elle se retrouve tâcher. En somme, Dorothy se chargeait de faire le nettoyage et d'empêcher toute sorte d'indice de trahir sa venue, encore que ce n'était pas réellement grave, bien que marcher sur le sang séché ne soit pas des plus agréables. Pendant que sa sœur parcourait la pièce en débarrassant tout ce qui était maintenant inutile, Warren avait déplaçait son bras droit, le plaçant en "x" devant l'autre, et brisant une ou deux côtes en plus, sans se départir de sa morsure.

Ce n'était certes pas un sang de toute première qualité, mais au moins, ce serait un repas assez bon pour ce soir, faute d'avoir eu la jouvencelle du couloir, car, en effet, plus il y songeait, et plus Warren parvenait à se convaincre qu'elle n'était vraiment pas vieille pour une employée du château. Lentement, le corps de l'humain se fit de plus en plus lourd, signe que celui-ci perdait conscience peu à peu, las de ne tomber que sur des faibles, le Lord brisa une bonne fois pour toute le thorax de l'humain avant de le laisser retomber au sol tout en se léchant les lèvres, récoltant le peu de sang qui s'y trouvait... Piètre joujou qu'il était, il avait tout de même permis au vampire d'assouvir sa soif au moins provisoirement. A cette pensée, une chose le laissa toutefois perplexe, il ne profiterait sans doute pas de sa sœur ce soir. A moins qu'elle ne lui propose gentiment, auquel cas, il ne refuserait sans doute pas, bien qu'il ne puisse sucer son sang jusqu'à ce que cela soit susceptible d'être dangereux... Avait-elle prévu ce coup-ci, également, en prétextant ne pas vouloir boire le sang de l'humain ? Par habitude, le vampire n'y prêta que bien peu d'importance, remarquant enfin que sa sœur était revenue dans le corridor, et qu'il pouvait l'apercevoir de profil.

Plissant simplement les yeux, le vampire prit un des bras de l'humain, le faisant traîner à sa suite, dans l'eau mélangée à son propre sang, même si finalement, à l'heure actuelle, il n'en était plus vraiment conscient. S'arrêtant à quelques pas de ce trou béant, Warren regarda faire les eaux qui ruisselaient et convergeaient vers ce lieu. Le nettoyage avait été remarquablement bien fait, il n'y avait rien à dire, même pour un Vampire éternellement insatisfait. Rapidement et sans y prêter grande attention, Warren jeta le sac d'os qu'il traînait derrière lui depuis le couloir et retourna sur ses pas dans un clapotis régulier pour aller de nouveau, se réfugier dans le corridor. Le Lord déplia alors sa cape, la reposant simplement sur ses épaules en réajustant ses vêtements avant qu'ils ne prennent un mauvais pli. Une fois ceci fait, il se redressa sensiblement, cachant ses bras sous le fin tissus noir qu'il venait de ré-enfiler, avant de pivoter mécaniquement sa tête vers sa sœur. Souhaitait-elle poursuivre ses expériences ou se retirer simplement ? Au point où il en était et après avoir fréquenté sa sœur l'espace de quelques temps, il savait pertinemment que lui poser la question n'aboutirait à aucune réponse si ce n'est un silence de mort. Il se contenta donc de rester figer ainsi, la fixant à travers ses mèches rousses, attendant un geste, ou une simple parole pour connaître l'éventuel avancement de la soirée en ce qui la concernait.
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Lun 31 Aoû - 16:46

