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 Au sourire de l'âme [PV Lady Diao]

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L.Esphérina d'Angoulême
Sombre Lady Orgueilleuse



Pièce d'identité
Âge de jeu: L'âge d'une Lady ne se demande jamais...
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Hétérosexuelle + Seme
Situation sentimentale: Celà va et vient...

MessageSujet: Au sourire de l'âme [PV Lady Diao]   Lun 19 Jan - 23:49

Un seul sourire, un seul est véritable. Et non factice, non hypocrite, non mensonger, non forcé. C'est celui qui reflète la profondeur de l'âme...


D’un pas lent et léger, comme celui de la douceur du vent, Esphérina entra dans la pièce, une moue assassine marquant son visage. Son regard perçant, destructeur parcourut le décor de salle. La lune, ce soir là d’une couleur argentée, éclairait le salon par ses rayons diaphanes qui traversaient les vitres des grandes baies vitrées, se faufilant à travers les rideaux de velours mal tirés, projetant des reflets laiteux sur le parquet sombre et bien ciré. Les murs étaient couverts de toutes sortes de peintures qui différaient toutes les unes des autres.

Certains représentaient des natures mortes, d’autres étaient des portraits, certains représentaient des paysages extraordinaires et d’autres, complètements abstraits faisaient courir l’imagination. Un de ces tableaux, qui représentait une jeune femme allongée sur un matelas de feuilles morte, un violon dans la main, plaisait particulièrement à Esphérina. Elle ne l’appréciait pas vraiment pour la qualité de la peinture et la finesse du dessin, mais parce que la jeune femme peinte sur la toile lui ressemblait étrangement. Elle avait les mêmes cheveux d’ébène, la même peau laiteuse, le même corps souple empli de grâce et de volupté. Mais se qui attira plus l’attention de la Lady, c’était la douce mélancolie qui décrivait le si beaux visage du model. C’en était tellement…fascinant. C’était comme si Esphérina avait posé pour le peintre qui avait inventé l'existance troublante de ce tableau, en affichant sur son visage, un doux supplice. Bien qu’Esphérina eût déjà antérieurement posée pour quelques artistes, elle n’avait aucun souvenir de ce portrait. Qu'elle intrigue... C’en était terriblement…étrange...

Comme hypnotisée, la Sang-Pur approcha lentement sa main du visage peint de la jeune femme, mais sans la toucher. Puis, elle se détourna vivement du tableau, comme son intérêt s’était subitement évaporé. Le centre de la pièce était occupé par un immense piano à queue. Le regard vert de la Lady s’alluma d’une lueur d’excitation enfantine. Le piano… Sa joie, ses pleurs les plus secrets… La voix d’un ange, de son ange déchu, de sa si douce erreur passée… Esphérina sortit avec vigueur de ses pensées et se ressaisit. L’énervement la gagnait. Irritation de la nostalgie qui tentait de s’emparer d’elle, colère de ne pouvoir se détacher de ces idioties impures… Elle se dirigea lentement vers le fabuleux instrument. Ses longs doigts fins caressèrent avec légèreté les touches ivoires du clavier et s’assit gracieusement sur le clavecin, le regard flou et lointain. La musique, était la seule véritable beauté qu’elle ne jugeait dangereuse.

Elle se laissa doucement glisser sur le tabouret de velours situé devant le piano et s’y assis convenablement. Ses doigts, tremblants frôlèrent à nouveau les touches blanches avant de s’y appuyer en un seul accord, puis ceux-ci dansèrent sur le clavier, formant une mélodie majestueuse, enivrante, une de ces mélodies qui prennent à la gorge et resserrent le cœur et l’esprit comme dans un étau de notes.

Celui ou celle qui pourrait assister à ce spectacle dirait qu’elle ressemblait à une des créatures les plus sublimes avec sa longue robe blanche qui effleurait magnifiquement le sol, avec sa posture droite et gracieuse, ses longs cheveux couleur nuit qui déversaient, tels une rivière, le long de son cou d’albâtre et qui couraient avec prestance le long de son dos droit et légèrement cambré, cachant à moitié son magnifique visage froid. La lune éclairait doucement sa peau diaphane et donnait à l’éclairage un aspect irréel, féerique. La musique qui s’en dégageait, plus encore.

Tout en laissant écouler de ses mains et de son âme, cette sublime mélodie empreinte d’une mélancolie délicieuse, d'une clarté cruelle, Esphérina ferma doucement les yeux, permettant ainsi à ses longs cils sombres de venir frôler ses si jolies pommettes, telle la caresse d'un amant éperdu.

