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 Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]

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Lady Seira Krory
Aînée de Stella



Pièce d'identité
Âge de jeu: 1595 ans
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Hétéro + Seme
Situation sentimentale:

MessageSujet: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Dim 15 Mar - 15:25

«S'aimer soi-même est le début d'une histoire d'amour qui durera toute une vie.»

L’amour de soi se faisait sentir avec hargne sous le croissant de lune éclatant, pour ne laisser ensuite supposer que cela n’était qu’une illusion, une magnifique et dangereuse illusion...


Seira rejeta sa tête en arrière, le visage face au vent léger, l’éclat de la nuit plongeant dans l’eau azur de ses yeux. Ses yeux... son arme destructrice. Sous tous les aspects qui puissent exister. Elle soupira. Elle était rentrée. Elle avait vu sa famille si précieuse, à laquelle elle tenait comme à la prunelle de ses yeux. De ses yeux de saphir. Ils lui avaient fait bon accueil. Accueil qu’elle méritait, certainement. Oh, qu'elle les aimaient. Elle les avait serré dans ses bras, bien sûr, elle avait salué son cousin respectueusement. Pourtant…. Quelque chose lui tenait le ventre, le tordant d’une douleur inconnue. D’un vide étrange… Comme une insatisfaction. Oh mais, ne vous méprenez pas... Seira est une éternelle insatisfaite. Au point de se chercher elle-même pour s'abandonner. Elle, qui fascine le monde dans lequel elle vie, eux qui s'entichent d'elle, si facilement... Elle qui ne finit que par ressentir un profond dégoût de ces gens et presque d'elle même...

L’aînée de Stella passa lentement sa main sur son front, comme pour balayer ces pensés incongrues. Elle s’allongea sur la pierre froide du rebord de la fontaine du jardin, laissant ses pieds de geisha dans l’eau fraîche et sombre sous la nuit d’ébène qui la recouvrait. Seira sortit de son corsage un paquet de cigarette qu’elle ouvrit. Elle en glissa une entre ses lèvres lascives et l’alluma fébrilement. La fumée blanche sortit lentement de sa bouche comme un génie gracieux et informe d’une lampe enchantée.

Les jardins… étaient sans doute l’endroit du château qu’elle préférait. Les fleurs semblaient sauvages, contre toute forme d’autorité présente à l’intérieur du château et les grands arbres étiraient gracieusement leurs branches vers le ciel d’encre noire, comme si le temps n’avait pas d’effet sur eux. Il n’en avait pas non plus sur elle. Du moins, presque pas.
Seira se redressa et se pencha en avant pour effleurer l’eau de la fontaine du bout de ses doigts de déesse. Elle attendait sa cousine. Il était convenu qu’elles se retrouvent ici. La raison en était inconnue. Elles mêmes ne la connaissaient pas. Elles étaient venues d’une pulsion soudaine, d’un élan d’amour familiale, ou de haine. Seira aimait sa famille. Mais Eléa était la seule à qui elle ne comprenait pas ses ressentiments. Personne ne comprenait d’ailleurs les relations ambigues des deux cousines. Personne ne cherchait à comprendre…

Seira soupira doucement. Elle était fatiguée. Fatiguée de ces émotions troubles qui usaient l’implacabilité de son sang-froid. Elle et sa cousine étaient presque les mêmes. C’était peu être cela le problème. Seira et Eléa étaient sans doute les meilleurs, les plus belles, les plus fortes… Seira aimait dominer. Hors, Eléa était celle qu’elle désirait le plus contrôler. Mais celle-ci était indomptable, impossible à cerner. Il en allait de même pour elle…C'était une lutte silencieuse et invisible, peut être..
Seira retira sa main de l’eau et plaça doucement celle-ci sur sa gorge d’albâtre. Elle était plus belle que jamais, sans excès, vêtue d’une légère robe de soie blanche, sans atours particuliers, hormis un minuscule diamant qui se balançait entre ses seins à demi-nus. Mais son port de tête de reine si donnait cette allure si noble que possédait généralement les Krory. Son regard langoureux mais froid, qui teintait nimportequel endroit où elle se trouvait, d'une atmosphère suave et dangeureuse. Sa sublime chevelure dorée était libre et dansait au grès du vent qui, ce soir était doux et mélancolique. Belle, sans le vouloir. Mais elle le savait, elle se jouait de cet atout. De même que son orgueil et sa colère emplissant son être, mais non désirés. Qu’y pouvait-elle ? Elle était née telle qu’elle. Elle était née pour être se qu'elle était, pour être Seira. Libertine, assassine et hautaine… Mais ce ressentiment de faiblesse presque inéxistante était de trop et troublait la perfection dangereuse, sublime et mauvaise de Seira.

Elle était plongée dans l’océan ténébreux de ses pensées, quand elle entendit les bruits de pas légers de sa cousine. Elle détourna ses yeux énigmatiques de l’eau de la fontaine pour les poser sur sa cousine qui arrivait au loin. Elle s’assit à califourchon sur le rebord de pierre, ses longues jambes fines négligemment découvertes, avec une indécence désinvolte. Elle attendit, le vent caressant ses pommettes hautes et frôlant ses lèvres étirées en un sourire d’une sensualité indécente.


Eléa, mon amour, mon bourreau. Toi qui m’a fait de l’ombre. Moi qui t’aime en voulant pourtant te tuer. Eléa, ma cousine, je ne te comprends pas comme tu ne peux lire en moi. Nous sommes liées de façon aussi écoeurante que délicieuse. Moi la femme dandy libertine qui ne fait plus rien dans les règles. Nous sommes impossible a dompter, abattant les règles comme les pions inutiles d’un échecquier…
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Lady Eléa Krory
Aînée d'Ashura



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Âge de jeu: 1785 ans.
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuelle - Semuke
Situation sentimentale: compliquée

MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Dim 15 Mar - 22:53

'On confond facilement l'amour de la vérité et l'amour propre, réducteur de vérité.'

Il y a dans ses yeux comme un air curieux. Il y a dans ses yeux qui parfois sont vitreux, la force vive de celles et ceux qui en ont bavé plus que pour deux... Il y a tout ça dans ses yeux, oui... Il y a tout ça. Mais plus encore.
Bien sur qu'il est dur d'être heureux. Le bonheur se cache souvent et ne nous effleure que lorsqu'il veut... Le bonheur, oui s'il vous plait, mais qui dit bonheur dit vérité, mais celle-ci assassine sans tuer et nous laisse à vif écorché, alors peut-être qu'enfaîte, on la fuit tous cette vérité. Il est vrai qu'être seul c'est rude, et évident qu'a deux on est plus fort. Mais pas pour elle non, être seule est sa force. Mais l'avez-vous sûrement constaté, Eléa est seule depuis trop longtemps.



Eléa a le cœur emplis de colère, de rage, de souffrance. Quand tout commença elle n'avait rien a dire, elle était perdue dans le néant qui s'était formé en elle. L'aînée était embarrassée, puis un jour elle a tout libéré pour se rendre compte qu'en fait elle n'était pas la seule à avoir ces choses là a l'esprit. Mais tout ce qu'elle avait pu raconter ne sont pas les mots qu'elle aurait aimé dire. Elle n'avait plus rien à perdre et la faute était sienne, la faute était sienne… Eléa veut guérir, veut sentir qu'elle est proche de quelque chose de vrai. Elle veut lâcher toute la douleur qu'elle tient en elle depuis si longtemps, éradiquer la peine jusqu'à ce qu'elle parte. Eléa veut trouver ce qu'elle veut depuis des siècles. Mais elle est coincée. Reste un fantôme solitaire.



Le vent lui caresse le visage alors que la silhouette de sa cousine se dessine peu à peu. Sa vision s'amplifie la nuit, l'instinct de chasse peut-être. Peut-être, dans sa vie il y en eut tellement. Elle en a assez des peut-être. Eléa veut du concret, du réel. Et donc à la lumière, obscure lumière reflétée par la lune dans ces jardins elle s'approche de sa cousine. Sa démarche se fait menaçante tendis qu'elle savoure les rares instants de calme parfaits et tellement jouissifs qui ne sont que fourbe illusion tendis que sa cousine, Seira, sa tendre et détestée cousine, elle, malheureusement bien réelle. L'atmosphère s'alourdit, L'aînée est dans la place, L'aînée capte l'espace.



Eléa avance d'une lenteur et sensualité affligeante. Son corps est d'une beauté dégradante, image parfaite de la femme jonchée d'épines et de courbes délicieuses... Un corps à sa hauteur. Seira. Une source de conflit intérieur. Jamais, jamais elle n'avait pu la soumettre à sa volonté, tout en cette dernière la faisait tressaillir. Eléa n'aime qu'elle-même alors elle ne puisse qu'aimer son reflet... Ainsi nous pourrions croire que les deux vampires sont identiques mais malgré tout dans chacune d'elles quelque chose les rendent uniques. La silencieuse guerre qui se déroule entre-elles est arriérée, le temps est venu d'éradiquer le problème a sa source. Il est temps maintenant, temps d'en finir. Désormais aux cotés de sa cousine, Eléa la regarde. Elle vint gracieusement s'assoir aux cotés de Seira ne la regardant plus. Son regard se pose sur la lune, inaccessible, silencieuse, froide...
De son air hautin et désinvolte une phrase s'échappe de ses divines lèvres.

"Quel ennuis que la vie d'un vampire..."




'Fatalement Seira tu m'écœures. Toi qui est si belle mais si dangereuse. Tu sera ma mort.'
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Lady Seira Krory
Aînée de Stella



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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Dim 15 Mar - 23:39

Le monde est un théâtre, mais la pièce est mal distribuée.



Seira tira à nouveau une bouffée sur sa cigarette, qu'elle tenait du bout des doigts. La fumée en sortit de ses lèvres délicieuses, tourbillonant gracieusement dans l'air nocturne avant de disparaître, définitivement.
La vampire regardait sa cousine s'approcher lentement, sûrment menaçante. Seira gardait son habituel air serein et moqueur, le visage dénué de la moindre émotion, les joues froides, les yeux dans le vague. Elle jeta sa cigarette au sol avant de l'écraser de ses pieds nus. La chaleur désagréable de la cendre incandescente ne vint pas. Aucune grimace de douleur ne vint perturber la beauté outrageante et froide du visage de la vampire. Seira était trop forte pour ressentir cette brûlure de pacotille. Les seules blessures vraiment mordantes étaient celles du coeur...

Elle détourna le regard avec une désinvolture voulue quand sa cousine s'assit près d'elle. Eléa... Responsable de ce déchirement intérieur entre amour et haine... Eléa qui jetait dès son arrivée cette atmosphère sucrée et lourde, qui écoeurait étrangement Seira, mais qui en redemandait encore. Masochisme familial... Curieuse danse morbide... Mon Dieu, la folie liait peut être ces deux cousines... Elle savait pertinemment qu'Eléa mourrait d'envie de la suprimmer, de la détruire. De même que Seira désirait de toute son âme, si elle en possédait une, de la faire souffrir, et pourtant, elle voulait de tout son coeur la serrer tendrement dans ses bras, puis de l'étouffer jusqu'à ce que la mort survienne... Eléa. Si belle. Seira, tellement langoureuse. Les deux femmes étaient presque des jumelles, des copies. Mais chacune possédait un plus, qui les différenciait fortement.