Elle guetta la démarche de son frère jusqu’à ce qu’il jette cette enveloppe humaine dans ce trou au sol. Ses yeux se perdirent par la suite dans l’eau qui coulait comme si elle voulait contempler son reflet, reflet qui n’avait jamais existé. Elle écoutait passivement le bruit des pas que faisait son frère sur le sol ainsi que les puissants jets d’eau. Une fois que son aîné fut revenu dans l’étroit corridor Dorothy laissa encore un peu le mécanisme de nettoyage quelques minutes, puis de la paume de sa main elle appuya à nouveau sur le bouton pour faire cesser les jets. Alors que les jets commencèrent à se taire doucement, la main de la Lady glissa doucement sur le mur, ses yeux vides fixaient ce sol maintenant parfaitement propre bien qu’humide. Son écoute se concentra sans le vouloir sur le tissu qui se froissait non loin d’elle. La poupée sentit le regard du pantin posé sur elle et sans dire un mot elle pencha sa tête légèrement sur le côté. De sa main gauche elle déplaça ses cheveux pour les former en une seule masse sur son épaule gauche, dévoilant ainsi son fin cou. Une fois cela fait, sa main gauche revient aussitôt contre son ventre, se posant doucement sur son bras droit. Elle ne tarda pas d’ailleurs à bouger sa main droite pour poser son majeur et son index sur sa carotide en tapotant trois coups d’un tempo lent avant de croiser ses bras de nouveau.

La vampire était d’humeur généreuse ou était-elle inconsciente ? Son visage vide, sans expression complètement ailleurs ne donnait pas d’indication sur ce qu’elle pensait ou sur ce qu’elle faisait et pourquoi. Comme une poupée de porcelaine elle n’avait que ce visage froid qu’on lui avait donné d’avoir dès sa fabrication. Droite, le visage pointé vers l’horizon, portant une robe qui semblait avoir étés cousu sur son corps de porcelaine. Obéissante, elle attendait sagement qu’on vienne la mordre comme si cela avait étés programmé minutieusement dans un coin de son cerveau. Elle était sûrement en quête d’une nouvelle sensation forte, d’une nouvelle expérience. Jamais ô grand jamais, elle ne s’était encore fait mordre, elle avait toujours eu le don de mordre la première et de ne pas laisser le temps à l’autre de faire quoique ce soit. Peut-être par fierté elle préférait que cela soit son frère qui la morde plutôt qu’un autre vampire. Elle avait une petite apparentions tout de même, laisser sa gorge entre les mains de son frère, qui n’avait pas étés des plus doux avec son premier repas du soir, cela ne la rassura pas. Puis elle secoua un peu ses idées, il ne fallait tout de même pas qu’elle se compare à un humain. Elle était beaucoup plus noble, beaucoup plus courageuse et plus ancienne que ce sac d’os.

Elle n’arrivait pas à imaginer la sensation que pouvait provoquer une morsure d’un de ces semblables. Si cette morsure avait pu ôter la vie à un homme, la sensation méritait d’être vécue au moins une fois, juste histoire de savoir ce que pouvait ressentir ces êtres fragiles. Dorothy n’avait pour le moment pas trouvé mieux comme passe temps que de goûter aux diverses façons de mourir d’un être humain. Elle pensa d’ailleurs à passer sa prochaine nuit à la bibliothèque en quête d’un quelconque moyen nouveau et amusant d’ôter la vie à un humain. Il y avait tellement de possibilités les brûler, les noyer, les empoisonner, les broyer… Tellement de façons qu’elle devrait probablement faire une liste et les classer du plus amusant au moins. Elle se mit alors à réfléchir, essayant de se rappeler temps bien que mal où elle avait rangé son calepin et son vieux crayon. Celui-ci devait surement être rangé dans l’un de ses tiroirs ou dans la grande malle qu’elle possédait dans laquelle elle rangeait le plus souvent ses notes et ses partissions. Détendue, essayant de ne pas trop penser au moment où son aîné allait la mordre, s’il le faisait. Son attention se reporta soudainement sur l’avale tous qui était au sol. Celui-ci commençait seulement à se refermer laissant un bruit sourd et mécanique enchainer son mouvement lent.