Oui, Esphérina était…irréelle. Son regard froid, sa beauté cruelle, son intense mélancolie présente dans ses yeux, impossible à dissimuler entièrement. Son égo démesuré, son orgueil destructeur... Ses gestes gracieux et las. Esphérina fascinait. Et elle-même se fascinait de beaucoup de choses. Qui était-elle ? Une gazelle, une chatte. Une panthère ? Elle seule savait se qu’elle était réellement et surtout, se qu’elle pouvait devenir. Et elle se délectait de cet admirable lunatisme. Elle pouvait être le feu, puis devenir soudainement la glace. Une enfant naïve ou une manipulatrice sans scrupules. Une proie délicate et gracile ou un redoutable prédateur gracieux. Une jeune effrontée ou un monstre de sensualité... Elle était tout. Et rien... Une Lady...Comment était censée être une Lady... Une Lady n'est que ce que celle-ci veut être. Et ce soir, sous les rayons pâles de la Lune, Esphérina mêlait son être à la mélodie cinglante qu'elle créait.

Esphérina mordit doucement sa lèvre inférieure, rêvant. Rêvant de quoi ? Elle seule puit le savoir… Elle continua de jouer, de jouer merveilleusement bien, ses longs doigts fin courrant toujours à une vitesse incroyable sur les touches immaculés. Comme une danse folle…Une danse folle qui puit parler, qui puit crier. Qui puis libérer sa douleur, sans bouger une de ses lèvres d'un rose délicieux...


Dernière édition par L.Esphérina d'Angoulême le Mar 20 Jan - 1:19, édité 4 fois
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Âge de jeu: 19 ans -pour les humains-
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Situation sentimentale: Huh ?

