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 Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]

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AuteurMessage
Lord Nathanael Krory
Second cadet de Ashura



Pièce d'identité
Âge de jeu: 1275 ans
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuel + Seme
Situation sentimentale: ... Vous voulez rire?

MessageSujet: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Ven 15 Aoû - 22:47

Je marche. Encore.
Marcher est de toute façon la seule CHOSE [HJ: Voila, il est mit le vilain mot... Et seul, mit en gras, on pourrait croire à des cochonneries X3] qui me reste. Celle que je peux faire librement. Librement ? Non. En faite, non. Toujours ces murs. Toujours ces pierres. Toujours ces mêmes regards. Ces mêmes visages diaphanes, ces mêmes meurtres et ces corps jonchant le sol, désarticulés comme des pantins de chair auquel on aurait coupé les fils. Sauvagement. A l'aide d'un ciseau cruellement aiguisé, dans le but précis d'infliger le plus de blessure possible. Le plus de douleur possible. C'était une journée morne et plate, sans aucun soubresaut qui aurait pu m’apporter un rafraîchissant divertissement. C’était une journée ‘habituelle’. Ce mot – à lui seul – était terrible à mon sens. Je ne m’attarde plus sur les décors. Je les connais par cœur. Je pourrai les arracher, les déchirer de toute mon âme qu’ils reviendraient toujours aussi parfait. Aussi propre et immaculé. Avant d’errer dans ces couloirs obscurs, j’étais passé à la prison. Dans ses cachots abîmés et salis par la crasse qu’ils recelaient en chacun d’eux. Des plaintes, des gémissements se faisaient entendre continuellement. Comme un vieux disque rayé, ressassant encore et toujours la même plainte. Il avait constaté la décadence évidente de leur espèce. Les gens devenaient plus mous et plus bête à chaque génération de vampire au sang pur. A cette vitesse là, leur déchéance ne laissait aucun doute. Comme ces comtes orgueilleux sans raison, aimant tous ce qui scintille. Tout comme de vulgaire humain.

Quoiqu’il en soit, dans cette prison aux allures d’enfers, je m’étai promené librement. Les gens se taisaient lorsqu’ils me voyaient. Ils savaient. Ils connaissaient ma venue. J’étai fatigué de vivre avec des esclaves. De vivre avec des gens ne bronchant pas. Ne jouissant pas de mes caresses. Restant impassible, habitué à tout cela. Les prisonniers savaient profiter, eux. D’une voix enjouée, j’avai lancé à travers le silence mortuaire : ‘Qui veut forniquer?’ Beaucoup était terrorisé, et beaucoup était incapable de répondre. J’avai tout de même laissé un silence poli. Puis, d’un geste mal assuré et tremblant, une main s’était montrée à travers les barreaux. Et un sourire avait éclairé mon visage. Sans-doute le jeune homme ne s’était pas attendu à cela. Il s’attendait sûrement à – comme d’habitude – être conduit dans une autre chambre. A être lavé, habillé. Pour être re souillé ensuite sur des draps propres. Et revenir enfin de sa cellule sombre. Mais l’excitation qui naissait dans mon corps ne permit pas tant de préparation. J’ouvris sa cellule brusquement, puis me colla contre lui, emprisonnant ses lèvres par les miennes. Je voulai ressentir sa terreur. Sa surprise. Ses yeux était marron, platement banal, mais éclairés d’une lueur d’étonnement. Il ne puait pas autant que les autres, et sa peau était encore douce. Sûrement était-il nouveau, et ne s’attendait pas a ce que le mot ‘forniquer’ veuille dire cela. Que pensait-il donc d’autre ? De la délicatesse ? Des femmes, peut-être ? Pheu. Ce serait ici, et maintenant, avec UN vampire. Même pas UNE. Pauvre imbécile.

Je fermai les yeux, et ma main – déjà – glissai sous la chemise abîmée du garçon. Naviguant tout d’abord sur son torse, elle alla ensuite en remontant, puis elle tourna et se plaça entre ses omoplates. Le baiser – fougueux et passionné – semblait avoir plu à l’humain, qui commençait à répondre aux caresses. Mon autre main glissa vers le bas ventre, et lui déchira son pantalon qui tomba à terre, ainsi que son caleçon. Un seul de mes doigts suffit à la mettre au garde à vous. J’entendai déjà sa respiration s’accélérer. Mon baiser s’arrêta, et un sourire carnassier vogua sur mes lèvres. Je le plaquai contre le mur, lui arrachant un gémissement de douleur. Ses bras s’enroulèrent autour de mon cou. Mes lèvres gouttaient sa peau. La nuque tout d’abord. Le parfum de son sang était le plus puissant à cet endroit. Cette odeur m’enivrait. Je remontai encore un peu – m’étirant de tout mon long – pour atteindre le lobe de son oreille que je mordillai, avant de l’arracher entre mes incisives. Il hurla.
Son sang coulait à flot : Les oreilles sont des endroits très irrigués. Je léchai ce sang, au grand damne de ma chemise blanche immaculée. Il avait hurlé. Oh oui. Mais – encore maintenant – je ne pourrai pas garantir que ce soit de douleur. Car en même temps, mon sceptre s’était planté en lui. Au plus profond. Sans préavis, sans préliminaires. C’était trop chiant à faire. Et je n’avai ni le temps, ni l’envie de le faire. Je voulai juste mon plaisir. Il hurlait. Et mon sourire s’accentuait. Je léchai son sang pendant que mon mouvement de rein pénétrait plus profond, allant faire taper ma verge sa prostate. Tantôt il gémissait, tantôt il hurlait.
Et mon excitation montait. Puis finalement, je le sentai qui commençait à venir. Agacé, ma main libre alla lui enserrer le pénis, empêchant ainsi sa visqueuse éjaculation de naître.
Ses gémissement se firent alors plus plaintifs. Ses bras enserraient mon cou. Son souffle chaud caressait mes oreilles. A chaque va et vient brutal, je l’entendai me supplier d’arrêter, de le lâcher. De le laisser s’épandre sur moi. Que croyait-il donc ? Je souriai, continuant de boire ce sang qui commençait déjà à manquer. Puis, dans un dernier hurlement de douleur et de plaisir de sa part, je le rejetai violemment à l’autre bout de la pièce. Il s’écrasa sur le mur dans un gémissement rauque avant de glisser à terre. Sa semence recouvrit alors son propre torse. Hébété, le souffle haletant, il était perdu. Il se sentait sûrement souillé, cela ce voyait. Il souffrait, et sa main se porta à son lobe d’oreille inexistant, puis il le chercha du regard a travers la pièce avant de faire retomber ses yeux sur moi. Je souris simplement, et fis passer ma langue sur ma lèvre supérieure, lui faisant ainsi comprendre où était passé son fameux lobe. Il écarquilla alors les yeux, comprenant. L’incompréhension et le désarroi se lisaient dans son regard. Pauvre fou. Personne ne pourrait me comprendre. Je remontai mon pantalon et le reboutonnai puis je réajustai ma chemise et partit en direction de mes appartements, sans un mot pour l’autre vermine encore sous le choc. Evidemment, je fermai la porte derrière moi. A double tour. Et sans lui donner d’autres vêtements.

Sur le chemin menant à mes appartements, je croisai une vieille horloge. A quoi pouvait-elle bien servir dans un lieu où le temps n’avait pas d’emprise ? Quoiqu’il en soit, cette horloge me donna tout de même un renseignement utile : Si j'allais me changer et prendre un bain, je serais en retard. En faite, si je faisais un détour j'allais être en retard. Il restait quelques minutes. Ainsi-donc, je me trouvai dans les couloirs à marcher vers le lieu du rendez-vous d'un pas rapide. En effet, un peu plus tard après que le soleil ce soit levé, un humain m’avait apporter un message. Shiki – mon grand frère – souhaitait que je le retrouve dans la salle de bal. Très certainement pas pour danser. Or, l’heure approchait à grands pas. Mais pas aussis grand que ceux que je faisaient. Au diable ma tenue, il fallait que je presse le pas. Heureusement pour moi, la prison était au même étage que ladite salle. Ainsi je n’eu pas énormément de chemin à parcourir, et les portes de la salle furent rapidement sous mes yeux. La Salle de Bal. Quel majestueux endroit. Ici, l'odeur de sang et de décomposition règne toujours en maître. Cette salle est définitivement plongée dans la pénombre, quelque soit les lumières et les chandelles allumées. Parfois, si on tend l’oreille, on peut encore entendre les hurlements terrifiés d’anciens invités qui n'ont jamais pu ressortir. Cette salle semble être encore plus terrible que le château en lui-même. De toute évidence, il n’y a pas eu que des fêtes somptueuses ici même. Mais bien des tueries de monstres assoiffés de sang.

La salle était toute en longueur, et des chandeliers habillaient les rares murs. En effet, les fenêtres étaient si nombreuses et si hautes que les murs étaient quasi inexistants. Un parquet parfait - d’une couleur auburn - couvrait le sol. Peut-être avait il prit cette teinte à cause du sang. Ou peut-être pas. Et peu m’importai en faite la raison de la couleur. Je l’appréciai telle qu’elle était, voilà tout. Bon. A force de mon empressement, j'étai arrivé avant Shiki. Ou ce dernier était en retard? Chose qui serait inacceptable de la part de celui qui invite. Et surtout de celui qui se prétend maître des lieux. Et – pire encore – de celui qui est mon Grand-frère. Certes, les vampires ont une notion du temps différente et les minutes importent peu. Mais ce n’était pas autant une raison pour les perdre. Je m'étai tout de même pressé et cela parraissait logique que je soi en faite en avance. Je me mis à marcher en longeant le mur, mon regard perdu dans les fenêtres. J’observai le labyrinthe de jardins s’étendant à perte de vue. Tout de même, je ne pouvai m’empêcher de trouver cela étrange. Je m’arrêtai devant l’une des nombreuses fenêtres. Habillé d’un pantalon noir moulant en velours, et d’une simple chemise blanche au col remonté sur ma nuque, couverte de tache vermillon. Mes cheveux noirs dansaient épars le long de mon crâne tandis que mes yeux lapis contemplaient l’extérieur. Mais mon regard regardait beaucoup plus loin. Mon visage était neutre, presque mélancolico-dangeureux. Le silence n’avait rien de normal, mais il n’en était pas moins agréable. C’était tout de même étrange comme soudainement... Tout semblait si calme.
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Lord Shiki Krory
Maître du Château / Premier cadet de Ashura



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MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Jeu 11 Sep - 16:49

Si d'autre marche -encore, d'autre écrivent -encore-.
La journée, si on pouvait au moins prononcer ce mot en tant que vampire, avait à peine débutée en effet, que la paperasse, toujours la paperasse, jonchait ses appartements. Le propriétaire des lieux passaient son temps à lire, signer et tamponer...lire, signer et tamponner....lire, si....cela suffit. Il est vrai qu'en tant que Maître des lieux et direct descendant de la "sainte" Ashyna, il ne lui suffisait que de claquer des doigts pour avoir ce qu'il voulait, il était respecté mais aussi crainds de la majorité des "habitants" du manoir. Seulement, il ne peut se permettre quelques oisivetés en ces périodes où les demandes d'adhésions, de ventes d'esclaves, de plaintes ou autres réclamations intérieures ou extérieures du château profusaient. Pourtant, qu'ils soit quelqu'un qui n'ait pas spécialement envies de se distraire, qu'il n'ait pas de passe-temps favories ou autre divertissements, se détendre et souffler un peu commencer à lui manquer. Bien sûr il pouvait également demander à un larbin de le faire à sa place, mais il trouvait que cela n'était pas correct de remettre de tels dossiers à une personne qui n'est pas de confiance -soit dit en passant qu'il n'accorde que rarement sa confiance- au risque de voir quelque dossier disparaître ou de l'argent volé. Oui, il peut retrouver facilement cette personne étant donné que la possibilité de passer le kekkai n'appartient qu'à ceux ayant officiellement le titre de Lord/Lady et ayant la permission du chef de famille. Mais pour le principe et pour sa réputation, il préférait ne rien laisser à porté de main. Et si possible, éviter de salir les mur d'un sang humain.

Mais...assez. Les papiers lui donnaient un mauvais gout dans la bouche, aussi voulait-il arrêter un moment. Après tout, il n'est pas pressé non? C'est lui-même qui se donne ce rythme, une pause ne peut alors pas lui faire de mal. Tout d'abord, il fallait ranger tout cela dans ses tiroirs, fermés à clés (qu'il garde aussi cachée, soit dit en passant). Ceci fait, il demanda, comme à l'habituel, à deux de sa garde personnel de veiller devant les portes de son bureau. Bien trop fatigué et fainéant, il ne prit pas le temps de réajuster sa chemise qui laissait apercevoir ses clavicules et qui dansait autour de son bassin au lieu d'être proprement ranger dans son pantalon. Ses boutons de manchettes étaient aussi démis de leur fonction, cachant sa main jusqu'aux mi-phalanges et découvrait ses fins poignets. Les cheveux presque pas coiffés, ces derniers virevoltaient au rythme de ses pas lents. Se promenant dans son château, les rares lord et lady qui se baladait était presque émus de voir leur chef se promener si librement devant eux. C'était une chance aujourd'hui, il avait décidé de "prendre l'air". Les vampires savaient très bien combien les "balades" du Lord étaient rares. A chaque fois qu'il passait une personne, esclave ou vampire, cette dernière soufflait quelque mot à son vis-à-vis. Pourquoi n'osait-il pas parler librement? Complotait-ils ou avaient-ils simplement peur que le bruit gêne le le Lord et le mette en colère? Mais en fin de compte, ce n'était pas bien grave. Cachant sa main dans la poche de son pantalon, il sentit un calepin. Certainement celui de ses rendez-vous. Il l'ouvrit et remarqua qu'il avait encore un rendez-vous dans la salle de bal, avec "lui". Zut, lui qui croyait n'avoir aucune obligation aujourd'hui. Restant vêtu de la sorte, il s'y dirigea, à pas lent, sachant qu'il était en avance, sans se doutait ce qu'il se passait au même moment.