Seira pencha la tête, ne parlant toujours pas. Elle voulait agacer sa cousine, prendre un malin plaisir à mettre mentalement sa chair à vif. Elle voulait l'affrontement. Elle voulait provoquer...
Seira avait toujours eu un goût prononcé pour la provocation. Pour choquer. D'ailleurs, ses deux petits frères avaient hérités de ce vice. Elle brisait les moeurs... La folie, peut-être. Ou la rage intérieur d'avoir une ombre qui voulait la surpasser. Ombre qu'elle n'arrivait pas à dominer et contrôler. Elle qui était une ardente manipulatrice, à l'esprit décadent et calculateur... Elle qui faisait tout l'opposé de la conformité... Elle qui implorait son égo de la désintégration de cette tendre et haineuse rivalité.

Puis, ses lèvres lascives s'entrouvrirent pour répondre à l'accueil froid de sa belle rivale. Ses yeux azur se posèrent sur la chevelure blonde d'Eléa. Chevelure dorée, comme la sienne... Cela en devenait presque fétichiste. Cela donnait des envies meurtrières et fraternelles à la fois. Cela était délicieusement malsain.

*L'immortalité n'est peu être qu'un cadeau empoisonné, après tout.*

Elle rejeta sa tête en arrière, dévoilant son cou délicat, le regard teintée d'une insolence indécente, comme pour mettre sa cousine au défis de la mordre. Puis elle redressa son visage, retrouvant son port de déesse, avant de poursuivre, le regard lointain, la voix froide et significative, la menance douceureuse se faisant entendre comme la sublime mélodie d'une sonatine :

*Tu m'a fait attendre, cousine chérie, tu sais peut être à quel point je n'aime pas ça... Sûrement l'as-tu fait exprès.*

Elle fixait désormais sa cousine. Un sourire se dessina sur son visage divin. Un sourire carnassier qui la trahissait sûrement... Mais ses yeux restèrent inexpressifs, comme pour cacher la jalousie et le regret ardent qui illuminait ses pupilles démentes. Et peut-être, aussi, une once d'amour.


C'est un jour parfait pour un meutre
Tu te proclames tueur
Mais ta seule victime est ton propre temps
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Lady Eléa Krory
Aînée d'Ashura



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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Lun 16 Mar - 1:32

'J'ai contrôlé mes sentiments depuis trop longtemps, forçant mon âme à se replier me punissant jusque mon auto-destruction.'



Eléa corrompt tout ce qu'elle touche et contemple ensuite tout ce qu'elle a fait. L'aînée jette comme un sort sur tout ceux qu'elle dirige de par sa beauté. Mais Eléa sait qu'un jour elle brûlera. Oui un jour L'aînée brûlera en enfer pour tout ses pêchés. Eléa aime la liberté mais celle-ci se consume. Ce qu'elle devient aux cotés de Seira est le contraire de ce qu'elle désire. Eléa a honte d'elle-même. Une honte qu'elle n'arrive à éradiquer lorsque sa cousine n'est pas loin. Seira arrive à l'attendrir.
'Et c'est ainsi que le lion s'est épris de l'agneau'



Le regard de Seira sur pose sur sa cousine mais celle-ci ne s'en préoccupe gère. L'aînée de Stella tire Eléa sur un chemin qu'elle apprécie tout particulièrement. Celui de la provocation.
Certes Eléa y répondra d'une subtilité telle qu'elle fera durer le jeu le plus longtemps possible. Un sourire s'étire alors sur ses lèvres nacrées aux dires de sa cousine. L'immortalité un cadeau empoisonné. Bien sur Seira dit vrai. Mais dans l'immortalité il y a du bon, les vampires peuvent voir plus de choses dans une vie que tous ces pauvres humains ne verrons jamais, alors, de ce fait la communauté vampire leur sont supérieurs. Oh oui Seira, Eléa aimerais tant t'être supérieure. L'aînée d'Ashura donnerait tout pour que tu deviennes une simple humaine.
'Mais quel masochiste ce Lion'



Eléa se redressa, posant ses mains en arrière de son dos pour s'y appuyer et ainsi regarder la voie lactée. Ses cheveux glissèrent le long de ses épaules pour tomber dans son dos. Mais Eléa n'avait pas remarqué qu'en une fraction de seconde, sa peau avait effleurée la délicate main de Seira posée là comme l'oiseau sur la branche. Un silence lourd et pesant pris place. Seul le son des feuilles se faisant ballotées par la douce brise et l'eau de la fontaine s'écoulant calemement osaient défier les deux tyrans. Eléa regarde toujours la lune, laissant son regard se perdre dans les cieux.
'La jalousie est le tyran du royaume de l'amour'



Plonger dans l'infini, dans le gouffre sacré et s'y noyer à jamais. Eléa souhaite que pour rien qu'un instant, l'éphémère devienne, éternité. D'une éternité aussi longue que sa propre vie. Monotone et triste vie qu'est celle d'un vampire. L'ainée eu soudain une forte envie de hurler au monde sa rage et utiliser sa peine pour se faire entendre. Mais le temps leur est compté désormais. Le soleil fera son apparition et tout cela ne sera plus qu'un rêve.
Qui vit d'illusion meurt de désillusion, et se jouera en cette nuit.
'La vie est un rêve, mais rêver n'est pas vivre...'



Eléa ne bougeait plus. Son corps semblait s'être arrêté de fonctionner, elle restait de marbre semblable à la Venus d'Ille. Sa naturelle beauté en devenait écœurante. Eléa arrive même à se dégouter d'elle-même. Tout ce qui se passait ici était malsain, Seira comme Eléa le savent mais toutes deux en redemandent encore. Et c'est dans ce sens qu'Eléa ouvrit une fois de plus ses douces lèvres nacrées pour en laisser se réchapper sur un ton mi-moqueur mi-amusé seulement deux mots.


"Peut-être."



'Fais-moi rêver tes rêves Seira. Fais-moi crier tes cris...'
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Lady Seira Krory
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Lun 16 Mar - 12:27

Il existe des péchés dont le souvenir, plus que l'accomplissement, fait le charme ; d'étranges triomphes qui flattent l'orgueil plus encore que la passion.


Comme l'agneau est stupide...

Seira inclina légèrement la tête, les lèvres serrées. Eléa ne s'en aperçut sans doute pas. Elle avait sentit le frôlement, presque impercepectibe de la main de sa cousine sur la sienne. Cela provoqua en elle, un frisson et elle put, de justesse, contenir le tressaillement qu'il lui arrachait. Car oui, Eléa, tu fais tressaillir Seira. Mais ni de dégoût, ni de peur, ni de rage. Ou peut être les trois à la fois. Peut être, le dégoût de devoir tuer cet amour fraternel, hargneux, gâché par un orgueil ardent, une rivalité sans nom. Le vice atroce qu'est la beauté.
Orgueil, le plus fatal des conseillers, que viens-tu faire entre elle et moi? Orgueil pourquoi te mêles tu avec le plus dangereux des sentiments qu'est la jalousie? Vas-t'en orgueil, ou reste. Oui, reste pour me laisser lui tenir tête. Pour ne pas perdre la face sous le fardeau incongru de la magnificence écoeurante et écrasante de ma cousine. Mes peurs, mon dégoût, mon amour. Allez vous en... Ou restez, ne serait-ce que pour me donner une âme.
Oui, sans cet orgueil, Seira avait l'impression de ne plus être.
Par provocation, peut être, ou pour apaiser la rage silencieuse qui se déchaînait en elle, elle sortit à nouveau une cigarette de son paquet, posé en équilibre sur le rebord de pierre. Puis, elle l'allumma, la main légèrement tremblante. Oui, Seira tremblait. Oh si peu, de façon tellement brève; mais son geste avait été fièvreux. La fièvre de l'envie de meurtre. Oui, Seira avait envie de tuer. Mais elle savait pertinemment qu'elle ne le ferait pas. Car, cela entraînerait sûrement sa mort à elle. De plus, ses mains diaphanes s'arrêteraient, à quelques millimètres de ce si joli cou, refusant de continuer, d'aller jusqu'au bout. L'envie de la tuer était bien là, omniprésente. Oui, elle mourrait d'envie de la serrer tendrement entre ses bras meurtriers, pour la tuer, doucement, le sourire aux lèvres. Mais cela n'arrivera pas, sans doute jamais. Sans un mot, Seira lui tendit le paquet de cigarette, en une proposition muette. Puis quand ce fut fait, elle le serra avec force dans sa main. Celui ci ne résista pas à la dureté de la poigne de la vampire, et s'écrasa. Une force si grande pour une si petite main... Mais ne soyez pas dupe. Ne vous fiez pas à la délicieuse sérenité qui adoucissait ses traits énigmatiques. Seira avait ce soir là, le coeur d'un assassin.
Seira est une séductrice, Seira est violente, Seira est matérialiste, Seira est un dandy, Seira abîme tout se qu'elle touche, Seira est arrogante. Mais au fond d'elle, Seira sait bien qu'elle est vulnérable. Elle se sent parfois pathétique, pathétique de ne pouvoir prendre le dessus. D'où sa colère. Son courroux de voir Eléa imperturbable, sans aucune faille apparente. Seira était comme une forteresse, implacable, sans fuite, mais dont l'intérieur est criblé de lézardes. Seira, dont les accès de colères étaient semblables à sa cousine, mais plus rares, cependants, n'était presque plus maîtresse de ses sentiments, elle qui contrôlait toujours tout.
Eléa, tu sais, se n'était pas facile de sortir de mon lit, aujourd'hui. Ce n'était pas facile de te sortir de mon esprit. Mais tu reviens sans cesse, caressant mes rêves, irritant mes idées. Eléa, je te hais comme je t'aime. Mais la haine n'est-elle pas synonyme d'amour? Je t'irrite car, avec ma naissance, tu n'étais plus la plus mystérieuse, la plus belle. Je te déteste car tu viens toujours avant moi, je déteste me sentir écrasé. J'aurais cru un jour te contrôler, hors je me suis rendu compte que tu était impossible à cerner. Il est impossible de te dominer, Eléa. Mais j'échappe à tes griffes d'autorité, et cela attire ton courroux, Eléa. Cousine, que serais-je sans toi? Je serais tout. Mais je ne serais plus moi, je ne serais plus Seira...
La belle vampire leva majestueusement le visage vers la lune. La lune qui concurençait le soleil en magnificence. Mais qui dépendait du soleil qui l'éclairait de sa lumière. Un léger soupir s'échappa de ses lèvres lascives. Elle ferma les yeux, regretta. Trop tard. Sa cousine avait entendu ce souffle, presque inaudible, qui sonnait comme un plainte. Cela en était bien une.
Oui, Eléa, tu m'éclaire de tes rayons, tu m'aveugle, tu consumme ma chair. Te souviens tu de cette rivalité, presque éternelle? Depuis nos années enfantines. A se disputer les plus belles robes, les meilleurs jeux. Oui, nous étions et serons toujours faîtes pour ce délicieux conflit intérieur qui nous ronge, qui nous détruit. Pourquoi en redemander, alors? Sûrment aimons nous ça, sûrment sommes-nous masochistes.
Tu m'en as voulu pour avoir suprimmer ta place de premiére en venant au monde. Tu ne me le pardonneras jamais. Je te hais pour n'avoir jamais jouit de la gloire d'être la meilleure, à cause de toi, toi qui est née avant moi...
Je me sens faible, Eléa, faible de t'aimer, faible à cause de toi. Tout serait tellement plus facile si tu n'étais pas là.
Seira se leva avec grâce et fixait désormais sa cousine, de ses yeux étincelant, ne trahissant rien. Elle aurait voulu en finir, elle aurait voulu ouvrir sa bouche aux courbes sublimes pour lui dire, lui dire ces mots, ces phrases qui sonnaient comme quelquechose de tabou. Elle se retenait, pourtant, cachant sa rage. Oui, Seira était en colère. Oui, Seira voulait libérer les griffes de son courroux. Mais elle se contenta de murmurer, la voix cassée, suave et irrisistiblement sereine, une lueur de cynisme dans les yeux :
* Tout ne rime à rien, Eléa. Je suis lasse. Sans doute le vois-tu, sans doute en es-tu en partie responsable.*
Puis, son regard aux iris azur, tellement troublantes, se posa à nouveau sur la lune, lumineuse, brillante, magnifique. Presque autant qu'elle... Elle croisa ses mains de fée sur sa poitrine, les laissa tomber avec une nochalance voulue le long de son corps sublime. Elle ressemblait à une déesse, une déesse d'une douceur impitoyable et menaçante. Elle se rassit et ajouta, dans un souffle à peine audible :
*La lune est belle. Elle donnerait presque envie de commettre un meutre. Un meurtre aussi parfait que toi. Que ta folie. Que la mienne.*
Comment choisis-tu entre la mort et la gloire, Eléa ? Comment choisirais-je entre la mort et la gloire ?
Les fins heureuses, ne m'ont jamais ennuiyé. Les fin heureuses ne m'ennuies toujours pas. Toujours est-il qu'il y aura jamais de fin pour nous. Mais elles, elles avaient une manière de te faire payer, de me faire payer, et de te forcer à t'aligner. Ma provocation maladive finira par t'irriter, le jeu ne durera pas longtemps, le combat surviendra. Oh, je suis tellement intelligente. Mais intelligente ne signifie pas être sage. j'aurais pu te dire d'aller te faire foutre pour toujours, mais tu es bloquée, peut être à jamais dans mon esprit, je déteste cette affection malsaine, pourtant vivre sans toi est désirable, mais impossible. Oh tu es tellement intelligente, mais tu n'es pas très gentille. Tu peux me dire d'aller me faire foutre pour toujours, je serais toujours là, bloquée dans ton esprit.
Le feu ou la glace... Certains dirons que le monde se finira dans le feu, d'autres diraient qu'il s'achévera dans la glace. Tu es le feu, moi la glace. L'opposé qui se compléte. La copie conforme dont le détail fait toute la différence. Eléa, te tuer est la pire de mes tentations.
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Lady Eléa Krory
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Mer 18 Mar - 19:22