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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Lun 31 Aoû - 19:23

Peu de temps après qu'il ait eu remis sa cape, le bruit constant de l'eau s'extirpant des jets se tut enfin, laissant retomber le silence dans la pièce. Figé sur sa sœur tandis que celle-ci ne bougeait pas, Warren attendait patiemment. Il attendait un geste, une parole, un évènement quelconque qui aurait pu l'éclairer quand à ce que sa sœur songeait à faire par la suite. Pour ce qui était du Lord, il avait prévu de quitter la pièce dans les minutes qui allaient suivre, en tout cas, si sa sœur ne le demandait pas d'une quelconque façon que ce soit. Le vampire ignorait l'heure qu'il était, mais il ne restait sans doute plus beaucoup de temps avant que le jour ne se lève, marquant la fin de sa soirée qui avait était pour une fois bien remplie. Patient, Warren avait le temps puisqu'il avait maintenant le ventre plein, ainsi, sa sœur pouvait rester immobile pendant un long moment, il ne bougerait pas tant qu'elle n'aurait pas fait le premier pas. Pari stupide, pas forcément, une simple assurance, cela lui permettait de ne pas partir comme un voleur et de se faire ainsi passer pour ce qu'il était réellement : un frère indigne, ignorant presque totalement sa petite sœur. Il n'avait aucun mal à reconnaître, ni même aucuns remords, que c'était bien ce soir qu'il avait appris à connaître sa sœur. Ce soir qu'il avait pu découvrir qui elle était devenue, ses manières, quelques uns de ses centres d'intérêt, son caractère globalement. Même s'il restait muet et impassible, parfois malgré lui, le vampire ne pouvait pas ne pas observer, il apprenait à connaître les personnes ainsi, plutôt que de parler inutilement, cela prenait peut-être plus de temps, mais au moins, c'était plus authentique.

Alors qu'il se retraçait la soirée en son esprit, il fut extirpé de sa rêverie en voyant sa sœur bouger. Légèrement, lentement, lascivement et sans un bruit, elle avait penché la tête de l'autre côté, lui présentant son cou, faisant bouger sensiblement le vampire. Même s'il l'aurait plus ou moins voulu, Warren ne pouvait pas rester insensible à ce genre de choses, le sang l'appelait Le sang, encore et toujours ce nectar de vie qu'il chérissait plus que tout. Se redressant en relevant un peu la tête, le vampire pivota légèrement sur lui-même pour voir faire sa sœur. Était-ce une simple coïncidence ? Avait-elle tourné la tête ainsi par pur hasard ? Le fait qu'elle éloigne ses cheveux le persuada du contraire. C'était bel et bien volontaire, mais pourquoi devenait-elle soudainement si généreuse alors qu'elle avait était si cruelle avec le mort et l'humain ? Sa main droite se leva lentement jusqu'à son cou, mouvement que les yeux de Warren suivirent pas à pas, sans s'en détacher, avant de tapoter sa carotide. Le message était maintenant clair, elle voulait donc être mordue... Mais pour quelle raison ? Méfiant, le Lord était loin de vouloir se jeter à son cou, elle avait les bras croisés, et son visage ne laissait échapper aucune expression pouvant trahir ses pensées. Elle semblait étrangement soumise soudainement. Mais l'opportunité de goûter le sang de sa sœur, même s'il devait le payer cher, n'était pas à mettre de côté. Attendant sagement que son frère vienne la mordre, ou parte simplement, Dorothy semblait chercher une occupation des yeux en attendant, ne s'autorisant visiblement pas à bouger.

Warren plissa les yeux. Cette vision était fausse, et pourtant. Un bon frère aurait simplement sourit, attendri par le geste et la confiance, peut-être, que sa sœur lui accordait avant de partir en murmurant des paroles réconfortantes... Pas Warren. Loin d'être un bon frère, il avait été presque absent en continu de la vie de la vampire, il ne la voyait que rarement et ne cherchait pas à multiplier ces rencontres, tout comme maintenant, le Lord était très indépendant et les choses de familles le rebutaient plutôt. Il n'en avait que faire, cela lui semblait dénué d'intérêt. Il n'était pas attendri mais perplexe face à ce geste, à ses yeux ce n'était pas de la confiance, mais un piège, mais à quoi bon chercher à y échapper ? Le désir de boire son sang était plus fort que n'importe quel autre argument. En silence, le vampire se glissa devant sa jeune sœur, restant un instant immobile à la regarder de haut... Décidément, pas un seul de ses traits ne semblaient vouloir bouger face à son frère, qu'importe. Au point où il en était, il était maintenant trop tard pour reculer, et quand bien même ce ne serait pas le cas, il ne le voulait pas. Tachant d'être plus doux qu'avec l'humain qui avait précédé, Warren garda ses bras le long de son corps, approchant simplement son visage du cou de sa sœur, profitant de son odeur, à laquelle il n'avait jamais véritablement prêté attention, mauvaise chose de sa part, Dorothy avait un brin de fraîcheur, et sa peau douce était délicate au simple toucher. Boire son sang devait valoir le coup sans aucun doute.