Soudain, ses fabuleuses ouïes repérèrent au loin des pas frénétiques venir en sa direction. Une domestique, apparemment chargée du nettoyage du second étage de la partie "corps" du manoir, était affolée et s'apprêtait à venir rendre visite au Lord. Quelle ne fut pas la surprise de la demoiselle lorsqu'elle le rencontra simplement dans un couloir de cette aile de la bâtisse. effectuant une révérence et reprenant son souffle, elle lia ses mains et prit alors la parole, non sans dévier son regard de la beauté qui se trouvait en face d'elle.

"Mon maître, je vous prit de m'excuser pour ma mauvaise tenue, mais il y a eu un problème au second étage. Un des prisonniers 'réservés', a été retrouvé dans un état plus que pitoyable dans sa geôle, il y a à peine une minute."

"Quel était cet homme? Et quel était son état? Calmez-vous et parlez distinctement"

"Oui mon maître. Cet homme était le nouveau prisonnier qui vient d'être acheté par un de vos collaborateurs, le Lord qui est venu lors de la dernière réunion. Il a été retrouvé à demi-nu baignant dans son sang et...hum...sa semence monsieur. Il manquait un morceaux de son oreille et son..."derrière" a été littéralement ravagé."

"C'est un problème. Ce collaborateur, mais aussi client, a payé une fortune pour l'obtenir, bien qu'il ne soit qu'un prisonnier. Il va falloir le rembourser du temps qu'il se rétablisse. Commencez les préparatifs. Envoyez une lettre d'excuse et d'amitié à ce monsieur en n'oubliant pas de lui remettre un chèque ainsi qu'une date de rendez-vous. En ce qui concerne le malheureux, demandez à ce qu'il soit mis dans une geôle différente et qu'il soit soigné.....Quoi qu'il en soit, savez-vous qui peut être le "criminel"?

"M...maître....d'après la geôlier, c'était une personne que l'on ne peut malheureusement pas réprimander...et vous risquez de vous mettre en colère en sachant de qui il s'agit...mh"

"Encore...."

Il avait bien évidemment deviné de qui il s'agissait. Il remercia la jeune femme qui était en même temps terrifiée et admirative. Heureusement, ou malheureusement, ils avaient un rendez-vous aujourd'hui même dans la salle de bal. Oui, il s'agissait de la même personne qu'il devait voir. Même si au départ, il voulait le voir car cela faisait un moment qu'ils ne s'étaient pas vu. Certes il n'est pas quelqu'un aimant voir une tiers personne, mais celle-ci est assez spéciale et....ravageuse. Aussi avait-il promit de veiller sur lui et les "autres" de temps en temps, a ses doyens. C'était également son rôle en tant que successeur. Soupirant, comme s'il allait devoir effectuer une corvée, il traversa les nombreux couloirs qu'il connaissait par cœur et arriva enfin devant la fameuse salle. Heureusement, il n'était pas en retard. L'heure pile tombât et la porte de la dite salle s'ouvrit. Il vit qu'il était déjà là, dans un état qui ne laissa pas l'ombre d'un doute sur sa situation actuelle.

"Voudrais-tu cessez d'affoler mon personnel et de torturer ma marchandise Nathanael?"

Le petit frère et le grand frère se voyaient donc pour la première fois depuis un certain temps. refermant la porte derrière lui, il commença sa marche. La terrifiante et glaciale beauté qu'était Shiki passa proche de son "adorable petit frère" et alla s'installer sur un de ses fauteuils. Les jambes croisées, les coudes appuyés sur les accoudoirs les mains liées, il reprit la parole:

"Cette salle sent assez le sang il me semble.....pourrais-tu éviter d'y rajouter cette odeur de sang? Tu empeste"

Soupirant, il rajouta:

"Sais-tu que je ne suis pas venu ici pour te faire des reproches? J'aimerais que tu évite de m'ennuyer"

[excuse-moi, je n'ai pas le niveau qu'est le tien et mon orthographe n'est pas toujours terrible ^^]


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Lord Nathanael Krory
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MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Sam 10 Jan - 1:40

[ HJ: Ta réponse elle déchire, yosh, te dévalorise pas comme ca ca pue >3< Là, c’est a moi de courber l’échine et je te prie d’excuser mon retard si… en retard .]


C'était une journée morne et plate, habituelle sans aucun soubresaut qui aurait pu apporter un rafraîchissant divertissement. Mais non ce jeune homme s'était laissé tuer vaillamment, le regard fier plongé dans celui du démon. Presque un sourire aux lèvres, de savoir qu’il allait enfin pouvoir retrouver les siens. Et de ce sourire, Nath’ en avait tiré une blessure. Est-ce que l'on pouvait se permettre de mourir avec un tel courage ? Courage… Enfin, bien que cela l’ai agacé, le jeune éphèbe était bel et bien mort. Son âme, tout du moins. Notre petit prince l’avait très distinctement entendu se briser en mille morceau dans un bruit effroyable. … A y repenser, était ce vraiment du courage ? Ou plus une sorte de lâcheté en somme. Oui, sourire à la mort et se lover dans ses bras était un comportement lâche, il fallait se battre. Enfin, regardez un peu qui s’aventure a faire des remarques: un jeune prince gâté qui a passé sa vie sans jamais se remettre en question. Mais le dernier esclave qu’il avait détruit, celui dont il avait abusé par pur plaisir du vice, celui là, il l’avait laissé ‘entier’. C’est peut dire de ce qu’il faisait habituellement…

Ses pieds - animés d'une nouvelle vie fugace, comme les chimères qui dansaient en rond dans son antique tête – continuait a le conduire là où il souhaitait. Notre petite princesse se mit a tourner en rond, lassée par le spectacle du dehors. Car ledit dehors semblait le narguer, imposant par sa grandeur et sa noirceur. Le cycle des jours et des nuits se perpétuerait forcément, malgré les râles de protestation de notre princesse. Alors, il marche. L’excitation grandit en lui et dans sa tête résonne ces quelques mots: Je vais revoir Shiki!! Il a de plus en plus de mal a se contrôler, jusqu‘au moment où il atteint le point de non-retour, et perdit entièrement le contrôle de lui-même. Très étrangement, il entame alors quelques pas de danse. Encore plus vite, encore plus déhanché, encore plus fort. Encore, encore… Encore ! Etre un monstre sanguinaire assoiffé de chaire et de sang, montrer un tel talent pour la danse était-il si étrange ? Bah… Il s‘en fout. Il danse, il danse avec les yeux fermer et un doux sourire aux lèvres. Son visage aux traits si fins et délicats, semble soudain si naturel, si reposé. Si élégant, si beau.

Un œil expert aurait put comprendre énormément de chose sur lui rien qu’en le regardant se mouvoir, puisqu’il dansait la danse Baroque, la belle danse, la danse du cœur. En effet, cette danse était apparue au 18e siècle humain. C’était un enchaînement de mouvement précis exprimant les sentiments de l'âme, dépouillée de tout artifice. On pouvait donc y lire la sympathie, l’amour, l’envie d’être aimé et aussi – d’une manière moins optimiste – la folie, le besoin de chair et l’envie de meurtre. Mais le tout était si harmonieusement mélangé que la danse en devenait mélancolique, entraînante, chaleureuse…
Lui. Le voir. Lui. Shiki. Son frère, celui qu’il détestait tant. Son aîné, celui qu’il aimait si fort. L’envie de le voir encore une fois lui broyait les entrailles, lui serrait le cœur. Et l’envie aussi forte de fuir une fois qu’il serait arrivé lui broyait les os, lui rongeait les boyaux. La douleur le rendait fou, et il dansait encore plus fort, comme habité par le diable. Le remercier, voilà ce qu’il voulait faire. L’écorcher, voila ce qu’il devrait faire.
‘Je veux te voir!’

Enivré par sa danse et son désarrois, il n’avait pas remarqué que l’objet de tous ses désirs était déjà arrivé. Son cœur battait la chamade. Il se sentait soudain si faible et désarmé. Il détestait ce sentiment, et il se sentait sale. Non pas à cause du sang du pouilleux, mais a cause de ses sentiments. Et oui, un cœur, c’est lourd a porter. Surtout lorsque l’on vie l’éternité. Il était assit. Avait-il déjà dit quelques choses? Nath’ n’en savait trop rien. Les pulsations sur sa tempe l’assourdissaient, et lui donnaient mal au crâne. Il s’arrêta, les yeux perdus dans le vague, le souffle court. Il savait pertinemment que ce n’était pas dû à l’effort. Mais alors, a quoi? « Rampe, s’élève, tombe, et nie encore sa chute … » Pourquoi ces vers? Pourquoi maintenant? Bah. Il se redressa dans une allure plus noble et calma la bombe dans sa cage thoracique. Il ferma les yeux, inspira un grand coup, et se retourna face a son si tendre frère. Avec aux lèvres un sourire en coin, signe habituel du caractère de Nathanael. Et Shiki parla. Assit sur son fauteuil aux allures de trône sombre, Shiki donnait l’impression d’être un vrai monarque dans cette posture si digne. Lui, et sa beauté. Lui. Cette catin. Son sang.

Tient, en parlant de sang, l’accoutrement ne semblait pas plaire aux maitres des lieux. Bah, il devait pourtant bien prendre l'habitude, a force. L’habitude de vivre avec un gamin couvert de sang d’autrui après une grosse crise de nerfs. L'habitude de laver les dégâts a sa suite. Nath’ devait tenter de garder la tête haute. Mais c’était toujours difficile face à son vis-à-vis. A chaque fois, c’était la même chose. L’impulsivité de notre prince reprenait le dessus et - inexorablement - il lui criait dessus, s’énervait tout seul et partait comme une furie. S’en oublier les dizaines de cadavres qui suivait afin d’apaiser la colère du seigneur. Nathanael faisait du mal aux autres faibles. Non pas par plaisir, mais par vengeance. Faire comprendre aux autres ce qu’il ressent lui. Etrange? Non, enfantin. Car c’était un enfant. Un inconscient.

Ses yeux bleus s’ouvrirent enfin, et se dévoilèrent aux pupilles de son fraternel. Grands, profonds, et surtout: Lapis. Quel étrange mélange, de sentiments et de passions, se baladait paresseusement dans la grande surface myosotis. Un mélange tendre et langoureux. Un mélange agressif et fou furieux. On dit des yeux qu’ils sont le miroir de l’âme. Citation plus que verdict dans le cas de notre princesse. Après les quelques secondes qui suivirent la réflexion du Lord, Nathanael rigola. U n doux rire, très calme et apaisant. Un rire qui sonnait comme celui d’un enfant, aussi tendre que le doux tintement d’une cloche de cristal. Une rire parfaitement en accord avec son physique angélique. Mais tout cela n’était que mensonge. La morphologie était trompeuse. Car tout le charisme que Nath’ respirait par les pores de sa peau était celui d’une plante hautement vénéneuse. Son rire s’apaisa et il commenca.