On dit que l’élève surpasse le maitre, mais l’élève jamais ne l’effacera.
'Le sais-tu Seira, le sais-tu le nombre de fois que j’ai voulu te prendre dans mes bras? Le nombre de fois que j’ai voulu t’enlacer si fort que nous ne pourrions plus nous séparer l’une de l’autre, que ni le feu ni la glace ne puisse jamais nous éloigner. Mais sais-tu également le nombre de fois ou j’ai voulu te tuer Seira. Nous sommes comme deux aimants, deux forces opposées qui s’attirent mais se repoussent. Nous ne nous compenserons jamais, l’éternel combat entre le jour et la nuit. Jamais nous ne serons ensemble, jamais nous ne pourrons être ensemble. Toi comme moi le savons Seira, tout cela est vain. Mais j’aime ce sentiment, de braver les tempêtes rien que pour sentir ton odeur, une minute, une seconde même tout cela me suffit.. Me suffisait. J’en veux plus, encore et toujours plus. Je suis une éternelle insatisfaite tu le sais. Nous sommes pareilles toi et moi mais tellement différentes, je te déteste Seira, tu n’est que la lune qui cache le soleil le jour d’éclipse. J’aimerais te supprimer, t’effacer de la mémoire du monde, t’effacer de ma mémoire mais je ne m’en relèverais pas. Je suis moi car tu es toi Seira. Je te déteste tellement, si tu savais.
Évidemment que tu ne le sais… Personne ne peux savoir.'


L’implacable restera de marbre une fois de plus. Tel le soleil l’Ainée reluit même dans la nuit. Après avoir silencieusement refusé la cigarette de sa cousine, la fille d’Ashura s’allongea sur le dos, passant l’une de ses jambes dans le bassin et y laissa tomber sa main gracieusement pour déranger l’eau qui dort. Elle posa sa seconde main sur son ventre divin et replia l’autre jambe tel les gravures de mode de notre époque. Eléa est naturellement belle. Eléa n’est bonne qu’a gouverner son monde, assouvir ses envies et être belle, elle en est désolée Seira, désolée pour toi de te faire de l’ombre. L’Ainée se dégoute d’être aussi supérieure mais par pur Orgueil, elle ne le dira jamais. Elle ne se l’avoue que très rarement. Se l'avouer serait faire preuve de faiblesse. Mais y n'y a de place pour les faibles dans ce monde.
'Il n’y est des gens qui n’embrassent que des ombres Seira, mais ces gens là n’ont que l’ombre du bonheur. Ne m’embrasse pas Seira, je ne suis plus que l’ombre d’un Vampire. Déteste moi, hurle moi dessus que tu n’en ai plus de voix, frappe moi a sang, achève mes souffrances. Je n’en peux plus Seira délivre moi. Encore mourir incomprise que passer le restant de mon interminable vie à m’expliquer. Je te déteste et toi aussi tu me déteste, je le sais, je le sens. Tu le ressens probablement aussi Seira, je ne peux m’en vouloir. Dans nos veines coule le même sang, dans nos veines coule la même force… Doute que les étoiles soient faites de flammes, doute que le soleil n’accomplisse sont œuvre, doute que la vérité soit menteuse, infâme, mais ne doute pas de ma haine, de mon amour même. La réflexion fais de nous des lâches.
Siera, je serais ta mort ou alors sois la mienne.
'


La main dans l’eau, Eléa regarde les étoiles. Elle sentit le regard de sa cousine se poser une fois de plus sur elle, aussi avait-elle espéré un geste d’affection, mais rien n’y fit. Le regard se déporta, Eléa ferma les yeux après avoir entendu la silencieuse complainte de sa moitié qui lui déchirait le cœur. Et ainsi, une malheureuse goute vint à couler sur la joue de l’Ainée. Sa main se resserra sur son habit de soie, ses dents se serrent si fort. Elle ne devait pas faiblir, pas maintenant, jamais. Jamais elle ne faiblira devant sa cousine, devant personne. Eléa est l’Ainée, Eléa est la première. Elle devait annoncer la couleur et celle-ci l’annoncera toujours. Il le faut, pour elle, pour son amour propre.
Le vent soufflait encore. Le silence semblait durer une éternité. Éternité…que signifie se mot pour un être qui vivra aussi longtemps que la terre subsistera? Ou que signifie désormais l’amour dans un monde ou ce mot est bientôt mort. L’Ainée en est consciente, un esprit sensible ne convient pas à qui porte l’épée. C'est alors que ses dents se desserrèrent, lentement elle reprit son habituel son désintéressé, et de sa voix sensuelle et évasive elle s'adressa à Seira.

"L'âme du bonheur meurt dans la jouissance, je ne suis pas lasse Seira. Tu me divertis."

'Oh oui Seira tu me divertis, c'est parce que les petites pluies sont longues et que les soudaines tempêtes sont courtes que tu me plais Seira. Avec toi je ne peux m'ennuyer et toi non plus. Nous sommes fait l'une pour l'autre depuis toujours. J'ai acquis la sagesse et toi L'orgueil n'a pour se montrer d'autre miroir que l'orgueil. C'est pour cela que je me vois en toi.'


Eléa ne bougeait pas. La voix de sa cousine résonnait toujours dans sa tête. Une voix qui la faisait trembler de plaisir. Une voix si envoutante qu'elle ne se lasserais de l'écouter. Non jamais, jamais Eléa ne dira a Seira de se taire. Éternellement elle l'écoutera. Il est simple de voir qu'elle essaie de parler de ses rêves a jamais endormis, que désespérément elle l'aimera indéfiniment.
Elle rouvrit les yeux mais ne se redressa pas. Elle regardait du coin de l'œil sa cousine, là debout à quelques pas d'elle. Une soudaine envie de sang se fit sentir. Eléa se redressa alors, mettant les deux pieds dans l'eau. Maintenant dos à sa cousine, un sourire carnassier se dessina sur ses délicates lèvres.
Et c'est alors que sur un ton provocateur l'Ainée s'adressa à sa cousine.

"Malheur... Tout ceci m'a donné extrêmement soif..."

'Nous finissons par haïr ce que nous craignons trop souvent..'
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Ven 20 Mar - 19:34

Derrière chacune des choses exquises qui existent se cache quelque chose de tragique.

Car oui, Eléa, ta présence n\'est qu\'exquise. Mais un délice en ton être ne peut s\'accompagner que d\'un drame. Eléa, je te tuerais, de mes mains qui se démangent de serrer ton cou délicat pour que ta poitrine ne soulève jamais plus d\'un souffle. Je sens, dans ton regard, ta haine brûlante. Oh ne crois pas que je t\'ignore, ne crois pas que tu n\'importe rien pour moi, Eléa. Tu m\'envahit, me bouffe presque le coeur.Oh, cela est tellement délicieux. Mais tellement néfaste. Ne crois pas que j\'ignore ta haine. Elle pèse sur moi, comme le fardeau de la rivalité. Mais celle que je te rend mêle nos rancoeurs communes dans un accord controversé, emplie de répulsions et de tendresse. Mon dieu, Eléa, ne t\'es jamais tu demandé pourquoi cette rivalité, sans queue ni tête, mais pourtant vitale, existentielle?


Seira sourit à la provocation de sa chère cousine. Les courbes divines de ses lèvres s\'étirèrent un peu plus lorsquelle posa ses énigmatiques yeux brumeux sur ses boucles blondes. Seira repoussa délicatement les propres mèches de ses cheveux dorés de façon à ce qu\'Eléa puisse humer le parfum lourd de sens, du sang divin de sa cousine. Elle pencha sa tête en arrière, découvrant sa gorge d\'albâtre. Puis, elle répliqua de sa voix d\'une douceur exquise, mais vibrante de provocations :


*Te servirais-tu sur mon petit cou, cousine chérie?*


Sans attendre sa réponse, elle esquissa un léger pas en arrière et s\'assit gracieusement dans l\'herbe sombre, recouverte ce soir là par la lumière pâle et somptueuse de la lune. Elle posa une main sur ses jambes divines, qu\'elle avait croisé, inocemment, dans la fausse posture d\'une candide jouvencelle. Son regard empli d\'un cynisme ardent cassait complétement cette image, de même que son autre main qu\'elle passait impudiquement sur son cou. Le visage dur, les yeux brillants d\'ironie, elle fixait sa cousine sans ajouter un mot. Elle n\'attendait que son attaque. Oh, comme elle aurait voulu que sa cousine puisse avoir le courage de la tuer. Ou d\'essayer. Ne serait-ce que pour soulager la brûlure qui dévorait son âme quasi inexistante.