MessageSujet: Re: Au sourire de l'âme [PV Lady Diao]   Mar 20 Jan - 0:13

Perdu.
Ce mot a de nombreux sens qui divergent tous les uns des autres, on peut être perdu dans ses pensées, ainsi, songeur, quelque chose de perdu s’avère être égaré au beau milieu d’un endroit inconnu, cela peut également être un objet mal utilisé, ou rendu inutilisable. Perdu, peut également signifier la fin. Elle, elle n’était pas égaré, juste songeuse, mais même si elle serait rendue inutilisable par quiconque, elle continuerait de vivre, inlassablement, pourquoi ? Parce qu’elle est une vampire. Lady, Lord, ou rien, à ce niveau cela n’a rien de bien différent, tout vampire doit vivre, et se contenter de cela, il peut jouer pour passer le temps, et quand bien même il le ferait, cela va un moment, pas une éternité.
Laissant ses pas la guider inexorablement sans jamais songer à un endroit précis où se rendre, Diao connaissait déjà chaque parcelle de la propriété, chaque lieu du manoir et l’histoire qui l’accompagne, elle allait à l’extérieur et c’était pareil, se retrouvant devant une grille solidement fermée, qui s’ouvre pour avaler mais qui jamais ne recrache. Ses mains glissent le long des fins barreaux en fer finement sculpté, une œuvre magnifique, c’est indéniable, une œuvre capable on ne sait comment de stopper toute envie de liberté, et pourtant l’envie que renfermait Diao était bien supérieure à cela, elle-même n’aurait eut l’idée de s’imaginer qu’un jour, une grille, morte, morne, plate la retiendrait et lui ferait courber échine devant sa grandeur. Elle se contente de passer sa main sur le métal rugueux écorchant légèrement ses doigts à chaque passages, passages qui n’ont, eux aussi, aucun impact sur le temps, qui n’ont aucune durée quelconque en une vie, en sa vie. Elle regarde le paysage qu’elle parvient tout de même à voir à travers cette immense cage, et ne voit que l’horizon à perte de vue, peut-être que ses yeux même lui jouent des tours, peut-être est-ce un simple décor posé habilement derrière ces grilles, peut-être qu’il n’y a rien derrière cela, le simple fruit de son imagination, un dessin si bien réalisé qu’elle a l’impression d’infini sur du plat.
Elle se surprend à rêver parfois, qu’elle est dans une de ces petites boules qu’on secoue innocemment pour voir la neige s’y abattre d’un violent souffle nouveau, ou ancien, mais simplement éphémère et toujours inchangé. Les jours se suivent et se ressemblent, elle marche, ne découvre déjà plus, et ceci résume sa vie, plusieurs siècles résumés en quelques mots… Comment voulez-vous qu’elle ne se lasse pas, c’est indéniable. Comment voulez-vous qu’elle ne se perde pas ? Elle n’est pas plongée dans ses pensées, elle y est définitivement perdue, loin du monde, loin de tout, si perdue qu’elle s’imagine dans une pauvre boule en verre avec un paysage appliqué dessus, et des êtres, plus forts, plus puissants qui l’observent jour après jour perdre le fil de ses idées d’abord, la tête après. Et qui seraient-ils ? Des vampires ? Quels vampires iraient jouer avec ses semblables ? Tous sans doute. Peut-être sont-ils des humains, et peut-être n’y a-t-il tout simplement rien. A quoi bon toutes ces réflexions si elles ne reposent que sur la pure folie née de l’ennui d’une vie éternelle ?
Elle secoue la tête, chassant les idées noires de son crâne, pourquoi va-t-elle chercher si loin ? Elle est donc désespérée à ce point, c’est étrange, c’est anormal, c’est Diao. Elle s’exile, se met à l’écart, la compagnie ne l’intéresse pas, elle ne la dérange pas non plus, lorsqu’elle est accompagnée, elle se laisse alors porter par une autre personne, un guide qui la mène où bon lui semble, de toute façon elle s’en moque, elle reviendra forcément à un moment ou à un autre à l’endroit où elle a démarré pour retomber encore devant la grande grille noire. Lassée, elle tente vainement de trouver une occupation en se dirigeant vers les jardins, mais elle tourne en rond parmi les grandes haies, des fleurs, des feuilles, de l’herbe, une fois que vous avait vu cela, vous avez tout vu, vous marchez et le paysage ne change pas, toujours la même vision, toujours ces fleurs, toujours ces feuilles, et toujours ces herbes. Quoi de mieux que l’infini pour vous rappeler l’ennui de l’éternité ? Les jardins à eux seuls suffisent à décrire entièrement le manoir : des pièces, des murs, des couloirs, et rien d’autres, toujours la même chose, toujours l’ennui. Les pièces changent, mais au fond, la même impression demeurent, une impression étouffante d’éternité s’y trouve imprégnée, elles changent, et comme tout le reste, se ressemblent, comme par magie. Diao marche jusqu’à user ses ballerines, qui elles, ne demeurent que très peu de temps puisqu’elle ne fait que marcher. Elle marche, donc, et ressort, devant cette grille, toujours et encore, pourtant elle était sûre de ne pas avoir prit le même chemin que d’ordinaire, peut-être pas, finalement, elle n’est plus si sûre d’elle. Elle hésite à lever les yeux au ciel, persuadée que ceux qui l’observent, rient de la voir ainsi, à tourner en rond alors qu’elle souhaite ardemment sortir. Et la voilà de nouveau plongée dans sa folie...
Pourquoi veut-elle tant sortir après tout ? Le monde est plus grand mais il demeure identique, toujours sans cesse, des fleurs, des feuilles et des herbes, que ce soit ici ou là-bas, le résultat demeure identique, cela ne dépend pas de sa volonté alors, autant se faire une raison, elle ne veut pas rejoindre sa famille, elle ne lui manque pas, elle s’en fiche, alors que peut-elle donc souhaiter tant pour vouloir sortir ? Après tout cela ne sert à rien, rien ne sert ici puisque tout demeure, même les visages ne changent pas, seuls peut-être les humains diffèrent… Et encore, il faut leur prêter un minimum d’intérêt dans le cas contraire, c’est inutile encore et encore. Pour tenter de calmer sa folie, penser à autre chose, Diao quitte l’extérieur, pénétrant lentement dans le grand manoir pour une fois encore laisser ses pas la guider. Son visage demeure sans expression, sa silhouette n’a plus la grâce propre aux Ladies, elle n’est plus qu’une ombre fine qui cherche quelque chose sans même savoir quoi, les escaliers se montent facilement, et assez rapidement, encore une fois, les marches sont nombreuses et rappellent trop cette idée d’éternité qui persiste en son corps malgré elle et qui la plonge dans une profonde mélancolie.
Premier. Deuxième. Troisième étage.