" Mon très cher Frère, ta présence me ravit tout comme elle me laisse coi.
Puisque je souhaite te serrer dans mes bras autant que mes crocs souhaitent se planter dans ta chaire.
Déguster ton sang, ou boire tes paroles. Mon être est déchiré. Dur dilemme, ou combat de l’esprit.
Car, je dois l’avouer: je suis tout perturbé. Est-ce une facétie du corps? Ou un caprice du cœur?
Qu’en sais-je! Le plaisir de te revoir? Tout de même, par abus de langage fort déplacé, certains pourrait nommer cette scène: Retrouvaille.
Ce n’est pas comme si je t’avais perdu, où si tu m’avais abandonné. Quoique la dernière option étant très proche de notre réalité, les deux deviennent vite liées.
Aaah, je te prie d’excuser ma frivolité naturelle, et pardonner la rudesse de mes dires.
Je t’apprécie - que dis-je - je t’idolâtre, mon très cher et adorable grand frère.
Du moins suffisamment pour ne pas te manquer de respect, et te demander aussi poliment que ma nature le peut:
Qu’elle est donc la raison de cette convocation? "



Pendant qu’il parlait, son sourire était resté aussi malicieux tout du long. Et ses yeux étaient restés planté dans ceux de son tendre chef de meute. Puis, sans attendre spécialement la réponse de suite, il s’approcha et s’installa sur un fauteuil en face. Etrangement, la salle semblait avoir comprit l’enjeu et avait placé ses pions d’une manière stratégique. Ou pas.
Bref, cela étant, Nathanael reprenait un peu son assurance. Il adorait parler.
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Lord Shiki Krory
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MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Sam 10 Jan - 16:09

[En soit c'est assez grave mais bon, moi je m'en fiche donc c'est pas grave xD Mais si l'envie de rp disparait, dis-le moi avant d'accord? ^^]

Il était vrai que Nathanael n'était pas un petit frère très sage et obéissant, autant dire qu'il était même perturbateur et créateur d'ennuis. En soit il ne créait pas d'ennuis à Shiki car en tant que maître du château et donc vampire le plus crains, Shiki n'avait pas à s'attendre à un quelconque problème venant des autres. Seulement Nathanael avait la fâcheuse manie de jouer avec les esclaves et le grand frère ne comptait plus le nombre d'humains mort de plaisir et de douleur par ce petit frère fort joueur. Et cela ruinait le commerce. Le point positif était que les humains coulaient à profusion et il était donc facile de remplacer un esclave réservé par un autres, mais le concept était là. Shiki ne disait rien, Nathanael était son petit frère adoré, et même s'il disait quoi que ce soit à son frère aimé, celui-ci tiendrait-il compte des soucis de son frère? Il y avait peu de chance qu'il obéisse, c'est pourquoi Shiki avait prévu ce genre de situation et pouvait désormais facilement remplacer un esclave par un autre, en ayant de réserve. Oui, après tout, ils ne sont que du bétail, et même si Shiki se fichait d'eux et ne les maltraitait pas comme les autres, leur vie n'était rien pour lui, ce n'était que des vies après tout, des objets à utiliser. Nathanael était cruel, mais Shiki, au fond, ne l'était-il pas plus à sa manière?

Les frères étaient peut-être similaire à leur façon. Ce dont personne ne doutait était évidemment leur grâce et leur beauté. Peut-être avait-il hérité de cette beauté de leur ancêtre ou alors était-ce simplement ainsi. Leur sang noble leur donnait la puissance qui était la leur, mais leur apparence était dû à quoi? Etait-ce ainsi car ils se devaient d'être beau à cause de leur rang? Shiki ne se disait pas beau, ne se disait pas laid, il se disait Krory. Les Krory sont beaux, c'est indémniable. Alors c'est leur nom qui leur donne cette apparence et tant bien même ils seraient couverts de boue on les envierait encore d'être beau même sales. Nathanael, sont si mignons petit frère, cela faisait un moment qu'il ne l'avait pas rencontré. Lui qui avait tant attendu sa naissance il y a déjà quelques siècles, lorsqu'il n'était encore qu'un vampire sans crocs. Quand il n'était qu'un petit enfant, ce petit frère était symbolique. N'ayant eut qu'une aînée, ce petit frère était cher à son coeur. Ses désirs étaient le jeu, il voulait jouer avec lui. Ensuite arriva sa petite soeur, encore plus jeune que son cadet. Mais Shiki était déjà bien grand lorsqu'elle vit sa naissance et il s'était donc déjà éveillé. Il s'était éveillé avant la naissance de son frère et ce fut à ce moment là qu'il changea de comportement. Il n'était plus aussi enfantin et son frère n'était à vrai dire plus rien pour lui. Il avait été capable de tuer une petite vampire de son âge, peut-être aurait-il pu faire de même à son frère? Mais en aurait-il été vraiment capable? Non, cet incident est arrivé car c'était son éveil, il n'aurait pu faire du mal à son propre sang. Si Shiki avait pu être hostile avec Nathanael, du moins au début de la vie du nourrisson, ce n'était que par crainte de lui-même. Aurjourd'hui, il n'était plus comme ça. Neutre de nature, il était avec son frère comme un frère l'est avec le sien. Nathanael est son tendre petit frère.

Il fallait avouer que Shiki ne se doutait pas vraiment des sentiments mitigés de son frère. Un vampire est capable de sentir si le coeur d'un autre être bat vite ou lentement ainsi que de comprendre s'il s'agit d'excitation, d'amour, de peur ou de haine. Mais avec Nath', c'était compliqué. Nath ressent une multitude de sentiments en très peu de temps aussi cela peut-il être de l'amour, de la haine, de la peur, de l'excitation, de la crainte, de l colère, tout en même temps. Shiki aurait pu comprendre son frère, mais il ne voulait pas déceler la personnalité de Nathanael par respect, parce qu'il est son frère adoré. Il s'avait tout de même combien Nathanael pouvait ressentir des sentiments opposés pour lui. Il devait autant l'aimer que le détester, mais il était son fougueux petit frère, il lui pardonnait tout, même le meurtre. Surtout le meurtre.

Enfin Nathanael l'honnora d'un sourire. Moqueur peut-être. Shiki sentait pour une fois un sentiment de séreinité et de joie, peut-être.La présence de son frère, bien qu'en sachant ses méfaits, le rassurait. c'était surtout de le savoir en bonne santé et bien sûr, qu'il ait accepté de venir là qui le rendait peut-être un peu heureux. Ce frère qu'il avait jadis attendut, ignoré puis tendrment adoré, le rendait tout simplement joyeux, sentiment bien étranger pour Shiki. Mais voilà, son doux frère était là, c'était l'essentiel, et par sa chemise pleine de sang, ni son menton tâché d'un sang déjà sec. C'était eut-être plus par devoir qu'il lui parla de son vêtement, plus que par sincérité. Ce n'était en soi pas important mais Shiki se devait peut-être de lui dire ce qui n'allait pas, en tant que frère. Mais c'était par amour pour lui qu'en fait il ne lui en voulait pas. Son père, le grand Ashura, ne l'accepterait peut-être pas, du moins, moins que Shiki. Il n'était pas un grand frère gâteau, mais juste un grand frère bien plus aimant qu'il n'y parait. Plus d'une personne se mettrait la tête à couper que Shiki n'avait de sentiment pour personne, même pour sa famille....un bon nombre d'êtres finiraient donc au bûché, la tête désunie de leur corps. La puissance qu'il était alla donc s'installer sur un siège, plutô noblement. Ironique.

C'est un rire qui ravie Shiki qui s'en suivit. Nathanael était encore un enfant, il le montrait. Sil pouvait encore rire comme ça, Shiki était soulagé. Il avait peur que Nath' se sente peut-être trop seul, d'où ses nombreux carnages, qu'il n'ait que haine envers son grand frère qui est souvent absent. nath' le cachait peut-être car au fond, aimait-il un peu son grad frère? Peut-être que ce rire montrait également qu'il n'avait pas besoin de son frère, ce qui déchirerait le coeur de Shiki qui ne veut se rendre utile que pour lui, son petit frère en fin de compte, toujours aimé et attendu. Cette étrange pensé et ce sentiment de mélancolie ne tardèrent pas dans le coeur de notre chef. Il préféra s'attarder sur la tirade de son cadet. Il n'était que paradoxe, dans ses mots autant que de son âme et dans son corps. C'est avec poésie qu'il fit comprendre à son aîné qu'il se sentit abandonné. Quoi de plus poignant qu'un poignard de mots. Cela déchira à nouveau le coeur de l'aîné. Aussi c'est plutôt avec lyrisme qu'il lui demanda la raison de sa venue. Le maître des lieux délia ses mains pour aller replacer une mèche de cheveux frivole et répondit à son frère, avec moins de poésie que ce dernier.

"Rirais-tu encore en sachant que tu n'es là que parce que j'avais envie de voir comment se portait mon cher cadet?"

Shiki s'attendait peut-être à avoir un rire assez moqueur de son frère plus que de la surprise de de la joie mais ne comptait pas non plus cacher ce qu'il pensait. Il rajouta tout de même, car en même temps c'était vrai:

"Notre père s'inquiète pour toi. Il veut, car je suis son successeur, que je veille sur toit et il voudrait comprendre ton comportement. Il se demande si tu fais tout cela parce que tu te sens mal au sein du château."

Shiki était un peu le porte parole de son père car ce dernier, même s'il n'était plus l'homme du château, avait des choses importantes à faire pour soutenir son fils. Shiki ne pensait pas moins ce que son père lui faisais dire. Son frère s'était installé à un fauteuil en face de lui, toujours en souriant. Nath' penserait peut-être que l'attitude de son frère était amusant vorie ridicule, mais Shiki n'avait pas pour habitude de se laisser ébranler par les moqueries de ses prochains, et surtout de son frère, l'aimant, l'adorant. Il se leva et, n'ayant plus eu de contact, disons même jamais, avec son frère, s'approcha de lui et lui prit la main le menant à se lever également. Il écarta une mèche salie par le sang de l'esclave, du visage de son frère et posa sa main sur sa joue. Il pu alors remarquer que son frère était étonnemment plus petit que lui. Depuis quand ne l'avait-il pas vu de si près. Son visage bien que sale était magnifique et ses yeux azur n'était pas traite de la rumeur qu'il entendit. Ils étaient splendide, tout comme son frère l'était. Shiki n'était pas jaloux de son frère mais avait tendance à penser que son petit frère était certainement la perle de la famille, il était sans aucun doute le plus beau des Krory. Shiki reprit:

"Moi aussi je me suis inquièté. Est-ce parce que tu t'es senti abandonné....parce que je t'abandonne que tu fais cela? Je ne te vois pas souvent alors si lorsque tu viens tu dois verser le sang, je ne sais plus quoi faire. J'aimerais te voir plus fréquemment Nathanael, et je voudrais pouvoir être sûr que tu es en bonne santé et que tu te sens bien"

C'est tout en parlant qu'il passa ses bras autour de son frère. Shiki n'était jamais, je dis bien, jamais tendre avec qui que ce soit, si ce n'est ses serviteur, mais il ne les aimait pas comme son frère. Il n'était tendre et doux, affectueux et presque ridicule qu'avec lui et peut-être sa soeur. Est-ce que Nathanael faisait cela pour que Shiki le remarque? Ce serait bien que ce soit le cas, car il préférerait savoir que son frère souhaite avoir son attention qu'il fasse cela juste pour l'ennuyer, preuve qu'il le haie plus qu'il ne l'aime. mais même si c'était la seconde option, Shiki ne détesterait pas son petit frère, il n'en était pas capable. Il lui pardonnerait de toute manière. La question qu'il se posait mais qu'il ne lui dirait pas était évident. "Est-ce que tu me haies parce que je ne suis pas le grand frère que tu aurais aimé avoir?".....mais cette question était sans doute stupide et puérile.

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MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Sam 10 Jan - 17:41

[ HJ: J’adore tes posts, tu écris vraiment bien!! Ca me rend l’inspi perdu =D La preuve: Deux réponses en WE, ca faisait au moins 1 an que je l’avais pas fait !! … ]

Shiki. Son idole. Son frère. Son père même. En faite, les sentiments qu’il entretenait vis-à-vis du seigneur de ces lieux étaient très ambigus. Nathanael était incapable d‘aimer normalement. Incapable d’afficher le moindres sentiments. Alors qu’en faite, il en affichait plusieurs en même temps. En désordre, il lançait a tout va son amour et sa haine. Il pleurait la vie, il crachait l’amour, il enviait la mort. Nath’ était complètement perdu. Ses yeux se voilèrent, et au bout de quelques secondes, une nouvelle lueur apparu dans son regard. Il était devenu sombre. Il était devenu typique d’un regard qu’on est mal à l’aise de croiser, tant il exprime souffrance et amour. Un regard doux et sans haine, qui semble noyé dans l’incompréhension de vivre dans ce monde de fous. Un regard ressemblant a celui d’un enfant qui découvre la guerre, un enfant qui découvre l’amour. Pour le moment, notre petit Prince est calme. Notre princesse est triste. La plaie de son être semble encore s’ouvrir. Comme a chaque fois, elle s’ouvre et se ferme, ne laissant qu’un trou béant dans l’âme du gamin.

‘Dis Shiki...’

Il pensait. Il voulait dire des choses, mais en était incapable. Il pensait à des choses qu’il ne comprenait même pas. Des pensées vaseuses, flous. Des pensées en vrac, qu’il ne contrôlait pas. Son regard se perdait dans la contemplation du sol, la tête basse, très légèrement en biais. La tristesse remontait en lui. Il aimait son grand frère. Il aimait son odeur, ses manières, sa façon de parler. Mais il ne l’aimait pas non plus. Il le haïssait si fort. Il n’était que l’image prouvant que son passé existait bel et bien. Et il pensait tout haut. Trop haut. Il ne pouvait pas garder cela pour lui. Il voulait parler. Il devait parler. Et ce n’était pas dans les habitudes de notre prince de repousser ce qu’il voulait dire. Mais en même temps, sa bouche restait obstinément close. Refusant d’émettre le moindres sons. Alors il n’insista pas, et écouta ce que répliquait son très cher frère.

‘Dis, Shiki!’