Les lèvres du vampire se posèrent simplement sur le cou de sa sœur alors qu'il fermait les yeux, se concentrant sur le sang qui circulait... Et si l'envie la prenait de se reculer, regrettant soudainement son élan de générosité - auquel Warren ne croyait pas une seconde - ? A cet pensée, le Lord entrouvrit les lèvres, laissant passer un souffle glacial avant de mordre doucement sa sœur à la gorge. Sa peau était douce et tendre, il n'y avait rien à dire, quant à son sang... Frais, doux, une saveur délicate qui contrastait assez bien avec son masque démoniaque. Alors qu'il buvait simplement son sang, le vampire en venait à se demander si la Sorcière n'était finalement pas un personnage qu'elle s'était inventée et dont elle aimait endosser l'enveloppe pour se protéger... Et si la vraie Dorothy était celle qu'il avait sous ses yeux ? Tout comme l'élan de générosité, cela paraissait improbable au Lord, mais pas totalement impossible. Après quelques gorgées, le vampire relâcha son emprise, il n'avait pas été des plus gourmands cette fois-ci, peut-être parce qu'inconsciemment, boire le sang de sa sœur lui déplaisait, c'était le sien, à peu de choses près. A moitié redressé seulement, Warren observa les traces de sa morsure, qui recouvraient provisoirement la peau d'albâtre de sa sœur, il soupira un instant avant de s'avancer de nouveau sur la marque, y déposant un simple baiser. Premier acte d'affection qu'il avait vis-à-vis de sa sœur. Le pantin se releva alors lentement, retrouvant son attitude habituelle en se contentant de fixer sa sœur, une nouvelle fois, parce que finalement, il ne savait toujours pas ce qu'elle comptait faire après.
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Situation sentimentale: Chaotique ... Elle n'aime qu'elle.

MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Lun 31 Aoû - 21:28

Alors que l’attention de la Lady était ailleurs, elle fut vite revenue à la réalité quand son frère se posta devant elle, la regardant de haut. Dorothy n’aima pas se regard, le regard de quelqu’un qui par sa taille ou par son caractère pouvait lui être supérieur. En temps normal elle aurait déjà craché son venin de vipère, mais elle resta froide, insensible faisant presque mine d’ignorer le regard que pouvait poser son frère sur elle. Le plan machiavélique qu’elle avait en tête était bien plus jouissif et pour rien au monde elle ne voudrait gâcher sa chance de mettre son plan à exécution. Ainsi par le billet de la morsure elle aurait gagné deux choses, la première l’effet que cela ferait et deuxième son plan. Plus son frère s’approchait pour la mordre, plus la Lady avait du mal à le supporter. Sentir le souffle de quelqu’un juste sur son cou en sachant qu’il allait la mordre, la dégoutée. Les yeux de Dorothy fixaient maintenant son frère ou du moins se qu’ils pouvaient en voir, prenant son mal en patience, attendant sagement qu’il plante une bonne fois pour toute ses crocs acéraient. Le temps lui paru horriblement long, elle se demanda même s’il ne s’était pas arrêter, si elle n’était tout bêtement pas en train de rêver. Quant il posa enfin ses lèvres sur le cou de la Lady, celle-ci eu un fin soupir, enfin il s’était décidé à la mordre. Bientôt elle pourrait enfin mettre fin à son supplice et aurait enfin la réponse à son expérience ainsi qu’une légère vengeance pour l’absentéisme de son frère.