Fin de la balade, sa tête ne répond plus mais ses jambes avancent, elle pourrait bien penser n’importe quoi que ses jambes avanceraient toujours. Elles avancent, par réflexe, sans changement. Finalement, elle aboutit à une pièce, étrange, elle ne l’avait jamais remarqué, ou en tout cas, elle n’y était jamais entrée. Chose qu’elle s’empresse de faire, excitation, curiosité, peut-être sont-ce les seules choses qui perdurent en son corps et qui la font réagir par moment. L’air ambiant, froid, l’attrape à la gorge, comme cela n’est arrivé que de rare fois, elle suffoquerait presque, stoppée par la froideur ambiante. Quelle est donc cette salle ? Peu lui importe, mais elle l’intrigue en tout cas. La vampire referme doucement la lourde porte pour ne pas que cet accueil, si étrange et glacial, mais pourtant si chaleureux ne se perde. Sa peau frissonne, son esprit semble enfin se réveiller quelque peu, s’extirpant lentement de la torpeur dans laquelle il avait été plongé on ne sait quand, on ne sait où. Diao s’avance silencieusement, et à chaque pas fait dans cette pièce, l’atmosphère la prend un peu plus à la gorge et serre, encore, toujours, un peu plus… Finalement l’ombre qu’elle est devenue reprend lentement vie, l’esquisse d’un sourire vint se poser à ses lèvres alors que ses yeux se posent successivement sur les fenêtres, les carreaux qui jonchent le sol, les meubles. Des carreaux sont sortis de leur emplacement, en morceaux, ils sont répartis autour de plaques noires, le sol pur et dur certainement. La jeune fille s’en approche lentement, et son attention se voit attirer par une table, simple aux premiers abords, mais pleine de charme plus en détails. En passant doucement sa main, Diao peut sentir des rainures, et une forte odeur se dégageant de cette table, éveillant en elle, un monstre endormi dans la pénombre de son ventre. La table sent le sang, il n’y a aucun doute là-dessus, ses yeux se sont peu à peu habitués à la pénombre, elle peut alors voir les murs humides et noirs. Humides ? Oui, ils semblent suinter, mais tant d’humidité avec tant de fraîcheur, cela semble presque impensable. Elle délaisse la table un moment pour aller poser sa main sur le mur, ils ne suintent pas, non, pas à ce point, l’eau, ou tout du moins le liquide ruisselle presque totalement des parois, qu’est-ce ? A en juger par l’odeur, cela semble être du sang, à en juger par la paume de sa main noircit par le liquide, c’en est. Dans quelle pièce a-t-elle bien pu tomber pour être dans un pareil état ? Les murs dégoulinent de sang, le sol noir, finalement, n’est peut-être qu’un amas de sang séché, ayant durci et forcément noircit sous l’air glacial de la pièce, où est-elle ? Elle en a maintenant une légère idée, mais qu’importe où elle est, qu’elle se contente d’observer, maintenant qu’elle peut voir autre chose que l’éternité. Sa main revient doucement glisser sur la surface de la table, de grandes failles tranchent les flancs du meuble en bois de part et d’autre, les marques d’une arme lourde sans doute, une arme qui s’est abattue plusieurs fois face à la résistance vaine d’un membre mort. Plus petite, plus superficielle, celle-ci a été plutôt perpétré par une arme légère dans le but de… Scier ? Tragiquement la scie a ripé visiblement, où a-t-elle été se planter après cela ?
Diao a maintenant le sourire aux lèvres, loin des pensées perdues de l’extérieur la voilà savourant les joie d’une torture éphémère, en tendant l’oreille, on peut presque encore écouter les plaintes déchirantes des torturés, humains ou vampires ? Ils ont tous souffert ici peu importe de quoi est composée leur chair, elle se voit déchirée peu à peu en un fin lambeau, peut-être tombe-t-elle d’elle-même se voyant vaincue lâchement. Autant, cette salle lui permet de penser à tout autre chose qu’à de ridicules imbécillités, autant elle lui éveille également la faim, à force d’imaginer des corps en sang autour d’elle, et de les entendre crier face aux coups, un vieux démon réclame offrande au cœur des entrailles de la Vampire. Elle passe lentement une main sur son ventre, mais rien n’y changera, il ne veut pas de caresses, il ne veut que du… Sang. La demoiselle se laisse glisser le long d’un pied de la table, caressant du bout des doigts le sol meurtri, supportant chaque jour le poids de nombreux démons qui viennent assouvir des pulsions vengeresses. Pour autant, elle a beau penser à autre chose, le démon réclame toujours, distordant le ventre de Diao comme on essore une vulgaire serviette. Elle ne répond qu’à ce désir, le désir de sang. Mais la froideur de cette pièce ne lui donne aucunement l’envie de se retirer, ne serait-ce que pour assouvir ses envies, ses désirs. Elle a faim ? Oui, mais elle rêve. Tout du moins, tant que le monstre aux longs murmures ne daigne pas prendre les choses en main. Hm ? Trop tard. Le démon se fâche et elle, simple réceptacle, se voit contrainte d’obéir. Levée par la douleur, la voilà qui marche lentement vers la sortie comme si le démon remontait doucement à son cœur -dans le but d’atteindre son crâne et diriger ses faits et gestes-, qu’il le ronge pour s’occuper. Si seulement... C’est un poids pour Diao, il ne lui sert à rien, elle n’aime personne, ce n’est qu’une perte de temps, mais après tout, lorsqu’on vit pour l’éternité, on peu bien perdre autant de temps que l’on souhaite. Pourquoi ne veut-il pas le dévorer ? Il est prévu pour ne jamais s’arrêter, il ne sert pas à grand-chose si ce n’est à insuffler un mouvement à la mécanique, mécanique qui marche par automatisme, simple poupée de porcelaine qui ne demande qu’à être brisée, elle se contentera, pour le moment, de briser une nouvelle vie. Diao referme la porte et sort de la pièce en courant, renonçant à toutes ces visions sans quoi elle y retournera automatiquement, elle doit oublier, comme déjà, elle commence à oublier ses jeunes années, elle doit oublier, c’est ça. Se hâtant dans les escaliers sans se préoccuper du lieu où elle se rendait, elle se retrouva essoufflée dans un couloir du premier étage. Chose horrible. Non seulement elle avait faim, mais qui plus est, elle n’avait plus de quoi se détourner l’esprit.
Perdu.
Ce mot a de nombreux sens qui divergent tous les uns des autres, Diao n’était pas perdue en soi, elle s’était perdue depuis longtemps. Dépression, ténèbres, mélancolie étaient également devenue son quotidien depuis longtemps, depuis sa naissance peut-être. Après tout, peut-il y avoir un autre destin pour une âme qui vient à la vie dans le but de perdurer éternellement ? Un son mélancolique vint alors titiller ses oreilles, chose qui, forcément, l’attira. Ne serait-elle pas la seule à être tourmentée ? Au fond du couloir, une porte entrouverte qu’elle pousse mécaniquement se heurtant à la lumière de la lune, pleine, aveuglante, chaude, qui vous transperce en un rayon, elle détestait le temps que mettait ses yeux à s’habituer à cela… Mais exceptionnellement, ce ne fut pas si désagréable que cela, en fait ce n’était rien par rapport aux plaintes qui s’extirpaient de la mélodie. Un cri d’agonie, une complainte infinie.
Magnifique.
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L.Esphérina d'Angoulême
Sombre Lady Orgueilleuse