Il avait envie de le voir. Il avait envie de le voir! C’était si incongru, Nath’ vit ses grands yeux s’écarquiller de surprise. Son cœur reprit plus fort que jamais son battement. Et lesdits battements se répercutaient partout, a chaque centimètres carrés de notre prince. Il brûlait de l’intérieur, son corps semblait prendre feu et s’embraser sans somations. Pourquoi? Dès qu’il entendit le mot ’père’, son esprit déconnecta et il n’écouta pas la phrase qui suivit. Malchance peut être, ou plutôt chance: cette dernière tirade l’aurait sûrement agacé a tel point qu’il se serait énervé. Encore. Ses pupilles s’agitaient, l’océan myosotis était agité par des vagues de joie et de haine. Joie et haine se mêlaient si bien dans le corps de notre ange. Le rendant impulsif et entièrement imprévisible. La balance entre les deux tanguait toujours, sans jamais s’arrêter précisément sur un côté. Les yeux perdus dans la contemplation du visage de son frère, il ne s’aperçut pas immédiatement qu’il s’était levé. Mais lorsqu’il sentit le contact de la peau pâle de son frère sur la sienne, cela agit comme un courant électrique. Ses yeux lazuli se plantèrent dans les argentés si doux de son ainé. …

‘…Dis, Shiki!!’


<J'aimerais te voir plus fréquemment Nathanael, et je voudrais pouvoir être sûr que tu es en bonne santé et que tu te sens bien>
Cette phrase résonnait dans ses oreilles. Ses yeux s’agitaient de plus en plus. Ils pétillaient. Il voulait le voir, encore!! Et il voulait… être sur qu’il allait bien. C’était si incroyable. Si invraisemblable !! Trop invraisemblable d’ailleurs, tellement que cela aurait put paraitre louche. En temps normal, Nath’ aurait hésité. Il ne l’aurait pas crut, aurait demandé des preuves. Chose stupide, mais si normal pour lui. Pour le moment, son esprit était absent, ne laissant que ses sentiments en vrac dans un corps d’enfant. Il était perdu. Et s’il ne pouvait sans doute plus se montrer aussi prétentieux qu’au départ, ni parler avec son habituelle prose, il pouvait néanmoins encore parler avec le langage du cœur. Nathanael ne montrait jamais et n’expliquait encore moins souvent ce qu’il pouvait ressentir. Laisser parler son cœur au mépris de la raison était bien la dernière chose qu’il aurait fait. Et pourtant, ce n’était plus le prince orgueilleux qui allait répondre, mais bien un petit garçon perdu dans ses sentiments, et dans la vie. Les bras dudit grand frère se lovèrent sur sa nuque, et l’enserrèrent tendrement. Au bout de quelques instant, Nath’ ouvrit la bouche pour parler. Mais aucuns son ne sortit. Il ferma les yeux et baissa la tête. Puis il commença a répondre, enfin, d’une voix faible et … apeurée?


« Dis, Shiki. Si nous avions été un couple d’amoureux … Une simple étreinte de ta part, tout comme celle-ci, aurait-elle suffi à faire disparaître ma tristesse ? Je veux dire, une bonne fois pour toute? … »



Il hésite. Le petit garçon est perdu, le prince hésite. Il aime son frère. Il l’aime d’un amour étrange et fusionnel. Il l’aime pour ce qu’il est, pour ce qu’il fait pour lui. Mais pourquoi… Pourquoi faut il toujours qu’il soit dans ces états là lorsqu’il le regarde ? Nathanael est peiné. Peiné d’être triste. Peiné d’être là, a baisser la tête devant son frère. Peiné d’être si faible. D’être si humain, malgré les leçons qu’il a prise malgré lui. Il ne devrait pas l’être. Il devrait être enjoué a la simple idée d’avoir été convoqué par le grand maître du château en personne. Mais néanmoins, il ne pouvait s’arrêter là. Il avait commencé, il fallait qu’il termine. Il serra ses points, puis redressa la tête. Ses yeux pétillaient avec une intensité presque nouvelle. Son visage habituellement si calme et posé semblait soudain si triste. Sa voix calme était raillée, et il ne pouvait se retenir d’hausser la voix.


« Ou alors… Est ce que toute personne porte en elle cette solitude, tel un fardeau ? Il ne suffit donc pas de tirer un trait sur nos erreurs et nos blessures pour qu’elles disparaissent ? Peut-être as-tu raison, peut être est ce la solitude que je ressens. … »



Il se tait. Il ne peut plus continuer. Il ne peut plus dire ce qu’il voulait dire. Parce qu’il ne pense pas en avoir le droit. Le seigneur des lieux a prit de son temps pour venir le voir. Et c’est son frère. Son grand frère. Même si c’est lui qui lui a donné rendez-vous, et si c‘était vraiment pour le voir, Nath‘ ne devait pas s’effondrer ainsi devant lui. Alors il ne dit plus rien. Notre prince se tut, et baissa les yeux. Ses mais vinrent s’enrouler timidement autour du torse de son frère, avant qu’il ne se blottisse contre lui. La tête enfouit sur son épaule, un peu sur le bas de son cou, il retenait des larmes qui naissait. Très étrangement, ce n’était pas de l’eau. Non, notre prince pleurait du sang. Il pleurait des larmes de sang. Pourquoi? Était-ce dû à sa tristesse, ou bien peut être a sa nature de vampire. Peut-être qu’il désirait si fort de ne pas pleurer que cela produisait du sang. Mais aussi… parfois, certain humain atteint d'une infection respiratoire grave pleurait du sang. Nath’ était un vampire, pas un humain. Un vampire souhaitant si fort la mortalité au mépris de la vie.

‘Je ne voulais pas t’accaparer, Shiki. Je voulais… Je voulais juste que tu aies besoin de moi…’
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MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Sam 10 Jan - 21:59

[Ça fait bizarre d'entendre ça venant de toi O.O T'écris mieux que moi u_u J'ai l'impression d'avoir une pro en tant que vis-à-vis, ça fait peur xD Mais je suis plutôt satisfait si cela te rend ton inspi et que tu post plus xD]

C'était la première fois que Shiki voyait son frère ainsi. Lui si frivole, si turbulent, il semblait perdu, en combat avec lui-même. Presque désemparé. Il ne riait pas des remarques de son frère et était peut-être même....touché? Shiki n'était pas choqué, juste surpris et même heureux. Il découvrait peut-être une nature que son frère ne voulait pas montrer, et devant lui. Il apprenait lentement mais surement son frère, sa personnalité et comprenait peut-être que la source de sa souffrance était lui, son grand frère. Son coeur se déchira pour une énième fois. Lui, son petit frère, son frère aimé, son aimé trésor...Alors en fait Shiki l'avait vraiment fait souffrir. En même temps il avait l'impression de rencontrer cet enfant qu'il n'avait pas eu le temps de voir grandir, il avait l'impression d'avoir vraiment un petit garçon qui a encore besoin de l'amour de son grand frère, tellement il semblait en ce moment dépendant de lui. Mais cet enfant était bien grand maintenant, beau et adulte, il n'était enfant que par la faute de Shiki et il le savait. C'était sa faute. Mais si Nath' était ainsi, cela prouvait alors qu'il l'aimait au moins un peu. Douleur, tristesse, soulagement et joie se confondaient dans le coeur du meneur, toute comme le coeur de Nathanael semblait mitigés entre haine et amour. Tout est si frénétique.

Nathanael pensait. Il pensait et donc ne disait rien. Il laissait un blanc, ne répondant pas aux dires de notre leader. Nath avait du mal à parler ou alors il n'avait tout simplement plus envie de s'adresser à son aîné. Il pensait. Shiki, lui, ne pensait pas. Il n'y arrivait pas. Seul d'innombrables questions le taraudaient, toutes s'agissaient de son frère. Malheureusement, sans mots, Shiki savait. Savoir n'était pas compliqué, Nathanael le montrait de sa tête inclinée. Non, quelle torture que de voir son adoré ainsi. Pourquoi baissait-il la tête? N'était-ce pas à Shiki de baisser la tête, de s'incliner devant son sang, de s'agenouiller et se faire pardonner. N'y avait-il en fin de compte pas une solution jadis? Pourquoi a-t-il fallut qu'Ashura lègue ses biens à Shiki si tôt, juste après la naissance de son fils? Pourquoi? Shiki avait dû faire tant de choses que son père aurait pu faire. Shiki avait tant fait de choses qu'il aurait pu échanger contre de simples tendresses, de simples caresses, de simples attentions....pour son frère tant désiré. Nathanael avait raison de lui en vouloir et Shiki ne lui tiendrait rigueur de rien. Comme un enfant gâté, il voulait tout lui donner, tout lui pardonner. Nathanael était la seule personne, la seule, l'unique des deux mondes à être traitée d'une telle manière. Oh, je ne dis pas que Shiki dénigre ses sœurs, mais l'une est l'aînée, l'autre a été aimée. Il a pu lui donner l'amour d'un grand frère, du moins le minimum requis, ayant finis le gros de son travail peu de temps après sa naissance, mais était-ce une raison pour que Nathanael soit considéré comme tel? Pour Shiki ça l'est, d'autant plus qu'avant même sa naissance, il l'aimait déjà d'un amour solide. Ce petit frère, ce petit garçon qui un jour sortirait du ventre de sa mère, ce petit qui un jour grandirait et aurait l'âge pour jouer avec son grand frère....il l'avait si ardemment voulu, tel un caprice, et pourtant, il ne lui a rien donné. C'est avec les siècles, hélas, qu'il puise ses pêchés. Si Nathanael se venge, c'est de raison. Pour Shiki, il s'était lourdement trompé. D'un côté, ne pas avoir pu profiter de son frère adoré, de voir quelle était la situation en ce moment était la punition de ses pêchés. Il l'acceptait mais souffrait, car son frère souffrait. Si Nathanael était heureux, il l'aurait été....non. Hypocrite. Shiki n'est qu'un hypocrite. Il ne l'aurait pas été. Si son frère l'avait vraiment été, alors cela prouverait qu'il n'avait absolument pas été indispensable pour Nath', qu'il n'avait pas du tout eu une place dans son coeur et qu'il n'existait pas pour lui. Alors il veut que son frère l'aime, qu'ils s'aiment et se pardonnent. Mais non, Nathanael se devait de le détester autant qu'il l'aimait comme Shiki devrait courber l'échine et demande grâce. Honteux.

Et ce fut un véritable poignard qui lui lacéra la poitrine. Et ce fut ces mots qui délogèrent son coeur d'entre sa poitrine, lui brisant toute envie de sentir son sang parcourir ses veines et artères. Tristesse, voilà de quoi était atteint Nathanael. Il était malade. Oui car la tristesse est une maladie. Et ce que demandait Nathanael était un moyen de soigner cette maladie. Nathanael avait exprimé quelque chose que Shiki eut du mal à se rendre compte. Était-ce bien son bruyant petit frère qui était dans ses bras, fébrile, apeuré et presque larmoyant? Était-ce bien cet homme qui venait de déchiqueter l'oreille d'un homme qu'il viola avec brutalité il n'y a pas vingt minutes? Oui c'était lui, et la question qu'il posa était bien la sienne. Instinctivement Shiki resserra doucement son étreinte autour de sa douce possession. En ce moment, il avait l'impression que Nathanael était réellement sa propriété, son frère ô combien aimé, rien qu'à lui. S'ils avaient été un couple d'amoureux, sa tristesse se serait-elle envolée grâce à cette étreinte? Là était la question de cette fragile chose entre ses bras. Nathanael semblait l'aimer. Shiki semblait ressentir cet amour. Était-ce la distance qui avait fait naître cette attache entre eux? Shiki ne répondit rien, il le gardait contre son coeur. Contre lui. Enfin, il leva la tête. Le coeur de Shiki explosa à ce mouvement dont il ne croyait pas pouvoir voir. Le visage de Nathanael était défiguré par la peine mais cela n'enlevait rien à son étrange beauté. Ses yeux océan se plongèrent dans ceux de Shiki, dans ses yeux mornes, mélancoliques, dans ses perles d'argent. Nathanael ne devait pas croire que les sentiments n'étaient destinés que pour les humains. Malgré tout, même si les humains sont faibles, inférieurs, ils ont un unique point commun avec les vampires, et ce point commun bat dans chaque poitrine. Le coeur est le créateur, le porteur des sentiments. Nathanael en a un, et il bat, il bat si fort, si vite que Shiki le sentait le frapper contre lui. Nathanael avait un coeur magnifique et tant bien même fait-il des choses horribles, il reste aux yeux de Shiki la seule personne pure à ses yeux, celui qui possède le plus beau et le plus fort des cœurs. Il était un vampire cruel autant qu'il était l'ange le plus adorable qui soit. Nathanael était fort, il était un des vampires les plus puissants, mais il restait le petit frère que Shiki souhaite protéger de tout son coeur, de toute son âme. Si le moyen de se faire pardonner était de s'arracher le coeur, il le ferait certainement sans rien penser. L'idée que cela ravisse à son frère l'aveuglait. Mais ce n'était pas vraiment le souhait de Nathanael et sans doute ne le demanderait-il jamais. Son petit frère au visage déformé par la peine vint à hausser le ton et dire avec une mélancolie qui éteignit l'âme de Shiki qu'il portait un fardeau qui était la solitude.