Eléa, retiens moi de te suprimmer la vie. Ou aide moi à refermer la blessure qui me tiens au mal qu\'on se fait. Et quand le coeur ne ressent que l\'envie d\'en finir, l\'entends tu battre, Eléa. Mon coeur ne bat plus. Il est figé dans la glace de mon orgueil. Il s\'est éteint dans la tourbière de mon courroux. Oh Eléa, refais le battre ou assassine moi. Sinon, laisse moi te tuer Eléa. Je ne suis pas quelqu\'un de bien, tout simplement. Je suis manipulatrice, calculatrice, empreinte de folie, décadente. Je suis Mr. Hyde, enveloppé de la beauté de Jelkyll. Si j\'étais humaine, une larme aurait peut être coulé. Mais ce n\'est pas le cas. Mes yeux connaissent la sécheresse d\'un désert aride et désolé. Oh, Eléa j\'aimerais que tu me pardonne de ne plus être la reine, la souveraine à cause de moi. J\'aimerais tellement te supprimer. Le saurais-tu à quel point? Sans doute, peut être pas. Je ne suis pas dans ta tête. Mais je suis et demeure dans ton esprit. Comme tu es collé au mien.


La fille de Stella se leva, le sourire figé comme celui d\'un sphinx menaçant, ses chveux soyeux dansant de par et d\'autre de son somptueux visage. Les yeux plissés de manière à se que ses long cils sombre viennent chatouiller ses hautes pommettes, Seira vint s\'allonger aux côtés de sa cousine. Elle posa sa main de Geisha sur son front éclatant et murmura, dans un souffle glacé et malicieux:


*Mon sang, Eléa est sûrement délicieux. Le tient également, je suppose. Ne me donne pas soif.*


Elle resta allongée ainsi. Elle n\'avait cure de savoir si sa cousine allait planter ses crocs destructeur dans la blancheur de sa nuque de déesse. Elle la repousserait de sa main. Alors, la lutte surviendrait. Seira poussa un soupir. Elle était lasse. Lasse de devoir se maîtriser. Mais elle ne voulait pas que la lutte survienne. Faire mal à sa cousine lui procurerait un intense soulagement et une jubilation inouïe, mais elle se déchirerait d\'une douleur aussi bien physique que mentale. Elle sortit à nouveau une cigarette d\'entre ses seins et l\'allumma, fébrilement, encore cette fois ci.

Un insecte rampa dans l\'herbe. Seira le suivit d\'un oeil distrait et, l\'écrasa d\'un coup de talon, une moue faussement dégoûtée peinte sur son visage sublime. Ses yeux se fermèrent. Elle attendit.


Eléa, sommes nous damnées. Eléa, nous sommes condamnées. Je suis condamné à laisser mon être se détruire lentement. A te voir vivre. A ne pouvoir te serrer dans mes bras. A ne pas sentir la douceur de la peau laiteuse contre celle de ma joue. Tu sais, j\'aurais voulu t\'aimer. J\'aurais aimer éclairer mon âme blafarde sous les rayons ensolleillés de ton être. Mais c\'est plus fort que moi. tu vois, je n\'y puis rien. Nous sommes sûrement destinées à nous haïr.


Ice and Fire.












Dernière édition par Lady Seira Krory le Ven 20 Mar - 21:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Ven 20 Mar - 21:40

'L'Orgueil précède la Ruine… Elle est inévitable.’

Nous nous prétendons adultes Seira mais nous ne sommes qu'enfant, et toujours nous nous querellons pour la même chose. La suprématie. J’ai eu l’exquise chance d’être avant que tu ne sois, mais ton arrivée n’a rien changé au monde en lui-même. Mais au mien ce fut différent. J’ai eu l’habitude de le gouverner, dès mon arrivée ils furent tous a mes pieds. J’étais la petite Krory, belle, puissante et fatale.Puis Shiki m’a dérobé une partie de mon destin. Toi comme lui êtes des parasites. Mais il n’est pas question de le supprimer maintenant, alors que toi ma Seira.. Et voilà que, près de 400ans après moi tu arrive, toi petite, fragile et belle. Tu étais mon portrait, une pâle copie de moi même. Et regarde-nous maintenant. Nous sommes si ridicules… Mais tout ceci est tellement jouissif… Tu es faite pour moi, je le sais, je le sens. Tu le sens aussi. Tout ceci est tellement parfait, nous sommes parfaites Seira, tu ne pourra dire le contraire. Mais ton orgueil te bloque et le mien me ruine. Toi et moi sommes vouées à la même fin.’


L’odeur du divin liquide de vie de Seira parvint à ses narines. Ses dents s'entrouvrirent légèrement alors que sa tête penchais vers l’arrière pour mieux humer la divine drogue qui flottait en l’air. En une longue inspiration jubilante elle resta dans la même position, les yeux fermés. L’air sifflait entre ses dents tel le serpent qui poussa Eve à gouter le fruit du savoir, le fruit interdit. Un sourcil se leva au même moment qu’elle revint dans la position initiale. L'atmosphère s'alourdit soudain, du sucré et subtile elle devint acide et insoutenable. Et le jeu commença enfin. Eléa n’attendait que ça. Le moment crucial ou tout se jouera en une seconde. Le plus intéressant était à venir. Un moment ou à un autre, toutes les deux le savent. L’inévitable se produira. Un jour ou l'autre l'une des Ainées ne sera plus.


'Seira, viens dans mes bras. Blottis-toi contre moi et je te protègerais de tous. Nous serions invinsibles à deux. C'est évident qu'être seul c'est rude alors qu'a deux nous serions plus fortes. Nos querelles sont arriérées alors pourquoi continuer, je n'en peux plus, je ne supporte plus nos incessantes guerres puériles. Mais quelque chose me pousse a continuer, mon coeur se déchire à chaque minutes qui passent sans que je puisse sentir ta présence. Quand tu n'es pas là tu me manques, mais lorsque je te vois, c'est l'overdose. Je lutte tous les jours contre moi-même mais je ne peux me vaincre. Je sais que tout cela est compliqué, je ne m'y retrouve plus moi-même...'



Eléa ne répondit pas à la provocation de sa chère cousine. Elle était consciente qu’un acte prématuré serait fatal alors, l’Aînée attendra… Mais elle a également le goût du jeu. Elle attendis que sa cousine vienne s’allonger au-près d’elle pour commettre l’irréparable. Elle entendis, le murmure quasi inaudible de celle-ci, comme la longue complainte du cœur en détresse qui s’échappa de sa bouche auparavant. Le regard pétillant, elle changea de position, remontant à quatre pattes sur le muret, en appui sur ses deux bras, elle se pencha au dessus de sa cousine. Ses cheveux tombèrent comme un rideau d’or le long de ses épaules, rendant la proximité de leurs visages plus intime. A la voir on aurait dit qu’Eléa était enfin entrée dans la danse. Un de ses mains s’approcha de son visage, et portant son poignet à la bouche elle y inséra d’une mortelle lenteur ses crocs acérés.

'Tu vois Seira je suis toujours l’ultime. Je te vaincrais qu’importe le prix. Tu sera morte avant de n’avoir pu crier mon nom. Mais chut, ma petite Seira, tu mourra paisiblement dans mes bras. Tu voulais savoir ce que je choisirais entre la mort ou la gloire. Mais les Orgueilleux de laissent de gloire derrière eux. Alors quand sonnera enfin l'heure de ton dernier souffle, tu emportera toute la gloire que tu puisse posséder. J'ai vu ton regard lorsque nous nous croisions dans les couloirs, un regard emplis d'amour et de haine, pareil au mien. Je ne t'en voudrais pas Seira, de te voir me détruire. Mais sache qu'en me supprimant, tu t'impose ta propre fin. '


Elle retira de sa bouche son poignet, léchant avidement les quelques goutes qui s'échappèrent des deux traces de ces crocs. Elle regardait maintenant Seira, les yeux emplis d'excitation, l’Ainée souriait toujours, d’une manière sensuellement désinvolte elle laissait apparaître ses crocs ensanglantés. Uns goute coulait le long de son menton mais elle ne fit rien, attendant que celle-ci percute à la fin de sa chute le doux visage de sa cousine. Ah oui, elle n’attendais que ça. L'ultime moment, là ou le jeu allait prendre toute son ampleur. Un petit semblant de rire s'échappa de la bouche d'Eléa, maintenant que le sang avait coulé, elle n'était plus la même. Maintenant devenue le prédateur qu'était vraiment la fille d'Ashura, Elle murmura ensuite, en un bref souffle d'excitation, le regard plongé dans les yeux de sa cousine ces quelques mots.

‘Le sang attire le sang… ’


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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Ven 20 Mar - 22:43