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MessageSujet: Re: Au sourire de l'âme [PV Lady Diao]   Mar 20 Jan - 13:50

[Mdr et mais tu te fous de ma gueule, t'écris trop bien o_O]


In this dangerous garden, SHE walks without any fear.


La musique s’élevait toujours du piano, du cœur d’Esphérina. Une plainte. Une menace. Une incitation…Cette musique devenait un chant aguicheur, mortel. Comme celui d'une sirène blessée... Telles les paroles dissumulées au fond du coeur empli de douce rancune d'Esphérina.

Esphé...Esphérina. Ce nom... Le nom d'une gitane nocturne. Le nom d'une fée noire, le nom de cette Lady au coeur de glace. Esphé... Ce mot qui sonne comme un murmure apaisant. Pourquoi son cher père lui avait-il donné ce nom? La voyait-il, lui aussi, dès sa naissance, comme une ensorcellante et magnifique tueuse? Etait-elle née pour tué et se faire désirer, comme toutes les Lady?

La vie… La vie d’une immortelle était-elle tellement différente de celle d’une mortelle. La Sang-Pur soupira. La vie d’une Lady… Pouvait être si… destructrice. Les plaisirs et la jouissance étaient tellement fréquents chez elle, qu’ils en devenaient fades. Etait-ce là l’amertume de cette douleur coincée en travers de la gorge d’Esphérina qui lui ôtait cette excitation qu’elle ressentait autrefois ? Cette douleur qu’elle évacuait par la douce voie de la musique. Mais le poison pouvait à tout moment envahir sa si belle bouche. Le poison du passé.

Too much poison come undone…


Oui, le doux nectar de l’amour était en réalité le concentré de ses plaintes, devenant ainsi le poison destructeur qui élimine les sentiments. Elle se devait de ne pas avaler ce poison, de le rejeter. Esphérina n’avait aimé qu’une fois. Une seule fois. Il est déjà rare pour un Sang-Pur d’aimer. Très rare… Cet amour idyllique avait vite subit une lente et inévitable descente en enfer. Comdanmés à souffrir. Souffrir tous les deux, quoi de plus délectable. Hors, cela ne se passa pas comme ils l’espéraient. L'espoir...Etait la seule raison véritable de vivre. Esphérina en avait toujours. Ce qui la troublait, c'était qu'elle ignorait se qu'était le fameux objet de ses espérances. Il lui semblait qu'elle espérait dans le néant, inutilement...

Esphérina ne souffre pas. Elle ne puit souffrir. C’est justement cela qui lui donne cette intense lassitude de la vie, et cette colère envers elle-même, cette haine envers ceux qui lui sont étrangers. Son je-m'en-foutisme naturel l'irritait. Elle voulait...accorder de l'importance à quelque chose. Pourtant, elle ne jugeait rien, d'assez bien pour elle. Quel égo, quel orgueil, mon dieu... Pourquoi, pourquoi ce foutu orgueil? Cet orgueil magnifique qui détruit et forge en même temps? Cet orgueil qui rend la personne qui la possède tellement, inacessible, tellement désirable. C'en était...pénible. Oui, très pénible. Insupportable. Mais tellement beau. Tellement sublime. Cela format un dilemme. Un dilemme assassin. Un dilemme fatal.