Nathanael était donc seul? Seul? Alors c'était cela? Sa question était si enfantine! Nathanael était seul, terriblement seul et il croit que tous portent cette solitude dans leur coeur? Il se trompait si fort, si naïvement que même Shiki aurait voulu pleurer. Nathanael était donc seul et blessé. Alors lui-même compris qu'il était atteint de solitude. Il souffrait de tristesse et de solitude et était en plus blessé. Quoi de plus pour tuer Shiki sur le coup. C'était sa faute. Il se sentait si coupable, si horrible. Tout était de sa faute. Par la suite son frère aimé l'enlaça à son tour et se blottit contre lui. Et si Nath' pleura cette fois là, ce fut des larmes écarlates. Elles vinrent s'imbiber sur la chemise du grand frère et tâcher sa peau. Et il ne dit plus rien. Le tendre petit frère pensa une dernière fois quelque chose qui aurait sans doute éclairé le grand frère ignorant et cruel. Nathanael aurait voulu que Shiki ait besoin de lui? Mais....mais combien de fois Shiki s'est demandé où il était, ce qu'il faisait, avec qui il était. Combien de fois a-t-il voulu, eu besoin d'au moins une caresse sur sa joue pour le réconforter, pour le soulager. Combien de fois Shiki s'est retrouvé seul et a-t-il pensé à lui et a tant désiré le voir lui offrir au moins un sourire? Mais jamais, jamais il ne saura cela. Shiki avait besoin de Nathanael autant qu'il avait besoin de lui. Il avait voulu être un frère aimant et au lieux de ça il l'a abandonné, même s'il ne voulait pas le faire. mais avait-il le choix? Shiki porte à lui seul le fardeau de milliers de vampire. Les doyens auraient dit quelque chose du genre "mais que vaut le confort d'un vampire quand celui d'un millier dépend?". Pourtant s'il avait eu le choix, il aurait choisit le bonheur de ce seul vampire qui comptait tant à son coeur. Shiki caressa le temps d'une seconde la nuque de son cadet puis lui releva le visage. Il fallait qu'il parle, qu'il dise quelque chose. Son frère lui avait demandé quelque chose, il devait lui répondre.

"Si....nous avions été un couple d'amoureux, cette étreinte n'aurait pas suffit à emporter ta tristesse. Ce que je veux dire par là c'est que quelque soit les sentiments que partagent deux personnes qui s'étreignent, il faut que la personne qui soit triste juge elle-même si cela l'apaise ou déchire son coeur de plus en plus. Mon frère, je désire comprendre ta peine, et je désire l'emporter et même l'absorber pour qu'il ne reste en toi que les sentiments qui sont bons pour toi, et cela peut autant être de l'amour que de la haine. Mon frère, Nathanael, seul toi peut savoir ce qui peut effacer ta haine, alors dis-moi...dis-moi ce que je peux faire pour soulager ta peine."

L'aîné déposa ensuite un baiser sur un des yeux léchant le sang qui était aussi le sien. Plus avec finesse et normalement, il essaya d'effacer ses larmes avec un mouchoir immaculé, car celles-ci, il pouvait les effacer, par celles de son coeur. Du moins, Nathanael devait trouver lui-même la façon de sécher les larmes de son âme et peut-être que Shiki était capable de l'y aider. Il posa ses mains sur les épaules de son frère et bascula sa tête en avant de façon à ce que son front vint se poser dans le creux de son cou et son épaule, ses cheveux allant caresser sa peau blême.

"Ta tristesse est la mienne Nathanael. J'aurais voulu t'aimer plus fort jadis, et aujourd'hui je souffre car ta peine est celle que j'ai créée. Moi, fautif, je devrais pouvoir effacer, disséminer ta douleur, tes blessures et ta solitude, mais il faut que tu me dises Nathanael, dis-moi ce que je peux faire, mon coeur est déchiré par l'ignorance! Dis-moi mon adoré petit frère, me hais-tu?"

Toujours la tête inclinée sur l'épaule de son frère et inclinée demandant le pardon, Shiki finit par enlacer plus fort encore son frère contre lui, tellement qu'il pu presque croiser ses bras dans son dos. Mais cette étreinte bien que plus poussée par la peine de Shiki n'était en aucun cas douloureuse pour son frère, ne voulant lui donner qu'amour et non pas souffrance, bien que sa solitude, ses blessures et sa peine était dues à l'absence de cet amour qu'il voulait aujourd'hui lui donner si ardemment.

*Comment pourrais-je me faire pardonner, dis-le moi, mon frère, mon très....très cher frère....*

Là, une unique perle salée s'échappa de son oeil, s'écrasa contre la chemise déjà sale de son frère et créa un sillon solitraire sur sa joue de neige...

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MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Lun 12 Jan - 3:29

Bonheur.
Tristesse.
Comment deux éléments – si différents l’un de l’autre – pouvaient ils se mélanger avec une aussi grande facilité ? Tout simplement parce que le réceptacle qui les contenaient vivait ainsi. Heureux dans sa tristesse, triste dans son bonheur. Oisif, impétueux, entièrement instable. Dans l’esprit et dans le cœur de notre Princesse, tout n’était que désordre. Rien n’était à sa place. Rien n’existait, rien ne mourait. Nath’ n’avait jamais prit le temps de s’arrêter, et de faire le tri. De trier le passé du présent. Il vivait avec tout ce qu’il avait enduré. Il vivait avec tous ses sentiments épars. Cela expliquait son instabilité naturelle. Car, il n’était pas adulte au point de pouvoir pardonner la trahison, mais il ne pouvait pas non plus être passionné au point de s’accrocher, malgré ses blessures. Il vivait juste ainsi. Rejetant son passé, et craignant son futur.

Avait-il changé? Avait-il l’air en forme? Pouvait-il encore se mentir ? Non, il n’était pas en forme. Sinon, pourquoi le moindre regard de Shiki suffisait-il à le mettre dans ce genre d’état ? Mais comment l’expliquer ? Comment comprendre tout cela… Oui, le petit Prince du Château était heureux de le revoir, lui. Son Grand Frère si cher à son cœur. Lui. C’était indéniable. Et – sans l’ombre d’un doute – serait-il toujours heureux de revoir encore une fois la pureté de ses traits, la beauté si triste de cet être illustre désormais. Il serait toujours heureux de revoir ces lèvres. Ces yeux. Qui semblent si profonds et sombres à la fois. Revoir encore une fois ce corps, si parfaitement taillé. Revoir encore une fois ces cheveux noir soyeux et rebelles. Revoir ces épaules ouvertes et pâles. Revoir encore une fois ce sourire doux et triste. Le revoir encore une fois sera toujours un instant de joie. C’était sur.
Si Nathanael avait considéré Shiki autrement – autrement qu’un parent, autrement qu’un ami, autrement qu’une personne qui passerait le restant de ses jours avec lui – ils auraient sans doute pu vivre l’amour parfait. Voilà ce qu’il pensait. Mais – avec le peu de recul qu‘il pouvait se permettre de prendre– Prince pensait autrement: S’ils étaient devenus amants, ils n’auraient sans doute pas eu que de bons souvenirs. Parce que la douleur va de pair avec l’amour. Parce que l’amour est un sentiment pénible, au point de ne plus vouloir exister. Au point de vouloir en crever. Nathanael était le jeune frère. Et – contrairement à d’autres - il ne mûrissait pas avec le temps, mais il mûrissait avec ce qu’il vivait. Avec l’évolution de son cœur. Et de plus en plus, il se rendait compte à quel point il pouvait être égoïste et infantile lorsqu’il s’agissait de son Grand Frère.

‘Si…’
Il lui semblait que Shiki avait insisté sur ce ‘si’. Pourquoi ce simple mot le blessait ? Pourquoi se sentait-il soudain si mal ? Nathanael détourna la tête de lui. Car il savait que la tristesse qu’on pouvait lire dans ces yeux ne devrait pas y être. Il savait qu’il ne devait pas. Qu’il n’y avait aucunes raisons valables. Et pourtant… Il ne pouvait le nier encore une fois. Oui, il y avait eu une période où il avaithait Shiki. Mais celle ci c’était évaporer dans un enchevêtrement de loi, d’obligations et de respect. Et surtout, cette haine n’avait jamais réellement été. Car la haine et l’amour vont souvent de paire, la haine remplissant les comble que la raison faisait creuser. Et cette période aussi passionnée qu’impulsive n’avait jamais vraiment disparu. Oui… Nathanael aimait Shiki. Qu’importe que ce soit comme un frère, comme un amant ou comme n’importe quoi d’autre. Notre Prince l’aimait. De tout son cœur.
‘Dis-moi mon adoré petit frère, me hais-tu?
Nath’ s’offusqua silencieusement. Comment lui faire comprendre qu’il l’avait haït par amour? Car combien de fois avait-il souhaité le voir? Combien de fois notre Princesse avait voulu l’étreindre !? Pour se consoler, ou ne serait-ce que pour le consoler lui! Enlever ce visage triste qui apparaissait si souvent en sa présence. Pour le voir sourire. Juste une fois de plus. Combien de fois c’était elle retenue de faire un autre de ses caprices, juste pour monopoliser sa présence!? Mais, peut importe. Non, il ne l’haïssait pas. Bien qu’il le souhaitait. Nathanael ne savait pas comment expliquer cette courte et simple expression: Je t’aime. Mais, étrangement, pas du même amour que pour Yuu, ou Elea. Il n’est ni fraternel, ni amical. Non, cet amour là… a quelque chose de bien plus puissant.

Notre prince resta un instant silencieux, puis il fit un soupir exaspéré. Il se sentait stupide. Ses larmes c’étaient calmées lorsqu’il avait sentit les lèvres de Shiki tenter d’essuyer sa tristesse. Tenir Shiki contre lui de cette manière agissait comme le meilleur des calmants. Au bas mot. Il l’enserra de ses bras frêles, et appuya sa tête contre la sienne, tentant de le mettre dans un cocon de chaire. C’était bien la première fois que Nath’ sentait son frère aussi anéantit, et qu’il le serrait ainsi auprès de lui. Alors, il fit un sourire triste. On ne voyait plus ses pierres precieuses. Juste son sourire. L’éclat de ses lèvres. Ses deux yeux si pétillants étaient camouflées par des mèches couleur nuit. Puis il redresse la tête, un sourire enjoué sur le visage. Un vrai sourire de bonheur. Un vrai sourire de tristesse. Un sourire aussi perdu qu’il ne l’était. Paumé, noyé dans l’incompréhension de ses sentiments. Il fit un début de rire, et redressa la tête, dévoilant ainsi des yeux. Regardant face a lui, la main posée sur la tête de son aîné, et commença.
" Si seulement j’avais été un peu plus mature, et que je m’étais rendu compte de ta faiblesse, Shiki, est ce que nous aurions eu un autre futur que celui que nous vivons ? "

Nathanael hesite. Au bout de quelques secondes, il ferme les yeux, le serre un peu plus dans ses bras, et enchaine.

" Non, je ne te hais pas, … Grand Frère. Comment le pourrais? Car… car même maintenant, je continue à appeler ton nom. ... Malgré ma douleur… "


La princesse perdue laisse les pleures revenir une fois. Du sang, encore. Pourquoi du sang? Pourquoi ne peut-il donc pas comprendre tout, tout de suite ? L’immortalité ne peut donc pas le lui apprendre ? Même si ses larmes coulent, il ne sanglote pas. Il ne dit rien, et se contente de bercer son seigneur contre lui. Il pensa la fin de sa phrase, avant d’en commencer une autre.

‘… Et je continuerai jusqu'à ce que tu me répondes. ’

" Il y avait des problèmes aux quels je refusais de réfléchir sérieusement, y échappant toujours par des réponses trop vagues. Je pense qu’il temps pour moi d’y faire face. Tu sais, Shiki. Plus on se débat, plus on sombre vers le fond. Nous sommes des êtres bien futiles. Mais peut-être tout ceci ne te concerne pas, toi qui est toujours au dessus de tout. Sûrement, cela ne te concerne pas. Tu as l’air si fort, si différent… Non , je ne peux pas te hair grand frère, je ne peux que t’aimer. Et t’aimer beaucoup trop, au point de me noyer … "
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Lord Shiki Krory
Maître du Château / Premier cadet de Ashura



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Âge de jeu: 1500 ans.
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuel + Seme.
Situation sentimentale: Inutile et ennuyeuse.

MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Mar 13 Jan - 0:26

La perle d'eau eut vite fait de sécher. Sa joue semblait craquelée là où était passée cette eau. Shiki était resté contre son frère ressentant sa peine et tentant d'endurer au mieux la sienne qui faisait surface maintenant. En ces lieux l'odeur de sang n'importait plus, il ne restait plus que cette atmosphère douloureuse et pourtant tellement pleine d'amour...si intense d'ailleurs, cette atmosphère devait envahir le château, si bien que le silence régnait sans doute au sein du manoir. La colère, la haine, la tristesse et l'amour des deux hommes avaient dû atteindre bien plus d'un coeur, quel qu'il soit. L'homme considéré comme le plus puissant était abattus et les Lady et Lord en seraient choqués. Peut-être qu'en ce moment même, s'ils ressentaient ses sentiments en ce moment précis, penseraient qu'il n'était pas digne d'être le souverain du peuple. Mais qu'importe. Shiki expiait douloureusement ses pêchés mais dignement, car c'était maintenant qu'il devait se faire pardonner. Il avait contenu tout cela pendant de si longtemps, et là, d'un coup, il se mettait à pleurer. Lui qui n'avait versé de larmes depuis la tragédie qu'il causa enfant. Tant bien même était-elle unique, ce fut bien une goutte salée qui se déversa sur sa joue.