Alors qu’elle imaginait déjà le délicieux goût de ça vengeance, elle sentit les lèvres de son Aîné s’entrouvraient doucement, laissant échapper un souffle glacial qui aurait pu glacer le sang de la demoiselle si son cœur n’était pas lui aussi, aussi froid. Ce souffle dépourvue de vie, de chaleur, souffle qu’elle détestait finalement ressentir sur elle, elle qui se croyait si intouchable même par la mort. Elle fut par la suite surprise et effrayée par cette soudaine douceur que faisait son aîné. Pourtant dans la douceur rien ne devait être effrayant, mais elle avait cette sensation que tout d’un coup elle avait était mise à nue. Sensation très désagréable qu’elle éprouva là, trop de douceur, il était trop prêt et Dorothy avait l’impression d’étouffer. Essayant de passer outre cette sensation désagréable, elle glissa doucement sa main dans sa poche et saisit les deux flacons. Discrètement, pendant que son frère se délectait de son sang si précieux maintenant à ses yeux, elle versa dans sa main le premier liquide. Elle avait prit soin de verser le fond de la fiole au centre de sa main, la où elle avait formé un creux. Elle sentit alors son frère se retirer. Avait-il senti qu’elle avait versé la fiole ? Il fallait faire vite. Elle s’empressa alors de verser le fond de la seconde fiole dans sa main provoquant ainsi la réaction chimique attendu. Alors qu’elle s’apprêtait à lui jeter le produit dessus il se pencha de nouveau vers son cou. Il n’en avait donc pas assez ? Le supplice de la Lady allait encore continuer ?

Ne pouvant rien faire d’autre que de le laisser faire, Dorothy rangea les fioles vides dans sa poche, serrant sa main qui contenait le liquide qui commençait déjà à la ronger. Une chose arriva alors, une chose que la petite sœur de ce pantin n’avait pas prévue dans son plan jusqu’à présent parfait. Un baiser. Un simple et banal baiser de son frère, premier moment d’affection que lui offrait son frère. Un frisson la parcouru alors, son poing qu’elle tenait serré se desserra légèrement et Dorothy ne sue pas quoi faire pendant une fraction de seconde. Devait elle briser ce moment en continuant sans geste et plaquer sa main contre le visage de son frère, lui donnant ainsi un brulant souvenir de sa par ou bien devait elle mettre sa main dans son dos et disparaitre simplement vers ses appartements et ainsi rester sur cette fin qui avait apparemment réussi à traverser son mur de glace. Elle déglutit, ses yeux perçant posés sur elle en attente d’un geste d’une réponse de sa par, alors qu’elle-même ne savait plus quoi faire. La douleur qu’elle pouvait ressentir sur sa main n’était rien comparait au choix qu’elle devait faire maintenant. Elle finit quand même à se décider, elle recula sagement avec un simple et fin sourire, mettant doucement sa main dans son dos. Main qui resta que quelques secondes dans son dos d’ailleurs. Très vite prise par le dégout et le trop de douceur et d’affection, elle fit un grand pas en avant, son visage redevant glacial, son sourire disparu. Elle empoigna brusquement le bras de son aîné en remontant sa manche et plaqua sa main remplit de son produit sur la peau de son frère sans aucuns scrupules. Versant les dernières gouttes qui restaient des fioles et qui ne l’avait pas encore rongeaient. Il y en avait très peu, mais assez pour donner un mal de chien à Dorothy ainsi qu’un souvenir de cette soirée à son frère. Souvenir qui ne tarderait pas à disparaitre par le temps, mais qui sur le moment présent, comme pour le baiser, resterait bien marqué sur sa peau.