La vie…est un long tunnel obscur. Que tout le monde se doit de traverser. Tout le monde. Un bien long tunnel… La lumière se trouverait-elle au bout ? Y avait-il chose plus délectable que d’être un Sang-Pur ? Que de posséder tous les droits. Hors, il y a fort longtemps que la Lady ne jubile plus de cette délectation… Son sourire se voile. Comme une ombre… Comme une déesse. Une femme sublime que tous désirent. Dont tous le monde pouvait jouir. Mais que personne, non personne ne pouvaient posséder. Esphérina n’appartenait déjà presque plus à elle-même.
Les chaînes… Ces chaînes invisibles qui entravent la Lady. Ces chaînes qu’elle pourrait briser. Mais qu’elle ne veut pas… Ces chaînes étaient tous se qui restaient de LUI.
Lui… Elle le haïssait. Elle le haïssait de ne plus être de ce monde. Elle se languissait silencieusement de lui. Pourtant, elle savait que ci celui-ci avait été à ses côtés, elle l’aurait superbement ignoré. L’amour est éphémère… La douleur l’est beaucoup moins.
Esphérina s’aimait. Elle aimait son égo et son orgueil sublime avec une passion éminente. Elle se haïssait également. Elle se méprisait. Elle se détestait car elle était faible. Oui, sous sa puissance inébranlable, sous son apparence sublime, Esphérina était d’une faiblesse qu’elle jugeait écoeurante. Une douce faiblesse aimante…

Elle avait cette aura, cette aura si belle, si douce et tellement intimidante. Elle le savait… Mais cela ne satisfaisait pas son égo démesuré.
Son égo… Ce n’était pas qu’elle. D’autres font partis de son égo. Ceux auxquels elle tient profondément. Ils sont tellement rares, cependant.

L’objet de sa douleur. Ce n’était pas son amour perdu, son amour détruit. C’était son orgueil. Son orgueil monstrueux. Elle haïssait cet orgueil, cette fierté qui la mènerait au bord du gouffre de sa perdition. Elle le savait. Mais ne pouvait s’en débarrasser… Ce vice, faisait parti d’elle, il était en elle. Ces vices, cette beauté renversante, cette mélancolie cruelle, cette présence d’esprit se mélangeaient en un magnifique tourbillon. Pour créer se qu’elle était. Elle. This…vampire…
Elle avait désormais du mal à ce cerner. Que faisait-elle ici ? Son Angleterre la manquait. Sa douce Angleterre… Le temps, froid comme la peau diaphane de son visage. Les plaines, vertes comme ses yeux pers…

What a wonderful landcaspe… But there are so many dangerous and sad memories murmura-t-elle, dans sa langue maternelle, tout en continuant à jouer.

Puis ses terres lui manquaient. Les terres de son père. Les terres si belles d’Angoulême…

Avait-elle décidé de venir en ce château pour laisser derrière elle ces sombres pensées ? Si c’était le cas, cela n’avait pas marché… Cela marchera peut-être. Un jour… Le jour où elle trouvera à nouveau la force et l’humilité d’aimer. A nouveau…

La porte s’ouvrit. Une silhouette se dessina dans la semi-obscurité. Une silhouette digne. Une Lady. Lady Diao… Les doigts d’Esphérina stoppèrent leur danse folle en un seul accord, un seul son, sublime, comme pour marquer la fin d’une valse effrénée. Elle ne jouait que pour elle-même. Non, elle ne jouait que pour libérer cette mélancolie agaçante de son cœur devenu froid comme le marbre. Elle ne voulait pas que qui que se soit puisse entendre et percevoir les mots silencieux de sa sublime musique. Esphérina se leva doucement et alluma une chandelle, éclairant la pièce d’un jaune vacillant. Elle tourna la tête en direction de Lady Diao, puis, de sa voix de velours, entonna :

*Quelle surprise, ma fois agréable de vous voir ici, Lady Diao. Que faîtes vous en ces lieux, seule, à cette heure tardive ? Viendriez-vous méditer?*


Elle sourit avec douceur et amusement.

Les yeux de Lady Diao... Etaient empreins d'une soif intense. Une soif de sang. Une soif de sang aussi insupportable que la soif de souffrances d'Esphérina. Esphé, noctuelle gitane des plaines. Esphé, la si noble Lady ayant perdu les couleurs de son âme.
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Lady Diao Hildegard
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MessageSujet: Re: Au sourire de l'âme [PV Lady Diao]   Mer 21 Jan - 20:20

[Contente que ça te plaise, Esphé ^^]