Ce que Nathanael ressentait était encore loin de Shiki, pourtant, leurs sentiments semblait si liés. Shiki serait tellement surpris s'il apprenait ce que Nathanael pensait de lui. Surpris...heureux? Oh, oui il le serait probablement, surement -absolument- mais il serait aussi tellement malheureux. Ce sentiment qui pourtant ne doit pas exister entre frère était là, était interdit. Mais que savait-il, lui, sur ses sentiments propres? Était-il seulement conscient que l'amour qu'il portait à son frère était bien plus qu'un simple amour fraternel? Pouvait-il comprendre, lui, que le manque qu'il ressentait durant tout ces années s'était transformé en besoin, en nécessité? Pouvait-il comprendre, lui, que cette séparation et ces brefs aperçues de lui dans les couloirs étaient devenu un poignard s'enfonçant à chaque semi-rencontre dans son coeur si froid et mélancolique? Alors, en fait, pouvait-il comprendre que, lui, ressentait un amour spécial, qui ne s'adresse qu'à une personne. Oh, il savait pourtant qu'il aimait son frère au point de devenir fou, il savait qu'enfant, la venue de son frère était sa raison de vivre, mais il ne savait pas qu'un tel manque transformerait cet amour si pur en un amour à part. Pour répondre à ces questions si idiotes en fin de compte....et bien non, il ne pouvait pas le comprendre, trop niais sans doute pour se rendre compte que son amour était devenu plus fort. Nathanael comptait pour lui comme un frère, mais aussi bien plus encore, dans son coeur comme dans son âme.

Si Nathanael se trouvait égoïste, alors Shiki devait l'être encore plus. N'est-ce pas égoïste de prétendre ne rien avoir besoin pendant tant de temps, ne garder toutes ses peines pour lui, ne parler à pratiquement personne, tout cela parce qu'il croit que son frère le déteste? Pitié, s'il avait voulu de la tendresse, il n'aurait eu qu'à claquer des doigts. Alors, c'est égoïste non? De quoi? Voyons, vous le savez....ne désirer voir, entendre, toucher qu'une seule personne....et bien c'est égoïste. Nathanael était sans aucun doute cette personne, ce besoin si vitale. Nathanael avait encore ce caractère si enfantin, celui qu'il avait cru apercevoir jadis. S'il l'avait encore et si en vérité il ne mûrissait qu'avec ce qu'il vivait, alors une nouvelle fois, la faute était la sienne, Shiki avait encore pêché. Il pensait. Il se disait qu'un grand frère se devait d'apprendre des choses à son petit frère, lui enseigner les bonnes manières, jouer avec lui, lui dire ce qui est bien ou ce qui ne l'est pas....oh, je sais, ils sont vampires, mais vampire n'excepte point l'éducation. Alors ce si cruel, ce si méchant et terrible Nathanael...ce si doux, ce si frêle et si adorable petit frère, il avait l'impression de n'avoir exister dans sa vie. Il avait l'impression qu'il n'était rien qu'une présence dans l'ombre pour ce tendre petit frère. Si vous vous demandez pourquoi Shiki prend tellement à coeur cette relation qu'il n'a pas eu avec son frère, et bien je vais vous répondre. La douce Eléa n'a jamais manqué à son devoir tellement elle a chéri son second petit frère. Elle l'a toujours caressé, attendrit de son sourire, taquiné et aussi rouspété. Normal. Mais pour Nathanael, n'est-ce-pas étrange de savoir qu'il a un grand frère et qu'il ne le voit jamais? Shiki avait vu son frère naître, il l'avait vu ensanglanté et crier. Mais il n'a jamais prit le temps de faire ce que sa grande sœur avait fait. Pourtant, ce que Nathanael ne savait pas était assez important. Shiki eut obtenu les droits de son père car tout jeune, il était déjà le plus puissant, selon le paternel. Tout jeune il prit des leçons, il restait constamment avec son père qui lui expliquait avec détail que sa vie n'était utile qu'à servir les Lord et Lady et qu'en contre-parti, il serait vénéré et aimé. Shiki ne voulait pas de cela mais il devait accomplir les vœux de son père, aussi commença-t-il à s'enfermer dans sa chambre, son futur bureau et la bibliothèque. Mais même s'il était dans l'ombre, même si Nathanael ne le voyait pas, Shiki, lui, l'observait sans cesse, chaque jour, chaque minute et seconde qu'il le pouvait. Il n'a rien manqué, il a toujours veillé sur lui sans jamais l'approcher, n'en n'ayant hélas même pas le droit. C'est à peine s'il avait parlé à sa sœur depuis ce jour. Mérédith, elle, avait eu la chance d'avoir quelques attentions de Shiki, étant plus âgé et ayant moins de choses à faire, ayant plus de faciliter à exécuter. Et même durant cette période, il l'avait vu. Il avait vu Nathanael grandir.

Il l'avait vu naître dans le sang. Il l'avait vu dans les bras de sa mère, il l'avait vu courir dans l'herbe, il l'avait vu parler. Il l'avait vu tomber, marcher pour la première fois. Il l'avait vu rire aux éclats, il l'avait vu pleurer. Il l'avait vu s'éveiller, il l'avait vu embrasser et frapper. Il l'avait ordonner et exiger. Il l'avait vu dormir et sourire. Il l'avait mélancolique et seul.
Il avait tout vu, tout. Pourtant il n'avait aucun contrôle sur lui, sur ce qu'il faisait, sur ses exigences et obligations. Mais oui, il n'avait pourtant rien manqué. Et malgré cela, il n'eut jamais de cesse d'aimer son frère comme avant même sa naissance. Et cette semi distance, cette présence dans l'ombre ne fit qu'approfondir la plaie dans son coeur, cette plaie symbolisant son manque, sa faiblesse, son amour. Il était si proche sans jamais pourvoir le toucher ou lui parler. Il aurait tant souhaité -tellement souhaité- lui offrir ne serait-ce qu'un sourire. Et il aurait tué pour voir le sien s'adresser à lui. Il ne comprit pas alors que l'amour qu'il lui portait s'était déjà muté.

La question de Nathanael fit autant souffrir Shiki que la réponse qu'il lui donne le blessa. Rien que le fait de dire "si nous avions été un couple" dépeça lentement sa machine bruyante dans sa poitrine. Si...toujours des si. Pourquoi si peu de certitudes? C'était tellement douloureux. Ah, Nathanael, l'aurais-tu voulu comme Shiki le souhaite si fort dans son coeur. Mais que dis-je. Shiki n'écoutait pas ce que lui dictait son coeur. Il ne voulait pas comprendre. Cela lui faisait tellement mal -si mal-. Pourquoi ont-ils donc été conçu dans la même famille? Au fond, n'auraient-ils tout simplement pas existés s'ils n'étaient pas nés du même sang? L'idée de n'avoir jamais connu Nathanael fit resserrer encore la pression de ses bras. Du moins, le petit frère pouvait sans doute sentir les petit tremblements -de peur- de notre roi. Vivre sans Nathanael? Vivre sans l'avoir connu? Est-ce que l'on peut déjà dire que vivre sans Nathanael, pour Shiki, était une...vie? Si seulement Nathanael était venu le voir et avait exigé un caprice, s'il avait seulement fait cela, Shiki en aurait été heureux. Pouvoir répondre au caprice de l'être que l'on aime le plus, n'est-ce pas la satisfaction ultime? Alors non, Nathanael n'était pas égoïste. N'était-il tout simplement pas....ais-je au moins le droit de dire ce mot tabou? Mot tabou qui, sans doute, concernait Shiki bien plus qu'il ne voulait l'accepter.

Est-ce que cela te satisfait Nathanael? Es-tu content, heureux de tenir Grand frère dans tes bras? Shiki, lui, était heureux mais anéantit, meurtri par la colère qu'il ressentait envers sa famille et lui-même, meurtri par ce pêché et meurtri par la peine de ne pouvoir s'exprimer. Il n'avait jamais pu tenir Nathanael dans ses bras, jamais, même pas lorsqu'il cria la douleur de sentir ses poumons recevoir l'oxygène tant nécessaire. Le tendre frère parla. Ses petits gestes d'affections apaisaient le coeur de Shiki. La chaleur de son corps lui faisait tant de bien et sa douce main se mêlant à ses cheveux d'ébène était tant agréable. Il ne le détestait pas. Rien que cela éveilla Shiki qui écarquilla les yeux, déjà emplie de bonheur. Cette simple négation l'emporta loin....mais Shiki n'était pas idiot au point de se satisfaire de cela. Égoïste, mais pas face à son frère. Relevant la tête, il s'empressa de défendre son frère, et de s'inculper:

"Comment? Plus mature? Je suis contrarié d'entendre cela. Nathanael, ne retourne pas la faute contre toi. Tu sais autant que moi que j'aurais pu faire quelque chose. Si...j'avais pu faire quelque...alors j'aurais tout fait pour que notre futur soit différent. Qu'il soit en parfaite harmonie avec ton bonheur. J'aurais tellement voulu te rendre plus heureux....je me sens tellement coupable et je suis si en colère"

Shiki ne s'apitoyait pas, non, il exposait les faits. Que cet cruelle et innocente créature comprenne.
Mais en même temps, Shiki, il aurait pu faire quelque chose, oui, mais quoi? Dire cela, c'est bien beau, mais en aurait-il été capable, si jeune et si précoce? Oui mais jadis, il ne pouvait aller à l'encontre des désirs de son paternel. Si il avait tout renié, peut-être aurait-il était chassé? Et le fait de savoir que la famille, Nathanael, allait être confié à quelqu'un d'autre, cela le répugnait. Quoi? Non, ne comprenez pas de travers, je vous en prie. Écoutez. Premièrement, être chassé il s'en moque. Deuxièmement, il fait confiance à toute sa famille, sans exception, mais il ne pouvait se permettre de laisser son unique chance de s'occuper de son frère. Mais voilà, c'était ainsi. Il aurait bien pu renier ses droits et faire son rôle de frère dites-vous? Ne soyez pas si crédule. Tout vampire l'aurait rejeté, sans doute, d'avoir fait une telle erreur et cela l'aurait éloigné encore plus de Nathanael. Même s'il n'avait pas été chassé, il aurait eu un futur pire que celui qu'il avait, et tout cela n'était que pour Nathanael. En bref, il avait tenté d'adoucir ce futur, mais ne l'améliora pas, nous en voyons les conséquences. Mais....Shiki pensa. S'il avait totalement disparut de la vie de Nathanael, n'aurait-il pas été plus heureux, son jeune frère? Shiki, ne dit pas d'idiotie. Il sait, il a vu. Il connait son frère, même s'il ne le voit pas. Nathanael l'aurait sans doute cherché, ne serait-ce du regard. A nouveau les perles de rubis coulèrent le long du si beau visage du cadet. Il l'aimait tant...Nathanael l'aimait tant!

Le coeur de Shiki battait vite, trop vite. Nathanael venait de lui dire quelque chose de tellement....tellement attendue, rêvé et imaginé! Mais en même temps, non! Pourquoi, Nathanael, pourquoi dire quelque chose de si terrible et si merveilleux? Shiki regarda son frère et versa à nouveau des larmes brillantes. La lune éclairant maintenant la salle de bal au travers des mur de fenêtre, rendait les larmes rouge et limpides des frères tellement éclatantes. Nathanael estimait Shiki à ce point? Au point de le croire au dessus de tout, au point de croire que de tel problèmes de l'atteignait pas? Nathanael, si tu savais combien cela ne lui était pas indifférent. Il a connu tellement de problèmes différents et s'est tellement débattu qu'à présent il était enveloppé des ténèbres.

"Mon frère, mon si cher frère.....j'ai prit la main des sombres fonds depuis tellement de temps déjà. J'ai tellement lutté. Je ne suis pas si fort et si "haut". Je suis peut-être même bien plus faible que nos semblables. S'il te plait, ne crois pas que je suis si supérieur, ne pense pas que je suis puissant. Le simple fait de ne pas me haïr me satisfait déjà tant. Rien ne pouvait m'apaiser plus que cela. Mon frère, si tu savais combien tu m'es important et...et je n'ai rien fait, rien fait, pour te le montrer."