L'Orgueil est la cage dorée de l'esprit. Il est impossible de s'en échapper.
Eléa, pourquoi avoir commis l'irréparable. Oh, je te tuerais. Le goût de mon sang dans ta bouche m'émerveille et m'insupporte. Ton exitation m'ecoeure. Ton audace me laisserais presque perplexe. Eléa, avoir osé planter tes crocs en moi m'obligera à déclencher en nous les douleurs que je voulais éviter. Oui, j'ai sué sang et eaux pour nous éviter ce drame. Pourquoi avoir tout gâché?En même temps, peut-être as-tu raison, Eléa. Peut-être était-ce inévitable. Peut-être te devais-tu d'effectuer cet acte de déraison.
Seira sentit la tièdeur de son sang, qui caressait, de façon désagréable et dégoûtante, sa joue de marbre. Elle leva lentement son poignet, y comptemplant la blessure ensanglanté qui s'y dessinait, telle la plaie de sa haine, d'où ressortaient le flot violent, le lac bouillonnant de ses souffrances. De sa haine hautaine. Sans un mot, Seira comptemplait le visage de sa cousine, dont la beauté était presque déformée par l'exitation que le sang avait provoqué. La fille de Stella ouvrit lentement sa bouche divine, la ferma. Aucun son n'en était sortit. Seira se taisait.
Eléa, tu a libéré le poison qui s'était infiltré en moi, en mon être. Tu sera également empoisonnée. Notre destruction se fera là, de ce poison foudroyant, de cette haine brutale, de cet amour maladroit. Mon dieu, te blesser était la première chose que mes mains désiraient, mais jamais mes doigts n'auraient osés... Eléa, tu ne me laisse pas le choix. Le jeu malsain à commencé. Il a de toute façon commencé depuis ma naissance. Mon dieu, Eléa, ne sauras-tu que haïr. Ne peux-tu m'apprendre à aimer? En sommes nous incapables?
Son sublime regard azur s'assombrit d'une colère étrangère, sans aucun précédents. Un sourire hagard se posa sur ses lèvres nacrées. Ses mystérieux yeux, dont la couleur se fondait désormais avec la magnificence de la nuit, se plissèrent. Les longs cils sombres qui les ornaient les dissimulèrent à demi. Seira était ce soir d'une beauté redoutable, aussi destructrice que son envie de meurtres. Les lèvres proches de celles de sa cousine, la main pendant toujours dans le vide, elle haussa ses sourcils blond avec une sorte de jubilation, mêlée de résignation et de lassitude. Toute trace de provocation avait disparue, hormis ses lèvres, naturellement outrageantes. La main féerique de Seira se posa doucement sur le dos de sa cousine. Une personne assistant à la scène aurait cru à un baiser, hors, il n'en était rien. Leurs lèvres ne se touchaient pas. Le souffle proche d'Eléa contre les lèvres lascives de Seira faisait penser à un baiser mortel, un soupir morbide. Seira se redressa, son regard de saphir toujours plongé dans celui, vif et empreint d'exitation de sa chère rivale. La fille aînée de Stella prit le visage d'Eléa entre ses mains et, en caressa maladroitement les boucles dorée. Ses propres cheveux de soies vinrent toucher celles-ci, tellement sembables, mais appartenant à un propriétaire différent.
Oui, Eléa, nous somme tellement semblables que nous en devenons les opposés. Mais les contraires s'attirent, comme l'on dit. Cela en deviendrait, pour nous, dangereux, foudroyant. Est-ce la raison de cette haine tellement complexe? De cette destruction mutuelle. Mon dieu, Eléa, je voudrait tellement embrasser ce front que je tiens entre mes mains, j'aimerais tellement baiser tes mains, oublier nos beauté qui ne sont en réalité, qu'un fardeau écoeurant qui nous détruit. Mais, Eléa, tu ne me laisse pas le choix.
Seira baissa un moment la tête. Ses lèvres se serrèrent une seconde, juste une fraction de seconde, pour reprendre aussitôt leur pose naturelle, d'une lascivité déconcertante. Ses doigts de fée se crispèrent autour ses cheveux de sa cousine, de sa cible. Ses lèvres virent poser un léger baiser sur le front diaphane d'Eléa. Puis, Seira ferma les yeux, le visage de marbre, les muscles fins de son corps de déesse grecques tendus. Le rideau de ses cils couleur nuit se rouvrirent, découvrant l'expression démente de ses yeux turquoises. Seira se détendit et la courbe délicieuse de ses lèvre s'entrouvrit pour susurrer, dans un souffle chaud et doux :
*Je ne suis vraiment qu'un assassin, Eléa.*
Puis, ses mains se resserrent plus encore autour du visage de sa cousine, s'agrippant à ses cheveux. Elle en tira les mèches blonde, découvrant son cou, si désirable et y planta avec la vivacité du serpent, ses crocs immaculés. Elle bu une gorgée, une simple gorgée du nectar sublime de sa rivale. Puis, elle y retira sa bouche, les yeux brillants, un mince filet de sang coulant le long de son menton pour glisser dans son cou à elle. Puis, elle pris délicatement sa cousine par la taille, et la projeta violemment à plusieurs mètres de distances. Elle entendit de la fracas de la chute, mais ses yeux vitreux ne regardait même pas la scène. Elle se leva, la respiration haletante, essuyant le sang qui coulait sur son visage. Elle sentait le léger chatouillement de la peau de son poignet qui se régénérait.
Comment en sommes nous arrivées là, Eléa...Sommes nous réellement condamnées?
Seira se détourna de sa cousine, toujours sans la regarder. Elle ne pourrait poser ses yeux sur elle sans ressentir une atroce douleur au niveau du coeur. Elle porta fébrilement sa main à sa bouche pleine de son sang et murmura, la voix affreusement calme et lente :
*Qui sème le vent, récolte la tempête*
Eléa, je ne comprend plus. Je ne puis avoir aucun remord car jamais je ne rejette mes actes. Pourtant, mon coeur se serre, Eléa, qu'avons nous fait. Eléa, l'amour est destructeur, en voila une preuve. Mais après tout, ne soyons pas si déboussolées que cela de récolter ce que l'on sème.
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Sam 21 Mar - 0:13

‘A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.’


‘Après t’avoir trouvée Seira, la colère contre Nous s’est volatilisée, mais maintenant est née, une nouvelle rage. Une rage contre Toi. Oh oui, désormais toi seule est capable de réprimer cette haine que je lancerais contre vents et marée vers toi. Tu la verra dans mes yeux, l’entendra de par ma voix et la sentira lorsque mon sang bouillonnera de colère quand nous nous croiserons. Si tu te relèves de cette erreur.

Mais Seira es-tu stupide? Ou alors tu n’as acquis de sagesse… Avec le temps tu comprendra que j’ai eu raison de le faire. Il fallait crever l’abset, ici, ce soir, mais tu n’aurais pas eu le courage de le faire. Alors je me suis lancée, sachant évidemment que les blessures ne seront pas que physiques. Mais peut-être aurons nous une fin ?
Même si pour toi cela reste inimaginable, Moi, Eléa, commence à y croire…’


Le temps s’arrêta. Après avoir gouté au liquide de vie de sa Rivale, Eléa ne bougea pas, mais elle savait, qu’il y aurait affrontement pourquoi n’a t-elle pas bouger. Après tout, se relever et partir aurait été si facile, un peu trop même… Le simple fait de rester montrait qu’elle restait LA première. Oui celle qui annoncerait la couleur, celle qui ne se défilera jamais, celle qui attaque sans faiblir. Eléa l’implacable, obstinée et ravageuse. Mais ce peut-il que quelque chose arrête sa frénésie meurtrière. Il le faudrait pourtant, Eléa ne lâchera pas le morceaux, Seira non plus d’ailleurs… Cela risque d’être vraiment, intéressant…

‘Seira, penses-tu vraiment qu’avoir violée ta peau de mes crocs était bénéfique ? Non idiote, tu te trompes. Je n’ai fait que cracher mon poison. Je suis une vipère Seira, je suis le serpent qui t’a pousser a croquer dans le fruit du savoir. Oh, Seira… Tu es vraiment la plus naïve que je connaisse. Je te manipule depuis toujours, sciemment au début, mais plus nous grandissions, plus cette manie devenait naturelle. Mon dieu, Seira, peut-être as tu compris enfin. J’aimerais te dire que le monde est beau, et que c’est beau d’aimer. Mais ce serais mentir, et mentir Seira, c’est mal.’


Eléa vit enfin les vrais yeux de sa cousine. Elle était comme sa chaire, son sang, elle bouillonnait d’une rage incontenable. Après quoi, Eléa ne fit que fermer les yeux. Son visage s’adoucit, attendant patiemment le moment. Sur ses lèvres vint de poser un sourire soulagé au moment ou un soupir du même ordre s'échappa de la poitrine bouillante du prédateur. Oh oui, Eléa se résilia à tout acte désormais. Elle laissa Seira découvrir les joies de la chasse, au moment ou nos tenons la proie et qu’il n’y a nulle échappatoire. Mais Seira sera t-elle chasseur ou chassée?
Eléa sentait le souffle chaud de sa cousine se poser sur sa peau ivoirienne. Les mains froides de Seira se posèrent sur ses joues et sa propre main vint se poser au dessus. Elle savourait se contact, qu’elles n’avaient jamais eu et pour la première fois, Eléa de broncha pas.


'Nous y voilà Seira, je le savais, tout cela était évident. Nous ne sommes toujours que des gamines au jardin d’enfant. Nous ne grandirons que lorsqu’une de nous en aura terminé avec l’autre. Bien sur Siera, de toi ou moi je ne sais qui en ressortira indemne. Mais je commence a douter. De ce soir aucune de nous ne sera complètement la même. Alors, espérons pour nous que, ce soir ne sera pas qu’un soir sanglant pour les Krory. Toi non plus Seira tu ne me laisse pas le choix, tu ne me l’a jamais laissé. De ta naissance est arrivée mon prédateur. Alors peut-être qu’après tout, c’est moi la chassée.'


La blanche main d’Eléa s’abaissa comme résiliée. Tout ceci devenant tellement long, l’Ainée se força a ne rien dire. Elle laissait faire sa cousine. La sensation de ses doigts sur ses cheveux d’or était agréable mais tout ceci cachait quelque chose. Eléa rouvrit les yeux, pour mieux voir la colère de sa cousine, sa détermination également. Après avoir plonger dans ceux de sa cousine, son regard se fit triste. Durant une seconde elle regardait Seira dans les yeux, lui faisant passé tous les sentiments qu’elle éprouvait en cet instant et, après s’être vidée, elle referma les yeux pour mieux écouter ce qu’avait a dire sa faucheuse.

'Si j’avais su Seira, que tout ce passerais comme cela, je me serais préparée à ne pas céder. Mais il est trop tard désormais, toi ou moi aurions du tirer la sonnette d’alarme. Mais une douleur bien plus forte devait être éradiqué de nos êtres. Je ne comprends toujours pas le pourquoi de cette haine qui nous ronge, mais tout ce que je sais, c’est que Je désires que tout s’arrête ce soir. Ni regret ni peine Seira, je ne tolèrerais de toi, ni regret ni peine.'

Et le piège se referma. Elle sentait maintenant la proximité du corps de glace de sa cousine, quel doux sentiment de sécurité. Mais tout a une fin.. L’étreinte se fit sévère, presque cruelle, mais Eléa n’y pouvait plus rien. Tout ceci avait été calculé, tout ceci, pensé et repensé depuis le jour ou Seira était venu. Si sa cousine était là ce soir, c’était pour une seule chose. Apprendre. L’expression d’Eléa devint sereine. Tout ses muscles se relâchèrent, son visage devint angélique. Sur ses lèvres se dessina un sourire soulagé, et au même moment un soupire libérateur séchapa du fond de sa poitrine. Et de sa voix la plus douce, elle s’adressa à sa cousine comme jamais plus elle ne s’adressera à Elle.

‘Enfin Seira, ne me fais plus attendre…’

Dieu précipite la chute des tyrans. Celle d’Eléa ne sera pas douloureuse. Loin de là, l’ainée la savoure. Le banc de pierre a quelques mètres de là, après s’être malencontreusement trouvé dans la trajectoire du corps de glace de la fille d’Ashura, n’était plus que tas de poussière, ainsi que le morceaux d’un très ancien mur, qui s’était écroulé sur le frêle corps d’Eléa. Elle se redressa sur ces deux bras lui offrant un bon appuis. Les cheveux devant son visage, l’ainée avais la tête baissée. Un lourd silence s’imposa alors. Le vent ne soufflait plus, les feuilles s’étaient calmées. Un rire. Oui Eléa Riait. D’un rire grave complètement fou, et on pouvait y entendre s’écouler tout son sadisme pervers et l'excitante joie qu’elle éprouvait en cet instant. Maintenant et devant sa cousine elle lui montrait le fond de son âme. Eléa venait de dévoiler, toute sa folie. Elle se releva créant un nuage de poussière qui s’éleva autour d’elle, riant toujours tel le psychopathe devant le petit enfant qu’il s'apprête à égorger. Elle s’adressa de nouveaux a sa chère cousine, d’une voix jamais entendue auparavant, la folie destructrice d’Eléa se fit enfin entendre.