Elle avait fixé tout le long de son geste, les yeux de son aîné. Une fois que les dernières gouttes furent renversées, elle le lâcha et se recula progressivement dans le couloir. Ses yeux jaunes ne voulaient quitter ceux de son frère, doucement elle recula jusqu’à la porte. Elle l’ouvrir et juste avant de quitter définitivement la salle elle lui souhaita d’une voix douce et pourtant sans vie un simple et banale « bon repos ». Une fois la porte refermée, elle regarda sa main à demi rongé par l’acide. Elle s’empressa de regagner ses appartements, le soleil n’allait pas trader à montrer le bout de son nez. Maudit soleil, pourquoi ne pouvait il pas rester encore coucher ? Pourquoi cet astre s’obstinait à apparaitre chaque jour que la Terre semblait créer ? Comme le Temps ce maudit astre allait encore durer longtemps. Alors qu’elle repensait à sa soirée sur le chemin qui menait à sa chambre, elle entendit des pleures. Alors qu’il n’était guère le temps de faire un détour, elle le fit quand même et trouva, sous une cage d’escalier une jeune domestique. C’était une adolescente, de sa voix la plus douce Dorothy lui demanda se qu’elle avait. Apparemment un homme ou plutôt un vampire lui avait fait peur et elle était restée ici toute la nuit en espérant qu’il ne la trouve pas. Dorothy releva le menton de la jeune fille, lui sécha ses larmes, lui montra qu’elle n’avait plus rien à craindre, qu’elle n’était plus seule et qu’en plus le soleil se levait. La Lady, après quelques mots réconfortant la serra dans ses bras, caressa ses cheveux et lui mordit cruellement le cou. Buvant au plus vite le sang de cette jeune domestique avant que le soleil ne soit trop haut. La pauvre jeun fille n’avait pu voir l’attaque arriver et la Lady avait ainsi pu facilement se servir de la situation. Il était bien facile de profiter d’un jeune humain perdu et en sanglot. L’horrible Sorcière n’avait pu résister à l’appel et l’avait aussitôt vidé. N’ayant pas le temps pour se débarrasser du corps, elle le laissa sous la cage d’escalier et s’empressa de regagner ses appartements. Encore un repas prit en vitesse sur un coup de chance qui donna un petit mal de ventre à la Lady.

Une fois dans ses appartements, elle alla se coucher à l’abri du soleil, le ventre plein. L’acide avait déjà finit son effet, Dorothy n’avait pas eu le temps de le sentir tous étaient arrivés si vite qu’elle n’avait comme qui dirait pas eu le temps de ressentir la première sensation qu’elle avait eu en absorbant le gaz. Son esprit était encore resté dans le laboratoire, ses pensées étaient encore restées sur cet acte qu’avait fait son frère. Pourquoi l’avait il fait ? Question qui trottait dans la tête de Dorothy et qui n’aurait comme la grande majorité, peut être, aucune réponse. Elle sentait aussi que le repas qu’elle venait de prendre aller en plus lui rester sur l’estomac. Décidément le sang des petits enfants restaient pour elle son plat favori.

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Lord Warren Krory
Aîné de Kaname



Pièce d'identité
Âge de jeu: 1700 ans
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuel & Seme.
Situation sentimentale: #

MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Mar 1 Sep - 12:26

Alors qu'il la fixait d'un regard presque inquisiteur, sa sœur se mit doucement a reculer, un fin sourire aux lèvres... Cela voulait-il dire qu'elle se retirait ? Aussi facilement que cela, après avoir offert son sang en offrande à Warren, elle se contenterait de partir, sans même refermer le piège sur lui ? Étrange, mais après tout pourquoi pas. Petit à petit, le vampire parvenait à se faire une image claire de sa sœur, il en voyait les bordures et avait une bonne idée de ce que donnerait le dessin, pourtant, l'esquisse se vit brutalement gommée lorsqu'elle bougea de nouveau, s'approchant de lui brutalement sans qu'il ne réagisse, seuls ses yeux vifs se posèrent de nouveau sur ce visage sans expressions. Plus de sourire, aussi faux soit-il, ses yeux étaient vides, inlassablement vides et ne parvenaient même pas en renvoyer l'image de l'âme de la demoiselle, rien, le néant tout simplement... Le Lord devrait vérifier les yeux, ou plutôt l'œil de son petit frère à l'occasion, afin de voir si c'était une impression de famille ou le simple fruit du hasard.