Diao s’était éveillée ce matin, et déjà, tout demeurait identique : la même heure, la même impression dans sa chambre, la même expression sur son visage, les mêmes envies de liberté en son esprit, et enfin, le pire de tous, le même dégoût dans son cœur... Non, ce dernier n’était jamais identique, il n’était pas le même que la veille, chaque jour il évoluait, chaque jour il devenait plus envahissant, chaque jour, un peu plus, elle se haïssait, elle haïssait sa vie, elle haïssait celle et celui qui lui avaient lâchement imposer le sort qu’ils avaient vécu eux aussi. Pourquoi faut-il qu’ils partagent tout ? Non content de lui imposer cette vie, ils lui imposent un ennui perpétuel, pas étonnant que certain restent enfermés, à dormir sans cesse, au moins, les rêves vous donnent une sensation de liberté. Liberté… Qu’est-ce que cela lorsque l’on est enfermé dans un château et contraint de vivre une vie que l‘on n’a pas souhaité ? Lorsqu’on est contraint de vivre une vie que l’on maudit ?… Après tout, elle ignore ce qu’est la liberté, alors pourquoi en rêverait-elle ? Son ennui est tel qu’il la pousse à se créer des utopies, un monde sans frontières ou jamais elle ne s’ennuierait, jamais ? Ce monde ne peut exister, il y a forcément un jour ou l’on s’ennuie, et connaissant Diao, même si l’ennui était improbable en ce monde, elle serait lasse d’être sans cesse occupée, de ne pas prendre son temps. Il lui faudrait un juste milieu, un milieu qu’elle cherche en vain, car il n'existe pas, depuis de nombreux siècles maintenant. L’ennui était d’ailleurs la première chose qui l’attaquait alors même qu’elle ouvrait un œil, elle ne dormait pas vraiment, un sommeil léger, réveillé au moindre craquement de bois, au moindre froissement de feuille. Et cela, cet ennui, se poursuivait sans relâche, durant toute la journée. Une journée identique aux autres, sans but précis si ce n’est celui de trouver une occupation, le même déroulement, un simple cercle, "l’infini" en un mot. Et pourtant, ce soir était sensiblement différent des autres. Elle avait découvert une pièce qui avait réussi à l’occuper un long moment, court dans sa vie, mais long tant l’ennui qu’elle ressent est fort, une pièce qui avait été capable d’atténuer quelque peu sa folie, de lui faire oublier ses noires pensées, mais à quel prix ? Maintenant c’était la faim qui la menaçait. Quoiqu’elle ressente, Diao ne supportait rien, ou pas grand-chose, tout cela parce qu’elle subissait tout, un lourd poids sur sa conscience, sur ses épaules, un poids qu’elle ne pouvait supporter, son esprit se retrouvait enivré par cette sensation, elle n’était pas nouvelle, elle était régulière, mais si intense que jamais elle ne s’en lassait, que jamais, elle ne s’en lasserait. Cette sensation annonçait l’heure du jeu, de la libération, une chose qui variait enfin selon les jours puisqu’elle ne prenait jamais le même jouet, sauf lorsqu’elle "s’entichait" d’un d’eux. Malheureusement pour elle, ce n’était qu’à demi consciente qu’elle se rendait compte de ce qui lui arrivait. Ses sensations étaient absentes, ou venaient en nombre, elles étaient trop nombreuses et en venaient à se mélanger entre elles, ce qui lui provoquait des sensations qu’on qualifie d’extrêmes, la forçant à délaisser sa raison au profit de sa déraison. Une perte partielle de son esprit pour laisser place à l’envoûtement de la magie, du désir, ou de la folie, car elle aussi, a ses charmes. Et elle se trouvait maintenant en compagnie de Lady Esphérina, dommage que celle-ci ne daigne jouer pour Diao, il ne fallait peut-être pas trop en demander non plus, d’ailleurs, la vampire ne lui en tenait pas rigueur, elle avait les mêmes principes : ne pensait qu’à elle avant tout, et ne faire une chose que pour elle seulement… Diao avait été plus loin dans cette pensée, il n’y avait qu’un sentiment, qu’une sensation qu’elle acceptait en elle et qui ne la rendait pas totalement esclave d’elle-même, c’était le plaisir, malheureusement, elle avait horreur de le partager, si bien que finalement, lorsqu’elle jouait avec un esclave, si ce dernier ressentait un quelconque plaisir à un moment ou à un autre, Diao s’arrêtait, prête à sacrifier le sien. Soit elle l’abandonnait à son triste sort, le laissant sur sa fin, soit elle trouvait un moyen plus radical de le faire souffrir, quoiqu’il en soit, elle refusait catégoriquement de donner un quelconque plaisir à qui que ce soit. La douce musique qui résonnait encore il y a peu lui avait permis d’oublier sa folie, ce n’était qu’éphémère, un court instant une fois encore, mais au moins elle pourrait profiter dignement de cet instant.
La jeune femme s’inclina afin de saluer respectueusement la Lady qui lui tiendrait compagnie un moment en tout cas, un fin sourire se dessina alors sur ses lèvres, étrange de la voir ainsi évoluer, et changer d’expression si facilement. Peut-être parce qu’elle n’en ressentait jamais une seule totalement, ou peut-être pour une autre raison, indéterminée. Enfin, aussi blême soit-elle face à la Lady, Diao demeurait digne, peut-être était-ce son orgueil qui la poussait à cela…

"Vous m’en voyez ravie également Milady, même si mon plaisir s’est atténué maintenant que votre musique ne résonne plus en ces murs. Ma présence en ce lieu n’est que la conséquence d’un sommeil fort tourmenté et je puis méditer toute une journée alors, si je suis en votre compagnie, c’est plutôt pour tenter vainement d’oublier."