‘Tu me déçois ma chère petite…’

Son rire continuait de fendre l’air de son tintement tranchant. Le regard emplis d’une expression impossible a décrire elle regardait sa cousine.


‘Mais tout s’éclaire Seira, je le sais maintenant… L'arrogance précède la ruine alors que, l'orgueil précède la chute.’
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Sam 21 Mar - 11:11

La haine peut nourrir une vie, comme elle puit la détériorer.






Eléa, je nourris ta vie de ma haine, oh oui, avoues le au moins, ne serait-ce qu'une fraction de seconde. Eléa, j'ai sus qui tu était, au moment même où tes cheveux d'or ont heurtés les miens, où tes yeux ont tenté de foudroyer les miens. Nombre de fois où j'ai essayé de me débarasser de la mémoire de tes yeux qui me colle à la peau. Je sais désormais se que je demeure, à cause de toi. Une prisonnière. Prisonnière de ta voix, de ta folie. Mon dieu, la mienne me poussera certainement à remettre ma tête dans la gueule du serpent. Car oui, Eléa, tu es un serpent. Le serpent sournois qui a poussé Eve à goûter au mal. Eléa, mon dieu, ne crois pas, n'imagine même pas que je puis être pure. Je suis tellement, mauvaise, oui infiniement mauvaise. La débauche est mienne, je suis dépravée. Mes yeux, pourtant si beau recèlent en réalité de fureur froide. Oh, Eléa, toi qui m'a vue comme la jouvencelle qui suivait tes pas, puis tu comprendre désormais que je suis apte à voler de mes propres ailes noires, depuis ma naissance, depuis l'apparition iréelle de ma beauté, jour que tu maudis avec fièvre?

Mon dieu, Eléa, moi la manipulatrice, comment peux-tu penser que tu puis me contrôler ? Comment l’esprit froid et calculateur qui réside en moi puis se laisser aveugler par ton être ? Non, Eléa, tu ne m’aveugle pas. Mais l’exaspérant amour que j’ai pour toi me freine dans mon pervertisme. Eléa, tu seras ma proie. Mais jamais je ne provoquerais intentionellement ta chute Eléa, tout simplement parceque celle ci me fera tomber avec toi. Mais, cousine, aurais-tu oublié que tu ne peux pas me supprimer, tu ne peux tout simplement pas. Essaye juste, de poser tes mains tremblantes autour de mon cou vulnérable et de serrer, jusqu’à se que je rende mon dernier souffle. Oses juste poser tes mains sur mon cou.

Eléa, je suis devenue prédateur. Je suis le chasseur. Ne deviens pas la chassée, Eléa. Moi qui désire de toutes les fibres de mon corps furieux, ta désintégration, est tenaillée par cette envie de te sauver de ta chute. Car tu ne provoqueras pas la mienne, Eléa. Connaîs-tu le goût de, ton sang ? Il est brûlant de lassitude, de haine. Eléa, vraiment, ne crois tu pas que je suis fatiguée ? Je suis lasse, lasse de ces stupides jeux d’enfants, lasse de ces attaques muettes. Je suis un mosntre Eléa, je suis ton monstre. Ton fléau. Ton amour. Ne le nies pas, s’il te plaît. Nous avons toutes les deux passé l’âge de toutes ces puérilités. Eléa, je n’ai plus rien de naïf. Je ne possède même plus d’âme. Aurais-je vendue celle-ci au Mal. Ou n’a-t-elle simplement jamais existée ?

La beauté écrasante et furieuse de Seira resplendissait sous la lumière éclatante de la lune, qui se faisait de plus en plus imposante.

La lune impose son régne la nuit, Eléa… Ne confonds pas la nuit avec le jour. Cela te serait fatal.

La fille de Stella se retourna, faisant face à la folie de sa cousine, le regard empreint de la sienne, froide, presque maîtrisée. Le spectacle de sa tendre rivale, se relévant, en était presque reposant. Elle s’assit dans l’herbe froide et, entrouvrant ses lèvres vermeilles de sang, en essuya le nectar de sa langue rose et pointue de serpent fourbe. Le rire fou d’Eléa sonna à ses oreilles comme la musique d’une marche funèbre. Seira sourit, l'air vague et plongea ses yeux déments dans ceux, effrénés d’Eléa. Lentement, elle se leva et s’avança, calmement, vers elle, de sa démarche sensuelle et redoutable de lionne, de ses hanches onduleuses de femme-serpent. Oui, Seira était un serpent. Elle était presque le Mal, elle serait le mal de sa cousine.


Eléa, tu t’es mise à nue devant moi. Ta folie est mienne. Crois-tu que je viens de découvrir ta démence ? Je l’ais toujours su, Eléa. Tout simplement parceque la mienne est semblable. La glace de mon être se brisera un jour pour y libérer le feu. C’est à toi de la faire voler en éclat. Désormais, Eléa, viens, tente de me détruire, tente de m’assassiner, comme j’en ai déjà fantasmé. Je bousille tout se que je touche, je détruit tout ce que j’ai le malheur d’aimer. Je te détruirais donc. Car, oui Eléa, je puis comprendre cette infime faiblesse qui agace mon être. Cette haine dévastatrice. Je t’aime, à ma façon. Amour fraternel qui déclenche la fureur de mon Orgueil. Oh jamais je ne te le dirais, Eléa. Te montrer la face fragile de mon cœur glacé ne fera que faire jouer les choses en ta faveur. Mais, mon amour, tes crocs sont empoisonnés, ils ont libérés en moi le feu qui désormais brûle en mes membres engourdis. Mais, cette haine sensuelle et au parfum sucré et écoeurant, j'y tiens comme au reste de mon âme, Eléa. Car c'est cela qui la constitue.

Oui, Eléa, l’Orgueil mène à la chute. Mais la folie conduit à l’Autodestruction. Je suis folle, Eléa. Mais toi, plus encore. Je suis atroce. C'est là tout ce qui nous sépare, aurais-tu été à ma place et toi à la mienne, t’aurais-je détesté plus encore, et bien que je t'ais haï d'une haine qui a teinté ma vie d'amertume, jamais je n'aurai levé la main sur toi. Oh, tu semble sceptique, soit. Du jour où ce désir de te voir en face de moi aurait cessé, cependant, je t’aurait arraché le coeur, j'aurais bu ton sang. Mais jusque-là -si tu ne me crois pas, c'est que tu ne me connais pas-, jusque là, j'aurais préféré mourir peu à peu que de toucher à un seul de tes cheveux. Oui, Eléa, désormais, à cause de toi, je désire m’éteindre. Tu voulais me détruire, je le sais pertinemment, ne me crois pas naïve, je t’en pries. Mais sache que je te tuerais. Je te tuerais de m’avoir permise de boire ton sang, de m’avoir laissé lever la main sur toi, avec ton visage serein qu’est habituellement mien. Je te vois tellement en moi que je finis par me dégoûter de moi-même. Te frapper fut comme si je m’attribuais ces coups à moi-même. Tu es la Première. Mais je serais ton chasseur. Me redoutes-tu depuis le début ? Si tu crois encore, qu’on peux Nous sauver, fais le sans hésiter, même si nous devons lutter toutes deux jusqu’au lever du jour. Oh, je te déçois. Et bien, tâche de ne pas en faire de même, de faire la même erreur que moi.

Celle qu’on puis appeler la Seconde, arrêta sa marche de prédateur à une demi douzaine de mètres d’Eléa. Elle la quitta silencieusement des yeux pour fixer le ciel encore noir de cette nuit morbide. Puis son regard, où le feu et glace se faisaient fusion, se dériva sur ses mains. Leur blancheur éclatante était tachée de sang écarlate. Seira leva à nouveau la tête vers sa cousine, le regard devenu plus fou encore, et lécha d’un air, défiant, presque pervers, ses mains ensanglantées. Les muscles fins de son corps langoureux, dont la perfection était déconcertante, étaient tendus, comme ceux du prédateur s’apprêtant à bondir sur sa proie. Elle passa une main désinvolte dans ses cheveux d’or, qui tombaient de par et d’autre de ses joues de marbre pour courir contre son cou onduleux, longer ses épaules impeccables, pour enfin finir leur course légère contre la cambrure de son dos de déesse. Ses prunelles de topazes figés dans celles de sa cousine, elle ne bougea plus, resta immobile comme la beauté de la statue d’une Vénus. Ses lèvres, dont la lascivité devenait maintenant écoeurante, s’entrouvrirent légèrement, pour lâcher quelques mots, qui sonnèrent comme le souffle du vent nocturne.

*Viens, Eléa, s’il te plaît. J’attends. Je t'attends depuis tellement longtemps.*


Oui, Eléa, bien sûr que je finirais mal. Le vide est là, devant moi. Le précipice de la ruine s'étend à mes pieds. Mais je l'ignore, je n'en ai cure. Après tout, peut-être n’est ce pas toi l’objet de ma perdition, mais ma propre folie et l’amour haineux que j’éprouve pour toi. Eléa, des gens crèvent misérablement et cela, je m'en fous, éperduemment. Mais si tu disparait, alors mon monde s'écroulera. Inévitablement.


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Lady Eléa Krory
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Mar 14 Avr - 17:14

‘Seira. Peut-être n’étions-nous pas assez fortes pour vivre de la vérité. Cette vérité. Mais peut-être le serons-nous jamais. L’as tu peut-être remarqué, Je vis dans la tristesse et c’est alors que désormais, coulent des larmes qui jamais n’auraient jamais du couler. Ma chère cousine, il est clair que nous ne sommes pas faibles, nous ne sommes justes, Pas assez fortes. Nous lutterons jusqu’au matin s’il le faut, mais je pense pas devoir en arriver là… Seira ton nom sonne toujours comme une fausse note.. Dans ma merveilleuse symphonie. Mais la perfection n’est pas synonyme de réussite. Tu devrais le savoir. Tu es le plus bel échec que la vie m’ai pu donner de contempler.’



Elle ne bougeait pas. La fatigue physique ne se faisant jamais ressentir dans de telles conditions, elle gardait la même posture, aussi dégradante que raffinée, l’autre vampire -elle aussi- ne bougeait plus. L’aînée restait là, au clair de lune, semblable à la statue de son ancêtre non loin d’ici dans les jardins du château.
Morbide histoire que celle des Krory, d’avant et d’aujourd’hui. Mais en cette nuit se jouera celle des deux ‘jumelles‘. Belles, ivoiriennes, immobiles et implacables le miroir se brisera ce soir. Les nuages voilèrent l’éclat lunaire de la planète morte, rendant l’atmosphère plus lourde encore, tendis que ne subsistait que de la noirceur, la lueur des yeux d’Eléa emplis d’une infinie folie ardente. Celle-ci porta alors sa main jusque ça bouche d’où coulait du sang, son sang. Une gouttelette perla sur son doigt jusque sa paume puis son regard se déporta sur celle-ci. La distinction de son reflet dans son propre élixir la fit tressaillir.