Toujours aussi immobile, Warren la regarda empoigner son bras pour relever brutalement sa manche, appliquant rapidement l'autre main sur son bras. Rester à sa merci était la moindre des choses qu'il puisse faire après ce qu'elle venait de lui offrir. Qu'est-ce qu'une simple caresse aussi brûlante que ce qu'elle lui administrait actuellement, par rapport à un flacon bien rempli de son sang ? Pas grand chose, et peut-être même rien. Le souvenir des deux fioles dans la poche de sa sœur lui revint alors à l'esprit, elle venait de lui faire le même coup que la serrure... Cette petite manquait cruellement d'imagination, finalement, heureusement qu'il ne la voyait pas si souvent que cela, à coup sûr, il s'en lasserait. Se reculant doucement après l'avoir lâché, elle n'avait de cesse de le fixer, regard que Warren ne voulait pas lâcher non plus, même s'il ne bougeait pas la tête. D'un côté sa sœur s'éloignant, de l'autre, son bras brûlant... Depuis combien de temps tenait-elle ce mélange en sa main ? Le Lord l'ignorait et s'en moquait, ce qui comptait, c'est ce qu'elle avait fait.

La porte passée, sa voix résonna de nouveau laissant filtrer un faible mais non moins "Bon repos". L'espace d'un instant, un long, très long instant, Warren garda son regard sur la poignée de la porte alors que son bras souffrait plus ou moins. Le vampire pivota alors doucement la tête, fermant les yeux pour les rouvrir sur son bras meurtri. Ainsi donc, en ce moment anormal, ce premier acte de tendresse vis-à-vis de sa sœur, voilà se dont il écopait. Une marque étendue sur son bras, un liquide qui longeait maintenant son avant-bras, creusant lentement un léger canal en son membre supérieur. Le sourire du vampire revit doucement le jour, remontant à la surface. Politesse, gentillesse, les deux riment et ne lui réussissent définitivement pas. Le rouquin avait déposé un doux baiser sur la peau de sa sœur pour la remercier d'abord du sang qu'elle lui avait offert, puis pour la soirée qu'il avait passé en sa compagnie. Loin d'être ennuyeuse comme il l'avait d'abord craint, cette nuit avait été riche en rebondissements et avait occupé l'esprit malade du Lord l'espace d'un instant qui n'est que bien trop court dans sa misérable existence.

Ainsi donc qu'il soit un frère aimant et un tant soit peu attentif semblait déplaire à Dorothy. Qu'à cela ne tienne, lors de leur prochaine rencontre il ne serait pas aussi délicat et doux qu'il avait pu l'être en la mordant ou même en restant à ses côtés. Warren serait l'éternel frère absent et inaccessible qu'elle avait toujours eu. Son sourire s'agrandit un peu plus encore, dévoilant ses canines un peu trop pointues et tranchantes pour sembler belles aux yeux d'un humain, avant de ricaner légèrement. Le seul rire qui lui était donné d'avoir, un simple et banal ricanement, toutefois difficile à lui arracher. La Sorcière avait fait un joli coup même si elle l'ignorait, maintenant partie depuis un moment. Lascivement, Warren se dirigea à la porte puis sortit en silence de la pièce, prenant le temps de fermer la porte de cette salle bien à part avant de retourner à l'étage menant à sa chambre d'un pas rapide. Le contact de l'air sur son bras n'était pas des plus agréables, mais pourtant le frère glacial qu'il était redevenu en quelques secondes ne sourcillait pas comme il l'avait toujours fait. Cette brûlure avait été désagréable sur l'instant parce qu'elle l'avait prise par surprise, faisant glisser le masque qui était depuis longtemps accroché à son visage, mais maintenant, ce n'était plus rien, le masque avait été replacé et c'était déjà oublié. Une simple brûlure de plus, malheureusement, cette petite chose bénigne ne suffisait pas à l'atteindre, encore moins à le tuer. Caresse brûlante qu'elle lui avait administré sur le bras seulement, au risque de se faire stopper pendant l'acte. Le Lord se stoppa alors brusquement devant l'escalier, le contournant un instant pour s'approcher d'un corps posé là.