Mais voilà, Nathanael avait dit "trop". Il l'aimait trop. Et Shiki n'arrivait plus à penser à autre chose que cela. Il l'aimait au point de se noyer. Shiki l'aimait au point de devenir fou. Ils s'aimaient à un tel point qu'ils pourraient en mourir. Mais Shiki tremblait, encore et encore. Toujours plus. Il était déstabilisé, son esprit était perturbé. Comment résister lorsque la personne que vous aimez d'une manière si spéciale vous répond qu'elle vous aime à ce point? Comment ne pas lutter quand vous savez également que cette personne et votre frère, votre sang et votre chaire? En fin de compte, comment pouvait-il réagir à la déclaration de son frère, la personne la plus précieuse qui soit? Fixant toujours son frère, Shiki cessa son étreinte. Il porta ses mains sur les joues ensanglantés de son frère et se les salie ainsi. Shiki tremblait toujours et ses yeux vacillait, et étaient troublé par son eau salée. Il avait le dos légèrement courbé face à son frère, qui le perturbait tant. Il ne se rendait même pas compte que son visage s'approchait machinalement de son frère. Il ne se rendit pas compte que le souffle de Nathanael brûlait ses lèvres. Le fou, Shiki, se rendit tout de même compte que le regard de son frère était porté dans le sien. Shiki écarquilla les yeux et eut un visage déformé par la honte, la peur et la souffrance. Cette grimace qui pourtant n'enlaidissait pas son fin visage, s'accompagna de larmes plus grosses. Shiki pleurait pour la première fois d'une tristesse profonde. D'une tristesse aussi grande que l'amour qu'il portait à son frère. Il s'écarta, porta sa main à sa bouché, répugné de ce qu'il s'apprêtait à faire, de l'horreur qu'il devenait. Il était devenu une abomination. Shiki recula, d'un pas, deux pas, trois pas: il percuta un espèce de petit divan, canapé, où il se laissa tomber. Il baissa la tête et la captura entre ses mains. Il murmurait des mots. Il demandait pardon. Il demandait à Nathanael le pardon. Mais voilà qu'il se rendit compte de l'absurdité qui envahissait son coeur.

Amoureux.

[Han! J'espère que mon post te plaira parce que j'ai mis du temps à le taper celui-là! J'en suis trop fier en plus xD]

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Lord Nathanael Krory
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Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuel + Seme
Situation sentimentale: ... Vous voulez rire?

MessageSujet: Re: Pourquoi faut-il toujours un titre? [PV Shiki]   Ven 16 Jan - 22:01

[Hj: Comment je l'aime de trop !! T'as de quoi être fière! Désolé si ma réponse ne la vaut pas trop, mais je me suis un peu pressée de répondre --" Et j'ai cité du Shakspeare, pour montrer que Nath' est paumé et pour faire plaisir a Adhemar x3 ]


Soudain, notre Princesse comprend.
Notre Princesse à peur. Peur du destin, peur de ce qu'elle ne peut changer. Peur de ce qui est écrit et de ce qui ne changera pas. Qu'importe la force ses efforts et la croyance de ses espoirs. Shiki. Cet être qui se dresse devant elle, fièrement. Alors... alors qu’elle-même n’arrive même pas a supporter le poids du fardeau de sa propre tête. Elle est la Princesse. La Divine, la Putain du château. Elle est la seule, elle est l’unique. Elle la Luxure, la Colère et l’Envie. Notre très chère Princesse est, dans cet illustre bâtisse, rien d‘autre qu‘un objet. Elle se doit ravir les gens grâce à son corps, grâce à sa beauté irréelle. Elle se doit de sourire, et de donner l’envie de rire. Elle doit se faire aimer. Faire oublier à ses frères et sœurs la vie, qu’eux, mènent. Vie qu’elle ne connaitra surement jamais. Vivre était déjà un mot qu’elle ne comprenait pas. Même si elle pouvait sortir, elle était comme cloitrer entre les murs du château. Malgré ses caprices et ses tueries, elle n’avait pas autant de pouvoir qu’elle osait le prétendre. Non… Elle se doit de faire rêver. Remuer, onduler sur des rythmes endiablés, ou encore sensuels. Mais… si elle est devenue aussi sombre et pécheresse, c’est pour une toute autre raison. Entre ses sœurs et ses frères, il y en a pour qui ce rôle de catin, de gamin insolent, irait plus aisément. Car si elle est Luxure, car si elle est Colère, car si elle est Péché, de chaire comme de sang; C’est essentiellement parce que ce qu’elle est un vampire de haut, au sang noble et l‘âme droite, qui - malgré ses expériences, son passé, sa vie et ses envies - ne peut s‘empêcher de rechercher l‘amour. Est ce là un jeu du sort ? Est ce la vie elle-même qui se rit de notre si incroyable vampire ? La vie elle même… Nathanael vient de comprendre quelque chose de crucial. De toutes les manières, maintenant la vie ne l’intéresse plus. Puisqu’il est déjà mort.

Enfin, notre prince ne pleur plus. Ses mains ont lâchées leur pression, pendant lamentablement sur les épaules de son frère. Ses pupilles noires ne sont plus qu’un trait infime dans le bleu lapis lazuli – teintés d’une magnifique teinte rouge écarlate de ses larmes– de ses iris. D’ailleurs, lesdites larmes se sont stoppées d’une seule pensé. Il a comprit. Les larmes ne couleront plus désormais. Ces gouttes de tristesses à l’état pur. Ces diamants. Ces joyaux, tombant du cœur meurtris du petit Nath‘, ne se dévoileront plus. Jamais. Les yeux dans le vague, elle peut sentir sur ses joues les mains chaudes de son si tendre diamant. Ses yeux sortent du vague et se plantent dans les siens. Sans un mot. Derrière les mèches noires, son visage s‘apaise peu à peu. Il parle alors. Notre princesse comprend. Un sourire déchire son si beau visage. Un sourire qui n’est ni vrai, ni beau. Un sourire de haine, de tristesse, d’incompréhension. En un mot, un sourire de folie. Et son frère se tue. Puis il s’approcha. Allait-il l’embrasser? Son souffle se rapprochait du sien. Son cœur - lui qui ne battait presque jamais - frappait désespérément contre sa poitrine, comme décidé a la perforer. Le sang tapait sur ses tempes, l’assourdissant. Son cerveau surchauffait, s’échauffait, se fatiguait. Puis, il abandonna la lutte , et laissa les pulsions parler. Car Nath’ désirait ce baiser. Plus que tout au monde, il désirait son frère. Un incendie naissa soudain vers son bas ventre, lui dévorant le ventre, lui paralysant les jambes, lui embrasant le souffle. Mais rien n’arriva. Notre Prince sentit son frère reculer, puis fondre tout titubant vers le canapé. La salle de bal avait soudain l’air si grande!! Son très cher frère semblait si loin !! Si loin… Et lui, il était encore là. Seul, laisser pour compte. Il ne se maitrisait plus, et avait déjà brisé les barrières de la raison. Comme dit l’expression: ‘foutu pour foutu!!’. Il se releva, tout en douceur, sous les jérémiades de son ainé. Puis il s’épousseta les épaules, avant de les hausser d'un air hautain, et fait entendre à son tour sa voix. Il se voulait cynique, et sa voix était froide. Mais son cœur battait a tout rompre, vestige des sensations l’ayant enveloppées un peu plus tôt.


« C’est bien vrai. Tu es faible, et ce malgré ton rang. Tu es faible et j’en ai souffert. Elea aurait dut avoir le pouvoir, elle en est beaucoup plus apte que toi ne peut l’être. Toi, ça n’a jamais vraiment eu l’air de t’atteindre, cette souffrance dont tu parles et dont tu me faire subir . Tu m‘affirme pourtant le contraire, mais je ne l‘ai jamais senti ainsi. Tu es presque une honte. Si faible … »


-Pourquoi ? Pourquoi ne montres tu jamais ce que tu ressens ? Pourquoi juste maintenant? Est ce que tu peux ressentir quelque chose au moins… Peux tu … ressentir l'amour ? Celui que j'éprouve pour toi? Tu le dis, mais je ne sais plus quoi croire. Tout n‘était que mensonges? Pourquoi n‘as-tu point terminé? Ne peux tu donc répondre a cet amour lancinant qui me ronge les entrailles?

Sa voix se cassa, et mourut au fond de sa gorge. Malgré la contenance qu’il essayait de donner a ses mots, il ne pouvait continuer encore. Tel un papillon éphémère qui meurt après sa seule courte journée de vie, la volonté d’Asmodée allait-elle se briser si tôt ?


« Dis, Shiki… »



La princesse enfermée dans sa tour de diamant, se retourne vers l‘immense fenêtre. Mais elle n’avance pas. Sans trop savoir pourquoi, elle ne sent pas très bien. Quelque chose lui ronge l’intérieur. Elle ne sait plus trop si elle est profondément triste, terriblement énervée, ou tout simplement agacée par ce sentiment de mauvais présage qui lui tord l’estomac. Shiki c’était arrêté. Tenait il à lui, comme Nathanael tenait à lui ? Non, sûrement pas. Mais – sans pouvoir faire autrement – il s’accrocha à cette idée, et conserva un espoir au plus profond de lui même. Un espoir qui grandissait toutes les secondes. Un espoir qui serait infini, tant que l‘un des deux seraient en vie. Sa raison de vivre. Lord Shiki Krory. Son frère. C’est étrange, n’est ce pas ? Cette manie qu’a Nathanael a s’accrocher tout de suite, comme s’il voulait absolument aimer. Oui, il voulait aimer. Mais surtout, il voulait être aimé en retour. C’est ce qu’il cherchait, en passant de lit en lit. De postérieur en postérieur. De cœur en cœur. Pour lui, être aimé c’était sentir l’amour en soit. Sentir son compagnon en lui. Se sentir aimé. Personne ne comprenait sa vision des choses, ni son entêtement à chercher l’amour. Pour lui, c’était en quelque sorte sa punition. Au fur et a mesure des années, il s’était dit que jamais il ne le trouverait, et que sa quête était vouée a l’éternité. Mais sans pouvoir faire autrement, il continuait de chercher. Encore et encore. Tel un enfant sans parents, sans famille. Qui cherchait juste un point d’attache.

« Shiki…Tu sais, j’ai toujours pensé que dans la vie, il fallait toujours aller contre le courant, aussi fort soit-il. Mais vivre en se laissant, c’est peut-être pas si bête que ca… Si ca permet d’avancer. Tu sais Shiki, Le vent sur mes doigts devient soudain plus froid. C’est parce que cette période de bonheur est passée, désormais. "L’été" est fini. Cette période ou nous vivions sans se soucier de rien arrive à son terme. Mais moi, je l’attendrais toujours. Que ce soit pendant 10 ou 20 siècles. J’attendrais toujours un nouvel été. Parce que c’est ce pourquoi mon cœur bat, et mon âme respire »


Alors soudain, sa voix se transforma, elle devint douce et tendre, et s’éleva dans les airs. Comme un songe agréable, comme une bise chaude dans un hiver glacé. Nath’ ne se laisserait plus prendre au piège. Il ne pleurait plus. Il vivrait, et réserverait ses larmes à l’amour qu’il cherche. Afin de pouvoir pleurer de joie. Plus jamais de tristesse. Désormais, il vivrait en regardant son passé, et sans le fuir comme il faisait actuellement

« Dis, Shiki. Est ce que toi tu veux le revoir, ce bel été ?
Je suis sûrement un imbécile qui n'apprends pas de ses erreurs, mais je te courais après, et j'attendrais cette période de bonheur
Jusqu'à ce qu'elle soit enfin là. »



Un sourire doux aux lèvres, il couvrit la distance qui le séparait de son frère. Il écarta ses mains de son visage, et approcha son visage du sien. Un sourire, encore. Si inhabituellement sincère et tendre. Puis un regard. N’évoquant que l’amour. Et enfin, une voix. Sa voix, si mélodieuse et veloutée. Nathanael avait depuis longtemps déjà abandonné la raison pour la passion. Et, a cet instant, l’amour le consumait entièrement, ne laissant derrière lui qu’une trainée étincelantes de milles feux. Il passa le dos de sa main sur la joue de son aimé tandis qu’il murmura:


« Tu n’as rien a te faire pardonner. Rien. »


Et après un regard appuyant ses dires, il s’allongea tout contre le corps de son frère, sur ce pauvre canapé en soie rouge. Son genou alla se blottir entre les deux jambes de son ainé, tout contre l’intimité de celui ici. Sa main posée sur la joue descendit et joua avec les mèches éparses. Son autre main s’était posée sur son torse. Et ses lèvres s’étaient posées sur celles de Shiki. Enfin. Le tambourinage incessant reprit soudain. Son cœur était étrangement calme, mais son souffle chauffait de plus en plus alors que son sang coulait a toute allure. Ce sang, cette pâle imitation de vie. Un baiser doux et tendre, et où il ne força pas l’accès. Puis il se redressa de quelques centimètres, et murmura a nouveau:


« Ces plaisirs violents ont des fins violentes,
Dans leur excès ils meurent, tels la poudre et le feu.
Que leur baiser consume… »


Puis il sourit, un très joli sourire.
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Lord Shiki Krory
Maître du Château / Premier cadet de Ashura



Pièce d'identité
Âge de jeu: 1500 ans.
Orientation sexuelle + Uke ou Seme: Bisexuel + Seme.
Situation sentimentale: Inutile et ennuyeuse.