‘Tout commence avec une chose. Une seule et unique chose. Mais je ne sais pas pourquoi, ni comment. Peu importe comme j’essaie, je garde ça à l’esprit. Tout ce que je sais… Je sais que le temps est quelque chose d’une grande valeur, mais nous le laissons partir en le regardant filer entre nos doigts fermés, alors nous comptons les minutes avant la fin du jour… C’est toujours la même chose, toujours le même chemin… Durant tout ce temps Seira, je n’ai pas regardé la route. Je n’ai fait qu’observer le paysage par la fenêtre, m’attardant parfois, rarement, sur quelque futile détail insignifiant encore et encore, observant le paysage en essayant même de m’accrocher. Mais tu ne le savais pas. J’ai tout gâché. Seira, j’ai tout gâché pour te voir avancer. J’ai toujours tout jalousement gardé pour moi, enfouis au plus profond de mon être pour tenter de te le cacher, mais ce soir, tout tombe en morceaux… Comme toujours, je ne termine jamais ce que j’ai commencé. Mais ce soir tu as éveillé ma plus grande peur, malheureusement, je vais devoir la faire disparaître quoi qu’il en coûte. Seira Pardonne-moi, mais peut-être ce soir, l’une de nous deux devra périr.’


La divine, la convoitée, la précieuse, l’inaccessible se trouvait là, à quelques mètres d’Elle. Eléa aurait pu la ruiner, la réduire en cendre. La détruire sur place et ainsi démontrer une fois de plus que L’Aînée est et restera LA première. Mais rien ne se passa. Eléa restait là, a la dévisager de son œil mauvais, comme si elle regardait son propre reflet. Ses boucles blondes étaient bercées par la fraîche brise qui s’était relevée, mais la fille d’Ashura restait là, a contempler la déconcertant beauté de sa très chère cousine. Tout ce qu’elle avait craint hier, tout ce quelle craignait aujourd’hui et tout ce qu’elle craindra demain se tenait là, en face. Oh oui Eléa souhaitait détruire la source de ses problèmes, celle qui l’empêchait parfois de dormir la nuit et qui hantait certaines de ses journées. Mais si elle faisait ça, elle se détruirait elle aussi. Nos deux Ladies sont comme deux des nombreuses parties d‘un même château de cartes.. Si l’une disparaît alors tout le reste s’écroule.



‘J’ai tenté su fort et a la fin rien ne compte.. Seira, il m’a fallu tomber pour tout perdre. Mais en réalité ma chère cousine… Voilà bien longtemps que plus rien ne comptait vraiment. Il m’a fallu une misérable seconde pour m’en rendre compte. Je sais maintenant pourquoi je garde ça à l’esprit. J’ai tant essayé Je veux m’en souvenir, je veux me souvenir que j’ai tout fait pour toi.. Mais les choses ont changé. Tu m’as connue -avant-, mais je ne me reconnais plus à présent. J’ai toujours tout gardé au fond de moi et, à cause de toi Seira, même après avoir tant essayé, tout tombe en morceaux. Seira je t’en pris, laissons tout ceci devenir et demeurer un souvenir du temps où j’essayais encore. Car ce soir je n’en peux plus, j’ai envie d’hurler ô combien je t’aime et à quel point tu compte pour moi, mais aucun mot ne pourrait décrire ce que je ressens pour toi. Ce n’est pas de l’amour, ni de la haine… Je suis perdue Seira et ce depuis longtemps. Mais avoue-le, tu l’es toi aussi.’



Puis la seconde s’écoula lentement. Eléa avançait en direction de sa cousine illuminée par la lumière de la lune qui avait réussi a percé les denses nuages. Son poing se resserra sèchement sur la goutte de sang qui s’y trouvait. Son corps se mouvait si gracieusement que sa folie ne se reflétait pas dans sa démarche. Son visage reprit son expression sereine tendis qu’elle ne quittait pas Seira des yeux. Une fois arrivée devant elle, Eléa inclina légèrement la tête sur le coté, lui offrant un regard emplis de compassion ainsi qu’un sourire désolé. Tout cela ne présage rien de bon et c’est alors que son bras se tendis soudainement et en une fraction se seconde se saisit de l’avant bras de sa tendre cousine qu’elle serra sans ménagement jusqu’à l’entendre craquer. Son visage restait le même, froid et dur, sans émotions aucune, mais le cœur de la belle la trahissait toujours. Il se serra au son des os qui craquèrent puis elle en voulu à Seira de la rendre aussi vulnérable. Ses mâchoires se serrèrent puis tout son corps se raidit pour enfin la repousser violemment vers l’autre reste du pitoyable mur encore debout en cette heure. L’aînée ne bougeait plus, telle la venus sur son pied d'estal les rayons de la lune venaient à l’encontre de sa peau diaphane. Le corps d’Eléa restait de marbre, tendis que son cœur, lui se déchirait.


‘Je ne t’ai pas regardé t’écraser dans ce mur comme la vague qui vient s’abattre sur la jetée durant les soirs de tempête. Ça m’est totalement insupportable de me dire que je te touche pour te faire du mal. J’espère Seira que tu t’en rends compte, que par ta douleur la mienne grandit. ‘
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Ven 8 Mai - 16:33

J’ai crus tout vaincre. J’ai multiplié les excès, j’ai provoqué, blessé, tué… Je me croyais peut être invincible. J’étais pourtant aussi vulnérable qu’une petite fille égarée. Je ne suis désormais plus que l’ombre de moi-même, à peine éclairée par la pâleur maladive de la Lune. Luttant, d’un cercle vicieux qui ne s’arrêtera sans doute jamais de tourner, enfonçant ma haine au plus profond de moi-même, torturant et déchirant mon cœur, cherchant la mort, la tienne, la mienne, probablement, dessinant au bord de mes lèvres, cet abîme béant, ce monstre hurlant, qui détruit si magnifiquement le moindre de mes scrupules. J’en verserais presque des larmes de sang, si j’étais capable de pleurer. Peut être avons-nous récolté ce que nous avons semé, après tout. La limite entre la perfection et le chaos est tellement mince…

Si, Eléa, nous sommes assez fortes. Bien sûr que nous le sommes. N’en doute pas. C’est justement la cause de notre odieux et délectable affront. Deux puissances égales en collision ne peuvent créer autre chose qu’une dangereuse explosion.
Eléa, je suis agacée, irritée. Les grimaces de la douleur n’effleurent pas la perfection de tes traits, tandis qu’une rage étrangère fait trembler mes lèvres, de façon trop discrète cependant pour que tu le remarques. Eléa, j’espère que tu as compris que je me languis. Je me languis de pouvoir libérer ma démence, qui bouillonne en mon être et brûle mes sens. Eléa, moi qui t’estime et te déteste tellement, n’en fait pas moins à ce que j’attends de toi.


Seira leva ses yeux vers la Pâle Lune. Celle-ci semblait souffrir de la même lassitude. Son éclat semblait de plus en plus terne, tandis que les yeux de la Belle s’enflammaient lentement. Ses yeux, aux pupilles lasses, cruelles et nobles, ses iris de topaze à l’éclat moqueur et irrésistible, aux paupières dédaigneuses et sensuelles, ourlés de longs cils sombres et ténébreux. Ses yeux qui se soir brillaient d’un vif éclat de cruauté. Ses yeux qui étaient ce soir, ceux d’un prédateur. L’éclat assassin de son regard avait désormais recouvert ses prunelles. Tueuse.
La fille de Stella reporta son attention sur Eléa, qui demeurait immobile. Seira accrocha son regard au sien, guettant la moindre expréssion de ses traits délicats, suivant des yeux ses moindres gestes. Il y avait, dans son regard, les flammes noires de la fureur froide. Seira faisait penser à un gracieux félin s’apprêtant à bondir sur sa proie. A une panthère, oui, à une panthère aux yeux brillant d’une inquiétante colère glacée.
Ses muscles se détendirent légèrement lorsqu’elle vit la somptueuse silhouette Eléa s’avancer vers elle d’un pas lent, mais son regard resta froid et fixe.


Je ne suis que le scénario d’un pitoyable jeu. Un jeu meurtrier qui tuera mon âme, donc la tienne. Eléa, je te ressemble tellement que je commence à avoir peur de moi-même, Oh, non ce n’est pas vraiment toi que je déteste, Eléa, mais c’est plutôt moi-même. J’aimerais que tu comprenne combien l’on a mal lorsque l’on voit son reflet venir nous détruire, et que l’on a d’autre choix que de désirer l’exterminer. Mais Eléa, ne te fais pas prier, viens, viens donc provoquer l’apocalypse de notre Orgueil importun, déclenches cette explosion qui aurait dû être depuis bien des siècles. Depuis que j’existe. Oh, c’est bien égocentrique de parler ainsi de moi-même. Evidemment que je suis égocentrique, je suis tout ce qu’il y a de plus égoïste. Et c’est un vice que je considère admirable du moment que je l’assume. Je ne regrette jamais rien, Eléa, et je ne m’amende certainement jamais, mais ce soir, j’aurais sans doute des remords pour la première fois de ma vie. Eléa, tu devrais savoir que ma vie commence à se consumer lentement, telle une cigarette qui par en fumée. Mais tu n’en as pas la moindre idée, car si tu t’en doutais, je serais obligée de te mettre en pièce. Oh, mais tu le sais, n’est ce pas ? Bien sûr que tu le sais. Raison de plus pour en finir maintenant. Oui, Eléa, viens, mais ne viens pas quand je serais ivre de cette fumée écoeurante. Tout se joue ce soir, au milieu de ces herbes folles, et sous la Lune qui agonise de nous voir lui voler sa beauté.

Seira étira ses lèvres en un sourire acerbe en apercevant le regard mauvais et haineux que sa cousine posait sur elle. Ses divines prunelles se mirent à briller de provocation et d’excitation. L’excitation de la chasse. Le vent nocturne agitait les mèches souples de la cascade étincelante de sa chevelure. Seira en saisi une et l’enroula autour de son index et son majeur et les laissa glisser jusqu’à ce que celle-ci s’échappe et aille rejoindre le flot soyeux qui encadrait son visage sublime, courant sauvagement sur ses épaules et son dos. Seira ne bougeait toujours pas, elle continuait de fixer sa cousine qui continuait sa marche lente. Leurs regards, qui depuis tout à l’heure se tuaient l’un dans l’autre semblaient projeter des ondes électriques d’une violence inouïe. Seira porta la main à son épaule. Un soupir tenta de s’échapper de ses lèvres divinement pleines mais celles-ci demeurèrent étroitement serrées. Elle se tenait là, telle une statue ivoirienne sculptée par des créatures mythologiques. Telle la beauté fatale qu’elle était. Telle que sa cousine. Elle, qu’elle désirait tellement mettre en pièce, défigurer avec acharnement pour enfin cesser de voir ce visage intolérable qu’était son alter égo. Le gong de la partie avait sonné, Seira le savait, et ce depuis longtemps. Elle observait cependant, les yeux allummés de provocation, les lèvres glacées par la colère, mais avec une insolente expression de sérénité sur le visage, sa cousine qui approchait. Celle-ci s’arrêta à un mètre d’elle. Seira ne put s’empêcher de ricaner amèrement devant l’air compatissant qu'Eléa lui offrait. Elle lui répondit par un sourire calme, hautain et résigné. Elle ferma presque les yeux lorsqu’elle sentit la main délicate de sa cousine enserrer son bras diaphane. Elle renversa la tête en arrière, humant le charmant parfum de sa rivale. Seira se serait presque bien senti, dans d’autres circonstances. Elle rit doucement, avec ironie à l’idée d’avoir pu effleuré l’idée que le geste de sa cousine n’était qu’un élan de tendresse.
Ses yeux se rouvrirent et elle fixa, en souriant rêveusement, et le regard vide, les yeux d’Eléa tandis que celle-ci serrait son emprise sur son bras jusqu’à ce que le craquement décisif de la fracture se fut entendre. Elle pencha lentement la tête de côté et lui sourit davantage, une lueur démentielle dans les yeux. Puis, ce fut la chute. Elle heurta le mur de pierre qui céda immédiatement au choc de son corps vigoureux. Magnifique et vigoureux. Les pierres tombèrent sur celui-ci, le recouvrant totalement.