Un soupir s'extirpa paresseusement de ses lèvres, l'imbécile qui était là avait trouvé le moyen de lui échapper et s'était faite bêtement piéger là. A croire que pour certains, le sort s'acharne. Prenant son visage d'une main pour la regarder plus attentivement, bien qu'elle ne soit plus vraiment la même, Warren en déduisit bel et bien qu'elle n'était finalement qu'une frêle enfant. Déjà désintéressé du corps il le laissa tomber du peu qu'il l'avait soulevé avant d'emprunter les escaliers, les montant quatre à quatre pour rejoindre sa chambre en silence. A cette heure-ci, l'étage était étrangement calme, certains se levaient, d'autres se couchaient, lui, faisait partie de la seconde catégorie. Entrant en silence dans son antre, le vampire posa sa cape sur un meuble placé juste à l'entrée, constatant déjà que son bras avait reprit sa couleur de marbre, elle n'en avait mis que trop peu, mais ce serait toutefois une expérience à tenter à plus grande échelle.

Affreusement rancunier bien qu'aussi peu bavard qu'une tombe, un verre de vin rouge en main, stationnant devant la fenêtre avec une main dans le dos, Warren cherchait déjà ce qu'il pourrait bien faire à sa sœur s'il la revoyait. Petite peste qu'elle était. Aîné qu'il était. Il se devait de la punir tôt ou tard. Portant distraitement le verre à ses lèvres, le vampire en but rapidement une faible gorgée alors que son regard était porté à l'horizon, sur les rayons aveuglant du soleil qui pointait. Reposant le verre sur le bureau à sa gauche, croisant son deuxième bras dans son dos, le vampire allait rester là un moment, moment qui prendrait fin lorsque l'ombre du vampire, aussi gourmande que l'enveloppe de chair qui en était la source, aurait engloutit toute la chambre du mieux qu'elle le pouvait. Déjà, une ombre fine et étendue allait jusqu'à toucher la porte, s'y projetant même un peu, une ombre aux contours flous dont la silhouette n'était pas encore sûre et qui était susceptible d'amener à l'erreur ; erreur, semble-t-il, que Warren avait faite en croyant que sa sœur ait pu être aussi innocente et fragile qu'elle le prétendait... Toutefois, même si ce n'était peut-être pas sa vraie nature, quand bien même cette partie là d'elle apparaissait pour appâter simplement la proie, elle existait tout de même. Et si par malheur, le frère la rencontrait de nouveau, il se ferait une joie de la prendre à son propre piège. Certes, le vampire avait comme qui dirait un désavantage par rapport à sa sœur, loin d'avoir toute une palette de personnages, il n'en avait qu'un : le monstre biscornu, sans forme distincte, dénué de tous sentiments, qui s'étendait actuellement dans la pièce en englobant tout et n'importe quoi. Aussi banal soit-il, ce monstre pouvait de temps à autre perdre son sang froid face aux humains, mais peut-être allait-il évoluer et revoir ses plans, en projetant de se montrer sous son vrai jour, aux yeux de certains vampires également.

Son sourire éternellement mélancolique se montra alors à cette pensée, le Lord reprit le verre qui siégeait à côté de lui et le vida en quelques gorgées simplement. Pivotant sur lui même, il observa l'état de son ombre. Satisfait de ce qu'elle représentait simplement, le vampire s'avança vers son grand lit sans un mot ni même une expression accrochée à son visage et s'y étendit tout simplement. Les yeux clos, il paraissait presque aussi innocent que sa sœur avait bien voulu le faire croire il y a de cela quelques minutes maintenant.
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MessageSujet: Re: ~†~ L’apprentie Chimiste ~†~   Aujourd'hui à 1:23

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