Un sourire tout aussi mélancolique que ses paroles vint se poser doucement aux lèvres de Diao, et celle-ci se décida enfin à pénétrer dans la salle, marchant d’un pas lent, elle contourna le sublime piano pour aller se placer à une fenêtre. L’extérieur. Même s’il la rejette, elle en a besoin avant tout, sans qu’elle ne sache pourquoi, il l’attire autant qu’il la repousse, elle va frôler la grille et revient à l’intérieur pour reprendre une balade sans fin durant de longues heures. Une des rares choses qui se répète mais qui ne lui déplait pas. Exceptionnel. Un de ces rituels qu’elle fait par plaisir et non pas machinalement, on peut d’ailleurs se demander quel plaisir il y a à aller caresser une grille glacée et impassible, mais ce serait se poser bien des questions pour finalement aboutir à quelque chose de minime, ou pas. La demoiselle était donc à la fenêtre, songeuse comme bien souvent, partagée entre la froideur de l’extérieur qui s’abattait contre les vitres et la légère chaleur ambiante de la pièce qui venait caresser ses épaules. Une pièce finalement glaciale lorsque la musique ne résonnait pas, on ne sentait aucune délicatesse, aucune douce sensation, juste la rudesse des pierres glaciales du château, un empilement toujours identique, si banal…

Partagée.
Diao se voyait finalement partagée par diverses sensations. Déception, joie, envie, faim… Toutes se mêlant et s’entremêlant simplement en voyant son reflet à travers la fenêtre. Elle ne se voyait même plus, devenue elle-même une chaîne lassante, sans vie, sans fin, un simple fantôme contraint à errer pour l’éternité. Fantôme au regard perdu, triste ? Depuis quand avait-elle pareil regard ? L’intense lumière de la lune avait fait se rétracter ses pupilles au maximum, elles apparaissaient à peine, ou laissaient tragiquement transparaître sa soif de sang. Son envie, sa faim, et pourtant, elle pensait, il y a encore quelques instants, que sa faim s’était calmée un peu, cruelle désillusion. Cela aurait été trop simple, beaucoup trop, elle ne pouvait décemment pas passer une journée, ou une soirée, un court moment "simple", tout était complexe, mélangé, et tout ce qui l’entourait finissait toujours par se voir violemment modifié, remplacé au profil d’autre chose, et ainsi de suite. La jeune fille se retourna vers la Lady, silencieuse, si calme par rapport à l’agitation interne de Diao. Malgré tout, elle demeurait interne seulement. Comme toujours, la vampire refoulait ses sentiments et c’est sûrement pour cela qu’ils venaient tous en bloc pour la rendre folle, pour lui faire perdre raison, pour se venger de ses ressentiments. Son sang bouillonnait. Il ne s’arrêtait pas, il réclamait un autre sang pour se mêler à lui. Un liquide qui pénétrait lentement dans un acide ardent pour se voir finalement déchiqueté, et assimilé sans qu’on en retrouve la moindre trace. Acide, venin, poison. Diao ne savait même plus si son sang au goût infect était un venin pour les autres, ou un poison pour elle-même. Il avait la virulence du venin, celui qui force un petit être à se courber face au ‘cracheur’, celui qui fait se contracter un à un chaque muscle dans de terribles froissements, une mort bien effroyable pour l’empoissonné, mais si douce pour l'empoisonneur. A bout de souffle, la victime sentait doucement son cœur se ralentir, le silence était alors tel, qu’on entendait doucement les battements résonner, un peu plus faible à chaque effort qu’il fournissait pour injecter un peu de sang au reste du corps, pour redonner finalement un peu de vie au futur mort. En vain, le cœur se noircit, envahi par le poison, et il se tait finalement... Fin. La fin. Celle que jamais elle ne connaîtra même si elle veut ardemment la toucher du doigt... L’empoisonné se voit abandonné là, ou dévoré tragiquement. Quoiqu’il en soit, il ne demeure pas intact. Alors finalement, est-ce du venin qui coule en ses veines ? Elle ne donnait pas son sang, elle ne l’avait jamais fait, et à ce moment seulement, peut-être qu’elle le verrait, peut-être que l’acide coulant entre ses veines se révèlerait être aussi vil que l’âme de Diao, ou peut-être serait-il "remède miracle", extirpant de la mort un être indigne de cela. A quoi bon rallonger une vie lorsqu’elle est finalement voué à s’éteindre ? C'est sûrement à cause de cette pensée que Diao ne voulait pas partager son sang.
L’ombre de la demoiselle bougea sensiblement pour se confondre avec celle du piano et finalement disparaitre, lorsqu’elle fut assise sur un siège face à la Milady.

"Et vous, Lady Esphérina ? Essayez-vous de penser à autre chose en jouant si belle mélodie ?"
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