J’ai provoqué le premier geste de ma chute, mais qui portera le coup de grâce de la tienne ? Eléa, ma vie commence à brûler sa couronne de lumière, tu m’empêches de régner comme je t’empêche de briller. Tu vois, nous sommes quittes. Je me serais cela dit passé de cet accord empoisonné. Bien sûr Eléa que je suis perdue. Je suis perdue dans un dilemme destructeur. Tout comme toi d’ailleurs. Tu vois, notre ressemblance odieuse nous perdra.



Seira se releva sans difficulté, envoyant ainsi valser les débris du mur qui la recouvraient. Elle pencha la tête de chaque côté, faisant ainsi craquer son cou. Puis, le visage figé dans la glace, elle fit craquer des doigts et remis son bras en place. Un sourire dément et inimaginable étira ses lèvres, dévoilant sa folie. Ses yeux brillaient d’une sorte d’excitation perverse, assassine. Celle du prédateur qui chasse une proie difficile. Elle s’avança vers sa cousine, d’un pas gracieux, ondulant. Féline, félonne. La soie de ses cheveux était maintenant ébouriffée en une crinière sauvage, ébouriffée, presque hirsute, mais toujours sublime. Elle était d’autant plus magnifique en dévoilant sa folie ravageuse, fascinante, effrayante, irrésistiblement dangereuse. Elle porta ses doigts de fée autour du cou d’albâtre d’Eléa, lui souriant avec une démence narquoise. Puis ceux-ci se crispèrent et elle les serra, l’air atrocement calme. Puis, ses mains se détendirent et lâchèrent sa cousine avant que celle-ci ne suffoque et la plaquèrent violemment au sol. Il y avait, dans sa force, la folie qui avait enfin été libérée de son être. Seira se pencha sur le visage d’Eléa, ses longs cheveux formèrent une cascade d’or de part et d’autre de ses épaules, dissimulant à demi le visage de sa cousine. Puis elle avança ses lèvres, fraîches comme un bouton de rose au printemps, vers le front d’Eléa, mais ne le toucha cependant pas, se contentant de l’effleurer. Puis elle se releva et, d’un geste gracieux et d’une rapidité effrayante, elle fit partir son pied, laissant une trace sanguinolente au niveau de sa mâchoire. Seira, ferma les yeux et se mordit les lèvres avec rage. Rage envers elle-même, rage envers la beauté d’Eléa. Elle s’était cependant mordue avec trop d’entrain et un léger filet de sang coula de ses lèvres, lui arrachant un soupir exaspéré. Ses yeux se rouvrirent, se posant sur Eléa qui allait de toute façon riposter.



Eléa, je déteste tout de toi, alors pourquoi, explique moi pourquoi je t’aime autant ? Avec haine, évidemment, mais mon ressentiment pour toi, est très fort, même si je sais que c’est complètement différent de l’amour véritable. Je déteste chacun de tes traits car ils ne me rappellent que trop les miens. Je me dégoûterais presque. Mais je suis ce que je suis, après tout. Nous ne sommes que des prédateurs, nés pour tuer, nés pour être jaloux et détruire les vies et les joies d’autrui.
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MessageSujet: Re: Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]   Dim 31 Mai - 0:38

'Seira, je n'ai pas été à la hauteur et toi non plus. Malgré tout, je ne fait que regretter alors que toi
Seira, tu ne dois pas. Ne regrette pas, ne soit pas triste. Tes assauts meurtriers m'ont déchiré maintes fois ma chère cousine, mais il me reste toujours mes sentiments. Cela fait bientôt 16 siècles que nous nous battons sans cesse. Que tu essaie de me dépasser. Tu m'a manqué, tu me manque toujours. J'en ai assez comment ai-je pu m'endormir sans toi ? Et toi sans moi.. Je te regarde, j'ai besoins de pleurer mais il ne faut pas. Je t'aime tant, mais cela est-il juste? Mon étouffante fierté m'en empêche et me tue dès que je pose mon regard sur toi. Et mon amour... Dès que le soleil se lève ou se couche il s'empare de plus en plus de moi, cet amour gangrené que je te porte. Je n'en peux plus. Le supprimer, l'amputer, le détruire. Le seul désir que je me force à réprimer. Mais s'il te plait Seira, laisse moi partir, et vivre... Survivre sans toi, alors ma Tendre, si tu m'aime ne me laisse pas à la dérive, ne me laisse pas salir ce qui nous unis Toi et Moi. Je me rends compte que nous nous sommes jamais vraiment éloignées ou même rapprochées, alors reste avec moi s'il te plait, parce que sans toi je ne suis plus rien. J'ai toujours, sans le savoir eu besoins de toi, le fait d'être arrivée avant toi n'y change rien. Ma Tendre, ne te sens pas inférieure, car dans l'ombre de ceux qui rayonnent, se trouve toujours la personne la plus importante. Celle qui donne tout son sens au Rayonnant. Seira, tu es mon ombre à moi, celle qui décidera de ma gloire et qui me fait flancher. Je ne souhaite pas que tout s'arrête aujourd'hui, même avec toute la bonne volonté du monde, nous n'y arriverions pas. Toi et moi avons besoins de cette guerre de sang, Si tu me quittais ma Belle Seira, je ne ressentirais qu'un vide profond, comme une partie de moi même que l'on m'aurait arraché sans que j'aie pu me battre. Ma chère cousine, rendons-nous ) l'évidence; Seira sans Eléa ainsi qu'Eléa sans Seira n'est pas envisageable. L'une sans l'autre nous ne serions plus rien. Une ombre sans un soleil ne peut exister, tu ne peux exister sans moi. Et désormais tu m'es indispensable. Pardonne-Moi pour ce que je suis aujourd'hui, je ne prétends pas te comprendre Seira, nos expériences sont différentes. J'ai voulu tout vivre avec Toi, Je le souhaite encore. Vivre les bon et mauvais moments avec Toi, ma tendre, ma belle, ma sublime Seira. Je ne sais pas pourquoi, je ne peux trouver de mot qui décrive ce qui me hante à présent. Ce n'est pas de l'amour qui nous lie, c'est bien plus fort. Amour, ce mot ne sert a rien pour nous décrire. Te l'avouer serait ridicule, je ne peux exprimer mes sentiments pour toi.'

'A cause de toi je me remets sans cesse en question, a cause de toi et de notre stupide ressemblance j'essaie de changer pour arrêter de me voir en toi, mais tout ceci est vraiment trop dur. Je n'en peux plus Seira, j'en ai assez, ce soir j'arrêterais tout, je redeviendrais Eléa. Tu m'a volé mon identité sale trainée, les vampires tels que toi ne doivent pas exister. Mais Je te laisserais vivre ma tendre cousine, pour te voir dépérir tendis que moi je vivrais, Belle et Glorieuse en regardant ta chute, ah ma belle Seira, je me reconnais désormais, certes notre ressemblance est frappante, mais tu n'est qu'une pauvre et pâle copie de mon être. Seira, j'aime regarder les dessins que forme ta fumée. Ce soir tu sera totalement consumée.'


La cloche avait sonné, le second round venait de commencer. Seira était toujours sous les décombres du mur ancien qui s'était complètement détruit après le choc. Intérieurement Eléa saignait, mais cette faille ne se faisait pas voir, son visage affichait désormais un sourire sadiquement amusé. Oh oui, Eléa aime le sang, elle aime le voir couler à flots pour créer une mare lugubre de sang coaguler. Oh oui, l'odeur la plus horrifiante, abominable, pour l'humain arrivait, aux narines de la belle comme le plus doux parfum qu'elle eu la chance de sentir. Un peu comme dans les bouches de métro non loin de Chatelêt, là où la terre est imprégnée de tous les liquides des corps en décomposition. Désormais la partie de chasse arrivait à sa fin, elle en avait assez comme toujours car comme l'on dit toujours : « Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ». Seira, pour Eléa tu n'es qu'une grosse blague. Elle ne pourrait jamais prendre sa cousine sérieusement, pour la belle, Seira n'est qu'une petite enfant qui essaie de devenir adulte. L'élève peut dépasser le maitre, mais Seira est bien mauvaise élève.

'Évidemment Seira, m'attaquer de front ne peut que te faire du mal. Il faut être stratégique et calculateur, sinon tu n'arrivera à rien.'


Soudainement, non pas soudainement.
Fatalement quelque chose heurta son visage, sèchement sa mâchoire craqua sous la pression de ce choc, si bref mais tellement violent. Une goute de sang vint alors perler le long de sa joue, allant se perdre dans l'immensité d'or que formait ses cheveux. Après avoir posé son regard ardent dans celui de sa tendre, elle se redressa partiellement tout d'abord, marquant une pose pour remettre sa mâchoire meurtrie en, place. Elle ne sentais déjà plus la douleur. C'est alors qu'elle se releva complètement, se remettant d'aplomb sur ses divines jambes. La belle retenait un sourire, le plus sincère qu'elle n'aurait pu lui offrir de toute son existence, elle le garda alors caché sous son habituelle nonchalance. D'une lenteur affligeante, sa main se porta au visage de la belle, mais elle se contenta simplement d'effleurer la peau d'ivoire de Seira et se poser alors sur le visage de sa propriétaire. L'ainée se retourna, tout aussi lentement avant de partir, d'une démarche légère et assurée. Son bras gauche se balançait gracieusement au rythme de ses pas qui laissaient derrière elle, la trace de son passage dans l'herbe qu'elle foulait, pliant les brindilles sans leur accord. Eléa régnait de nouveaux. Un sourire s'étira alors sur ses lèvres, dévoilant ses canines d'ivoire sans pudeur, et fendant la brise, un rire satisfait s'éleva se laissant porter par le vent. Puis la Silhouette de l'ainée s'effaça dans l'ombre. Le Labyrinthe reprit son calme serein comme si leur rencontre ne s'était jamais passée.

'Pourquoi jouer tant de notes alors qu'il suffit de jouer les meilleures ?'
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Destruction d'une danse fatale [PV Eléa]
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