MessageSujet: ana   Sam 17 Jan - 22:42

[ Mais oui, j'adore >< Espérons que ma réponse sera à la hauteur de la tienne]

Le plus dur n'était pas de s'en rendre compte. Le plus dur c'était de l'assumer. Ô combien la douleur était grande. Il ressentait de la haine envers lui-même. Pouvait-il assumer le fait d'aimer son frère de cette façon? Non, pardon, la question n'est pas celle-ci. Peut-il assumer le fait d'avoir cru à un amour fraternel durant toutes ses années alors qu'il ne s'agissait que d'un amour passionné? Et aussi, assumerait-il d'avoir regardé tendrement son frère de loin en pensant qu'il lui manquait juste un contact fraternel? Ca fait mal de se dire qu'en fait il ne désirait son frère que comme on désir la personne dite "âme-soeur". Dire qu'il ne croyait pas en cela. Dire qu'il pensait qu'il ne serait jamais "amoureux". Il le pensait car à plus d'un millénaire et demi à présent, il n'avait jamais aimé ainsi. Peut-être que c'était tout simplement car son coeur, bien avant d'être séduit, avait déjà été emparé. Shiki dans sa profonde torpeur pleurait des larmes qu'il pensait asséchées. Il pensait qu'il n'aurait plus jamais à pleurer, l'ayant tellement fait jeune. Mais maintenant que Nathanael, celui qu'il aimait tant, était devant lui à pleurer et à lui conter sa douleur et son amour, il ne savait que faire. Nath lui dit qu'il l'aimait autant qu'il le haissait. Il lui dit clairement qu'il l'aimait énormément....et Shiki ne su comment le prendre. Bouleversé par ses propres sentiments, par son desespoir et son inconscient, il manqua de faire la pire des choses. Toucher son frère comme ça. Il ne devait pas, il détruirait tout. Nathanael ne devait pas l'aimer comme lui il l'aimait, du moins, il tentait de s'en persuadé, alors qu'au fond, il le savait.

Il recula et s'effondra sur le canapé. Il ne pouvait comprendre que Nathanael avait le coeur brisé, encore plus maintenant. Son geste....il s'était arrêté et pourtant....si vous saviez combien il avait désiré lui voler ses lèvres. Shiki ne compte plus. Il ne compte plus combien de fois il avait rêvé de lui. Nathanael, depuis quand a-t-il une si grande emprise sur lui? Cela fait longtemps, comme cela faisait que peu de temps. Il se persuadait toujours que ce n'était que le manque de sa famille, c'est tout. Mais alors, pourquoi Nathanael? Pourquoi n'est pas une des ses soeurs? Est-ce l'amour qu'il développa avant même sa naissance? Aurait-il sentit déjà, sans même être éveillé, qu'il lui était destiné? Mais comment voulez-vous qu'un petit vampire le comprenne? Comment voulez-vous qu'un faible comme Shiki accepte cela? Il refusait. Il refusa. Il ne le refuse plus. Il souffre. Il souffre mais, ô, si vous saviez combien son amour est grand, combien il est sincère. Si vous saviez...combien il le désirait. Il le désirait si fort, si fort que son coeur se consumait peu à peu dans les méandres d'un amour qu'il avait rejeté, pour ne pas lui faire de mal, pour ne pas tâcher la famille. Pourtant, cet amour si refoulé, les vampire ne sont pas à le refuser. Mais voilà, l'image d'un chef ne peut être souillé. Homme ou femme, il a le droit d'aimer. Mais aimer un membre de sa famille n'était-ce pas une honte? En fait, ne pouvait-il pas simplement l'assumer et se contenter d'imposer son choix? Il était le plus fort des vampires, il était le dominant de la famille....ne pouvait-il pas s'imposer....juste parce qu'il aime? Juste par égoïsme? Ce serait magnifique, mais encore, il bloquait à l'idée que son frère le rejette et ne l'aime plus comme il l'avait exprimé plus tôt. Pourquoi cet amour serait identique au sien? Et pourquoi était-il certain qu'en fait c'était le cas? Il se détestait. Il pensait que s'il réfléchissait ainsi, ce n'était que par égoïsme. Il demandait alors le pardon à son frère parce qu'il ne voulait pas qu'il souffre encore plus et encore par sa faute, toujours par sa faute, à jamais par sa faute.

Le coeur de Nathanael battait fort et ce détail, qui n'en était pas un, tortura à nouveau Shiki qui encore, pensait se tromper. C'était impossible que Nathanael...non, il ne pouvait pas y penser. Mais quand Shiki cessera-t-il de se mentir? Il l'a comprit, c'est certain! Pourquoi se pensait-il trop audacieux? Il n'avait pas le droit de ressentir de la joie en pensant à cette possibilité. Lorsque Nathanael affirma ses dire, il se brisa encore en une centaine de milliers d'éclats. Nathanael, pourquoi? Lui qui t'aimait tant, il a tant voulu te chérir. Shiki pleurait. Il était une honte, comme le disait Nathanael, il était ridicule et même stupide. Il pleurait, pas à cause de ces mots, mais parce que Nathanael le pensait surement, parce qu'au fond, l'idée qu'il ressente comme lui se brisait en même temps que lui. Il était faible et égoïste, mais tellement sincère dans son coeur. Il n'arrivait pas à parler. Est-ce une vengeance Nathanael? Est-ce une vangeance que la Catin préférée du château faisait subir à Shiki? Alors Shiki saurait l'accepter, en tant que faible. Il cessa de gindre et de torturer son cuir cheveulu. Il écouta son aimé. Il leva les yeux et vit la silhouette de Nathanel éclairée par la lune, entre ses cheveux rebels.

Cet été. Shiki pensait que cela était triste. Si le bonheur se trouve en été, alors il devrait attendre son retour, tant bien même les saisons sont plus longues qu'avant? Devra-t-il attendre si longtemps avant de pouvoir vivre au côté de son frère? Cet été là, il ne voulait pas l'attendre, il voulait le chercher. Il voulait qu'il soit là, juste parce qu'il le souhaite. L'été: il s'agit du moment de bonheur de son frère, alors que cela dépende du temps, Shiki deviendra Chronos et forcera le temps à s'écouler et alors, il l'immobilisera durant ce prochain été. Ainsi pourait-il enlacer son frère, l'embrasser et l'aimer simplement? Pourait-il alors, voir son frère heureux, le voir pleurer de joie et lui pardonner avec sourire? Alors il stopera le temps. Ah, que cela est bon de se sentir maître, mais que cela est douloureux de savoir cela impossible. Mais même si Shiki ne pouvait pas stopper le temps et transformer les saisons en un constent été, il pouvait au moins adoucir ces saisons.

~ Dois-je attendre trois saisons avant de voir ton sourire? Je refuse. Je ferais des saisons un constant été...pour toi ~

Considérez cela comme le voeux de Shiki. Ce ne sont ni paroles, ni pensées. Le souhait utlime...sa volonté. Nathanael avait beau dire des choses cruelles, Shiki ne faisait rien d'autre que l'aimer de plus en plus. Comme le temps s'écoule inexorablement, son amour grandit sans faillir. Cela le rend heureux mais cela lui fait mal. Cela le rend triste mais cela le console. Il aimait, alors il s'il avait la faculté d'aimer, il pourait accomplir de grandes choses. Nath sourit. Il semblait apaisé. Shiki, lui, était bluffé. Etait-il heureux? Nathanael se sentait-il bien? Pourquoi un visage si serein et souriant? Le coeur de Shiki battait la chamade. Nathanael s'approcha de lui et porta son visage près du sien. Il caressa un joue de Shiki et lui dit qu'il n'avait rien à se faire pardonner. Shiki aurait voulu demander pourquoi. Une larme fugitive déborda et sillona sa joue. Il ne pu rien répondre. Nathanael faisait battre son coeur encore plus fort, si bien que lorsqu'il se sentit poussé par son frère, il ne pensait pas que son coeur tiendrait le coup. Il avait du mal à réaliser ce que faisait Nathanael. Il se blottissait contre lui, porta une main proche de son visage, l'autre contre son torse, un genoux contre son entre-jambe et ses lèvres contre les siennes. Shiki écarquilla grand les yeux. Ce n'était pas vrai, il rêvait. Il se sentait si heureux. C'était réel! Nathanael....Shiki et Nathanael s'embrassaient. Shiki n'arrivait pas vraiment à réaliser et l'expression qu'il avait sur son visage, même s'il y avait encore de l'eau salée sur ses joue, pourrait faire sourire Nathanael. Non pas qu'il était en mode "couillon", mais il était si étonné que cela se voyait sur son visage. Ses pupilles grises n'était même plus cachées par ses cils tellement ses yeux étaient grands ouverts. Il regarda alors son frère qui reprit en souriant si adorablement. Il réalisa alors et semblait s'affoler. Nathanael....alors comme ça, c'était réciproque? Shiki était tellement heureux. Mais il ne pleurerait pas. Plus. Il resté couché sur le divan alors que son frère restait encore si proche de lui.

Il fallait qu'il fasse quelque chose. Il leva ses bras et posa ses mains sur les joues de son petit frère. Il écartait alors ses mèches de cheveux du mieux qu'il peut et tatonnait. Il vérifiait que c'était bien lui, que c'était réel. Ces joues, ces lèvres, cette peau, ce nez, ces...lèvres. C'était bien son adoré, son tendre, son si cher petit frère. Il resta là, la bouche à semi-ouverte, en fixant son frère et en gardant le visage de Nath entre ses mains. Dans sa tête il criait son nom. Nathanael, Nathanael, Nathanael. Son coeur tambourinait encore et sans cesse, pourtant son visage restait serein. Ses yeux s'adoucirent et l'étonnement fut remplacé par une lueur d'amour dans ses yeux. Il réalisait enfin. Il avait envie de pleurer, encore, mais il devait arrêter. Il ne devait plus pleurer. Puis, instinctivement, il entoura le cou de Nathanael de ses bras et l'attira brusquement, le faisant tomber contre lui. Il voulait que Nathanael sente son coeur battre si fort, il voulait qu'il comprenne que ce coeur ne battait que pour lui, rien que pour lui, juste pour lui. C'est parce qu'il était là qu'il battait si fort. Shiki sentait la tête de Nathanael dans le creux de son cou et de son épaule, ses cheveux caresser sa peau, son visage. Il murmura à son frère, dans son oreille, doucement, calemement, en caressant son pavillon de son souffle brûlant:

"Je t'ai toujours, toujours, regardé. C'est parce que je te voyais que je tenais. Tu l'as dit: je suis faible et honteux. C'est simplement parce que je te voyais que je vivais. Je n'ai jamais cessé de penser à toi, toujours à me demander ce que tu faisais, où tu étais...avec qui tu étais..."

Il resserra son étreinte sur ce qu'il considérait à lui.

"J'ai vu le moindre de tes sourires, le moindre de tes pleurs. J'ai vu le sang couler de ta main et je t'ai vu en sourire. Je t'ai vu triste et j'en étais détruit. Je t'ai vu rire, je pouvais souffler. Quoi que tu ais fait, j'en ai toujours été atteind, en bien ou en mal. Lorsque tu pleurais ou lorsque tu semblais seul, je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était ma faute. J'aurais tant voulu te serrer dans mes bras plus tôt, comme maintenant. Mais je te voyais rire, alors je me suis dit que tu n'avais peut-être pas besoin de moi, que tu ne savais même pas que j'existais ou que tu t'en moquais. J'ai été égoïste car je voulais que chacun de tes pleurs signifiaient que tu avais besoin de moi et je ne voulais pas que tu ris sans moi. Mais je n'ai jamais été là pour sécher tes larmes ou pour rire avec toi. Et je m'en veux parce que je savais, même si j'ignorais, qu'en moi était né un nouveau sentiment. Mais maintenant, je peux enfin le dire. Je peux enfin te serrer dans mes bras....Nathanael..."

Shiki approcha son visage du sien et baisa d'abord sa joue. Il s'écarta un instant et plongea son regard argenté, si sérieux et si honnête, dans celui de son petit frère:

"Je t'aime Nathanael, je t'aime..."

Il l'avait dit, enfin. Il sentait son coeur exploser. Une seconde fois, il joignit ses lèvres aux siennes, plus ardemment. Il ne pouvait plus se retenir. Il pouvait enfin embrasser son frère, l'aimer et le chérir sans avoir peur de le blesser. Il le serrait dans ses bras et ne cessa pas son baiser. Il ne voulait pas contenir son désir, le désir qu'il avait pour son frère. Il voulait qu'il lui appartienne. Corps et âme. Il s'infiltra dans la bouche de Nathanael et caressa la langue de son frère. Ah, quelle douce sensation. Shiki s'était tellement sentit frustré et en colère, tellement mal et mauvaise humeur...à contenir tout cet amour. Il était si heureux maintenant. Sa langue voyagea donc tout en jouant de son agilité. Il créa une danse frénétique, un baiser symbolisant tout son amour pour Nathanael ainsi que son désir. Shiki voulait être capricieux. Il voulait exiger quelque chose, chose qu'il n'avait jamais fait. Il exigeait son frère. Il exigeait sa possession. Voilà son caprice.

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